Ce mardi matin, nos meilleurs bacheliers ont reçu leur diplôme au rectorat de Mayotte, dans la salle Samuel Paty. L'occasion, comme chaque année, de féliciter et récompenser chaleureusement cette élite made in 976. Cette année, ils sont 92 à avoir obtenu la mention "Très-Bien".

Une cérémonie pour ces nouveaux bacheliers plein de promesses

Ce mardi matin, nos meilleurs bacheliers ont reçu leur diplôme au rectorat de Mayotte, dans la salle Samuel Paty. L'occasion, comme chaque année, de féliciter et récompenser chaleureusement cette élite made in 976. Cette année, ils sont 92 à avoir obtenu la mention "Très-Bien".

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la salle Samuel Paty était full*. En effet, entre les futurs récipiendaires, leurs accompagnants, ainsi que les chefs d’établissement qui ont fait le déplacement, du beau monde s’était réuni pour sublimer cette cérémonie de remise de diplômes.

Du formel, bien évidemment…

Le recteur a bien évidemment ouvert les festivités avec un discours fédérateur, soulignant notamment « l’espoir » que représente la jeunesse de l’île, « pas assez reconnue pour ses qualités ». S’en est suivi quelques prises de paroles de divers partenaires, avant de commencer la remise de diplômes.

…mais aussi de l’émotion !

Le recteur a reçu un collier de fleurs de la part des parents d’une diplômée

Chaque protagoniste a pu exprimer sa joie devant sa famille et ses amis. C’était le cas de Mohamed Fakihi Chamima-Housna, récipiendaire du bac général mention Très bien et fierté de sa maman. Cette dernière, encore émue, nous a fait part de sa joie mais aussi de ses ambitions :  » Ce n’était pas du tout évident, vraiment pas ! Mais j’y suis arrivé et je suis fière de moi. En voyant mes proches venir assister à cette cérémonie, les yeux remplis de fierté vis-à-vis de moi, je me suis dit que ça en valait la peine de travailler aussi durement. Pour ma part, pas le temps de profiter, dès ce mois de juillet j’enchaîne avec un job d’été puis, direction la Réunion pour un DUT carrières sociales ». Savoir garder la tête froide est un atout majeur pour la réussite, Chamima-Housna l’a bien compris.

Chamima-Housna (centre) accompagnée de sa famille, dont sa mère (à gauche)

Hawa Mohamed Ali est elle aussi passée par toutes les émotions, comme elle nous l’explique : « J’étais tout d’abord stressée de devoir passer devant toutes ces personnes. Mais une fois sur place, c’est une joie immense qui a pris place. Je me suis dit que mes années lycées étaient terminées et que j’ai réussi à les finir en beauté. On le redira jamais assez mais c’est un très beau sentiment, que celui de rendre fier ses parents, c’est une source de motivation. Je compte m’en servir pour garder le cap et réussir mon parcours universitaire. » Comme on le dit si bien ici, incha Allah * !

Hawa Mohamed Ali, posant fièrement avec son diplôme et ses cadeaux

Des poursuites d’études aussi diverses qu’utiles

Lors des prises de paroles de nos jeunes talents, nous avons pu nous rendre compte d’une chose : ils ne manquent pas d’ambition pour l’avenir, une aubaine pour un département en plein développement comme Mayotte. Lou Zaouit-Quencez, passionné, grand fan d’archéologie, compte poursuivre en licence histoire de l’art et archéologie. Et il ne s’interdit pas de venir travailler à Mayotte  » si l’occasion se présente « .

Naïs Madi Bacar, lui, vise un domaine en difficulté dans l’île, celui de la santé. Il nous en dit plus :  » J’ai pour projet d’être médecin généraliste à Mayotte. De ce fait, je me lance dans un parcours d’accès spécifique santé. J’ai conscience que ça ne sera pas facile, c’est pour cela que je compte me donner à fond et travailler dure pour atteindre cet objectif. Le domaine de la santé est en grande difficulté dans notre île et j’aimerai devenir quelqu’un sur qui Mayotte pourra compter demain. » On te le souhaite, bon gamin !

Comme dit précédemment, la salle Samuel Paty était bondée

D’autres diplômés rêvent eux-aussi de renforcer le CHM d’ici quelques années, notamment Chamouine Mina, meilleure bachelière de cette année avec une note de 19,31. 92 élèves se présentent donc en temps que « meilleurs bacheliers » de cette année 2023, des chiffres sensiblement égaux à ceux de l’an dernier. Ils ont tous obtenus la mention « Très-Bien » et Parmi eux, 68 sont issus du baccalauréat général (+ 5 qui ont eu les félicitations du jury), 6 d’entre eux proviennent du baccalauréat technologique et 13 du baccalauréat professionnel.

Houmadi Abdallah

 

*full = complet.

**incha Allah = si Dieu le veut

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.