Les premiers résultats des prélèvements dans les cours d'eau proches des foyers de choléra démontrent l'absence de souche épidémique du choléra.

Choléra : « Pas de souche épidémique du choléra » dans les rivières de Koungou, d’après l’ARS

Les premiers résultats des prélèvements dans les cours d'eau proches des foyers de choléra démontrent l'absence de souche épidémique du choléra.

En raison de la progression du choléra sur le territoire, les autorités sanitaires avaient réalisé des prélèvements dans plusieurs cours d’eau de Koungou, puisqu’au sein de cette commune, un foyer de choléra était toujours actif.

Du choléra trouvé mais pas de toxine 

Au total, cinq points avaient fait l’objet de prélèvements. Un prélèvement à la source de Kakawéni, trois prélèvements dans le quartier de Kirson, et un prélèvement à Kokoforo, à Koungou. D’après l’ARS, il ressort que sur les cinq points de prélèvements réalisés, trois  ont été positifs à la souche vibrio cholerae O1, mais sur ces trois échantillons positifs, aucune toxine cholérique n’a été retrouvée. L’autorité sanitaire précise que les échantillons positifs (O1) correspondent donc « à la souche vaccinale ». Les résultats reçus ne montrent donc « pas de souche épidémique du choléra. »

Des premiers résultats à prendre avec des pincettes 

Mayotte, prélèvement, eau de paris, choléra, analyse, rivière,
La « peur bleue » mahoraise est suivie de près par le laboratoire Eau de Paris (illustration)

Mais à la lecture de ces résultats exploratoires, l’autorité sanitaire souhaite rester « prudente », au regard du débit de ces cours d’eau, rendant « difficile » la réalisation des prélèvements : « La rivière coule en continu, il est ainsi fort possible qu’au moment des prélèvements, il n’y ait pas eu de souche épidémique du choléra, mais il est possible que quelques minutes après, la souche ait pu passer ».

D’après le laboratoire Eau de Paris, qui a réalisé ces analyses, ces résultats ne peuvent ainsi pas exclure la présence de la bactérie pathogène dans l’eau de ces rivières au regard des problèmes d’échantillonnage. Le laboratoire a également suggéré à l’ARS de réaliser d’autres prélèvements dans ces zones à risque épidémique.

Les cas concernés vivent aux abords des rivières 

Gouloué, rivière, Passamainty, vaisselle, bidonville
Enfants faisant la vaisselle et se lavant dans la rivière de Gouloué, vendredi 12 janvier 2024

Ces résultats pourraient ainsi être pris avec « précaution » car selon les autorités sanitaires « la rivière est un facteur de diffusion du choléra » et « la localisation des cas est souvent aux abords des rivières ».

La semaine dernière, Santé publique France, avaient identifié que les derniers cas recensés à Koungou, Passamainty et Mtsangamouji, utilisaient l’eau des rivières pour « se laver et faire la vaisselle », avant d’ajouter : « Un grand nombre de cas déclarent se servir de l’eau de rivière pour leur hygiène, faire leur lessive et ainsi certains usages alimentaires peuvent suivre. »

Mathilde Hangard

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Paludisme à Mayotte : malgré la flambée des cas, aucun traitement préventif généralisé n’est recommandé à ce stade

En un mois, plus de la moitié des cas recensés depuis le début de l’année ont été enregistrés sur l’île. Les autorités sanitaires alertent sur une reprise locale de la transmission, notamment dans le sud de l’île.

À Rennes, l’inquiétude grandit après la disparition d’un adolescente d’origine mahoraise

Alors qu'elle ne donne plus de nouvelles depuis le mercredi 27 mai au matin, Layanna, une jeune Mahoraise vivant près de Rennes, est activement recherchée par sa famille et les autorités. Depuis, un appel à témoins circule massivement sur les réseaux sociaux.

L’Association Soafianatra organise une journée spéciale pour la fête des mères

Cette journée sera placée sous le signe du sport, de la gastronomie et de la littérature, le 30 mai 2026 à la plage du Faré, en Petite Terre.

Mamoudzou sécurise plusieurs financements pour le front de mer, l’assainissement et ses stades

La Ville de Mamoudzou et la Cadema ont signé mercredi 27 mai plusieurs conventions avec l’Agence française de développement, avec à la clé des financements pour le front de mer, l’assainissement non collectif et la reprise du chantier du stade de Tsoundzou.