Une éducation aux médias et à l’information pour développer l’esprit critique

Le collège de Kwalé accueillait hier la deuxième édition du séminaire Éducation aux Médias et à l’Information (EMI). De nombreux professeurs documentalistes de l’ensemble des établissements scolaires de l’île étaient présents afin de se renseigner mais aussi de réfléchir sur le développement de cet enseignement aux multiples disciplines.

Cette journée de séminaire a débuté par les discours du recteur Jacques Mikulovic et du représentant de l’ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique), résultat de la fusion entre le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur interne (HADOPI). Ce fut ensuite au tour de Serge Barbet, directeur délégué du CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information), de prendre la parole en visioconférence avant de laisser la place aux tables rondes animées par plusieurs intervenants durant toute la journée.

Différents thèmes ont été abordés tels que la présentation de la fédération des radios associatives de Mayotte, la création d’un club de journalistes dans son établissement scolaire ou d’une classe média, ou encore le projet Radio 101 au lycée de Dembeni et le dispositif « Jeunes reporters » en partenariat avec l’UNSS de Mayotte.

Une petite centaine de personnes est venue assister à ce séminaire EMI

« L’objectif de cette journée de séminaire EMI est de diffuser de façon plus large l’éducation aux médias et à l’information aux enseignants du 1er et 2e degré, mais pas seulement car tout le monde peut y prendre part », explique Michaël Géraud, professeur documentaliste au collège de Chiconi et responsable également des deux classes médias de l’établissement. L’EMI est une cause nationale, selon lui. Ce n’est pas encore une discipline à part entière mais des inter-disciplines dans lesquelles on retrouve l’éducation aux médias bien-sûr afin de développer l’esprit critique des élèves, mais aussi une éducation à l’information, à la citoyenneté et au numérique.

« Avec le développement des réseaux sociaux, la TV, … les gens sont de moins en moins armés avec les nouvelles technologies pour appréhender ces nouvelles formes de communication et d’expression. Durant toute cette journée, nous allons proposer et donner des outils pour mieux comprendre la société actuelle, combattre les fake news et la radicalisation. Le but est que les enseignants puissent adapter leur parcours de formation en lien avec les bouleversements technologiques que connait la société », résume le professeur.

B.J.

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