Sécurité routière : le nombre de morts sur les routes augmente de 33 % en 2022

L’Observatoire départemental de la Sécurité routière a publié vendredi dernier son bilan ATBH (d'accidents, tués, blessés et dont blessés hospitalisés) pour l’année 2022. Malgré une diminution des accidents, la mortalité a pour sa part augmenté de 33% par rapport à 2021.

Moins d’accidents mais impliquant davantage de tués sur la route. C’est en somme la conclusion des données du bilan de l’année 2022 de l’Observatoire départemental de la Sécurité routière. Au total, 2022 aura été émaillée par 192 accidents de la route, contre 216 en 2021, provoquant le décès de 16 personnes, contre 12 l’année précédente. Seuls 4 mois de l’année 2022 (janvier, mars, juillet et août) n’enregistrent aucun décès, à l’inverse d’octobre et de mai qui auront été les plus meurtriers avec respectivement 4 et 3 personnes ayant perdu la vie. Pour Mikidadi Assani, président de l’association des usagers de la route, il s’agit d’une « année noire au vu de la mortalité ».

Moins d’accidents mais plus de blessés hospitalisés

2022, une année noire pour les piétons

La mortalité routière a augmenté de 33% entre 2021 et 2022 alors que le nombre d’accidents, sur la même période, a diminué de 11%. Cette hausse résulte, selon l’Observatoire, « de l’augmentation du nombre de piétons tués (5 en 2022 contre 2 en 2021), de celui des usagers de véhicule léger (6 tués en 2022 contre 2 en 2021) ». En revanche, le nombre de cyclomotoristes tués, constate l’Observatoire, est en diminution entre 2021 et 2022, passant respectivement de 7 à 4. Toutefois, depuis 2018, les usagers de la route ayant le plus été victimes d’accidents mortels sont ceux ayant un véhicule léger (19 tués), suivis par les piétons (16 tués). Viennent ensuite, constate l’Observatoire, « les cyclomotoristes (9 tués), les motocyclistes grosses cylindrées (8 tués) et enfin les motocyclistes légères moins impliqués (6 tués) ».

Des accidents qui frappent toutes les populations

Par ailleurs, seule la classe d’âge des « 14-17 ans » a été épargnée par les accidents mortels en 2022. Les usagers les plus impliqués ont été ceux de la classe d’âge « 0-13 ans » avec 4 tués. Suivent ensuite les classes d’âge « 25-34 ans » et « 35-44 ans » avec 3 tués chacune. Enfin, les classes d’âge « 18-24 ans », « 45-64 ans » et « 65 ans et plus » comptabilisent chacune 2 tués. Néanmoins, note l’Observatoire, au regard des 5 dernières années, les usagers les plus impliqués par les accidents mortels ont été ceux de la classe « 25-34 ans » avec 13 tués. Les « 45-64 ans » et les « 0-13 ans » enregistrent 9 tués chacune, suivis par les « 18-24 ans », « 35-44 ans » et « 65 ans et plus » avec 7 tués par catégorie ; les moins éprouvés étant les « 14-17 ans » avec 5 tués.

Si le nombre de blessés est en diminution de 11 % entre 2021 et 2022 (282 contre 252), le nombre de blessés hospitalisés augmente pour sa part de 9 % avec, en 2022, 61 hospitalisations contre 56 en 2021. Des chiffres corroborant la perception du commandant du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) 976, le colonel Olivier Neis. Lors de son état des lieux de l’activité des pompiers pour l’année 2022, il a noté une augmentation du pourcentage d’accidents très graves en hausse avec, notamment, une augmentation « des blessures et des séquelles profondes ».

Pierre Mouysset

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