Fin de la grève chez la SMR

Le mercredi 5 août dernier, les salariés de la SMR (qui comporte l'enseigne SFR) s’étaient mis en grève à l’appel de l’intersyndicale UI-CFDT et UNSA. 90% de leurs revendications ayant été entendues, ils ont décidé d’arrêter la grève le week-end dernier. Les magasins ont pu rouvrir normalement ce lundi.

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Le protocole de fin de conflit a été signé samedi dernier.

« Notre métier n’est pas d’être grévistes, nous n’aimons pas les grèves qui durent », a déclaré Anrmy Bourhane, le délégué syndical de la CFDT. En effet, puisque 90% des revendications de l’intersyndicale ont été entendues par la direction ce week-end, les salariés ont décidé de stopper la grève. Ils étaient à la fin 83% de grévistes. Toutefois, cela ne s’est pas fait facilement puisqu’il a fallu quand même 4 réunions de plusieurs heures pour arriver à trouver un accord. « Si on arrive à 100% de satisfaction, ce ne sont plus des négociations », explique Anrmy Bourhane. Le directeur du service client, qui avait tenu des propos maladroits à certains salariés, leur ont présenté ses excuses, ce qui a satisfait l’intersyndicale. Par ailleurs, la direction a confirmé qu’il n’y aurait pas de suppressions d’emplois au niveau du service client. Le service d’appel sera bien externalisé à Maurice, mais un gros service client en boutique a été mis en place, assurant ainsi la proximité avec la clientèle, ce qui était également l’une des revendications de l’intersyndicale.

Un piquet de grève s’est tenu pendant 3 jours devant le magasin SFR de Kaweni.

Un responsable ressources humaines arrivera bientôt à Mayotte

L’intersyndicale demandait aussi à avoir un directeur sur place car le directeur actuel, Yves Gauvin, est basé à La Réunion. Les grévistes ont obtenu à moitié satisfaction puisque ce n’est pas un directeur, mais un responsable ressources humaines que la direction va mettre en place à Mayotte. Il doit arriver d’ici la fin du mois d’août. « Je ne dirais pas qu’il y a désormais « un pilote dans l’avion », mais nous aurons au moins une personne à qui nous adresser sur place pour aborder des sujets importants et régler les conflits », explique le délégué syndical de la CFDT. Par ailleurs, hors crise de la Covid, le directeur Yves Gauvin se déplace tous les mois à Mayotte. « Nous trouvons qu’avec ce recrutement, c’est un bon équilibre », s’enthousiasme le syndicaliste.

Un autre point de revendication concernait l’alignement des minimas salariaux sur ceux inscrits dans la convention collective nationale des télécommunications que Mayotte avait intégrée en 2018. « Nous estimions qu’il y avait un manque total de transparence dans les calculs, mais nous avons eu la satisfaction de pouvoir échanger en vision-conférence avec le grand directeur Jean-Christophe Capel », a affirmé Anrmy Bourhane. « Il s’est engagé à effectuer toutes les régulations nécessaires depuis l’année 2018 », a-t-il expliqué.

La question de la pression sur les élus à demi réglée

Seule la question de la pression exercée sur les élus syndicaux n’a été qu’à demi résolue dans la mesure où la direction ne reconnait pas avoir exercé une quelconque pression. « Pour la direction, c’est simplement une histoire de communication, mais nous ne sommes pas d’accord », précise le délégué syndical. Toutefois, une médiation va être faite en vision-conférence par un expert à Paris entre les élus, la manager du commerce et le RH de La Réunion afin de tenter de régler le problème. « Nous soupçonnons le RH de La Réunion de ne pas être impartial, mais au mois l’expert de Paris ne connaitra personne, ce qui est une bonne chose », affirme Anrmy Bourhane qui estime néanmoins être arrivé à un protocole de fin de conflit « équilibré ».

N.G

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