Emeutes de jeunes à Tsoundzou I, des grenades lacrymogènes ont été tirées

Tôt ce mardi matin, des jeunes scolaires ont bloqué la circulation routière à Tsoundzou I. Nécessitant l’intervention des forces de l’ordre. Des automobilistes ont été caillassés, et ont du faire demi-tour. Le préfet souligne la responsabilité des parents des enfants violents.

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Les forces de l'ordre se font caillasser

Il s’agirait de collégiens manifestants contre des ramassages scolaires qu’ils jugent aléatoires, ainsi que contre l’absence d’abribus. Ils ont renversé des poubelles sur la voie publique, qui ont été ensuite incendiées. Un bus de ramassage serait tombé en panne ce mardi, provoquant une réaction chez les jeunes sans commune mesure avec le préjudice subi.

Leur manifestation aurait pu été infiltrée par des éléments extérieurs, qui auraient alors perturbé l’ordre public. Des poubelles enflammées, des jets de pierre sur les policiers et les gendarmes venus en renfort, ont incité les automobilistes caillassés à faire demi-tour. Parmi eux, le directeur de cabinet du préfet qui a du se dérouter par Vahibé.

Les policiers qui ont essayé de contenir le gros des agresseurs, ont été rapidement débordés, et ont dû faire appel à la gendarmerie, « nous avons envoyé 2 pelotons, soit 40 militaires », nous rapporte le général Philippe Leclercq, commandant la gendarmerie de Mayotte. Deux patrouilles de police municipale de passage leur ont prêté main-forte.

Et pourtant des abribus ont été mis en place. Au premier plan, une poubelle incendiée ce mardi

A 9h, la route était à peu prés libérée, c’est à dire que les automobilistes passaient entre une haie de policiers et de gendarmes tirant des grenades lacrymogènes en direction du terrain de sport devant le collège de Kwalé.

Au même moment, au rond-point du Baobab, se jouait le même scénario, avec un barrage enflammé. Les pompiers ont dû intervenir.

Selon nos informations, 6 blessés parmi les forces de l’ordre, dont un a été hospitalisé, et 4 personnes, dont trois mineurs, auraient été interpellées.

Dans un communiqué, le préfet lance un « appel au calme et à la concorde » en direction des jeunes, « face à cette violence inouïe et inacceptable dont les services de l’État ont une nouvelle fois été victimes. » Il souligne « la responsabilité des parents des enfants violents dont les actes sont supportés par la société mahoraise toute entière. Le préfet les appelle à assumer leur entière responsabilité éducative.

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