La continuité territoriale, un os à ne pas lâcher à Mayotte

Ce mardi, Annick Girardin, ministre des outre-mer, a réuni le groupe de travail sur les dispositifs de continuité territoriale et de mobilité outre-mer. A Mayotte les enjeux sont multiples.

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Les prix des billets incite à ancrer davantage la continuité territoriale

Le groupe de travail est composé des parlementaires et présidents d’exécutifs ultramarins, de la délégation interministérielle à l’égalité des chances des français d’outre-mer et à la visibilité (DIECVI), ainsi que de représentants des administrations concernés : la direction générale des outre-mer (DGOM), l’agence de l’outre-mer pour la mobilité (LADOM), la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), Pôle Emploi et la direction générale de l’aviation civile (DGAC).

« Cette première rencontre a permis de dresser un état des lieux des dispositifs existants en matière d’aide à la continuité territoriale, de continuité funéraire, d’aide à la mobilité pour les études et d’aide à la formation professionnelle en mobilité des demandeurs d’emploi, ainsi que des principaux enjeux les concernant. Les participants ont également pu évoquer la question de la continuité intérieure, des évacuations sanitaires, de l’accueil des étudiants ultramarins dans l’hexagone et de l’accompagnement au retour », indique le ministère des outre-mer.

A Mayotte, cette continuité n’existe que très partiellement avec les dispositif de LADOM. Cette dernière avait d’ailleurs était très critiquée à l’échelle nationale par la Cour des Comptes sur son manque d’efficacité, avec une menace de déclassement. Il faut donc la « moderniser », évoque Annick Girardin.

D’autre part, comme nous l’avions évoqué, une continuité territoriale sur les marchandises ne serait pas un luxe à Mayotte, où le coût d’acheminement d’un container impacte considérablement sur le prix à la caisse, qui flambe quand le produit arrive par avion. Il faut espérer que Mayotte aura un porte-parole de poids, puisque des travaux techniques approfondis et des échanges avec les collectivités seront menés entre février et juin 2020.
Le groupe de travail se réunira au mois d’avril pour un point intermédiaire et en juin pour la finalisation d’une feuille de route visant à adapter les dispositifs de continuité et de mobilité outre-mer et à moderniser LADOM.

Les priorités définies par le ministère des outre-mer sont le renforcement des partenariats existants entre l’État et les collectivités afin de mieux articuler les différentes offres de soutien à la mobilité, la simplification des dispositifs de l’Etat, pour plus de lisibilité et plus d’équité, et le développement de nouveaux partenariats permettant de mieux accompagner les étudiants dans l’hexagone et de faciliter les retours vers les territoires d’origine.

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