Bandrélé, du Tapaj aux Tapas pour les jeunes désœuvrés

Bandrélé se met au dispositif du travail alternatif payé à la journée (TAPAJ) mais l'adapte avec une rémunération à la semaine, servant aux jeunes un plateau de travail alternatif payé à la semaine (TAPAS) dans le but de les réinsérer.

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La vice-présidente de l'association Outsaha Maecha et le maire de Bandrélé signent la convention Tapaj

Déjà initié par la communauté de communes de Petite Terre, le dispositif Tapaj a séduit la commune de Bandrélé. Une convention était signée ce lundi avec le Conseil départemental.
50 000€ ont été mis sur la table pour expérimenter dans la commune ce système avec un premier contingent de 10 jeunes, et une variante au principe d’origine. Au lieu de rémunérer ces jeunes chaque jour, Bandrélé veut les rémunérer chaque semaine.

Le dispositif s’adresse à “des jeunes qui pour beaucoup n’ont pas suivi un parcours scolaire normal, explique le maire Ali Moussa Moussa Ben. Arrivés à l’âge adulte, ils ont besoin de moyens financiers pour vivre. C’est une réponse à leur situation”.

L’utilité du dispositif Tapaj est apparue à Bandrélé après l’échec de plusieurs tentatives d’actions de la mission locale. La municipalité a fait le constat de jeunes qui décrochaient ou refusaient les formations car celles-ci ne répondaient pas au besoin immédiat d’argent. Du coup ces derniers restaient en errance “et en quête de reconnaissance sociale”.
Tapaj, c’est un dispositif qui permet, en rémunérant (initialement chaque jour) au fur et à mesure le travail effectué, de montrer au jeune que le travail paye. Ce qui est peu évident pour des publics en marge de la société pour qui un mois représente une échéance assez abstraite. L’idée est donc d’offrir une rémunération à intervalles plus réguliers pour les encourager à revenir.

Le maire Ali Moussa Moussa Ben

A Bandrélé, ce système, piloté par l’association Outsaha Maecha sera dans un premier temps “adapté” avec une rémunération à la semaine, pour permettre aux jeunes d’apprendre quand même à attendre leur salaire tout en étant accompagnés par des travailleurs sociaux, et de ne pas être tentés de le dépenser immédiatement au profit de conduits addictives qui, de façon contre-productive, les empêcheraient de revenir le lendemain.  Dans le même temps, les bénéficiaires seront suivis jusqu’à l’élaboration d’un projet professionnel plus durable.

Le Département et l’Etat sont les principaux financeurs de cette initiative qui débute mais qui a vocation à se développer par le biais du projet communal de maison de l’Insertion, qui pourra à terme bénéficier aussi de fonds européens.

Y.D.

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