Rénovation des infrastructures portuaires : annulation de l’appel d’offre

0
513
L'Etat intègre la gouvernance du port de Longoni

Poteaux en acier « corrodés », dont « l’épaisseur a ponctuellement diminué de plusieurs mm », et bittes d’amarrage « dans un état de dégradation avancée »… cela fait plusieurs années que les acteurs du port dénonce le mauvais état des infrastructures portuaires, qu’avait révélé le rapport EGIS commandé par le conseil départemental. Qui a conservé la maitrise d’ouvrage des travaux d’investissements et d’entretien des ouvrages portuaires

Le quai n°1 aurait même dû être rénové depuis quelques années, mais le préfet Seymour Morsy en avait maintenu l’utilisation en « mode dégradé ». Depuis, le mode est passé à « dégradation avancée », selon les termes du rapport.

Le conseil départemental avait pris le taureau par les cornes le mois dernier, en publiant un premier appel d’offre. Il portait sur 3 lots, mais comportait des irrégularités. Il était notamment fait mention de l’implantation d’une usine biomasse, alors qu’il s’agit d’une zone de transit de matériaux pour la dite usine. Le Département nous avait indiqué travailler à une nouvelle formulation.

Certains dés d’appui des poutres sont dans un état de « dégradation critique » (Photo EGIS)

Le 1er appel d’offre vient donc d’être annulé, « classé sans suite pour motifs d’intérêt général », un second est en préparation. « Il devrait être publié au plus tard lundi prochain », nous rapporte Jacques Toto, Directeur des Ports, des Transports maritimes et  terrestres au conseil départemental. Il portera toujours sur 3 lots, la démolition-reconstruction du 1er quai de 130m de long, l’extension et l’entretien du quai n°2 de 223m, et le lot 3 qui porte notamment sur l’entretien du Terminal Pétrogazier, et la mise en place d’une plateforme d’accueil des navires approvisionnant l’usine de biomasse. Bonne nouvelle, d’autres lots seront consacrés à l’entretien des ouvrages.

Étant donné les délais d’attribution des marchés, les études vont être menées jusqu’en 2021, « les travaux devraient être engagés dans la foulée ».

Espérons qu’ils seront achevés avant que ne commencent les forages gaziers du Mozambique, si Mayotte veut prétendre à assurer « base arrière ».

A.P-L.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here