Des drones pour lutter contre l’habitat illégal à Dembéni

Une Convention de lutte contre l’habitat illégal vient d’être signée ce mardi entre la mairie de Dembéni et le préfet de Mayotte. Il s’agit de se donner les moyens d’agir en attendant l’application, retardée, de la loi ELAN.

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Première convention de ce type signée à Mayotte, signée à Dembéni par le maire Ambdi Hamada Jouwaou et le préfet Dominique Sorain

Il s’agit selon le mairie de Dembéni Ambdi Hamada Jouwaou, « d’empêcher toute nouvelle construction sur la zone de mangrove d’Iloni-Dembéni, en permettant un repérage d’abattage éventuel d’arbres et de construction de nouvelles habitations, avec si nécessaire, le recours à la force publique ». Un drone sera notamment utilisé.

Le préfet et délégué du gouvernement Dominique Sorain était heureux de profiter de la signature du programme « Action cœur de Ville », sur laquelle nous reviendrons, pour signer cette convention ce mardi, « qui permet de lutter contre l’extension de l’habitat illégal, insalubre et dangereux, qu’il fallait d’abord contenir, pour ensuite le résorber. »

Un recours stoppe momentanément l’ELAN

Une convention qui n’a rien « d’une déclaration d’intention », soulignait le préfet, puisque « drones et surveillances régulières seront mis en place ». Une convention que le préfet espère pouvoir « signer avec les autres communes de l’île ». Pour la concrétiser, il appelait à un travail commun entre les services de la mairie, l’Etat, la police municipale, la gendarmerie, la DEAL.

Une signature qui prend place alors que la loi logement ELAN (Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique) vient d’être définitivement adoptée par le Parlement le 16 octobre dernier, « une loi qui va donner des pouvoirs supplémentaires au préfet de Mayotte », explique ce dernier, qui indique vouloir agir « en attendant son application. »

En effet, la loi n’a pas été publiée au Journal Officiel : une soixantaine de députés de gauche appartenant à l’opposition, ont déposé le 23 octobre un recours devant le Conseil constitutionnel pour contester la loi. En cause, un retour en arrière dénoncé sur l’accessibilité des logements pour les personnes handicapées et la modification de la loi Littoral.

Pour Dominique Sorain, « il faut déjà se donner les moyens d’agir », ce que permet cette convention. Qu’il espère voir prochainement appliquée à Mamoudzou.

Anne Perzo-Lafond
Lejournaldemayotte.com

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