28.8 C
Mamoudzou
vendredi 17 janvier 2025

Etat des lieux officiel des services de la PJJ

La Protection Judiciaire de la Jeunesse, "combien de divisions ?" Depuis que la PJJ existe à Mayotte, son extension de la prise en charge des mineurs s'était faite sans véritable état des lieux officiel. C'est désormais réparé .

Le STEMOI est officiellement né depuis le 5 avril 2018, nous apprend le Journal Officiel de ce mercredi, date de l’arrêté du ministère de la Justice qui donne une validation juridique au Service Territorial Educatif de Milieu Ouvert et d’Insertion, à Mayotte, piloté par la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). Il est situé au centre Maharadja à Kawéni.

Il permet à de jeunes délinquants d’être soustraits pour un laps de temps déterminé, à leur environnement proche. Le placement a pour objectif d’intégrer les mineurs dans une vie quotidienne de groupe, d’organiser des activités, notamment durant les temps forts que sont les soirées, les week-ends et les vacances. Parallèlement, les mineurs placés peuvent poursuivre leur scolarité ou leur formation.

En journée ou hébergés

Liliane Vallois, directrice de la PJJ

Il est composé des quatre unités éducatives : une unité éducative de milieu ouvert, dénommée, UEMO Nord Mamoudzou, une unité éducative de milieu ouvert, dénommée, UEMO Sud Mamoudzou, une unité éducative d’hébergement diversifié, dénommée, UEHD Mamoudzou, d’une capacité théorique d’accueil de 24 places, filles et garçons, de 13 à 18 ans, et d’une unité éducative d’activités de jour, dénommée, UEAJ Mamoudzou, d’une capacité théorique d’accueil de 24 places, filles et garçons, de 13 à 18 ans. Tous les 4 sur le même site, au Centre Maharadja de Kawéni.

L’UEHD permet l’hébergement individuel en structure collective et l’hébergement en familles d’accueil. Ce dispositif permet aux adolescents de trouver un compromis entre besoin d’accompagnement et acquisition d’une nécessaire autonomie. « A l’origine, il n’y avait que 12 places, nous en avons maintenant 24 », se réjouit Liliane Vallois, directrice de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.

L’UEAJ organise des activités scolaires, professionnelles, culturelles et sportives adaptées aux mineurs qui font l’objet d’une décision judiciaire mise en œuvre par un établissement ou un service du secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse.

« L’Etat assume sa partition »

Il y a 10 ans, seules la PJJ et Tama prenaient en charge les jeunes mineurs

L’admission des jeunes se fait sur ordonnance judiciaire, décidée par un Juge des Enfants ou un Juge d’instruction ayant en charge les affaires de mineurs.

Ce service territorial éducatif de milieu ouvert et d’insertion de Mamoudzou assure 4 missions. L’apport d’éléments d’information et d’analyse susceptibles d’éclairer l’autorité judiciaire dans le cadre de sa prise de décision, la mise en œuvre, dans l’environnement familial et social des mineurs et des jeunes majeurs, des décisions civiles et pénales. Le cas échéant, apporter aide et conseil à la famille du mineur, les interventions éducatives dans les quartiers des établissements pénitentiaires spécialement réservés aux mineurs. Le dernier axe concerne « l’après ». Il s’agit d’apporter une aide à l’insertion sociale et professionnelle. « C’est l’officialisation de l’évolution de la PJJ, résume Liliane Vallois, elle nous permet d’avoir des moyens en adéquation avec l’accueil »

Et l’évolution de la structure ne s’arrête pas là, puisque le Centre Educatif Renforcé (CER) est sur les rails, qui permettra de mettre en place une alternative à l’incarcération: « Nous avons lancé les appels à projet, et le choix devrait être entériné en juin 2018. »

Anne Perzo-Lafond
Lejournaldemayotte.com

Partagez l'article:

Société

NEWSLETTER

Recevez gratuitement les articles

du Journal De Mayotte

Nous ne vous enverrons jamais de spam ni ne partagerons votre adresse électronique.
Consultez notre [link]politique de confidentialité[/link].

Les plus lus

Articles similaires
Similaire

Le lycée Bamana entre centre de migrants et rentrée scolaire

Prévu comme centre d’hébergement d’urgence, le lycée Bamana a abrité pour un mois plusieurs demandeurs d’asile. A l’heure où va sonner la cloche de la rentrée, un collectif de citoyens a doublé le rectorat dans l’évacuation des lieux.

Rayons vides : les marchandises bloquées au port

Alors que les toits endommagés ne se comptent plus à Mayotte, au port de Longoni, ce sont les grues qui font l’actu. Pas seulement, puisque les tarifications inappropriées sur le stationnement des containers non manutentionnés font monter les transitaires au créneau.

Post-Chido : Les maires veulent être associés à la gestion des dons de la Fondation de France

Depuis le passage de Chido, la Fondation de France a récolté près de 40 millions d’euros de dons qu’elle compte distribuer à 18 associations présentes à Mayotte. Les élus de Mayotte ne voient pas cela forcément d’un bon œil et se sentent mis à l’écart.

Des bandes venues en force pour agresser et saccager à Passamainty

S’il y a eu une arrestation d’une dizaine de jeunes, ils sont plus d’une cinquantaine à avoir terrorisé la population et blessé des policiers ces trois derniers jours. Des agressions qui continuent ce jeudi.
WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com