Face à l’urgence sanitaire et environnementale qui sévit à Mayotte suite aux cyclones Chido et Dikeledi, une association se mobilise pour obtenir un soutien humanitaire renforcé de la part des forces de l’État

Gestion post-cyclones : « Mayotte a Soif » dépose plainte (*)

Face à l’urgence sanitaire et environnementale qui sévit à Mayotte suite aux cyclones Chido et Dikeledi, une association se mobilise pour obtenir un soutien humanitaire renforcé de la part des forces de l’État

L’association « Mayotte a Soif » prépare actuellement un référé liberté, une procédure judiciaire d’urgence, qu’elle compte déposer jeudi prochain auprès du tribunal administratif. L’objectif de cette démarche est de pallier les privations de droits fondamentaux dont souffre une partie de la population mahoraise.

Un appel à témoignages pour renforcer l’action

Pour que cette action en justice ait le plus d’impact possible, l’association lance un appel à témoignages. Ces témoignages, qui doivent attester de l’urgence de la situation et des privations subies, sont « indispensables pour étayer le dossier », nous indiquent les initiateurs.

Les personnes concernées sont invitées à partager les difficultés et urgences personnelles rencontrées, notamment l’accès à l’eau potable, les situations d’urgence observées chez d’autres personnes, en précisant leur rôle de témoin.

Lors de la crise de l’eau, l’association avait déjà déposé un référé-liberté, à l’issue duquel le Conseil d’Etat avait reconnu « un certain nombre de défaillances dans l’organisation et la gestion de l’eau dans ce département », mais n’avait pas condamné l’Etat pour autant.

Modalités pratiques pour participer

Les témoignages peuvent être envoyés par écrit ou via internet, en respectant quelques obligations légales. Il faut notamment accompagner le témoignage d’une photocopie de pièce d’identité, et inclure une formule manuscrite, datée et signée, mentionnant, « J’accepte que mon témoignage soit versé au dossier de toute action en justice nécessaire pour obtenir ce que de droit dans le cadre de la situation des cyclones Chido et Dikeledi. »

Pour faciliter la démarche, un lien vers le formulaire officiel Cerfa est fourni : Formulaire Cerfa 11527.

Une mobilisation collective urgente

Christophe Barbarini, porte-parole des associations, reste disponible pour répondre à toute question ou accompagner les participants dans cette démarche au 06 93 306 406 ou par Email : chrisbarbarini@gmail.com

Nayar SAID OMAR

(*) L’association fait savoir qu’elle ne déposera finalement pas plainte

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.