Bons alimentaires, protection de la forêt, PMI… Les avancées du Département

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Issa Issa Abdou compte mettre en place rapidement les premiers outils
Issa Issa Abdou détaille les mesures de solidarité

Trois dates sont à retenir, celle du 11 juillet, qui entérine l’accès de Mayotte comme région européenne il y a 3 ans, festivités à l’appui, celle des Assises du sport qui se tiendront fin octobre, et celle du Salon régional du livre, en septembre.

En matière d’accompagnement des plus démunis, un dispositif avait fait du bruit, celui des bons alimentaires et de ses abus qui avaient été dénoncés, notamment par la conseillère Armamie Abdoul Wassion. « Je comprends que cela ait pu susciter des interrogations, mais nous avons hérité d’un système que ceux qui ont crié ‘au loup’, n’ont jamais contribué à rendre plus transparent », relève Issa Issa Abdou, 4ème vice-président Chargé de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Santé. Nous avions consacré un article sur sa volonté de remettre à plat le système.

Les bons de 70 euros étaient auparavant distribués sans véritable contrôle, parfois à des bénéficiaires fortunés. Le montant était de 135.940 euros en 2016. « Nous avons régularisé la situation en révisant l’ensemble de la procédure. Le Payeur général délivrera les bons alimentaires au régisseur contre une double signature, ma responsabilité est engagée. » Tout est actuellement bloqué, « nous ne délivrons plus de bons alimentaires tant que la nouvelle procédure n’est pas en place. Pour l’instant, seul Sodifram a joué le jeu. »

Insérer plutôt que distribuer

En 2013, les débuts du RSA
En 2013, les débuts du RSA

Toujours dans le domaine de la solidarité, une Régie d’avance vient d’être mise en place, « qui délivrera dans cette période de l’Ide, des réfrigérateurs ou des plaques chauffantes à ceux qui en sont démunis. Un système bancal qu’il souhaite là encore remettre d’équerre, « en l’absence de garde-fous. Il faut un système de bons contractualisés avec une grande surface sélectionnée par un marché public. »

L’insertion est mise en avant, avec notamment l’accompagnement de l’Association pour le Droit à l’Initiative économique (Adie) à destination des bénéficiaires du RSA, le Revenu de Solidarité Active, que l’élu en charge de l’Action sociale souhaiterait encore plus actif : « Il faut mettre le paquet sur le volet insertion, car le RSA socle nous coûte cher 27 millions d’euros pour 15 millions d’euros de remboursement de l’Etat, sans garantie d’efficacité ». Une dotation de 65.000 euros que l’Adie reversera aux porteurs de micro-projets.

Plusieurs autres attributions de fonds et de subventions ont été votées, notamment au lycée agricole de Coconi, mais aussi à 3 associations organisatrices du pèlerinage à la Mecque, pour 70.000 euros, aides qui ont passé, les années précédentes, le cap du contrôle de légalité.

Des arbres pour avoir de l’eau

Affiche d'avertissement des amendes encourues en cas de déforestation
Affiche d’avertissement des amendes encourues en cas de déforestation, mis en évidence lors d’une opération de gendarmerie

En matière d’aménagement, les élus ont du prendre une délibération pour récupérer leurs avances financières sur une partie des travaux du complexe sportif de Pamandzi, « deux entreprises qui étaient attributaires d’un lot ont eu des difficultés financières et n’ont pas pu achever », explique Raïssa Andhum, la 3ème vice-présidente.

Une parcelle supplémentaire de forêt sera chouchoutée, car intégrée au régime du code forestier, explique l’élue, « pour une meilleure conservation et la protection contre les cultures sauvages. »

C’est l’Office national des Forêts (ONF), qui a travaillé sur ce dossier dans le cadre de la rédaction du Plan d’Aménagement forestier. Après la délibération du Département et la signature du préfet, cette parcelle de forêt publique pourra être l’objet de toutes les attentions, comme l’explique Laurent Mercy, Directeur de l’ONF Mayotte : « Nous nous réjouissons d’une réelle prise de conscience des élus qui, à travers la crise de l’eau, ont compris la nécessité de reboiser les zones défrichées, le long des rivières, et sur les bassins versants.

Inauguration de deux PMI

Ça et là, des brûlis trouent le couvert forestier
Ça et là, des brûlis trouent le couvert forestier

Reste la problématique de la surveillance de ces réserves protégées, qui font l’objet de rondes des gardes, seulement mensuelles, et encore, grâce à une mutualisation des moyens de l’ONF, de la DAAF de l’Etat et du Conseil départemental. « Nous avons l’appui des forces de police et de gendarmerie qui ont effectué, notamment sur le massif de Majimbini, 7 interventions depuis septembre 2016 sur des occupations illégales et des destructions de culture, à la suite d’une mobilisation du préfet », souligne Laurent Mercy.

Une petite dernière, mais non des moindres puisqu’elle concerne une actualité chaude : « Les PMI flambant neuves de Poroani et de Mtsamudu, qui avaient été lancées par Daniel Zaïdani, seront inauguré en juillet », se réjouit Issa Abdou.

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

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