L’activité des banques encore sous dépendance en Outre-mer

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L’IEDOM vient de publier le « Panorama de l’activité bancaire en 2013 » dans les départements et collectivités d’outre-mer. Bien que toujours sinistrés, quelques améliorations sont à souligner.

Billets CFADes évolutions sont en effet similaires que l’on habite les Départements français d’Amérique (DFA) comme la Guadeloupe, la Martinique ou la Guyane ou ceux de l’Océan Indien, la Réunion et Mayotte.

En 2013, les banques des territoires sont impactées par le ralentissement de ces économies, mais conservent globalement des performances satisfaisantes, nous apprend le rapport.

Le niveau de bancarisation (détention de comptes en banque) progresse, avec 0,86 compte ordinaire par habitant (contre 1,24 en métropole). Il en résulte une progression de la collecte des dépôts, tant dans les DFA (+4,3 %) que dans l’océan Indien (+5,7 %).

Néanmoins, si la distribution de crédits a été maintenue dans les départements français d’Amérique, permettant de bonnes performances des établissements bancaires, son recul pour la deuxième année consécutive dans l’océan Indien grève leur résultat.

Dans ce contexte, la qualité des portefeuilles est plus dégradée qu’en métropole, avec des taux de créances douteuses de 9 % pour l’océan Indien et de 8,1 % pour les banques des DFA. Toutefois, la solidité financière des banques de l’océan Indien demeure bonne avec un niveau de fonds propres plus confortable que celui des banques des DFA.

Il en résulte que si les banques Mahoraises semblent inféodées à celle de La Réunion, tous les établissements bancaires outre-mer ne vivent toujours que grâce à leurs maisons mères, qui en assurent le refinancement, avec ne amélioration dans ce domaine dans les départements français d’Amérique, plus qu’en océan Indien.

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

 

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