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	<title>Archives des Santé - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Sun, 05 Jul 2026 15:27:10 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Santé - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« On pensait être habitués à la chaleur » : les étudiants mahorais surpris par la canicule</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/on-pensait-etre-habitues-a-la-chaleur-les-etudiants-mahorais-surpris-par-la-canicule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 02:00:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Canicule]]></category>
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		<category><![CDATA[étudiants mahorais]]></category>
		<category><![CDATA[Examens de fin d'année]]></category>
		<category><![CDATA[Hexagone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la France vient de connaître la vague de chaleur la plus intense jamais mesurée, des étudiants originaires de Mayotte racontent un quotidien devenu éprouvant dans des logements souvent mal adaptés aux fortes températures.  </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/on-pensait-etre-habitues-a-la-chaleur-les-etudiants-mahorais-surpris-par-la-canicule/">« On pensait être habitués à la chaleur » : les étudiants mahorais surpris par la canicule</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Quand Nayah Madi a quitté Mayotte pour poursuivre ses études à Lyon, elle était persuadée que la chaleur ne lui poserait pas de problème, étant habituée au climat tropical de son île.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Quand j&rsquo;étais à Mayotte, j&rsquo;entendais parler de la canicule et je me disais que, venant d&rsquo;un territoire tropical, ça n&rsquo;allait pas être si difficile. Mais ce n&rsquo;est pas du tout comparable à la chaleur de mon île, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que c&rsquo;est multiplié par 10</em> », confie-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Son témoignage fait écho aux chiffres publiés par Météo-France. Le 24 juin dernier, l&rsquo;Indicateur Thermique National a atteint les 38.5 degrés, un record inédit qui dépasse les précédents pics enregistrés en 2003 et en 2019. Entre le 18 et le 28 juin, près des deux tiers des stations météorologiques françaises ont battu leurs records mensuels de température et un quart d&rsquo;entre elles leur record absolu.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son studio lyonnais, l&rsquo;étudiante tente comme elle peut de faire baisser la température mais son ventilateur ne suffit plus. « <em>Parfois, j&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;il souffle de l&rsquo;air chaud</em> ». Elle essaye alors les astuces qui circulent sur les réseaux sociaux : placer un bac de glaçons devant le ventilateur ou encore mettre son drap au congélateur avant de dormir.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des chambres transformées en fours </strong></h2>
<figure id="attachment_54859" aria-describedby="caption-attachment-54859" style="width: 240px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-54859" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-240x300.jpg" alt="" width="240" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-240x300.jpg 240w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-819x1024.jpg 819w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-768x960.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-150x188.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-300x375.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-696x870.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-500x625.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-800x1000.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789.jpg 1040w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /><figcaption id="caption-attachment-54859" class="wp-caption-text">Cette année, même les températures nocturnes ont atteint des niveaux inédits. CR : Météo-France.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À plus de 500 kilomètres de là, Spencer Said, étudiant en sociologie à Toulouse, raconte une expérience tout aussi éprouvante. Pendant les journées les plus chaudes, il passait le plus clair de son temps enfermé dans sa chambre Crous de neuf mètres carrés, volets fermés, dans l&rsquo;espoir de conserver un peu de fraîcheur.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>La nuit, je descendais mon matelas au sol dans un coin de ma chambre. Je ne pouvais pas rester en hauteur, près des fenêtres. C&rsquo;était comme si j&rsquo;étais un gâteau dans un four !</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Sans ventilateur, il n&rsquo;avait aucune autre solution pour essayer de supporter les températures. « <em>Quand tu n&rsquo;as pas de climatisation chez toi, tu crèves de chaud</em> », résume le jeune homme. L&rsquo;étudiant reconnaît aussi avoir attendu son retour sur l&rsquo;île avec impatience. Son billet était réservé depuis plusieurs semaines et lorsque la canicule s&rsquo;est installée, il a commencé à compter les jours avant son départ.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Passer ses examens sous plus de 30 </strong><b>degrés </b></h2>
<figure id="attachment_42863" aria-describedby="caption-attachment-42863" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-42863" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-225x300.jpeg" alt="Mzouazia, écoles, parents d'élèves, conditions, scolaires, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1536x2048.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-scaled.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1320x1760.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-42863" class="wp-caption-text">Les étudiants demandent des salles de classe mieux équipées pour faire face à la vague de chaleur. (image d&rsquo;illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La vague de chaleur a aussi accompagné sa période de rattrapages à l&rsquo;université. Impossible pour lui de réviser en pleine journée, il attendait donc la tombée de la nuit pour sortir et ouvrir ses cours.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans certains amphithéâtres, ni climatisation ni ventilateur malgré plusieurs dizaines d&rsquo;étudiants réunis pour composer. Ils étaient environ 86 dans la pièce, avec pour seuls moyens de se rafraîchir leurs bouteilles d&rsquo;eau et leurs mains pour se ventiler.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je faisais mes huit heures de sommeil, mais pendant les examens on avait tous envie de dormir tellement la chaleur nous assommait</em> », Dans ces conditions, rester concentré pendant plusieurs heures devenait difficile, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Son expérience met aussi en lumière les conditions dans lesquelles de nombreux étudiants traversent les épisodes de canicule, entre logements mal adaptés et salles de cours parfois difficiles à supporter. « <em>On est des élèves, mais on est des humains avant tout. Travailler dans ces conditions, c&rsquo;est vraiment impossible. Les étés deviennent de plus en plus chauds, il faut commencer à trouver des solutions dès maintenant</em> », souligne le jeune homme.</p>
<p style="text-align: justify;">Il appelle notamment à mieux aménager les logements étudiants avant les prochaines rentrées universitaires, avec davantage de systèmes de climatisation dans les résidences les plus exposées ainsi que les salles de cours.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Comment boire de l’eau » : une affiche, intox ?</strong></h2>
<figure id="attachment_54860" aria-describedby="caption-attachment-54860" style="width: 287px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-54860" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790-287x300.jpg" alt="" width="287" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790-287x300.jpg 287w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790-150x157.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790-300x314.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790-500x523.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790.jpg 654w" sizes="(max-width: 287px) 100vw, 287px" /><figcaption id="caption-attachment-54860" class="wp-caption-text">Le ministère de la Santé a affirmé, vendredi 26 juin, ne pas être à l&rsquo;origine de ces affiches parodiques.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ces conditions ont aussi provoqué la circulation d’une fausse affiche sur les réseaux sociaux. Elle reprend les codes du ministère de la Santé et explique, de manière très infantilisante, comment boire un verre d’eau. Beaucoup d&rsquo;internautes y ont cru avant que le ministère ne démente son authenticité.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je me suis dit : il fait des températures invivables et la seule chose qu&rsquo;ils trouvent à faire, c&rsquo;est nous expliquer comment boire de l&rsquo;eau, j&rsquo;étais sidérée ! Quand j&rsquo;ai appris que c&rsquo;était faux, ça m&rsquo;a rassurée</em> », partage Nayah Madi.  Derrière cette confusion, elle dit surtout attendre des mesures plus concrètes, comme des aides pour permettre aux étudiants modestes de s&rsquo;équiper face aux fortes chaleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une légère baisse des températures en début de semaine dernière, Météo-France a annoncé déjà une nouvelle remontée des températures dans le sud du pays, avant un retour des fortes chaleurs sur une grande partie du territoire hexagonal.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/on-pensait-etre-habitues-a-la-chaleur-les-etudiants-mahorais-surpris-par-la-canicule/">« On pensait être habitués à la chaleur » : les étudiants mahorais surpris par la canicule</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Petite-Terre lance la co-construction de son Contrat Local de Santé intercommunal</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/04/prefiguration-du-contrat-local-de-sante-intercommunal-une-nouvelle-etape-pour-la-sante-en-petite-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 05:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Contrat Local Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Petite-Terre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'objectif du CLSi est de construire, avec l'ensemble des acteurs du territoire, une politique de santé adaptée aux besoins des habitants.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/04/prefiguration-du-contrat-local-de-sante-intercommunal-une-nouvelle-etape-pour-la-sante-en-petite-terre/">Petite-Terre lance la co-construction de son Contrat Local de Santé intercommunal</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La Communauté de Communes de Petite-Terre (CCPT) poursuit la préfiguration de son futur Contrat Local de Santé intercommunal (CLSi).</p>
<p style="text-align: justify;">Après un comité de pilotage organisé le 9 juin, un premier comité technique s&rsquo;est tenu le 12 juin 2026, réunissant l&rsquo;Agence Régionale de Santé, le Centre Hospitalier de Mayotte, la Préfecture, l&rsquo;Éducation nationale, la CSSM ainsi que de nombreux partenaires associatifs et privés.</p>
<p style="text-align: justify;">Un Contrat Local de Santé intercommunal est un dispositif de coordination porté conjointement par une intercommunalité et l&rsquo;Agence Régionale de Santé. Il vise à mieux adapter les politiques de santé aux besoins du territoire en fédérant les collectivités, les professionnels de santé, les services de l&rsquo;État, les associations et les habitants autour d&rsquo;un programme d&rsquo;actions commun.</p>
<p style="text-align: justify;">Les rencontres de juin ont permis de partager les résultats du diagnostic local de santé et de lancer la co-construction du futur contrat autour de cinq priorités : l&rsquo;accès aux soins, l&rsquo;attractivité médicale, la prévention et la promotion de la santé, la santé mentale et la santé environnementale. Les premiers groupes de travail thématiques seront mis en place dès les mois d&rsquo;août et de septembre afin d&rsquo;élaborer un plan d&rsquo;actions, avant une signature du CLSi prévue d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année 2026.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce contrat fédère les compétences, les expertises et les engagements autour d&rsquo;une ambition commune : réduire durablement les inégalités territoriales et sociales de santé en développant une politique de santé concertée, adaptée aux réalités et aux besoins spécifiques de Petite-Terre »</em>, souligne la CCPT.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/04/prefiguration-du-contrat-local-de-sante-intercommunal-une-nouvelle-etape-pour-la-sante-en-petite-terre/">Petite-Terre lance la co-construction de son Contrat Local de Santé intercommunal</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Étude EpiMay 2025 : 85 % des adultes immunisés contre la rougeole à Mayotte, selon l&#8217;ARS</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/etude-epimay-2025-85-des-adultes-immunises-contre-la-rougeole-a-mayotte-selon-lars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 01:45:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rougeole]]></category>
		<category><![CDATA[vaccination]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54838</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les premiers résultats de l'étude EpiMay 2025 mettent en lumière une couverture vaccinale contre la rougeole en progression chez les adultes. Si 85 % d'entre eux sont aujourd'hui immunisés, selon l'ARS, ce taux reste inférieur à l'objectif de 95 % recommandé pour limiter le risque de résurgence épidémique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/etude-epimay-2025-85-des-adultes-immunises-contre-la-rougeole-a-mayotte-selon-lars/">Étude EpiMay 2025 : 85 % des adultes immunisés contre la rougeole à Mayotte, selon l&rsquo;ARS</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte a présenté les premiers résultats de l&rsquo;étude EpiMay 2025, menée avec l&rsquo;Observatoire régional de la santé (ORS) de Mayotte et l&rsquo;URPS Infirmiers de l&rsquo;océan Indien.</p>
<p style="text-align: justify;">Réalisée auprès de 1.000 ménages tirés au sort sur l&rsquo;ensemble du territoire, cette enquête épidémiologique combine questionnaires et prélèvements sanguins afin d&rsquo;évaluer l&rsquo;état de santé de la population mahoraise. <em>« Cette enquête épidémiologique réalisée sur l&rsquo;ensemble du territoire vise à dresser un état des lieux précis de la santé de la population mahoraise afin d&rsquo;orienter les politiques publiques de prévention et de prise en charge »</em>, indique l&rsquo;ARS dans un communiqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Reconduite pour la deuxième année consécutive, l&rsquo;étude doit également permettre de <em>« mieux connaître l&rsquo;état de santé de la population mahoraise et de renforcer les données disponibles en santé publique »</em>, souligne l&rsquo;agence.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une couverture vaccinale encourageante mais encore insuffisante</strong></h2>
<figure id="attachment_54847" aria-describedby="caption-attachment-54847" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54847" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-300x177.jpg" alt="" width="300" height="177" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-300x177.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-768x454.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-150x89.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-696x411.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-500x295.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-800x473.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54847" class="wp-caption-text">Un enfant atteint de rougeole. (Illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le premier volet des résultats est consacré à l&rsquo;immunité vaccinale. Il montre que 85 % des adultes âgés de 18 ans et plus sont immunisés contre la rougeole, <em>« un niveau cohérent avec la couverture vaccinale observée pour le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) »</em>, selon l&rsquo;ARS.</p>
<p style="text-align: justify;">La rougeole est une maladie virale extrêmement contagieuse, qui se transmet par voie aérienne. Elle se manifeste généralement par une forte fièvre, une toux, un écoulement nasal, une conjonctivite puis une éruption cutanée caractéristique. Si elle guérit le plus souvent sans séquelles, elle peut entraîner des complications parfois graves, comme des pneumonies ou des atteintes neurologiques, en particulier chez les nourrissons, les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&rsquo;agence, ces résultats traduisent les effets des campagnes de vaccination menées ces dernières années, notamment auprès des enfants. Elle rappelle qu&rsquo;en 2019, 83 % d&rsquo;entre eux étaient déjà à jour de leur vaccination ROR.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ARS souligne toutefois que ce niveau reste en deçà des recommandations de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS), qui fixent un seuil de 95 % de couverture vaccinale pour garantir une immunité collective suffisante et limiter la circulation du virus.</p>
<p style="text-align: justify;">En deçà de ce seuil, des foyers épidémiques peuvent réapparaître, y compris lorsque la majorité de la population est vaccinée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une campagne de rattrapage dans les collèges</strong></h2>
<figure id="attachment_22717" aria-describedby="caption-attachment-22717" style="width: 221px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-22717" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-221x300.jpg" alt="" width="221" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-221x300.jpg 221w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-755x1024.jpg 755w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-768x1042.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-150x203.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-300x407.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-696x944.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 221px) 100vw, 221px" /><figcaption id="caption-attachment-22717" class="wp-caption-text">Près de 30.000 jeunes ont été concernés par les campagnes de vaccination en milieu scolaire entre 2022 et 2023. (Illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Afin d&rsquo;améliorer cette couverture vaccinale, l&rsquo;ARS indique avoir déployé, en partenariat avec le rectorat de Mayotte et le centre de vaccination du Centre hospitalier de Mayotte (CHM), une campagne de rattrapage au sein des collèges.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En allant au plus près des jeunes, cette démarche vise à garantir une couverture vaccinale sur l&rsquo;ensemble du territoire, réduire les inégalités d&rsquo;accès à la vaccination et renforcer durablement l&rsquo;immunité collective »</em>, explique l&rsquo;agence.</p>
<p style="text-align: justify;">Le consentement des parents demeure indispensable dans ce dispositif. Cette campagne permet de protéger les élèves contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, mais aussi contre d&rsquo;autres maladies évitables par la vaccination, comme le HPV ou le méningocoque. L&rsquo;ARS rappelle également <em>« le rôle central des parents dans le suivi vaccinal de leurs enfants et dans la prévention des maladies évitables »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une stratégie qui se poursuit</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ARS affirme poursuivre son engagement en faveur de la vaccination afin de prévenir toute résurgence épidémique, notamment après les épisodes de coqueluche et de diphtérie observés ces dernières années. En 2024, la coqueluche a connu une nette recrudescence à Mayotte, avec 125 cas recensés à la mi-septembre contre 17 sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;année 2023. Les nourrissons de moins d&rsquo;un an ont été les plus touchés. Plusieurs cas de diphtérie ont également été signalés, conduisant les autorités sanitaires à renforcer les actions de dépistage, de vaccination et la surveillance épidémiologique sur le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette stratégie repose sur le renforcement de l&rsquo;offre de vaccination, le développement d&rsquo;actions d&rsquo;<em>« aller-vers »</em> auprès des publics les plus éloignés du système de santé, des interventions rapides autour des nouveaux cas détectés ainsi qu&rsquo;un suivi régulier de la couverture vaccinale.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;agence met enfin en avant plusieurs campagnes conduites ces dernières années : 50.000 enfants avaient bénéficié d&rsquo;un rattrapage vaccinal en 2018 ; près de 6.800 personnes ont été vaccinées à la suite du cyclone Chido en 2025 ; enfin, près de 30.000 jeunes ont été concernés par les campagnes de vaccination en milieu scolaire entre 2022 et 2023.</p>
<p style="text-align: justify;">V.D</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/etude-epimay-2025-85-des-adultes-immunises-contre-la-rougeole-a-mayotte-selon-lars/">Étude EpiMay 2025 : 85 % des adultes immunisés contre la rougeole à Mayotte, selon l&rsquo;ARS</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
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		<title>La protection universelle maladie désormais applicable à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/02/la-protection-universelle-maladie-desormais-applicable-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 02:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[convergence sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Décrets]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[protection universelle maladie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54748</guid>

					<description><![CDATA[<p>Résidence, ouverture des droits, contrôles et prise en charge des soins : les décrets publiés ce 1er juillet précisent les modalités d'application de la protection universelle maladie à Mayotte et marquent une nouvelle étape dans la convergence de la protection sociale avec le droit commun.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/02/la-protection-universelle-maladie-desormais-applicable-a-mayotte/">La protection universelle maladie désormais applicable à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une nouvelle étape de la convergence sociale entre Mayotte et le reste du territoire national est franchie. Attendus depuis l&rsquo;adoption de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte, les deux décrets d&rsquo;application de la protection universelle maladie (PUMa) ont été publiés ce mercredi 1er juillet au Journal officiel, rendant la réforme effective dès aujourd&rsquo;hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Signés le 30 juin dernier, les décrets n° 2026-581 et n° 2026-582 précisent les modalités concrètes de mise en œuvre de cette réforme majeure de la protection sociale à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une couverture maladie désormais fondée sur la résidence</strong></h2>
<figure id="attachment_6791" aria-describedby="caption-attachment-6791" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6791 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-centre-Kinga-300x214.jpeg" alt="" width="300" height="214" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-centre-Kinga-300x214.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-centre-Kinga-768x547.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-centre-Kinga-150x107.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-centre-Kinga-696x496.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-centre-Kinga.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6791" class="wp-caption-text">Jusqu’à présent, l’assurance maladie à Mayotte relevait d’un régime spécifique. Les deux décrets adaptent désormais plusieurs dispositions du Code de la sécurité sociale au territoire mahorais afin de rapprocher progressivement son fonctionnement de celui du droit commun.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La principale évolution réside dans l’application à Mayotte du principe de la protection universelle maladie, qui garantit un droit personnel et continu à la prise en charge des frais de santé, fondé sur la résidence stable et régulière sur le territoire. Ce dispositif permet d’éviter les ruptures de droits en cas de changement de situation. Il est ouvert sous conditions de résidence et de régularité du séjour, avec la possibilité d’une affiliation autonome à partir de 16 ans dans certains cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’à présent, l’assurance maladie à Mayotte relevait d’un régime spécifique. Les deux décrets adaptent désormais plusieurs dispositions du Code de la sécurité sociale au territoire mahorais afin de rapprocher progressivement son fonctionnement de celui du droit commun, tout en conservant certaines spécificités locales.</p>
<p style="text-align: justify;">Le décret prévoit notamment qu&rsquo;une personne est réputée avoir son lieu de séjour principal à Mayotte lorsqu&rsquo;elle y séjourne personnellement et effectivement pendant plus de six mois au cours de l&rsquo;année civile, sous réserve qu&rsquo;elle n&rsquo;ait pas transféré sa résidence hors du territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des contrôles adaptés au contexte mahorais</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le premier décret transpose également à Mayotte les procédures de contrôle des droits prévues par le Code de la sécurité sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">La Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM) pourra ainsi vérifier le maintien des conditions de résidence stable et de régularité du séjour. Une différence notable est toutefois prévue : les assurés disposeront de trois mois, contre un mois dans le droit commun, pour répondre aux demandes de justificatifs de la caisse.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte précise également les modalités de récupération des sommes indûment versées ainsi que les voies de recours applicables à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les modalités de prise en charge des soins précisées</strong></h2>
<figure id="attachment_28638" aria-describedby="caption-attachment-28638" style="width: 220px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-28638 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Unknown.jpeg" alt="" width="220" height="134" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Unknown.jpeg 220w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Unknown-150x91.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Unknown-218x134.jpeg 218w" sizes="auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px" /><figcaption id="caption-attachment-28638" class="wp-caption-text">Le second décret précise les règles applicables en matière d&rsquo;ouverture des droits, les prestations sociales prises en compte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le second décret complète le dispositif en adaptant à Mayotte plusieurs dispositions réglementaires relatives à la prise en charge des frais de santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Il précise les règles applicables en matière d&rsquo;ouverture des droits, les prestations sociales prises en compte ainsi que les vérifications pouvant être effectuées par la CSSM. Les références aux différentes prestations existant à Mayotte sont également actualisées afin de tenir compte des dispositifs propres au territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces deux décrets constituent l&rsquo;aboutissement réglementaire de l&rsquo;article 24 de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte. Ils traduisent la volonté de rapprocher progressivement le régime mahorais du droit commun tout en tenant compte des particularités institutionnelles et sociales du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec leur entrée en vigueur ce 1er juillet, ils fixent désormais le cadre réglementaire de la protection universelle maladie à Mayotte et précisent les conditions d&rsquo;ouverture, de contrôle, de maintien des droits et de prise en charge des frais de santé pour les assurés.</p>
<p>V.D</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/02/la-protection-universelle-maladie-desormais-applicable-a-mayotte/">La protection universelle maladie désormais applicable à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Au CHM, un service d’hémato-oncologie à 200 % d’activité</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ici-le-plan-cancer-cest-la-theorie-au-chm-un-service-dhemato-oncologie-a-200-dactivite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 02:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ASCA]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Évacuation sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[evasan]]></category>
		<category><![CDATA[Hémato-oncologie]]></category>
		<category><![CDATA[Mammographe]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Prise en charge]]></category>
		<category><![CDATA[Soins palliatifs]]></category>
		<category><![CDATA[Un autre regard]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54661</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Centre hospitalier de Mayotte a inauguré un espace de bien-être destiné aux patients suivis en oncologie et en soins palliatifs. Porté par l’Association des Soignants Contre le Cancer, en lien avec plusieurs partenaires associatifs, il propose des soins de support comme la socio-esthétique, la musicothérapie, le yoga ou encore des ateliers créatifs.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ici-le-plan-cancer-cest-la-theorie-au-chm-un-service-dhemato-oncologie-a-200-dactivite/">Au CHM, un service d’hémato-oncologie à 200 % d’activité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le service d’hémato-oncologie du Centre hospitalier de Mayotte, le temps semble rythmé par une tension discrète mais permanente. Le bâtiment, organisé en U autour d’une cour intérieure végétalisée, offre une architecture lisible, presque apaisante. La lumière y circule, les couloirs sont propres, les espaces entretenus sentent bon. À certains moments, le silence domine, seulement interrompu par les pas rapides des soignants ou le passage de certains proches de patients.</p>
<figure id="attachment_54678" aria-describedby="caption-attachment-54678" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54678" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54678" class="wp-caption-text">Le service d&rsquo;hémato-oncologie du Centre hospitalier de Mayotte, organisé autour d&rsquo;une cour intérieure végétalisée. Seul service spécialisé de l&rsquo;île, il fonctionne aujourd&rsquo;hui à près de 200 % de son activité. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais cette apparente tranquillité se fissure dès que l’on s’attarde : chambres occupées au-delà de leur capacité, fauteuils transformés en lits d’appoint, circulation constante des équipes. Le service d’hémato-oncologie du CHM est aujourd’hui le seul de l’île à prendre en charge les cancers du sang et des tissus hématopoïétiques, en lien avec les équipes dédiées aux soins palliatifs, dans un contexte de saturation extrême.</p>
<p style="text-align: justify;">À 200 % d’activité, selon les équipes, il fonctionne bien au-delà de ses moyens. C’est dans cet environnement que vient d’être inauguré un espace de bien-être, pensé comme un complément aux soins médicaux mais encore dépourvu de personnel dédié permanent. Une initiative qui met en lumière, autant qu’elle tente d’y répondre, les fragilités structurelles de la prise en charge du cancer à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un espace de soins de support encore en construction </b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’espace inauguré ce mardi 30 juin au CHM doit accueillir ses premiers patients dès le 2 juillet prochain. Il s’agit d’un dispositif de soins de support destiné aux personnes suivies en oncologie et en soins palliatifs, avec une offre progressive d’activités : socio-esthétique, trichologie, musicothérapie, yoga, massages bien-être ou encore ateliers créatifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Porté par l’Association des Soignants Contre le Cancer (ASCA), en lien avec des associations partenaires, le projet repose sur une organisation hybride, mêlant interventions bénévoles et professionnels extérieurs. Dans un premier temps, trois à quatre activités mensuelles sont prévues, avant une phase d’évaluation destinée à ajuster l’offre.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le papier, il s’agit d’un premier espace structuré de ce type au CHM. Dans la pratique, il reste étroitement dépendant du fonctionnement du service hospitalier et ne constitue pas encore une unité autonome. Surtout, il ne dispose à ce stade d’aucun professionnel permanent dédié. <em>« Le souci c’est qu’on n’a pas de professionnel dédié dans cette unité de soins de confort »</em>, reconnaît une cadre du service, qui insiste sur la fragilité organisationnelle du dispositif.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un service d’hémato-oncologie saturé à 200 %</b></h2>
<figure id="attachment_54679" aria-describedby="caption-attachment-54679" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54679 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54679" class="wp-caption-text">Faute de places, certaines chambres du service accueillent jusqu&rsquo;à trois patients. Les soignants composent quotidiennement avec un service saturé. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À quelques mètres d&rsquo;un espace extérieur d&rsquo;accueil, le service d’hémato-oncologie concentre l’essentiel des tensions hospitalières. Il constitue le cœur de la prise en charge des cancers du sang et les maladies touchant les tissus qui fabriquent les cellules sanguines à Mayotte, aux côtés des autres équipes hospitalières qui interviennent tout au long du parcours des patients, notamment les soins palliatifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« C’est un service relativement petit par rapport à l’activité qu’on a (…) aujourd’hui on avoisine les 200 % d’activité »</em>, explique Sarah Madi, cadre du service de médecine ambulatoire, qui coordonne les activités paramédicales avec le chef de service, le Dr Kone Moumini.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre est répété comme un constat structurel. Le service compte seulement six chambres et cinq fauteuils. Dans les périodes de forte affluence, les patients sont installés à deux, parfois trois par chambre.</p>
<figure id="attachment_54682" aria-describedby="caption-attachment-54682" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54682 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54682" class="wp-caption-text">Vers 12 h, une aide-soignante traverse le service avec un chariot chargé de repas, reflet du nombre de patients hospitalisés. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« On fait avec ce qu’on a, avec les moyens du bord »</em>, poursuit-elle. <em>« Et quand on ne peut pas mettre de patients sur un fauteuil, on les met dans les chambres comme on peut ». </em>L’organisation repose sur une adaptation permanente, au gré des arrivées, des traitements et des urgences. Les patients, eux, suivent des parcours souvent longs, marqués par la répétition des hospitalisations et la lourdeur des chimiothérapies.</p>
<p style="text-align: justify;">Le service, d&rsquo;apparence calme, propre et fonctionnel, est visuellement nettement sous-dimensionné. <em>« On aimerait avoir beaucoup plus de chambres mais c’est pas possible »</em>, ajoute Sarah Madi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des soins de support face à la réalité des traitements lourds</b></h2>
<figure id="attachment_54681" aria-describedby="caption-attachment-54681" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54681 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54681" class="wp-caption-text">Une étudiante infirmière en stage dans le service, où le rythme de travail est particulièrement soutenu. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans cet environnement saturé, les soins de support apparaissent comme un complément indispensable, au moins sur le plan humain. Ils visent à accompagner les patients confrontés à des traitements longs et éprouvants, notamment les chimiothérapies, dont les effets secondaires dépassent largement la seule dimension médicale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les activités proposées dans le nouvel espace doivent permettre un accompagnement global : massage, socio-esthétique, travail sur l’image corporelle, soutien psychologique indirect. <em>« Pour se sentir un peu joli, pour savoir comment attacher sa perruque, mieux mettre un foulard… on les accompagne »</em>, explique Sarah Madi. <em>« C’est pas parce qu’on est malade que la vie s’arrête et qu’on est moins beau ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Derrière ces gestes, les soignants évoquent une réalité fréquente : la perte d’estime de soi chez les patients atteints de cancer, particulièrement dans un contexte où l’accès à certains soins de support reste limité ou irrégulier. Mais la mise en œuvre de ces activités repose encore largement sur des interventions ponctuelles d’associations et de bénévoles, sans continuité garantie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une chaîne de soins incomplète et fragmentée</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du service d’hémato-oncologie, les professionnels décrivent une prise en charge du cancer incomplète sur le territoire. Certains examens essentiels, comme le PET-scan (ndlr, examen de médecine nucléaire permettant l&rsquo;analyse de la quasi-totalité des organes), ne sont pas disponibles à Mayotte et nécessitent un transfert vers La Réunion.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres équipements de diagnostic, notamment en matière de dépistage, restent insuffisants ou inexistants. L’absence de mammographe au Centre hospitalier de Mayotte est régulièrement citée comme un frein majeur au diagnostic précoce.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des délais qui aggravent la perte de chance</b></h2>
<figure id="attachment_5723" aria-describedby="caption-attachment-5723" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5723 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-300x219.webp" alt="Evasan, évacuations sanitaires, Mayotte, La Réunion, CHU, CHM, Cimade" width="300" height="219" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-300x219.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-768x560.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-150x109.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-696x507.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5723" class="wp-caption-text">Faute de spécialistes et d’équipements spécifiques à Mayotte, de nombreux patients atteints d&rsquo;un cancer doivent être évacués vers des établissements de santé de La Réunion, allongeant les délais de prise en charge, parfois déjà jugés critiques par les équipes médicales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La question des délais d’évacuation sanitaire constitue un autre point de tension. Lorsque les soins ne peuvent être assurés sur place, les patients doivent être transférés vers d’autres établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ces évacuations ne sont pas toujours immédiates.<em> « Certains patients doivent être « évasanés » aujourd’hui et le seront finalement dans deux semaines »</em>, confie une soignante.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ça représente une énorme perte de chance pour eux ». </em>Ces délais, combinés aux diagnostics tardifs, contribuent à renforcer les inégalités de prise en charge, selon les équipes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Quand le « Plan cancer » se heurte aux réalités mahoraises</strong></h2>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="352" data-end="721">Pour le Dr Jaouali Zouheir, oncologue au Centre hospitalier de Mayotte et unique spécialiste de l&rsquo;île, les difficultés rencontrées ne relèvent pas seulement d&rsquo;un manque de lits ou de personnel. Elles traduisent, selon lui, un décalage plus profond entre les politiques nationales de lutte contre le cancer et les réalités sanitaires, sociales, économiques et culturelles de Mayotte.</p>
<figure id="attachment_54684" aria-describedby="caption-attachment-54684" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54684" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54684" class="wp-caption-text">Sur un fauteuil, un patient partage une chambre avec deux autres hommes dans le service, confronté à une saturation chronique de ses capacités d’accueil. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="723" data-end="1108">Le premier « Plan cancer », lancé en 2003, a profondément transformé la prise en charge de l&rsquo;oncologie en France. Dépistage organisé, accès à des plateaux techniques spécialisés, parcours de soins coordonnés, prise en charge de la douleur, développement des soins de support : il repose sur une filière complète permettant au patient d&rsquo;être accompagné du diagnostic jusqu&rsquo;à l&rsquo;après-cancer. À Mayotte, d&rsquo;après l&rsquo;oncologue, cette architecture existe surtout sur le papier.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1171" data-end="1472"><em>« Il y a un gap entre le Plan cancer adopté en 2003 (&#8230;) et Mayotte. On a un modèle mais on fonctionne à notre façon. Je m&rsquo;inspire tous les jours de ce modèle, qui est excellent, du moins, je fais ce que je peux, car le Plan cancer a vraiment été pensé pour les patients dans le bon sens. Mais ici, c&rsquo;est la théorie, ça n&rsquo;existe pas »</em>, tranche le médecin.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1474" data-end="2099">Le constat n&rsquo;est pas celui d&rsquo;un rejet des recommandations nationales. Au contraire. Selon lui, elles doivent être adaptées à un territoire où les contraintes sont d&rsquo;une tout autre nature. Certains examens essentiels, comme le PET-scan, ne sont pas disponibles sur l&rsquo;île et imposent des transferts vers La Réunion. Le CHM ne dispose toujours pas de mammographe, alors que le dépistage précoce constitue l&rsquo;un des piliers de la lutte contre le cancer. Les équipes voient ainsi arriver de nombreuses patientes atteintes d&rsquo;un cancer du sein à un stade déjà très avancé, réduisant considérablement les possibilités thérapeutiques.</p>
<figure id="attachment_7275" aria-describedby="caption-attachment-7275" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7275" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie-300x200.jpg" alt="Mayotte, mammographie, dépistage, cancer du sein, panne," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-7275" class="wp-caption-text">Le pôle médico-technique du Centre hospitalier de Mayotte ne dispose pas de mammographe, outil essentiel au dépistage, alors que le cancer du sein demeure la première cause de mortalité par cancer chez les femmes à Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2101" data-end="2493">À ces difficultés s&rsquo;ajoute une réalité sociale singulière. <em>« 80 % de nos patients sont sans papiers. On a un contexte culturel très particulier. On est plus près de l&rsquo;Afrique que de l&rsquo;Europe, ce n&rsquo;est pas péjoratif, c&rsquo;est culturel. Chaque culture a ses codes, et il faut adapter les codes. Ce n&rsquo;est pas possible d&rsquo;avoir un plan vu par la métropole à appliquer ici à Mayotte »</em>, poursuit-il les mains dessinant de larges gestes pour tenter d&#8217;embrasser la complexité de la situation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2495" data-end="3056">L&rsquo;inauguration d&rsquo;un espace de bien-être illustre ainsi toute l&rsquo;ambivalence de la cancérologie mahoraise. Les soins de support répondent à un besoin réel : ils contribuent à soulager la douleur, à restaurer l&rsquo;estime de soi et à mieux accompagner des traitements particulièrement éprouvants. Mais ils ne masquent pas les difficultés plus fondamentales de la filière : des diagnostics encore trop tardifs, des examens indisponibles sur place, des évacuations sanitaires indispensables, parfois retardées, et un service d&rsquo;hémato-oncologie qui fonctionne à près de 200 % de ses capacités.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3058" data-end="3412">Loin d&rsquo;être anecdotique, ce nouvel espace raconte finalement une autre histoire : celle de soignants mahorais qui cherchent à humaniser les parcours de soins alors même que les fondations de la prise en charge du cancer demeurent fragiles. Une médecine qui innove, s&rsquo;adapte et invente des solutions, sans jamais perdre de vue, ni pouvoir tout à fait combler, l&rsquo;urgence d&rsquo;un rattrapage structurel.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ici-le-plan-cancer-cest-la-theorie-au-chm-un-service-dhemato-oncologie-a-200-dactivite/">Au CHM, un service d’hémato-oncologie à 200 % d’activité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Juin vert » à Mayotte : 141 frottis réalisés pendant la campagne de dépistage</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/juin-vert-a-mayotte-141-frottis-realises-pendant-la-campagne-de-depistage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 01:45:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
		<category><![CDATA[col de l'utérus]]></category>
		<category><![CDATA[CRCDC]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[HPV]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<category><![CDATA[vaccination]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54649</guid>

					<description><![CDATA[<p>La campagne "Juin vert" s’est achevée, ce mardi. Le Centre régional de coordination de dépistage des cancers Mayotte en a dressé le bilan, avec 21 actions menées sur le territoire entre sensibilisation et consultations pour le dépistage du cancer du col de l’utérus. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/juin-vert-a-mayotte-141-frottis-realises-pendant-la-campagne-de-depistage/">« Juin vert » à Mayotte : 141 frottis réalisés pendant la campagne de dépistage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans les locaux du Centre régional et sur le terrain, avec les camions mobiles et les actions de village santé, le mois de juin a une nouvelle fois été rythmé par les allers-vers et les rendez-vous de dépistage.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout au long du mois, 21 actions ont été menées sur le territoire avec des moments de sensibilisation et des consultations. Au total, 370 personnes ont été sensibilisées, suivies de 237 consultations réalisées, dont 141 frottis avec remise de résultats. Un volume qui reste important, et qui confirme, selon l&rsquo;équipe que lorsque le dépistage vient directement aux femmes, la réponse suit.</p>
<h3 class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: center;" data-section-id="1mohglb" data-start="1402" data-end="1438"><strong>Un mois d’actions sur le terrain</strong></h3>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="1001" data-end="1317">Même si le nombre de personnes sensibilisées est légèrement inférieur aux années précédentes, le Centre régional de coordination de dépistage des cancers (CRCDC) à Mayotte note une évolution dans la manière de travailler. « <em>Malgré les difficultés matérielles, on est toujours sur le terrain</em> », rappelle Claire Bertin, coordinatrice médicale du <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">CRCDC</span></span>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1001" data-end="1317">Dans les chiffres, le constat est assez clair : moins de sensibilisation, mais autant de consultations, et un nombre de frottis qui reste stable. Les équipes le résument simplement, « moins mais mieux », avec une meilleure capacité à amener les femmes jusqu’au dépistage.</p>
<figure id="attachment_54655" aria-describedby="caption-attachment-54655" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54655" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8696-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54655" class="wp-caption-text">Claire Bertin, coordinatrice médicale du <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">CRCDC</span></span>.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1001" data-end="1317">Pour autant, les freins restent bien identifiés. En effet, le cancer du col de l’utérus reste difficile à combattre car il évolue lentement, souvent sans symptômes visibles. Un point régulièrement rappelé par les professionnels de santé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1001" data-end="1317">« <em>C’est un cancer qui met 10 à 15 ans à s’installer. Et comme il est asymptomatique, les femmes n’ont pas l’impression d’être malades</em> », explique Claire Bertin. Avant d’ajouter que le dépistage reste la seule vraie porte d’entrée pour agir tôt, avant que la maladie n’évolue.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1001" data-end="1317">Autre difficulté évoquée, celle de la peur du résultat qui reste une inquiétude fréquente, mais souvent mal comprise. Un test positif ne signifie pas un cancer, rappellent les professionnelles, mais plutôt, la présence de cellules anormales nécessitant des examens complémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1001" data-end="1317">Sur 1.000 femmes dépistées, environ 100 nécessitent une colposcopie, et parmi elles, seules quatre présentent réellement des lésions cancéreuses. « <em>Ce n’est pas parce qu’on fait le dépistage qu’on va forcément vous annoncer un cancer</em> », insiste la coordinatrice, en rappelant l’importance de dédramatiser l’examen.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1001" data-end="1317"><strong>Des résultats en évolution entre 2023 et 2025</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les données globales confirment aussi une évolution de l’activité entre 2023 et 2025. Les dépistages passent de 6.213 à 5.155, une baisse qui s’explique notamment par l’arrêt des activités après le passage du cyclone Chido en décembre 2024. Côté examens complémentaires, la tendance est aussi à la baisse avec 396 colposcopies en 2023, 391 en 2024, puis 269 en 2025.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les pratiques de dépistage, les chiffres montrent aussi des évolutions selon les âges : chez les 25-29 ans, une baisse d’environ 30 % des frottis, et chez les 30-65 ans, une forte progression du test HPV, avec +90 % de frottis, accompagnée d&rsquo;une baisse de 42 % du taux de positivité.</p>
<figure id="attachment_54656" aria-describedby="caption-attachment-54656" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54656 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8708-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54656" class="wp-caption-text">Madi Abdou, président du Centre régional de coordination de dépistages des cancers à Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des chiffres, les acteurs de santé insistent sur un point : la vaccination et le dépistage restent complémentaires. Le président du CRCDC rappelle que le préservatif ne protège que partiellement.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Les jeunes de 11 à 14 ans peuvent être vaccinés, il y a aussi un rattrapage de ces trois doses entre 15 à 19 ans</em> », explique Madi Abdou.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour certains parents, cette vaccination peut parfois susciter des questions ou des inquiétudes, d&rsquo;où l&rsquo;importance de bien les informer sur le sujet. « <em>Quand on fait les actions de sensibilisation, on prend le temps d’expliquer aux familles, avec des supports comme des bandes dessinées. L’idée, c’est de dire que ça ne protège pas de tout, mais que ça réduit fortement le risque et on voit déjà dans d’autres pays une baisse des cancers du col de l’utérus grâce au vaccin</em> », souligne la coordinatrice du CRCDC.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Prévention, vaccination et continuité des actions</strong></h2>
<figure id="attachment_54657" aria-describedby="caption-attachment-54657" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54657" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8693-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54657" class="wp-caption-text">Le prochain grand événement sera en novembre avec la Journée mondiale d&rsquo;éradication du cancer du col de l&rsquo;utérus.</figcaption></figure>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="2686" data-end="3034">Pour de l’Agence régionale de santé Mayotte, le constat est également encourageant, même si la vigilance reste de mise.</p>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="2686" data-end="3034">« <em>C&rsquo;est un des rares cancers qu’on peut éviter grâce à la vaccination et au dépistage précoce. Mais pourtant ce sont des causes de mort importantes chez les femmes en France avec 1.100 décès. À Mayotte on ne sait pas encore le chiffrer mais c’est quand même important </em>», rappelle le Docteur Jean-Marc Noizet, directeur général adjoint à l&rsquo;ARS Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2686" data-end="3034">Pour la suite, le CRCDC Mayotte veut continuer à renforcer les actions d’aller-vers, améliorer le suivi des femmes présentant des anomalies ainsi que consolider les partenariats locaux. L’objectif est aussi de donner à « Juin vert » une visibilité et un engouement comparable à celle d’ »Octobre rose » sur l&rsquo;île.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/juin-vert-a-mayotte-141-frottis-realises-pendant-la-campagne-de-depistage/">« Juin vert » à Mayotte : 141 frottis réalisés pendant la campagne de dépistage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un nouveau service  pour mieux accompagner à domicile les personnes âgées et handicapées</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/un-nouveau-service-pour-mieux-accompagner-a-domicile-les-personnes-agees-et-handicapees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 02:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Apajgh]]></category>
		<category><![CDATA[handicap]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[MDPH]]></category>
		<category><![CDATA[Msanda]]></category>
		<category><![CDATA[Service Autonomie à Domicile mixte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54577</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que les besoins d’accompagnement restent importants à Mayotte, la Fédération Apajh et l’association MSanda Mayotte travaillent à la création d’un Service Autonomie à Domicile (SAD) mixte pour proposer une prise en charge réunissant aide et soins.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/un-nouveau-service-pour-mieux-accompagner-a-domicile-les-personnes-agees-et-handicapees/">Un nouveau service  pour mieux accompagner à domicile les personnes âgées et handicapées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La mise en place de ce Service autonomie à domicile (SAD) mixte s&rsquo;inscrit dans l’évolution du cadre national de l’aide et du soin à domicile. Elle accompagne la transformation progressive des anciens Services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), pour proposer un accompagnement plus global et coordonné aux bénéficiaires.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’idée c’est de permettre aux personnes accompagnées d’avoir un parcours qui est à la fois pour les soins, mais aussi pour l’aide à domicile </em>», explique Lahadji Abdou, directeur de l&rsquo;association MSanda.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un service encore en attente de</strong> <strong>lancement</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif  va dans un premier temps se concentrer sur la Petite-Terre et s’adressera aux personnes âgées de 60 ans et plus ainsi qu’aux personnes en situation de handicap reconnues par la Maison des personnes handicapées (MDPH). Après une évaluation par les services compétents, des auxiliaires de vie ou des aides-soignants pourront intervenir dans le foyer pour accompagner les demandeurs dans leur quotidien.</p>
<figure id="attachment_54598" aria-describedby="caption-attachment-54598" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54598" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8678-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54598" class="wp-caption-text">Jean-Louis Garcia, le Président de l&rsquo;Apajh, est en déplacement à Mayotte jusqu&rsquo;au jeudi 2 juillet prochain.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si le projet est prêt depuis plusieurs mois, sa mise en fonctionnement n’a pas encore de calendrier officiel. Les équipes expliquent attendre le feu vert des autorités compétentes pour quitter la phase test, notamment l’Agence régional de santé Mayotte (ARS) et le Département-Région.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Nous avons respecté notre part du contrat. Les dossiers ont été déposés, on est prêt. Les locaux ont été inaugurés depuis 2024, les équipes sont là, il faut que les choses deviennent effectives sur le terrain</em> », martèle Jean-Louis Garcia, président de la Fédération Apajh (Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés).</p>
<p style="text-align: justify;">Une infirmière coordinatrice a d&rsquo;ailleurs été recrutée depuis plusieurs mois pour accompagner la mise en place du Service d&rsquo;aide à domicile mixte. Mais en attendant le lancement officiel du service, elle ne peut pas encore exercer pleinement ses missions. « <em>On la sollicite dans d’autres structures parce qu’on a besoin d’elle, mais ce n’est pas pour ça qu’on l’a recrutée</em> », précise-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des besoins qui restent importants sur le terrain</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la création de ce service, les deux structures rappellent que les besoins restent nombreux, notamment dans l’isolement de certaines personnes âgées ou en situation de handicap.</p>
<figure id="attachment_54600" aria-describedby="caption-attachment-54600" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54600" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-1536x1536.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-2048x2048.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-1920x1920.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-500x500.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-800x800.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-1280x1280.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8676-2-1320x1320.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54600" class="wp-caption-text">Lahadji Abdou, directeur de MSanda Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le directeur de l&rsquo;association MSanda, explique que les habitudes familiales évoluent sur le territoire. Certaines personnes âgées qui restaient auparavant davantage entourées par leur famille vivent aujourd’hui de plus en plus seules. « <em>Les enfants passent de moins en moins. Vous avez des parents qui sont très isolés, qui voient parfois dans la journée seulement l’auxiliaire à domicile ou l’infirmier</em> », raconte-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps,  d&rsquo;autres familles estiment que la prise en charge des proches doit rester entièrement familiale, une logique profondément ancrée dans les habitudes locales transmises par la culture et la religion de l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette problématique est aussi très répandue chez les personnes en situation de handicap et leurs proches. Selon la Fédération Apajh, certaines familles peuvent rester longtemps seules face aux difficultés, avec peu de solutions ou de repères pour accompagner leur enfant.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cela, la structure s’appuie notamment sur des mamans qui acceptent de témoigner auprès d’autres familles pour faire évoluer le regard et les mentalités sur le handicap. « <em>Il faut que les parents voient qu’il y a des solutions, qu’il y a des possibilités. Et surtout il ne faut pas avoir honte d&rsquo;avoir un enfant touché par un handicap </em>», insiste Jean-Louis Garcia. Pour lui, demander un accompagnement ne signifie pas abandonner son rôle d’aidant familial, mais permet plutôt à chacun de trouver sa place.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un nouvel outil pour l’insertion professionnelle</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En parallèle du travail mené avec MSanda Mayotte, la Fédération Apajh développe d’autres dispositifs pour répondre aux besoins des personnes atteintes de déficit à Mayotte, notamment dans le champ de l’insertion professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Une inauguration est prévue ce mercredi à Dembéni pour un Établissement et service d’accompagnement par le travail (Esat), une structure destinée à des adultes aujourd’hui sans solutions pour accéder progressivement à une activité professionnelle dans des secteurs comme le jardinage.</p>
<figure id="attachment_15163" aria-describedby="caption-attachment-15163" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-15163" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Fauteuils-handicapes-jpg-300x213.webp" alt="AAH, handicap, Mayotte" width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Fauteuils-handicapes-jpg-300x213.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Fauteuils-handicapes-jpg-150x107.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Fauteuils-handicapes-jpg.webp 520w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-15163" class="wp-caption-text">Un établissement pour l&rsquo;insertion des personnes en situation de handicap sera inauguré ce mercredi. (Illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>La MDPH a orienté 180 bénéficiaires, alors qu&rsquo;il n&rsquo;y a que 50 places. Donc là, juste à l&rsquo;ouverture c&rsquo;est déjà complet. On comprend que ce genre de projets sont nécessaires sur l&rsquo;île </em> », confie le président de l&rsquo;Apajh. « <em>Une personne en situation de handicap, c’est avant tout un citoyen</em> », rappelle-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin de pouvoir répondre aux besoins de tous les publics concernés, la structure compte s’appuyer sur son réseau national, qui regroupe 14.000 salariés et 700 établissements et services en France. « <em>On va aider par des formations et des conseils.</em> <em>Si l’infirmière coordinatrice rencontre une difficulté, elle peut joindre rapidement quelqu’un qui fait le même métier qu’elle, avec plus d’expérience</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les deux associations, le défi est désormais de faire en sorte que les solutions annoncées puissent rapidement devenir une réalité pour les habitants qui les attendent de pied ferme.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/un-nouveau-service-pour-mieux-accompagner-a-domicile-les-personnes-agees-et-handicapees/">Un nouveau service  pour mieux accompagner à domicile les personnes âgées et handicapées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Diabète : 600 agents publics dépistés lors de la première campagne de l&#8217;Urops à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/26/diabete-600-agents-publics-depistes-lors-de-la-premiere-campagne-de-lurops-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 01:15:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Diabète]]></category>
		<category><![CDATA[Fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[UROPS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54367</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'opération a mobilisé 24 administrations et enregistré un fort taux de participation. Les résultats mettent en lumière l'intérêt du dépistage précoce face à des maladies chroniques qui représentent un enjeu majeur de santé publique sur le territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/26/diabete-600-agents-publics-depistes-lors-de-la-premiere-campagne-de-lurops-a-mayotte/">Diabète : 600 agents publics dépistés lors de la première campagne de l&rsquo;Urops à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Du 8 au 12 juin 2026, l&rsquo;Union du Régime Obligatoire Prévention Santé (Urops) a conduit une grande campagne de dépistage du diabète et des maladies cardiovasculaires pour la première fois à Mayotte, auprès des agents de la fonction publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette opération de santé publique a mobilisé 24 administrations participantes sur 16 sites d’accueil répartis à travers le territoire mahorais, informe l&rsquo;Urops dans un communiqué, ce jeudi 25 juin.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total, 600 agents ont participé aux opérations de dépistage sur les 661 créneaux de rendez-vous proposés, soit un taux de participation particulièrement élevé de 91,77 %.</p>
<p style="text-align: justify;">Entièrement prise en charge financièrement pour les agents et leurs administrations par l&rsquo;Urops, <em>« cette campagne visait à sensibiliser les agents publics aux risques liés au diabète et aux maladies cardiovasculaires, tout en favorisant un repérage précoce des situations à risque ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des résultats significatifs en matière de prévention</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Selon l&rsquo;Urops, les actions conduites ont permis :<br />
• l’organisation de 12 conférences de sensibilisation réunissant 137 participants.<br />
• la réalisation de 359 entretiens individuels avec des diététiciennes, soit près de 60 %<br />
des participants au dépistage.<br />
• 193 orientations vers un médecin traitant, représentant 32,17 % des agents dépistés.<br />
• 54 orientations vers des structures « Maison Sport-Santé » afin d’encourager la pratique d’une activité physique adaptée.</p>
<figure id="attachment_15505" aria-describedby="caption-attachment-15505" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-15505" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/306667087_763214854793938_1963376565493269917_n-1-scaled-1-jpg-300x169.webp" alt="Diabète, santé publique france, Mayotte" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/306667087_763214854793938_1963376565493269917_n-1-scaled-1-jpg-300x169.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/306667087_763214854793938_1963376565493269917_n-1-scaled-1-jpg-1024x576.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/306667087_763214854793938_1963376565493269917_n-1-scaled-1-jpg-768x432.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/306667087_763214854793938_1963376565493269917_n-1-scaled-1-jpg-1536x864.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/306667087_763214854793938_1963376565493269917_n-1-scaled-1-jpg-2048x1152.webp 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/306667087_763214854793938_1963376565493269917_n-1-scaled-1-jpg-150x84.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/306667087_763214854793938_1963376565493269917_n-1-scaled-1-jpg-696x392.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/306667087_763214854793938_1963376565493269917_n-1-scaled-1-jpg-1068x601.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/306667087_763214854793938_1963376565493269917_n-1-scaled-1-jpg-1920x1080.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/306667087_763214854793938_1963376565493269917_n-1-scaled-1-jpg-1320x743.webp 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-15505" class="wp-caption-text">Une opération de dépistage du diabète</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les opérations de dépistage reposaient notamment sur une mesure de la glycémie réalisée à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt, chez des personnes à jeun ou non à jeun.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« À ce titre, 44 participants ont présenté un résultat supérieur ou égal à 1,40 g/l, nécessitant un contrôle médical complémentaire afin de rechercher un éventuel diabète », </em>souligne l&rsquo;Union, spécialiste de la prévention santé auprès des agents de la fonction publique.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ces agents se sont vu proposer un accompagnement de suivi téléphonique piloté par l’ISPED – Université de Bordeaux, destiné à mesurer le taux de diabète effectivement diagnostiqué à la suite du dépistage et à évaluer l’impact de cette action de prévention », </em>poursuit l&rsquo;organisme. <em>« Parmi eux, 16 agents ont accepté d’intégrer ce dispositif de suivi personnalisé ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une action utile et largement plébiscitée selon l&rsquo;Urops</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les retours des participants soulignent l’impact très positif de cette opération : 95,05 % jugent l’action « utile » ou « très utile », 97,98 % estiment que le déroulement de l’opération était « bon » ou « très bon », 87,89 % déclarent avoir appris des informations utiles pour leur santé.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les équipes de l&rsquo;Urops tiennent également à saluer la qualité de l’accueil réservé par l’ensemble des administrations et structures partenaires ayant accueilli l’opération sur le territoire mahorais, contribuant largement à la réussite de cette première campagne ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ces résultats confirment l’importance des actions de prévention en milieu professionnel, particulièrement dans les territoires ultramarins où les maladies chroniques constituent un enjeu majeur de santé publique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une démarche inscrite dans la durée</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette première campagne à Mayotte s’inscrit dans la continuité des opérations déjà menées par l&rsquo;Urops dans les territoires ultramarins (La Réunion, Guyane, Guadeloupe et Martinique), où plus de 6.700 assurés ont déjà bénéficié d’actions de dépistage et de prévention.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/26/diabete-600-agents-publics-depistes-lors-de-la-premiere-campagne-de-lurops-a-mayotte/">Diabète : 600 agents publics dépistés lors de la première campagne de l&rsquo;Urops à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Juin Vert : une journée de sensibilisation à Acoua ce samedi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/25/juin-vert-une-journee-de-sensibilisation-a-acoua-ce-samedi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 07:17:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[CRCDC|Mayotte|santé]]></category>
		<category><![CDATA[Juin Vert]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de la campagne Juin Vert, mois dédié à la lutte contre le cancer du col de l’utérus et à la prévention en santé sexuelle, le CRCDC Mayotte invite ce samedi 27 juin la population à participer à un événement en extérieur qui se tiendra à Acoua, Place Hazali Bé, de 8h à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans le cadre de la campagne Juin Vert, mois dédié à la lutte contre le cancer du col de l’utérus et à la prévention en santé sexuelle, le CRCDC Mayotte invite ce samedi 27 juin la population à participer à un événement en extérieur qui se tiendra à Acoua, Place Hazali Bé, de 8h à 13h.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette journée conviviale et ouverte à tous sera marquée par des actions de sensibilisation, de dépistage gratuit, ainsi que des stands d&rsquo;information animés par des structures engagées dans la promotion de la santé sexuelle. Ce rendez-vous sera également l&rsquo;occasion de valoriser la culture locale à travers la présence d&rsquo;un debaa mahorais, symbole de partage et de cohésion.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au programme :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; 8h : Accueil des participants et petit déjeuner</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; 9h : Discours officiels</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Toute la matinée : Stands de sensibilisation avec informations et animations : santé sexuelle, contraception, vaccination HPV, IST, VIH, cancer du col de l’utérus Dépistages : VIH, frottis, palpation mammaire &amp; jeux ludiques pour enfants</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; de 10h à 12h : Debaa</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; 12h : Cérémonie de remerciements</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ouvert à toutes et tous, gratuit !</p>
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		<title>À Koungou, la fin annoncée des collations scolaires inquiète familles et enseignants</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/a-koungou-la-fin-annoncee-des-collations-scolaires-inquiete-familles-et-enseignants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 02:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[collation]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[mairie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54161</guid>

					<description><![CDATA[<p>La suppression annoncée des collations scolaires à Koungou suscite de vives inquiétudes parmi les parents d'élèves et les équipes éducatives. Alors que plusieurs familles évoquent déjà des difficultés pour nourrir quotidiennement leurs enfants, beaucoup s'interrogent sur les conséquences d'une telle mesure sans solution de remplacement annoncée.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Devant le portail du groupe scolaire Maraîcher, à Koungou, ce mardi 23 juin, peu avant midi, Mariama* vient récupérer deux de ses trois enfants pour la pause de la mi-journée. Avant de se diriger vers l&rsquo;école, elle a acheté quelques provisions auprès d&rsquo;une vendeuse installée sous un parasol, à même le sol, en face de l&rsquo;établissement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un euro par jour et par enfant</strong></h2>
<figure id="attachment_54215" aria-describedby="caption-attachment-54215" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54215" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-300x200.jpg" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54215" class="wp-caption-text">Le sac que Mariama remettra à son fils, contenant des chips et un jus pour son goûter. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le petit sac qu&rsquo;elle remettra à son fils, scolarisé en CE1, elle glisse une brique de jus et un sachet de chips achetés pour quelques centimes. Un geste qu&rsquo;elle répète chaque jour pour offrir à son enfant de quoi se restaurer, en complément des collations distribuées à l&rsquo;école.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« J’ai un euro par jour et par enfant pour leur goûter. Parfois, quand ça va un peu mieux, je peux monter à 1,50 euro, voire 2 euros, mais pas plus »</em>, raconte-t-elle, la main sur le front pour se protéger du soleil tout en essayant d’apercevoir ses enfants à travers la grille.</p>
<p style="text-align: justify;">L’annonce, samedi 20 juin, sur les réseaux sociaux, par le maire de Koungou, Saïd Ahamadi Raos, de la suppression du financement des collations scolaires distribuées par la Caisse des écoles dans les écoles maternelles et élémentaires de la commune, dont bénéficiaient jusqu&rsquo;à présent ses enfants, l&rsquo;inquiète fortement.</p>
<figure id="attachment_54212" aria-describedby="caption-attachment-54212" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54212" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-300x200.jpg" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54212" class="wp-caption-text">Les parents récupèrent les enfants à l&rsquo;école maternelle du groupe scolaire Maraîcher de Koungou. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« C&rsquo;est inquiétant, mais on n&rsquo;a pas le choix »</em>, souffle-t-elle. <em>« On n’a pas de l’argent tous les jours. Sans les collations, ça va devenir compliqué de donner aux enfants un petit-déjeuner avant qu’ils partent à l’école »,</em> poursuit Moina*, elle aussi parent d’élève à l’école maternelle Maraîcher.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Moi, j’ai cinq enfants. J’achète des petits gâteaux, je donne ce que j’ai le matin, comme des bananes ou des crêpes. S’il n’y a plus de collations, ça va être la galère »</em>, continue-t-elle, tandis que sa fille se tient à ses côtés, un morceau de pain à la main.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un appel à la responsabilité des parents</b></h2>
<figure id="attachment_54222" aria-describedby="caption-attachment-54222" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54222" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos-300x247.png" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="247" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos-300x247.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos-150x123.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos-696x572.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos-500x411.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos.png 720w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54222" class="wp-caption-text">Dans un post publié sur Facebook samedi 20 juin, le maire de Koungou Raos Said Ahamadi annonce qu&rsquo;à la rentrée prochaine, la mairie ne financera plus les collations scolaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Oui, il y a eu des produits périmés, mais il y avait aussi parfois de bonnes choses. On veut simplement une meilleure qualité pour la suite »</em>, insiste-t-elle, en réponse aux propos du maire, qui indiquait vouloir <em>« restructurer la Caisse des écoles avant de relancer un service plus adapté pour que nos enfants mangent des goûters de meilleure qualité et non plus des produits souvent périmés ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Saïd Ahamadi Raos affirme également qu&rsquo;au sein de la Caisse des écoles de la commune, <em>« il y avait de l&rsquo;argent volé »</em>, sans fournir davantage d&rsquo;éléments. À ce stade, cette affirmation n&rsquo;a pas pu être vérifiée. Contactés par message, le cabinet du maire et l&rsquo;ancienne direction de la Caisse des écoles n&rsquo;ont pas donné suite à nos sollicitations.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant cette <em>« restructuration »</em>, le maire en appelle à la <em>« responsabilité des parents pour prendre le relais, cuisiner pour leurs enfants et ne pas les laisser livrés à eux-mêmes, car ils doivent être choyés ». </em>Avant d&rsquo;ajouter que la Caisse d&rsquo;allocations familiales (Caf) et la Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM) <em>« doivent verser directement les allocations aux familles concernées ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Des mots forts dans une commune où une partie des foyers fait face à une forte précarité, et surtout une décision prise dans l’urgence, qui place enfants, parents, enseignants et personnels des établissements devant le fait accompli.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une décision rapide, sans « solution de remplacement »</strong></h2>
<figure id="attachment_54207" aria-describedby="caption-attachment-54207" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54207" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-300x200.jpg" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54207" class="wp-caption-text">Les familles devaient s&rsquo;acquitter d&rsquo;une participation comprise entre 17 et 25 euros par enfant pour bénéficier du dispositif de collations pour l&rsquo;année 25-26. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Habituellement, dans les écoles maternelles de la commune, un petit-déjeuner est distribué à l&rsquo;arrivée des enfants, à 7 h 30, puis une collation à 9 h 30. L&rsquo;après-midi, les élèves bénéficient à nouveau d&rsquo;une collation lors de la récréation de 14 h. À l&rsquo;école élémentaire, les élèves ne reçoivent plus de petit-déjeuner mais conservent les deux autres collations.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les tarifs publiés par la Caisse des écoles de Koungou pour l&rsquo;année scolaire 2025-2026, les familles devaient s&rsquo;acquitter d&rsquo;une participation comprise entre 17 et 25 euros par enfant pour bénéficier du dispositif de collations. Le montant variait en fonction de la date d&rsquo;inscription : 25 euros entre août et décembre, 23 euros entre janvier et février, puis 17 euros à partir du mois de mars.</p>
<p style="text-align: justify;">Au groupe scolaire Maraîcher, quatre fournisseurs assurent jusqu&rsquo;à présent la livraison des collations. Selon les jours, les élèves reçoivent <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/29/sport-fruits-et-bonne-humeur-une-journee-essentielle-pour-les-maternelles-de-koungou/">des jus, des gâteaux, des fromages</a> et parfois des fruits ou des yaourts. De quoi garantir à tous un minimum d&rsquo;apports nutritionnels pour tenir la journée en classe et favoriser leur concentration.</p>
<figure id="attachment_54213" aria-describedby="caption-attachment-54213" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54213" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-300x200.jpg" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54213" class="wp-caption-text">Un garçon porte des paquets de chips en attendant la sortie des élèves. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Car la fin annoncée des collations pourrait également renforcer le recours aux achats spontanés devant les écoles. Des produits peu coûteux, mais pauvres sur le plan nutritionnel, qui risquent de se substituer davantage aux collations distribuées jusqu&rsquo;à présent dans les établissements.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Cela fait déjà quatre ou cinq ans qu’il y a des collations dans les écoles, et du jour au lendemain, tout s&rsquo;arrête ! Je ne comprends pas »</em>, souligne une employée de la Caisse des écoles, également parent d&rsquo;élève.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le maire actuel souhaite supprimer les collations en raison de leur mauvaise qualité. Cette décision peut se comprendre, mais il aurait fallu prévoir une solution de remplacement avant d&rsquo;annoncer des mesures aussi drastiques »</em>, remarque une enseignante à Koungou. Pour le moment, aucune information n&rsquo;a été transmise à propos d&rsquo;une éventuelle <em>« solution de remplacement ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je suis en première ligne pour connaître ce que vivent une grande partie de nos élèves. De nombreuses familles ne disposent pas de revenus suffisants pour acheter un goûter chaque jour à leurs enfants. Cette mesure risque donc d&rsquo;accentuer encore davantage les inégalités sociales, ce qui est particulièrement regrettable ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le petit-déjeuner du rectorat, dernier filet de sécurité</strong></h2>
<figure id="attachment_54211" aria-describedby="caption-attachment-54211" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54211" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-300x200.jpg" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54211" class="wp-caption-text">La fin annoncée des collations pourrait renforcer le recours aux achats spontanés devant les écoles. Des produits peu coûteux, mais pauvres sur le plan nutritionnel. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si les collations de la Caisse des écoles sont effectivement supprimées à la rentrée prochaine, certains établissements scolaires obtiennent toutefois un petit-déjeuner scolaire financée par le rectorat.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous espérons qu&rsquo;il ne sera pas supprimé à son tour »,</em> observe l&rsquo;enseignante, qui précise que toutes les écoles n&rsquo;en bénéficient pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, au sein même du groupe scolaire Maraîcher, l&rsquo;école maternelle perçoit cette collation, tandis que l&rsquo;école élémentaire n&rsquo;en dispose pas. L&rsquo;un des deux enfants de Mariama continuera donc à recevoir une collation à l&rsquo;école. L&rsquo;autre non. De quoi créer des disparités au sein même des familles.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce dispositif est, à ce stade, maintenu dans l’académie »,</em> assure le rectorat. <em>« Toutefois, le volume d’élèves concernés ainsi que les modalités précises de mise en œuvre sont en cours d’arbitrage au niveau du ministère durant la période estivale ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>* les prénoms ont été modifiés pour préserver l&rsquo;anonymat.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/a-koungou-la-fin-annoncee-des-collations-scolaires-inquiete-familles-et-enseignants/">À Koungou, la fin annoncée des collations scolaires inquiète familles et enseignants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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