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	<title>Archives des Santé - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Santé - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 02:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant huit ans, Malika Bouti a reçu des femmes, des hommes, des adolescents et des familles dans les centres de protection maternelle et infantile de Mayotte. À quelques mois de la retraite, la conseillère conjugale et familiale souhaite transmettre la mémoire d'un métier discret, où l'écoute devient parfois le premier rempart contre les violences.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa voix arrive avant le reste. Légèrement éraillée, un peu cassée, elle oblige presque à ralentir. Rien ne semble pressé chez Malika Bouti. Les mots sont choisis, pesés. Elle cherche parfois la formulation la plus juste, s&rsquo;interrompt quelques secondes, reprend. Dans son bureau, le silence n&rsquo;est jamais un vide : il fait partie de la rencontre.</p>
<figure id="attachment_56251" aria-describedby="caption-attachment-56251" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-56251" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="193" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1024x659.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-768x494.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-150x97.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-696x448.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1068x688.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-500x322.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-800x515.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png 1134w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56251" class="wp-caption-text">Conseillère conjugale et familiale au Département-Région de Mayotte, Malika Bouti accompagne des femmes, des hommes, des couples et des mineurs confrontés à des difficultés affectives, relationnelles ou à des violences, depuis huit ans sur le 101ème département français. Photographie / DR.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis huit ans, cette conseillère conjugale et familiale du Département-Région de Mayotte reçoit celles et ceux qui franchissent la porte des institutions sanitaires et sociales, avec une inquiétude, une question, une souffrance ou un choix difficile à faire. Des mineurs, des couples, des femmes enceintes, des familles, des personnes en situation de handicap. Toutes trouvent la même disponibilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, résume-t-elle immédiatement, consiste à <em>« écouter, informer, orienter »</em>. Puis elle ajoute : <em>« Cela tourne autour du cycle de la vie des personnes. On propose des entretiens individuels, des entretiens de couple ou en famille. Je reçois tous les publics, du mineur à la famille ».</em>  Trois verbes. Une mission immense.</p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de son départ à la retraite, elle n&rsquo;a pas souhaité raconter sa carrière pour parler d&rsquo;elle-même. Elle veut surtout laisser une trace d&rsquo;un métier que beaucoup connaissent mal, alors même qu&rsquo;il accompagne les violences conjugales, les conflits familiaux, les séparations, les grossesses précoces, les demandes d&rsquo;interruption volontaire de grossesse ou encore les traumatismes laissés par les parcours de vie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Derrière chaque entretien, une vie qui cherche un appui</b></h2>
<figure id="attachment_56252" aria-describedby="caption-attachment-56252" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-56252 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1024x766.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--768x575.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1536x1149.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--150x112.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--485x360.jpeg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--696x521.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1068x799.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--500x374.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--800x599.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1280x958.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1320x988.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56252" class="wp-caption-text">Au-delà des entretiens individuels, les conseillers conjugaux et familiaux interviennent auprès de tous les publics, notamment des enfants et des adolescents, pour aborder les relations, le consentement, les émotions et la santé sexuelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avant de devenir conseillère conjugale et familiale, Malika Bouti était éducatrice spécialisée. Si elle s&rsquo;est orientée vers cette profession, c&rsquo;est d&rsquo;abord par engagement. <em>« Je faisais beaucoup de bénévolat et j&rsquo;ai rencontré des femmes qui étaient seules face aux difficultés de la vie, à la précarité, aux violences qu&rsquo;elles subissaient. C&rsquo;est difficile quand tu dois élever des enfants, que tu n&rsquo;as jamais travaillé et que tu te retrouves seule ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette rencontre avec la vulnérabilité a façonné sa manière d&rsquo;exercer. Aujourd&rsquo;hui encore, elle refuse de réduire les personnes qu&rsquo;elle reçoit à leur difficulté du moment. <em>« J&rsquo;accompagne dans toutes les étapes de la vie affective et relationnelle : du début de la relation jusqu&rsquo;à une rupture, un décès, une séparation, un conflit. On va s&rsquo;intéresser à la personne victime de violences conjugales et intrafamiliales. Nous, on fait du psycho-social, on s&rsquo;appuie sur les ressources des personnes pour les aider à élaborer la pensée ». </em>Dans son discours, un mot revient souvent : accompagner. Jamais sauver. Jamais décider. Accompagner. Cette nuance résume toute une philosophie professionnelle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Une demande »</em>, jamais <em>« un problème » </em></b></h2>
<figure id="attachment_41929" aria-describedby="caption-attachment-41929" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-41929" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41929" class="wp-caption-text">Les entretiens se déroulent en toute confidentialité. « Les gens viennent toujours avec une demande et pas avec un problème », résume Malika Bouti.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil de l&rsquo;entretien, une phrase surgit comme un manifeste.<em> « Les gens viennent toujours avec une demande et pas un problème. Pour moi, un problème, il faut le résoudre, alors qu&rsquo;une demande, c&rsquo;est plus complet ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette différence de vocabulaire dit beaucoup de sa manière de regarder les autres. Une jeune fille mineure demande une IVG ? L&rsquo;entretien ne s&rsquo;arrête pas à une procédure médicale. <em>« Je vais m&rsquo;assurer qu&rsquo;il y a consentement (&#8230;) parfois dans un entretien ça marche, parfois non. Dans cet entretien psycho-social, je dois repérer les difficultés. Est-ce qu&rsquo;elle a besoin d&rsquo;aide alimentaire ? Je vais faire un point avec des associations. Une difficulté peut en cacher une autre ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le travail consiste autant à écouter ce qui est exprimé qu&rsquo;à comprendre ce qui reste enfoui. Les entretiens deviennent alors un point d&rsquo;entrée vers d&rsquo;autres formes d&rsquo;accompagnement : protection de l&rsquo;enfance, soutien psychologique, aide sociale, accès aux droits ou orientation médicale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Après Chido, les blessures invisibles</b></h2>
<figure id="attachment_43502" aria-describedby="caption-attachment-43502" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43502" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Vahibé 1, école, établissement scolaire, cyclone, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43502" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, de nombreux entretiens ont fait ressurgir d&rsquo;anciens traumatismes. « Les personnes parlaient de leurs difficultés mais pas du cyclone », raconte Malika Bouti. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a profondément marqué son exercice. Lorsque les premiers entretiens reprennent, en janvier 2025, Malika Bouti s&rsquo;attend à entendre des récits de maisons détruites ou de pertes matérielles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se passe autre chose. <em>« Les personnes parlaient de leurs problèmes et de leurs difficultés mais pas du cyclone. Elles ne disaient pas qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient plus de maison. Il y avait de gros psychotraumatismes, des violences, des viols vécus dans l&rsquo;enfance ou le passé. Tout cela est remonté à la surface après le cyclone ».  </em>Comme si la catastrophe avait fissuré des silences beaucoup plus anciens. Dans ces moments-là, le métier dépasse largement le cadre de la vie conjugale. Il devient un lieu où des traumatismes longtemps enfouis trouvent enfin une possibilité d&rsquo;être nommés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Protéger sans rompre la confiance</b></h2>
<figure id="attachment_53521" aria-describedby="caption-attachment-53521" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53521" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53521" class="wp-caption-text">Médecins, sages-femmes, éducateurs, associations, protection maternelle et infantile&#8230; Le métier de conseiller conjugal et familial repose sur un travail permanent de coordination entre acteurs sanitaires et sociaux. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Certaines confidences obligent aussi à agir. Lorsqu&rsquo;un mineur est en danger, le signalement s&rsquo;impose. <em>« C&rsquo;est important de les faire. Surtout pour protéger les mineurs. On est dans l&rsquo;obligation au niveau de la loi de faire des signalements ».</em> Mais elle refuse que cette obligation détruise la relation de confiance. <em>« Je laisse toujours une porte ouverte aux jeunes, aux mineurs, en disant : « Je te crois et si tu as besoin, on peut en reparler. ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis elle ajoute une phrase qui résume sa pratique : <em>« Je peux dire à une jeune fille : je te comprends mais je suis inquiète pour toi aussi. Pas pour la faire culpabiliser ou lui faire peur, mais pour que les jeunes aient leur place aussi, intègrent mes émotions et se sentent à égalité avec moi. On est humains. L&rsquo;échange doit être humain, posé à égalité, dans la confiance ». </em>Cette égalité, elle y revient souvent. Dans son bureau, chacun doit pouvoir retrouver une place de sujet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Huit ans pour comprendre Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_6784" aria-describedby="caption-attachment-6784" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6784" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-768x520.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-150x102.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-696x472.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6784" class="wp-caption-text">Mayotte, les violences conjugales et intrafamiliales s&rsquo;entremêlent parfois avec des pressions familiales et sociales. Une réalité que Malika Bouti dit avoir appris à appréhender au fil de ses huit années d&rsquo;exercice sur le territoire.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;elle arrive sur le territoire, elle découvre une société dont elle ne connaît ni les équilibres ni les codes. Plutôt que d&rsquo;appliquer des recettes apprises ailleurs, elle choisit d&rsquo;observer. <em>« Je ne suis pas arrivée de métropole en disant que je connaissais mieux. Je suis venue avec mes valeurs et mon engagement mais j&rsquo;ai pris le temps de comprendre ce qu&rsquo;était Mayotte, ce que représentait son ADN, pour mieux être au service des personnes, comprendre la culture, la religion. Je lis encore des articles, je lis des romans, je prends le temps ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce temps consacré à comprendre le territoire lui paraît indispensable. Dans les situations qu&rsquo;elle rencontre, les violences s&rsquo;entremêlent parfois avec les normes sociales, les pressions familiales ou les représentations de la sexualité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les différences sont surtout autour de la sexualité et des violences. Quand une jeune mineure est enceinte, parfois les familles préfèrent la marier de force, s&rsquo;arranger avec l&rsquo;autre famille. La famille met la pression ». </em>Le mot revient plusieurs fois : pression.<em> « Ce qu&rsquo;il faut réduire, c&rsquo;est cette pression dont sont victimes les jeunes sur leur sexualité, leur corps, leur vie, leur liberté ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une parole qui commence à se libérer</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">Information sur les violences, contraception, IVG, consentement&#8230; La prévention constitue une part importante du travail des conseillers conjugaux et familiaux en lien avec l&rsquo;ensemble des professionnels du médico-social. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malika Bouti observe pourtant des évolutions. Lorsqu&rsquo;elle est arrivée à Mayotte, les grossesses précoces la frappaient particulièrement. Aujourd&rsquo;hui, les demandes d&rsquo;IVG occupent davantage son activité et les IVG médicamenteuses se développent progressivement dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI). Surtout, elle constate que la parole circule davantage.<em> « J&rsquo;ai remarqué que maintenant la parole se libère de plus en plus. Cela ne s&rsquo;est pas fait comme ça. Il y a eu un gros travail collectif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle cite notamment le collectif CIDE, d&rsquo;autres associations, institutions, campagnes de communication, et nouvelles instances de coordination. Mais elle reste lucide. <em>« Il manque des maillons. Ce qui manque beaucoup ici, c&rsquo;est de l&rsquo;organisation et de la coordination. Il faut que tout soit articulé comme un wagon et qu&rsquo;on aille de l&rsquo;un à l&rsquo;autre, mais ensemble ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, explique-t-elle, n&rsquo;a de sens que dans cette articulation permanente avec les autres professionnels. <em>« On n&rsquo;est pas des travailleurs sociaux comme les autres. On est à la frange entre le médical et le social. C&rsquo;est du médico-social pour informer et orienter les personnes ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Je reçois aussi beaucoup » </b></em></h2>
<p style="text-align: justify;">À la fin de l&rsquo;entretien, la conversation quitte les procédures et les dispositifs. Elle devient plus personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi était-il important de parler aujourd&rsquo;hui ? Malika Bouti sourit. <em>« Mayotte m&rsquo;a accueillie dès que je suis arrivée. Je voulais aller au-delà d&rsquo;aider les personnes. Bien sûr, je les aide, mais pas que ça. On dit beaucoup, en tant que travailleur social : « j&rsquo;ai donné ». D&rsquo;accord. Mais on reçoit aussi. Il ne faut pas oublier ça. On reçoit tous les jours. Souvent, je finis ma journée et je me dis : waouh, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est beau. Quand je me lève le matin, je me dis que c&rsquo;est génial ce que je fais. Je sais que ça va être difficile mais je me sens utile. Je suis réconciliée dans ma fonction et mon travail psycho-social. C&rsquo;est un bilan positif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis sa voix retrouve sa consistance. <em>« C&rsquo;est une mission profondément humaine, encore plus à Mayotte. Elle a donné du sens à mon engagement. Je leur dis aux gens : merci. Maharaba. Ici, ils sont dans un endroit sécurisé avec moi. S&rsquo;ils sont en danger, j&rsquo;ai une obligation de faire des signalements. Mais d&rsquo;abord, j&rsquo;instaure une relation de confiance ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle marque une dernière pause. <em>« Je crois beaucoup à l&rsquo;engagement et à l&rsquo;humanité dans ce travail-là. Tu ne peux pas mettre de côté cela. J&rsquo;ai rencontré de belles personnes dans mes entretiens mais aussi des partenaires, des gens formidables… et même dans le journalisme, c&rsquo;est magnifique ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de la retraite, Malika Bouti ne laissera pas seulement derrière elle des dossiers ou des rendez-vous. Elle laissera une manière d&rsquo;exercer, qui consiste à considérer que derrière chaque demande se trouve une personne entière, digne d&rsquo;être écoutée avant d&rsquo;être orientée. Dans un territoire souvent raconté à travers ses urgences, où les sujets sont mouvementés par les crises successives, cet engagement discret est certainement son héritage le plus précieux.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Mlezi Maore : Face aux crises à répétition, l’association dresse son bilan et fixe son cap jusqu&#8217;en 2031</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/13/mlezi-maore-face-aux-crises-a-repetition-lassociation-dresse-son-bilan-et-fixe-son-cap-jusquen-2031/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 02:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Action sociale]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>
		<category><![CDATA[Feuille de route]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Mlezi Maore]]></category>
		<category><![CDATA[Réseau Inter-Associatif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré les stigmates encore bien visibles du cyclone Chido, les destructions d'infrastructures et un contexte sécuritaire sous haute tension, l'association Mlezi Maore vient de publier son rapport d'activité 2025. En parallèle, la filiale du Groupe SOS dévoile sa feuille de route stratégique pour la période 2026-2031 afin de consolider durablement son action au service des publics les plus vulnérables du territoire. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/13/mlezi-maore-face-aux-crises-a-repetition-lassociation-dresse-son-bilan-et-fixe-son-cap-jusquen-2031/">Mlezi Maore : Face aux crises à répétition, l’association dresse son bilan et fixe son cap jusqu&rsquo;en 2031</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Sur le terrain mahorais, l&rsquo;année 2025 s&rsquo;est imposée comme celle de tous les défis pour les acteurs de l&rsquo;action sociale. Entre les séquelles matérielles du cyclone Chido &#8211; qui a notamment provoqué la destruction totale du CHRS d&rsquo;Hajangua et de l&rsquo;établissement de placement éducatif DAGO -, les relocalisations d&rsquo;urgence et les tensions sociopolitiques récurrentes, Mlezi Maore a dû faire preuve d&rsquo;une adaptabilité de chaque instant.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans son rapport d&rsquo;activité 2025, la direction souligne la mobilisation exemplaire de ses 699 professionnels pour assurer la continuité des soins, de la protection de l&rsquo;enfance et de l&rsquo;accompagnement social. Cette présence quotidienne sur le terrain s&rsquo;est traduite par un impact massif auprès de la population locale. L&rsquo;association a ainsi suivi 9.867 bénéficiaires directs dans le cadre de parcours éducatifs, thérapeutiques ou d&rsquo;insertion professionnelle. Parallèlement, 13.811 personnes ont été orientées vers les dispositifs de droit commun et 27.024 citoyens ont été sensibilisés lors de maraudes, d&rsquo;ateliers de prévention ou d&rsquo;actions de médiation sanitaire.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour mener à bien ces missions, l&rsquo;association a géré un budget de fonctionnement global de 46,7 millions d&rsquo;euros, financé principalement par l&rsquo;Agence Régionale de Santé à hauteur de 31,8 %, par la DEETS pour 24 % et par le Conseil départemental de Mayotte pour 15 %.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Face aux urgences du territoire</strong></h2>
<figure id="attachment_56716" aria-describedby="caption-attachment-56716" style="width: 211px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56716" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/ragcouv2025-211x300.png" alt="" width="211" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/ragcouv2025-211x300.png 211w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/ragcouv2025-150x213.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/ragcouv2025-300x427.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/ragcouv2025-500x711.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/ragcouv2025.png 626w" sizes="auto, (max-width: 211px) 100vw, 211px" /><figcaption id="caption-attachment-56716" class="wp-caption-text">La jeunesse a occupé une grande partie des actions de la structure.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Comme le rappelle le directeur général, Hugues Makengo, <em>« aucun acteur ne peut répondre seul à l&rsquo;immensité des besoins sociaux de l’île ».</em> Cette réalité a conduit Mlezi Maore à cofonder le Réseau Inter-Associatif de Mayotte afin de structurer et de mutualiser les moyens d&rsquo;urgence entre les organisations locales.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le rapport d&rsquo;activité 2025 met en lumière l&rsquo;éventail très large des compétences déployées par Mlezi Maore sur l&rsquo;ensemble du territoire mahorais. Le pôle jeunesse et protection de l&rsquo;enfance demeure l&rsquo;un des piliers majeurs de la structure.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Durant l&rsquo;année écoulée, 759 jeunes ont été pris en charge par les services d&rsquo;action éducative en milieu ouvert ou au sein des dispositifs de mise à l&rsquo;abri pour mineurs non accompagnés. En complément, les structures d&rsquo;hébergement éducatif et judiciaire ont offert un cadre structurant à des dizaines d&rsquo;adolescents en grande difficulté sociale ou familiale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Sur le volet de la prévention, la Maison des Adolescents et le Point Accueil Écoute Jeunes ont franchi un cap historique en touchant plus de 15.000 jeunes à travers des suivis individuels, des consultations psychologiques et des ateliers scolaires.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une action sur tous les fronts </strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans le domaine du handicap et des troubles du neuro développement, les trois Centres d&rsquo;Action Médico-Sociale Précoce ont continué d&rsquo;assurer le suivi rééducatif et médical de centaines d&rsquo;enfants âgés de 0 à 6 ans.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La Plateforme Autisme a renforcé son rôle de centre ressource grâce au travail d&rsquo;évaluation mené par l&rsquo;Équipe Diagnostic de Proximité et le Centre de Ressources Autisme. En matière d&rsquo;inclusion scolaire, l&rsquo;Unité d&rsquo;Enseignement Élémentaire Autisme installée à Mroalé a fonctionné à plein régime en accueillant des élèves diagnostiqués avec des troubles du spectre autistique au sein d&rsquo;une école ordinaire.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le secteur de l&rsquo;hébergement, du logement et de l&rsquo;insertion a lui aussi absorbé une charge d&rsquo;activité considérable en pilotant plus de 1.000 places d&rsquo;accueil. En réponse aux urgences administratives et sécuritaires de l&rsquo;État, l&rsquo;association a ouvert en un temps record 300 places dédiées aux demandeurs d&rsquo;asile dans le cadre du dispositif d&rsquo;urgence HUDA.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Feuille de route 2026-2031</strong></h2>
<figure id="attachment_17770" aria-describedby="caption-attachment-17770" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-17770 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20220429_082424-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20220429_082424-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20220429_082424-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20220429_082424-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20220429_082424-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20220429_082424-1.jpg 780w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-17770" class="wp-caption-text">En plus de la jeunesse et du handicap, Mlezi Maoré s&rsquo;est aussi penchée sur des sujets tels que la prostitution et les violences conjugales.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L&rsquo;organisme a également consolidé ses actions ciblées en faveur de la dignité humaine, à l&rsquo;image du Parcours de Sortie de Prostitution et de l&rsquo;ouverture de places d&rsquo;hébergement spécifiques au sein du Centre de Prise en Charge des Auteurs de violences conjugales. Sur le plan de l&rsquo;insertion professionnelle, les chantiers agricoles et l&rsquo;auto-école sociale ont généré plus de 70.000 heures d&rsquo;insertion pour accompagner les publics éloignés de l’emploi.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au-delà de la gestion des urgences quotidiennes, Mlezi Maore a mis à profit l&rsquo;année 2025 pour élaborer son Projet Stratégique Associatif pour la période 2026-2031. Construit de manière participative avec l&rsquo;implication de près de 80 % des salariés, ce document définit les grandes lignes de l&rsquo;action associative pour les cinq prochaines années.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette trajectoire repose sur la modernisation de la gouvernance par un pilotage centré sur la qualité, la garantie d&rsquo;un accompagnement personnalisé sans rupture de parcours pour les usagers, l&rsquo;ancrage de l&rsquo;innovation sociale par des plateformes de proximité modulables et la consolidation d&rsquo;un modèle économique responsable.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans un département où plus de la moitié de la population a moins de 18 ans et fait face à des défis d&rsquo;une ampleur inédite, Mlezi Maore réaffirme sa détermination à construire un avenir digne pour toute la jeunesse et les familles de Mayotte.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"> Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/13/mlezi-maore-face-aux-crises-a-repetition-lassociation-dresse-son-bilan-et-fixe-son-cap-jusquen-2031/">Mlezi Maore : Face aux crises à répétition, l’association dresse son bilan et fixe son cap jusqu&rsquo;en 2031</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Plage de N&#8217;Gouja : l’ARS annonce la levée de la vigilance et autorise à nouveau la baignade</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/12/plage-de-ngouja-lars-annonce-la-levee-de-la-vigilance-et-autorise-a-nouveau-la-baignade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 12:40:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[plage de N'Gouja]]></category>
		<category><![CDATA[qualité des eaux de baignade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à des signalements de symptômes survenus fin juillet chez des personnes ayant fréquenté la plage de N&#8217;Gouja (brûlures, rougeurs, cloques, démangeaisons, signes d&#8217;irritation des voies respiratoires), l&#8217;Agence régionale de santé de Mayotte a conduit une évaluation environnementale du site qui a porté sur deux volets complémentaires : &#8211; le contrôle de la qualité des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/12/plage-de-ngouja-lars-annonce-la-levee-de-la-vigilance-et-autorise-a-nouveau-la-baignade/">Plage de N&rsquo;Gouja : l’ARS annonce la levée de la vigilance et autorise à nouveau la baignade</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Suite à des signalements de symptômes survenus fin juillet chez des personnes ayant fréquenté la plage de N&rsquo;Gouja (brûlures, rougeurs, cloques, démangeaisons, signes d&rsquo;irritation des voies respiratoires), l&rsquo;Agence régionale de santé de Mayotte a conduit une évaluation environnementale du site qui a porté sur deux volets complémentaires :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; le contrôle de la qualité des eaux de baignade, qui ne met pas en évidence d&rsquo;élément de nature à présenter un risque sanitaire pour les baigneurs ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; l&rsquo;observation de dépôts d’algues échouées sur la plage, qui ne révèle pas d&rsquo;élément susceptible d&rsquo;entretenir le phénomène observé fin juillet.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les résultats d’analyse de l’eau ne rend pas compte d’une qualité dégradée de l’eau de baignade, et il n’a pas été constaté depuis d’échouage d’algues en quantité importante.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Parallèlement l’ARS a constaté une baisse significative des signalements recueillis auprès de la population et par les professionnels de santé depuis le 26 juillet ; le dernier signalement reçu remonte au 1er août 2026, confirmant le caractère transitoire de l&rsquo;épisode.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Ces constats convergents permettent de considérer que la situation environnementale du site est revenue à la normale. Les résultats de ces investigations permettent la levée de la vigilance mise en place le 29 juillet. L&rsquo;ARS lève donc la vigilance en vigueur sur la plage de N&rsquo;Gouja et le conseil d’éviter la fréquentation et la baignade sur ce site. Elle poursuit, en lien avec les communes, le contrôle sanitaire régulier de la qualité des eaux de baignade.</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Toute personne présentant des symptômes après avoir fréquenté une plage est invitée à consulter un médecin et à adresser un signalement à l&rsquo;ARS Mayotte à l&rsquo;adresse suivante : ars976-alerte@ars.sante.fr.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/12/plage-de-ngouja-lars-annonce-la-levee-de-la-vigilance-et-autorise-a-nouveau-la-baignade/">Plage de N&rsquo;Gouja : l’ARS annonce la levée de la vigilance et autorise à nouveau la baignade</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La chaleur de Mayotte est reconnue comme un risque sanitaire&#8230; mais ses effets restent largement méconnus</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/la-chaleur-de-mayotte-est-reconnue-comme-un-risque-sanitaire-mais-ses-effets-restent-largement-meconnus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 02:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chaleur]]></category>
		<category><![CDATA[HAS]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Météo-France]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de la Santé]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
		<category><![CDATA[Température]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56101</guid>

					<description><![CDATA[<p> Alors que Santé publique France identifie la température comme un facteur de risque pour la santé dans les départements d'Outre-mer, l'agence reconnaît qu'à Mayotte aucun système de surveillance spécifique ne permet aujourd'hui de mesurer les effets sanitaires de la chaleur sur la population.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/la-chaleur-de-mayotte-est-reconnue-comme-un-risque-sanitaire-mais-ses-effets-restent-largement-meconnus/">La chaleur de Mayotte est reconnue comme un risque sanitaire&#8230; mais ses effets restent largement méconnus</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les températures augmentent, les nuits chaudes se multiplient et le changement climatique transforme progressivement le climat mahorais.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais alors même qu&rsquo;une étude nationale publiée en avril 2026 montre que la température constitue un facteur de risque pour la santé dans les départements et régions d’Outre-mer, Santé publique France-Mayotte indique à notre rédaction qu&rsquo;aucune surveillance spécifique des effets sanitaires de la chaleur n&rsquo;est mise en œuvre à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Une absence de données qui empêche notamment de mesurer les conséquences du réchauffement ou d&rsquo;événements récents comme le cyclone Chido.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une chaleur de plus en plus présente à Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_29454" aria-describedby="caption-attachment-29454" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Moya-2-apres-Chido.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-29454 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Moya-2-apres-Chido-300x169.jpg" alt="Mayotte, tortues, Oulanga Na Nyamba," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Moya-2-apres-Chido-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Moya-2-apres-Chido-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Moya-2-apres-Chido-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Moya-2-apres-Chido-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Moya-2-apres-Chido-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Moya-2-apres-Chido-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Moya-2-apres-Chido-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Moya-2-apres-Chido-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Moya-2-apres-Chido.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-29454" class="wp-caption-text">Depuis le passage du cyclone Chido, la disparition d&rsquo;une partie du couvert végétal et les travaux de reconstruction ont modifié le paysage dans plusieurs secteurs de l&rsquo;île. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la chaleur fait partie du quotidien. Mais derrière cette apparente normalité, les scientifiques observent une évolution de fond. Les températures augmentent progressivement sous l&rsquo;effet du changement climatique et les journées comme les nuits chaudes deviennent de plus en plus fréquentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/22/canicule-et-si-la-vraie-chaleur-etait-ailleurs-a-mayotte-un-climat-qui-change-sans-faire-de-bruit/">précédent entretien</a> accordé à notre rédaction, le responsable du centre météorologique de Météo-France Mayotte expliquait que cette tendance s&rsquo;était nettement accélérée depuis les années 2010. L&rsquo;établissement travaille d&rsquo;ailleurs avec l&rsquo;Agence régionale de santé (ARS) et d&rsquo;autres partenaires à la mise en place d&rsquo;un futur dispositif de vigilance chaleur adapté aux réalités tropicales, les seuils utilisés en France hexagonale n&rsquo;étant pas transposables à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques mois après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, de nombreux habitants évoquent également un ressenti de chaleur plus important dans certains quartiers, en raison de la disparition d&rsquo;une partie du couvert végétal et des travaux de reconstruction. Un phénomène que Météo-France estimait plausible, tout en rappelant qu&rsquo;il n&rsquo;a pas encore été quantifié scientifiquement. Une autre question se pose alors : cette évolution du climat et du cadre de vie a-t-elle déjà des conséquences mesurables sur la santé des Mahorais ?</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une étude qui confirme un risque sanitaire</b></h2>
<figure id="attachment_56107" aria-describedby="caption-attachment-56107" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56107" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-300x200.jpg" alt="Mayotte, chaleur, enfants, risque sanitaire, ARS, SpF, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1146-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56107" class="wp-caption-text">Les enfants sont les premières victimes de ces températures élevées. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En avril 2026, Santé publique France a publié une étude intitulée : <i>Estimation de la mortalité attribuable à la température dans les départements et régions d&rsquo;Outre-mer</i>. Réalisée sur la période 2014-2022 dans les cinq départements et régions d&rsquo;Outre-mer, elle avait pour objectif d&rsquo;évaluer l&rsquo;influence de la température sur la mortalité afin d&rsquo;éclairer les politiques d&rsquo;adaptation au changement climatique.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport rappelle notamment qu&rsquo; <em>« en moyenne, les températures sont plus élevées à Mayotte et en Guyane »</em> et que <em>« la mortalité toutes causes confondues est plus élevée dans les DROM, et en particulier à Mayotte, en Guyane et en Guadeloupe, que dans les départements de l&rsquo;Hexagone ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs montrent que, dans chacun des DROM étudiés, la température influence le risque de décès. Leur analyse met en évidence une relation dite <em>« en U »</em> : la mortalité augmente lorsque les températures s&rsquo;éloignent de la température habituelle, aussi bien lors des périodes les plus froides que lors des plus chaudes. Sur l&rsquo;ensemble des cinq territoires et de la période étudiée, ils estiment que 1.805 décès sont attribuables aux températures chaudes, contre 2.299 aux températures froides.</p>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs concluent que <em>« la température constitue un facteur de risque important pour la santé dans les DROM, avec un impact qui pourrait s&rsquo;aggraver avec le changement climatique »</em>. Ils estiment que l&rsquo;adaptation devra notamment s&rsquo;appuyer sur des systèmes d&rsquo;alerte, des politiques de prévention ciblées lors des événements les plus extrêmes et des mesures structurelles visant à réduire les expositions et améliorer les conditions de logement.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>À Mayotte, aucun suivi spécifique des effets de la chaleur</b></h2>
<figure id="attachment_50221" aria-describedby="caption-attachment-50221" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50221 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-300x200.jpg" alt="Mayotte, chaleur, ouvriers, travaux, reconstruction, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1078-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50221" class="wp-caption-text">Si Météo-France estime que ces changements ont probablement modifié le ressenti thermique dans certains secteurs, aucun indicateur sanitaire ne permet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;en mesurer les effets sur la population. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de savoir comment ces effets se traduisent concrètement à Mayotte, la réponse de Santé publique France-Mayotte est sans équivoque. Interrogée par notre rédaction, l&rsquo;antenne mahoraise de l&rsquo;agence indique ne pas disposer d&rsquo;un dispositif permettant de suivre l&rsquo;impact sanitaire des fortes chaleurs. <em>« Nous ne surveillons pas, en routine, les effets de la chaleur sur la santé de la population. Nous ne disposons donc pas d&rsquo;un système de surveillance dédié ni d&rsquo;indicateurs permettant de suivre cet impact au fil du temps »</em>, répond l’agence épidémiologique.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;organisme précise que les seuls indicateurs actuellement disponibles sont ceux présentés dans le rapport publié en avril 2026. <em>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;un travail ponctuel réalisé par nos collègues du siège, en collaboration avec notre équipe. En dehors des éléments figurant dans ce rapport, nous ne disposons pas d&rsquo;autres données sur cette thématique »</em>, poursuit l&rsquo;agence.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, si le rapport démontre que la température constitue bien un facteur de risque sanitaire dans les territoires ultramarins, il n&rsquo;existe aujourd&rsquo;hui à Mayotte aucun système de surveillance permettant de suivre, au fil des années, les déshydratations, les coups de chaleur ou d&rsquo;autres conséquences sanitaires directement liées aux fortes températures.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Chido : une question qui reste sans réponse</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette absence de surveillance a une conséquence directe. Depuis le passage du cyclone Chido, de nombreux habitants décrivent une chaleur plus difficile à supporter dans certains secteurs de l&rsquo;île. La disparition d&rsquo;une partie de la végétation, les surfaces mises à nu et les travaux de reconstruction ont profondément modifié certains paysages. Mais ces évolutions ont-elles eu un impact sur la santé de la population ?</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce point, Santé publique France-Mayotte indique ne pas être en mesure de répondre. <em>« Nous ne sommes pas en mesure d&rsquo;analyser si les effets de la chaleur sur la santé de la population ont évolué depuis le passage du cyclone Chido »</em>, confie l’agence.<span class="Apple-converted-space">  </span>Impossible de dire, à ce stade, si les recours aux soins dans le secteur libéral ou au CHM, pour déshydratation, coups de chaleur ou d&rsquo;autres pathologies liées aux fortes températures ont augmenté depuis le passage du cyclone.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un angle mort face au changement climatique</b></h2>
<figure id="attachment_56648" aria-describedby="caption-attachment-56648" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56648" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/temperatures-300x206.jpg" alt="" width="300" height="206" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/temperatures-300x206.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/temperatures-768x528.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/temperatures-150x103.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/temperatures-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/temperatures-696x479.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/temperatures-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/temperatures-500x344.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/temperatures.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56648" class="wp-caption-text">Le rapport publié par Santé publique France souligne que la température constitue déjà un facteur de risque sanitaire dans les départements et régions d’Outre-mer, et que cette menace pourrait s’intensifier avec le changement climatique.(Illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le constat met surtout un paradoxe préoccupant. Comme l’ensemble des territoires français et de la planète, Mayotte se réchauffe. Les données climatiques montrent une hausse progressive des températures, avec davantage de journées et de nuits chaudes. Mais dans cet archipel déjà marqué par un climat chaud toute l’année, cette évolution s’installe presque silencieusement, sans forcément être immédiatement perceptible au quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ce qui inquiète les spécialistes. Alors que la hausse des températures est désormais documentée, ses conséquences sur la santé des habitants restent largement inconnues. Les épidémiologistes ne disposent toujours pas d’indicateurs suffisamment précis pour mesurer l’évolution des effets des fortes chaleurs sur la population mahoraise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport publié par Santé publique France souligne pourtant que la température constitue déjà un facteur de risque sanitaire dans les départements et régions d’Outre-mer, et que cette menace pourrait s’intensifier avec le changement climatique. À mesure que les épisodes de chaleur deviendront plus fréquents ou plus intenses, l’absence de données locales pourrait compliquer l’anticipation et la prévention des impacts sanitaires. Un angle mort qui pourrait devenir un enjeu majeur de santé publique dans les années à venir, sur une île déjà confrontée à des fortes chaleurs et aux pénuries d’eau.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/la-chaleur-de-mayotte-est-reconnue-comme-un-risque-sanitaire-mais-ses-effets-restent-largement-meconnus/">La chaleur de Mayotte est reconnue comme un risque sanitaire&#8230; mais ses effets restent largement méconnus</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Haki za wanatsa, mise sur l’art pour agir sur la santé mentale des jeunes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/haki-za-wanatsa-mise-sur-lart-pour-agir-sur-la-sante-mentale-des-jeunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 02:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds d’expérimentation pour la jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Haki Za Wanatsa - Collectif CIDE]]></category>
		<category><![CDATA[l’Université Sorbonne Paris Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56635</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retenu par le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse, le projet « Arts &#038; Compétences Psychosociales » sera mené pendant trois ans auprès de 2.000 jeunes, avec l’objectif de mesurer l’effet du théâtre, du chant ou encore de l’improvisation sur leurs compétences psychosociales.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/haki-za-wanatsa-mise-sur-lart-pour-agir-sur-la-sante-mentale-des-jeunes/">Haki za wanatsa, mise sur l’art pour agir sur la santé mentale des jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la santé mentale des jeunes fait face à une situation particulièrement difficile, avec un accès encore limité aux professionnels. C&rsquo;est dans ce contexte, qu&rsquo;un projet porté par Haki Za Wanatsa – Collectif CIDE vient d’obtenir une reconnaissance nationale pour tenter une autre approche : passer par l’art pour permettre aux jeunes de parler de ce qu’ils vivent, quand les mots manquent.</p>
<p style="text-align: justify;">Une démarche qui a été retenue par le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ), piloté par l’Institut national de la Jeunesse et de l&rsquo;Éducation populaire (INJEP), dans le cadre d’un appel à projets consacré à la santé mentale des jeunes ultramarins. Elle sera menée avec les Ceméa Mayotte et le laboratoire UTRPP de l’Université Sorbonne Paris Nord.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une situation qui reste préoccupante</strong></h2>
<figure id="attachment_56655" aria-describedby="caption-attachment-56655" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56655" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226.jpeg 640w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56655" class="wp-caption-text">Beaucoup de jeunes vivent avec une santé mentale fragile.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les données disponibles montrent l’ampleur des difficultés rencontrées sur le territoire, avec 43 % des jeunes Mahorais présentant des symptômes dépressifs, contre 25 % dans l’Hexagone, selon l’étude « Santé mentale des jeunes de l’Hexagone aux Outre-mer. Cartographie des inégalités », publiée l&rsquo;année dernière par la Mutualité Française, de l’Institut Montaigne et l’Institut Terram après une enquête menée auprès de 5.633 jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’offre de soins reste très limitée à Mayotte, en effet, le territoire ne compte qu’un pédopsychiatre et quatre psychiatres pour 100.000 habitants, contre 23 en métropole. En 2024, plus de 40 % des jeunes disaient ne pas savoir vers qui se tourner pour obtenir une aide psychologique. Ces difficultés ne sont pas nouvelles, l’enquête <em>#wamitoo</em> menée par l&rsquo;association en 2021, avait déjà montré l’ampleur des traumatismes vécus dans l’enfance. Un quart des personnes interrogées y témoignait pour la première fois.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur l&rsquo;île, dire « je souffre » ou « j’ai peur » reste difficile. Le projet part de ce constat : entre le silence et l’aveu, il manque parfois un moyen d’exprimer ce que l’on ressent. L&rsquo;art peut alors offrir cet espace.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>2.000 jeunes sensibilisés, 200 suivis sur 8 semaines</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">De septembre 2026 à août 2029, le dispositif déploiera un parcours artistique auprès de 2.000 jeunes de 12 à 25 ans, avec une démarche « d’aller-vers ». Environ 200 d&rsquo;entre eux participeront à des cycles de huit semaines, avec un suivi de l’évolution de leurs compétences psychosociales, et 15 seront formés à la « pair-aidance » pour devenir des relais de prévention dans leurs quartiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Les jeunes seront repérés grâce aux établissements scolaires, aux structures jeunesse et aux réseaux associatifs, avec l’appui des Ceméa Mayotte, à travers leur Point Accueil Écoute Jeunes. « <em>Il ne s’agit pas de sélectionner uniquement des jeunes déjà identifiés comme étant en souffrance psychique. Nous sommes dans une logique de prévention primaire, et non dans un dispositif de soin</em> », explique Philippe Novel, responsable structuration, projets et partenariats.</p>
<figure id="attachment_56656" aria-describedby="caption-attachment-56656" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56656" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224.jpeg 640w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56656" class="wp-caption-text">Les jeunes pourront compter sur le chant ou encore la danse pour s&rsquo;exprimer.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Théâtre, chant, travail de la voix, improvisation et création numérique seront au cœur des ateliers, avec notamment  la création de 60 capsules numériques. .</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif n’est pas seulement de proposer des ateliers, le dispositif fera l’objet d’un suivi scientifique afin de mesurer ce qui évolue chez les personnes qui participeront aux cycles longs. Les mesures seront réalisées à trois moments : avant le cycle, à son issue, puis à distance.</p>
<p style="text-align: justify;">L’équipe observera la gestion des émotions, la confiance en soi, la capacité à s’exprimer, l’écoute, et les relations avec les autres. Questionnaires, observations et retours des jeunes serviront à mesurer les évolutions, avec l’appui du laboratoire de l’Université Sorbonne Paris Nord. L’enjeu est aussi de savoir ce qui fonctionne vraiment : « <em>Ils permettront d’abord d’identifier ce qui fonctionne, pour quels jeunes et dans quelles conditions, afin d’ajuster le programme au cours des trois années</em> », poursuit Philippe Novel.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un financement national, un soutien local</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le FEJ apporte 211.781 euros, soit 65 % du budget du programme. Cette subvention finance la coordination, les interventions artistiques, les cycles de huit semaines, l’accompagnement des jeunes, la formation des « pair-aidants », les outils pédagogiques ainsi que le suivi et l’évaluation. La Direction des affaires culturelles (DAC) de Mayotte a aussi confirmé deux financements dans le cadre de « Culture-Santé ». L’expérience sera aussi suivie au-delà du territoire, et si les résultats sont au rendez-vous, elle pourrait donner des idées à d’autres territoires ultramarins.</p>
<figure id="attachment_50898" aria-describedby="caption-attachment-50898" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50898 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50898" class="wp-caption-text">L&rsquo;association a sollicité des financements auprès de la Direction de l&rsquo;Économie, de l&rsquo;Emploi, du Travail et des Solidarités (DEETS) de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il faudra montrer que les évolutions sont mesurables, que les jeunes adhèrent, que les structures partenaires peuvent se l’approprier et que la méthode est suffisamment documentée. Mais reproductible ne signifie pas identique. L’objectif serait de transmettre une méthode : partir du contexte culturel d’un territoire, utiliser la création comme espace d’expression&#8230;</em> », indique le responsable structuration, projets et partenariats.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, cette approche a déjà plusieurs reconnaissances nationales. L&rsquo;association a remporté le Prix PREV 2025 consacré à la santé mentale, après le Prix PREV 2023, le Prix Gisèle Halimi et la Médaille de l’engagement ultramarin 2025.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Pour Binti Ayinati Saïd, présidente de HZW-CIDE, l’enjeu est désormais de faire de cette expérimentation une démarche collective. « <em>L’État nous fait confiance pour démontrer, données à l’appui, que la culture est un outil de santé publique. Nous invitons les institutions du territoire à faire de cette expérimentation une réussite mahoraise</em> ».</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/haki-za-wanatsa-mise-sur-lart-pour-agir-sur-la-sante-mentale-des-jeunes/">Haki za wanatsa, mise sur l’art pour agir sur la santé mentale des jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 02:30:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[chimique]]></category>
		<category><![CDATA[étude EpiMay]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56476</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’ARS de Mayotte vient de dévoiler, aux côtés de l’Observatoire régional de la santé (ORS) de Mayotte et de l’URPS Infirmiers de l’Océan Indien, le 5e volet de l’étude EpiMay portant sur la consommation de drogues de synthèse, communément appelées « chimique ».</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/">Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Du 2 juin au 8 juillet 2025, l’étude EpiMay a été menée à Mayotte auprès de 1.000 ménages tirés au sort sur l’ensemble du territoire. Cette enquête, permet de mieux connaître l’état de santé de la population mahoraise et de renforcer les données disponibles en santé publique.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une progression de la consommation marquée chez les femmes</strong></h2>
<figure id="attachment_46829" aria-describedby="caption-attachment-46829" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-46829 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46829" class="wp-caption-text">L’étude EpiMay met en évidence une augmentation préoccupante de la consommation depuis 2019.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’étude EpiMay met en évidence une augmentation préoccupante de la consommation depuis 2019, portée notamment par les femmes, dont les niveaux de consommation ont fortement progressé au cours de cette période. Désormais 3 % des femmes déclarent une expérimentation de la « chimique » à un moment de leur vie, contre moins de 1 % six ans auparavant. À ce stade, les résultats de l&rsquo;étude ne permettent pas d&rsquo;identifier les facteurs expliquant la progression observée chez les femmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>La « chimique » un fléau insidieux</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon l’étude EpiMay, près d’un adulte sur vingt déclare avoir déjà consommé de la « chimique ». Ces résultats confirment l’installation de cette drogue de synthèse sur le territoire. Si l’expérimentation reste minoritaire, elle témoigne néanmoins de la diffusion d’un produit aux effets particulièrement imprévisibles et au fort potentiel addictif. Par ailleurs, l’étude estime que 52 adultes pour 10.000 consomment chaque jour cette drogue de synthèse, soit près de 870 personnes concernées à l’échelle de Mayotte.</p>
<figure id="attachment_56477" aria-describedby="caption-attachment-56477" style="width: 223px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56477 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-223x300.png" alt="" width="223" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-223x300.png 223w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-150x202.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-300x403.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-500x672.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1.png 696w" sizes="auto, (max-width: 223px) 100vw, 223px" /><figcaption id="caption-attachment-56477" class="wp-caption-text">Le rapport sur la consommation de « chimique » sur notre territoire intitulé Chasse-Marée.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le JdM avait pu consulter en décembre 2025 <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/03/la-chimique-un-fleau-insidieux/">un rapport sur la consommation de « chimique » sur notre territoire intitulé <em>Chasse-Marée</em></a> fait en partenariat avec la POPAM (Plateforme Oppelia de prévention et soin des addictions), l’ARS de Mayotte, le CHU de Lille, le CHM, le CHU de Bordeaux, l’Université de Mayotte et enfin l’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives). Pendant un an, de septembre 2022 à septembre 2023, chercheurs, scientifiques, travailleurs sociaux, associations sont allés sur le terrain, aux quatre coins de l’île, pour identifier « la chimique » et constater son évolution tant du point de vue de sa consommation que dans sa composition ou encore de sa diffusion.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Tous les acteurs ont œuvré dans le secret allant au plus près des consommateurs pour récupérer des échantillons de « chimique » afin de les analyser, mais aussi en leur faisant remplir un questionnaire indiquant l’âge, le sexe, le nombre d’enfants, le niveau social, etc. Ce rapport dresse ainsi un état des lieux précis de cette drogue dure présente depuis maintenant une quinzaine d’années sur notre territoire.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Qu’est-ce que la « chimique » et quels sont ses effets ?</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La chimique est un cannabinoïde de synthèse conçu à l’origine pour aider au sevrage du cannabis et notamment du tétrahydrocannabinol (THC). La « chimique » serait ainsi composée de plusieurs centaines de molécules différentes pouvant atteindre le nombre de 500 et serait de 2 à 200 fois plus puissante que le THC ! Ce qui en fait une drogue dure ! Les cannabinoïdes de synthèse existent depuis les années 1990’ mais au tournant des années 2000’ il y a eu un détournement de son usage par les trafiquants… et depuis 5 ans environ on est dans une logique d’innovation de la part de ces derniers.</p>
<figure id="attachment_42535" aria-describedby="caption-attachment-42535" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42535" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42535" class="wp-caption-text">La « chimique », une fois transformée, se présente généralement sous forme de tabac (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Quant à sa forme, la « chimique », une fois transformée, se présente généralement sous forme de tabac avec une allure un peu grasse une fois qu’elle est passée entre les mains d’un « cuisinier » (ndlr, jargon pour désigner un chimiste). Pour résumer, la chimique c’est un substrat végétal comme du tabac, du solvant comme de l’alcool par exemple, et un cannabinoïde de synthèse. A l’origine, c’est une poudre de couleur blanche à saumon avec plusieurs molécules que « le cuisinier » transforme et mélange avec un substrat végétal.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Concernant effets de la « chimique », ils sont tout sauf euphoriques. Les gens oublient, zappent leurs problèmes. Ils disparaissent le temps d’un moment… <em>« Ce produit n’est absolument pas récréatif. Les consommateurs ne le prennent pas par plaisir mais par ennui »</em>, souligne un scientifique écotoxicologue. En ce qui concerne les effets indésirables, ils sont importants : hallucinations, palpitations, tachycardie, vertiges, vomissements, évanouissements, amaigrissement, perte de mémoire, agressivité, … avec une dépendance davantage psychologique que physiologique.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des profils de consommation contrastés</strong></h2>
<figure id="attachment_42491" aria-describedby="caption-attachment-42491" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42491" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1068x600.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1320x742.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3.jpg 1656w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42491" class="wp-caption-text">L&rsquo;étude EpiMay estime que 52 adultes pour 10.000 consomment chaque jour cette drogue de synthèse, soit près de 870 personnes concernées à l’échelle de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’étude EpiMay met en évidence des profils différents selon le niveau de consommation. L’expérimentation est davantage observée chez les personnes socialement insérées, disposant de revenus plus élevés. À l’inverse, les consommations régulières concernent plus fréquemment des personnes en situation de vulnérabilité sociale, possédant de faibles revenus et un faible niveau de diplôme.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cependant, près d’un adulte sur cinq n’a jamais entendu parler de la « chimique » : une partie de la population demeure insuffisamment informée sur ce produit et sur les risques qu’il représente.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Renforcer la prévention</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Face à cette évolution, l’ARS Mayotte poursuit le renforcement de son offre spécialisée de prévention, d’accompagnement et de soins en addictologie à travers la Plateforme Oppelia de Prévention et de soins des Addictions à Mayotte (POPAM), qui regroupe :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Centres de soins, d&rsquo;accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Centres d&rsquo;accueil et d&rsquo;accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC).</p>
<figure id="attachment_19617" aria-describedby="caption-attachment-19617" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19617" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg" alt="Grève, manifestation, syndicats, éducation, professeurs, Rectorat, Mayotte" width="300" height="187" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-150x94.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-696x434.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19617" class="wp-caption-text">Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) dispose d&rsquo;un service d’addictologie implanté au site de Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette plateforme dispose d’équipes mobiles intervenant au plus près de la population et des acteurs locaux dans une démarche d’« aller vers ». Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) complète cette offre avec un service d’addictologie implanté au site de Mamoudzou.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour accompagner ces actions, l’ARS Mayotte déploie aussi une offre de prévention structurée, au plus près de tous :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; L’ARS a lancé, à la fin de l’année 2025, un appel à projets consacré au développement des compétences psychosociales auprès des plus jeunes, à travers le Fonds de lutte contre les addictions (FLCA), qui soutient chaque année la mise en œuvre de projets pour lutter contre les addictions ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; L’ARS renforce également la formation des professionnels, notamment à travers les actions menées par la POPAM auprès des agents de la Communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), dans le cadre de l’appel à projets de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictive (MILDECA). L&rsquo;ARS contribue par ailleurs à la mise en œuvre de la feuille de route territoriale 2023-2027 de la MILDECA.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/">Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Combani, une matinée pour rappeler aux jeunes mères les bienfaits de l’allaitement</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/05/a-combani-une-matinee-pour-rappeler-aux-jeunes-meres-les-bienfaits-de-lallaitement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 02:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Protection maternelle et Infantile]]></category>
		<category><![CDATA[Réseau Périnatal de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[semaine de l'allaitement maternel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56448</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Combani, professionnels de santé et associations ont réalisé mardi une matinée de sensibilisation autour de l’allaitement. Derrière la promotion du lait maternel, l’objectif est aussi d’accompagner les jeunes mères face aux évolutions des pratiques et de renforcer leur lien avec le système de santé.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/05/a-combani-une-matinee-pour-rappeler-aux-jeunes-meres-les-bienfaits-de-lallaitement/">À Combani, une matinée pour rappeler aux jeunes mères les bienfaits de l’allaitement</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Le lait maternel reste le meilleur pour l’enfant</em> », répètent les professionnels présents de stand en stand. Sous les tentes installées au centre social de Combani, sages-femmes, infirmières, associations et agents de la Protection maternelle et infantile (PMI) ont répondu aux questions des jeunes mamans à l&rsquo;occasion de la Semaine mondiale de l&rsquo;allaitement.</p>
<figure id="attachment_56453" aria-describedby="caption-attachment-56453" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56453 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56453" class="wp-caption-text">Sous les tentes installées au centre social de Combani, sages-femmes, infirmières, associations et agents de la Protection maternelle et infantile (PMI) ont répondu aux questions des jeunes mamans.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour cette troisième édition, les organisateurs avaient réuni les structures qui accompagnent les familles tout au long de l&rsquo;année. Si la mobilisation est restée modeste avec une quinzaine de jeunes mères, les professionnels misent avant tout sur la diffusion du message. « <em>On attend toujours plus de personnes. Mais le plus important, c&rsquo;est le bouche-à-oreille. C&rsquo;est la base de la société mahoraise </em>», souligne Islami Ali M&rsquo;Colo, chef du service Éducation pour la santé de la PMI.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au-delà de la promotion de l&rsquo;allaitement, cette journée visait aussi à mieux faire connaître les missions de la PMI. « <em>Nous voulons pousser les jeunes mamans à venir chez nous, à sortir de l&rsquo;isolement. On ne parle pas seulement d&rsquo;allaitement, mais aussi de contraception, d&rsquo;alimentation ou encore du suivi de l&rsquo;enfant </em>», rappelle Islami Ali M&rsquo;Colo.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des pratiques qui évoluent</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les recommandations sont claires : un allaitement maternel exclusif jusqu&rsquo;à six mois, puis poursuivi en complément de l&rsquo;alimentation jusqu&rsquo;à au moins deux ans. Mais, sur le terrain, les professionnels constatent une évolution des pratiques. « <em>Les femmes sont aujourd&rsquo;hui beaucoup plus actives. Elles ont moins de temps. Certaines habitudes se perdent </em>», observe Islami Ali M&rsquo;Colo.</p>
<figure id="attachment_56455" aria-describedby="caption-attachment-56455" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56455 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56455" class="wp-caption-text">La journée a également été l&rsquo;occasion de proposer gratuitement des dépistages du diabète, de l&rsquo;hypertension et du VIH.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Beaucoup de jeunes femmes nous disent : je veux rester libre, mon compagnon peut aussi donner le biberon. Elles ont peur d&rsquo;être dépendantes de leur bébé</em> », raconte Eugénie, sage-femme, qui travaille pour le Réseau périnatal de Mayotte (Repema).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour répondre à ces inquiétudes, les professionnels rappellent qu&rsquo;allaitement et reprise d&rsquo;activité ne sont pas incompatibles. « <em>Certains tire-laits sont pris en charge par la Sécurité sociale et peuvent être loués en pharmacie </em>», explique Nathrati, infirmière. Pourtant, ils restent peu utilisés. « <em>Aujourd&rsquo;hui, beaucoup de familles préfèrent acheter du lait en poudre. Pour certaines, c&rsquo;est perçu comme un signe de réussite sociale</em> », continue l’infirmière.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Le lait maternel s&rsquo;adapte aux besoins du bébé »</strong></em></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pourtant, « <em>ce qui est bien avec le lait maternel, c’est qu’il s&rsquo;adapte aux besoins du bébé. S&rsquo;il est déshydraté, le lait contiendra davantage d&rsquo;eau. Le corps de la mère produit aussi des anticorps qui vont protéger l&rsquo;enfant contre de nombreuses maladies </em>», indique Eugénie, « <em>en plus, c&rsquo;est gratuit ». </em>L&rsquo;allaitement bénéficie également à la mère en réduisant notamment les risques de cancer du sein et de diabète.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L&rsquo;accompagnement passe aussi par l&rsquo;alimentation des mamans. « <em>Il faut qu&rsquo;elles mangent équilibré : des légumes à chaque repas, des produits laitiers, beaucoup d&rsquo;eau et une alimentation variée. Nous sommes là pour leur expliquer tout cela</em> », rappelle Boina Mze Sabianti, travailleuse à la PMI.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Sensibiliser dès l&rsquo;adolescence</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Parmi les participantes figuraient plusieurs mères mineures placées, accompagnées par l&rsquo;association Yaouank. « <em>C&rsquo;était important qu&rsquo;elles viennent apprendre comment donner le sein à leurs enfants et comprendre pourquoi c&rsquo;est important</em> », raconte Mariama, membre de l’association. Six des dix adolescentes suivies par l&rsquo;association ont participé à la journée.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À 15 ans, l&rsquo;une d&rsquo;elles repart avec un regard différent sur l&rsquo;allaitement : « <em>J&rsquo;ai appris comment allaiter. J&rsquo;ai compris qu&rsquo;il ne faut pas regarder son téléphone pendant qu&rsquo;on donne le sein. Pour mes prochains bébés, j&rsquo;allaiterai plus que trois mois et mieux </em>», confie-t-elle.</p>
<figure id="attachment_22446" aria-describedby="caption-attachment-22446" style="width: 245px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-22446" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Repema-prema-245x300.jpg" alt="Prématuré, REPEMA, Mayotte" width="245" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Repema-prema-245x300.jpg 245w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Repema-prema-150x184.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Repema-prema-300x368.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Repema-prema.jpg 638w" sizes="auto, (max-width: 245px) 100vw, 245px" /><figcaption id="caption-attachment-22446" class="wp-caption-text"><em>Les berceuses nourrissent aussi le lien et la confiance. (I</em>llustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Malikat, membre de la jeune association Chababy, l&rsquo;allaitement demeure cependant un sujet sensible. « <em>Culturellement, cela reste quelque chose de très intime. Cela se transmet souvent de mère en fille. Certaines femmes ne sont pas à l&rsquo;aise pour en parler </em>».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Tout au long de la matinée, des bénéficiaires du centre social ont ponctué les échanges de berceuses traditionnelles. « <em>Les berceuses nourrissent aussi le lien et la confiance »</em>, glisse l&rsquo;une d&rsquo;elles. Un échange intergénérationnel important, d’après l’organisation.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La journée a également été l&rsquo;occasion de proposer gratuitement des dépistages du diabète, de l&rsquo;hypertension et du VIH. Une vingtaine de femmes en ont profité. Une sensibilisation importante pour Islami Ali M&rsquo;Colo : « <em>À Mayotte, beaucoup de personnes ne consultent pas faute de moyens ou parce qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas accès aux soins. Ces actions sont aussi là pour les rapprocher du parcours de santé et c’est primordial </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/05/a-combani-une-matinee-pour-rappeler-aux-jeunes-meres-les-bienfaits-de-lallaitement/">À Combani, une matinée pour rappeler aux jeunes mères les bienfaits de l’allaitement</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Octobre Rose 2026 : Amalca lance sa campagne et appelle les Mahorais à se mobiliser contre les cancers</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/octobre-rose-2026-amalca-lance-sa-campagne-et-appelle-les-mahorais-a-se-mobiliser-contre-les-cancers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 02:15:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer du sein]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Mwendro Wa Tama]]></category>
		<category><![CDATA[Octobre Rose 2026]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56362</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'association Amalca a présenté ce lundi 3 août les grandes lignes de l'édition 2026 d'Octobre Rose, avec une conférence consacrée à la place des hommes dans l'accompagnement de leur conjointe malade et une nouvelle édition de la marche solidaire Mwendro wa Tama, dont les inscriptions sont désormais ouvertes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/octobre-rose-2026-amalca-lance-sa-campagne-et-appelle-les-mahorais-a-se-mobiliser-contre-les-cancers/">Octobre Rose 2026 : Amalca lance sa campagne et appelle les Mahorais à se mobiliser contre les cancers</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la campagne Octobre Rose est officiellement lancée. Lors d&rsquo;une conférence de presse, l&rsquo;association Amalca a dévoilé les deux grands rendez-vous qui rythmeront cette édition 2026, tout en réaffirmant son objectif : sensibiliser la population aux cancers, accompagner les personnes malades et poursuivre son travail de terrain tout au long de l&rsquo;année.</p>
<figure id="attachment_56402" aria-describedby="caption-attachment-56402" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56402 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/images-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/images-300x300.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/images-150x150.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/images.png 447w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56402" class="wp-caption-text">Cette année, le thème retenu porte sur la place de l&rsquo;homme dans le parcours de la maladie de sa conjointe.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le premier rendez-vous est fixé au 2 octobre au Pôle culturel de Chirongui avec la conférence d&rsquo;ouverture d&rsquo;Octobre Rose. Cette année, le thème retenu porte sur la place de l&rsquo;homme dans le parcours de la maladie de sa conjointe, un sujet que l&rsquo;association estime encore trop peu abordé malgré son importance dans la vie des familles. La rencontre réunira des professionnels de santé, des représentants d&rsquo;institutions et des personnes venues partager leur expérience.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Quant au second temps fort, il aura lieu le 1er novembre avec <em>Mwendro wa Tama</em>, la Marche de l&rsquo;Espoir, qui viendra clôturer ce mois de sensibilisation. L&rsquo;an dernier, plus de 4.000 personnes avaient participé à cette mobilisation citoyenne. Pour cette nouvelle édition, Amalca espère franchir un nouveau cap en proposant 5.000 T-shirts fournis par l&rsquo;opérateur Only.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une nouvelle équipe dans la continuité </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour Souraya Bamana, élue présidente après avoir été bénévole puis secrétaire générale de l&rsquo;association, cette nouvelle équipe ne marque pas un changement de cap mais une continuité dans les actions menées depuis plusieurs années. « <em>Nous restons dans le même fil conducteur qui est la sensibilisation et le bien-être de nos usagers</em> », explique-t-elle.</p>
<figure id="attachment_56392" aria-describedby="caption-attachment-56392" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56392" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56392" class="wp-caption-text">Souraya Bamana, présidente d&rsquo;Amalca depuis la fin d&rsquo;année 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est de poursuivre les actions de proximité afin de toucher les personnes qui n&rsquo;osent pas toujours demander de l&rsquo;aide ou parler de leur maladie.  À l&rsquo;occasion de cette conférence de presse, Amalca a également ouvert les inscriptions à la Marche. Les participants peuvent désormais réserver leur T-shirt en ligne et choisir leur point de retrait. « <em>Le T-shirt plus le bracelet de la marche plus le petit sac de collation à 10 euros, c&rsquo;est pas beaucoup. Vous pouvez aussi rajouter 10 ou 20 euros en guise de don sur le même lien</em> », sollicite la présidente.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Souraya Bamana, cette campagne est aussi un moyen de commencer à réunir les moyens financiers nécessaires à l&rsquo;organisation des actions prévues durant Octobre Rose. « <em>Sans mobilisation financière et sans mobilisation humaine, on ne peut pas mener toutes ces actions. Je le dis sans tabou parce que comme la maladie, l&rsquo;argent aussi ne doit pas être tabou</em> », rappelle-t-elle, tout en lançant un appel aux bénévoles, aux entreprises et aux particuliers.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Briser le tabou autour du cancer</strong></h2>
<figure id="attachment_56393" aria-describedby="caption-attachment-56393" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56393" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56393" class="wp-caption-text">Arifia Said, coordinatrice Amalca.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Si Octobre Rose reste le temps fort de l&rsquo;association, celle-ci intervient toute l&rsquo;année sur la prévention et l&rsquo;accompagnement des personnes touchées par tous les types de cancers. Les équipes se déplacent dans les quartiers, les établissements scolaires, les entreprises ou encore les collectivités afin d&rsquo;aller directement à la rencontre de la population. « <em>On fait des ateliers pour former les bénévoles et adhérents pour qu&rsquo;ils soient ambassadeurs</em> <em>et portent la parole de l&rsquo;association dans les quartiers</em> », indique Anrifia Saïd, coordinatrice de l&rsquo;association depuis juin 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">La question du tabou reste l&rsquo;une des principales difficultés rencontrées sur le terrain. Selon Souraya Bamana, certaines personnes préfèrent cacher leur maladie, parfois même à leurs proches, ce qui retarde souvent les démarches médicales. D&rsquo;autres vivent dans des situations de grande précarité ou n&rsquo;osent pas se rendre à l&rsquo;hôpital. « <em>On ne peut pas se soigner avec un tabou, pour pouvoir se soigner c&rsquo;est mieux d&rsquo;être accompagné et de parler de sa situation</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Amalca rappelle qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas un organisme de soins mais un lieu d&rsquo;écoute, de sensibilisation et d&rsquo;orientation. Les personnes qui s&rsquo;interrogent sur leur état de santé peuvent être accueillies dans les locaux avant d&rsquo;être dirigées vers leur médecin traitant ou les structures compétentes. « <em>Une maladie découverte tôt se soigne mieux</em> », insiste la présidente.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une mobilisation qui dépasse Octobre Rose</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;association Amalca rappelle que son action ne se limite pas au mois d&rsquo;octobre, elle mène également des campagnes sur les cancers masculins avec Novembre Bleu ou encore sur les cancers pédiatriques. L&rsquo;an dernier, un tournoi de <em>beach soccer</em> consacré aux cancers masculins avait permis de sensibiliser un nouveau public.</p>
<figure id="attachment_56394" aria-describedby="caption-attachment-56394" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56394" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-300x275.jpg" alt="" width="300" height="275" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-300x275.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-1024x938.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-768x703.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-150x137.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-696x637.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-500x458.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-800x732.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499.jpg 1030w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56394" class="wp-caption-text">Chadouli Youssouf, ambassadeur de l&rsquo;association Amalca.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Présent lors de la conférence de presse, l&rsquo;éducateur sportif Chadouli Youssouf, connu sous le nom de « Chad Youyou » sur les réseaux sociaux,  et ambassadeur d&rsquo;Amalca, a insisté sur l&rsquo;importance d&rsquo;impliquer toute la population. Habitué à participer à des défis sportifs, il utilise ses courses et ses interventions pour faire connaître les actions de l&rsquo;association et rappeler que le sport peut aussi jouer un rôle dans le bien-être des personnes malades. « <em>J&rsquo;ai fait les 24 heures en championnat de France&#8230; je n&rsquo;étais pas sur le podium car j&rsquo;étais blessé mais mon objectif c&rsquo;était aussi porter Amalca et mobiliser les gens à la cause</em> », confie-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Il appelle chacun à soutenir l&rsquo;association, que ce soit en participant à la marche, en devenant bénévole ou en faisant un don. Pour lui, il ne faut pas attendre qu&rsquo;un proche soit touché par un cancer pour se sentir concerné.</p>
<p>Les liens pour soutenir l&rsquo;association et commander les t-shirts :</p>
<p><a href="http://helloasso.com/associations/association-mahoraise-pour-la-lutte-contre-le-cancer-a-m-a-l-c-a/formulaires/1">http://helloasso.com/associations/association-mahoraise-pour-la-lutte-contre-le-cancer-a-m-a-l-c-a/formulaires/1</a></p>
<p><a href="https://www.helloasso.com/associations/association-mahoraise-pour-la-lutte-contre-le-cancer-a-m-a-l-c-a/evenements/mwendro-wa-tama-2026-la-marche-de-l-espoir">https://www.helloasso.com/associations/association-mahoraise-pour-la-lutte-contre-le-cancer-a-m-a-l-c-a/evenements/mwendro-wa-tama-2026-la-marche-de-l-espoir</a></p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/octobre-rose-2026-amalca-lance-sa-campagne-et-appelle-les-mahorais-a-se-mobiliser-contre-les-cancers/">Octobre Rose 2026 : Amalca lance sa campagne et appelle les Mahorais à se mobiliser contre les cancers</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les cas de paludisme et de Mpox en augmentation à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/les-cas-de-paludisme-et-de-mpox-en-augmentation-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 02:00:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[bulletin épidémiologique]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56373</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#8211; Paludisme 14 nouveaux cas ont été déclarés en semaine 30 dont 8 cas acquis localement, 3 importés et 3 cas en cours d’investigation. Depuis le début de l’année 2026, 302 cas de paludisme ont été enregistrés, dont 66 acquis localement et 215 importés, majoritairement en provenance des Comores. 5 cas de paludisme hospitalisés ont [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>&#8211; Paludisme</strong></p>
<figure id="attachment_56375" aria-describedby="caption-attachment-56375" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56375 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-300x162.png" alt="" width="300" height="162" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-300x162.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1024x554.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-768x415.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1536x830.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-2048x1107.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-150x81.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-696x376.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1068x577.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1920x1038.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-500x270.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-800x432.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1280x692.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1320x714.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56375" class="wp-caption-text">Santé publique France / Surveillance régionale / Bulletin / Édition Mayotte / 31 juillet 2026.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">14 nouveaux cas ont été déclarés en semaine 30 dont 8 cas acquis localement, 3 importés et 3 cas en cours d’investigation.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Depuis le début de l’année 2026, 302 cas de paludisme ont été enregistrés, dont 66 acquis localement et 215 importés, majoritairement en provenance des Comores. 5 cas de paludisme hospitalisés ont été declarés en semaine 30, dont 2 cas graves admis en réanimation.</p>
<div class="page" title="Page 4">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p style="text-align: justify;">Les 14 cas déclarés en semaine 30 étaient répartis dans cinq des 17 communes de l&rsquo;île. Neuf cas ont été recensés dans la commune de Chirongui, deux dans celle de Mamoudzou, tandis que les communes de Bandrélé, Tsingoni et Sada ont chacune enregistré un cas.</p>
<figure id="attachment_56379" aria-describedby="caption-attachment-56379" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56379 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-300x180.png" alt="" width="300" height="180" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-300x180.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1024x616.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-768x462.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1536x924.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-2048x1231.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-150x90.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-696x419.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1068x642.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1920x1155.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-500x301.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-800x481.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1280x770.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1320x794.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56379" class="wp-caption-text">Santé publique France / Surveillance régionale / Bulletin / Édition Mayotte / 31 juillet 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En outre, les 66 cas acquis localement de paludisme enregistrés depuis le début de l&rsquo;année sont principalement concentrés dans les communes à risque, où la présence du vecteur compétent est documentée. Les communes de Dembéni (25 cas ; 37,9 %), de Chirongui (19 cas ; 28,8 %) et de Bandrélé (18 cas ; 27,3 %) totalisent à elles seules 62 cas, soit 93,9 % de l&rsquo;ensemble des cas acquis localement. Les quatre cas restants ont été rapportés dans les communes de Kani-Kéli (2 cas), de Mamoudzou (1 cas) et de Mtsangamouji (1 cas).</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les 302 cas de paludisme déclarés à Mayotte depuis le début de l&rsquo;année, les communes de Chirongui (79 cas), de Mamoudzou (59 cas), de Dembéni (55 cas) et de Bandrélé (36 cas) concentrent à elles seules 75,8 % des cas. Les 73 cas restants sont répartis dans les 13 autres communes de l&rsquo;île.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
</div>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>&#8211; Mpox (Variole B)</strong></p>
<figure id="attachment_56380" aria-describedby="caption-attachment-56380" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56380 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-300x179.png" alt="" width="300" height="179" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-300x179.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1024x610.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-768x457.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1536x915.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-2048x1220.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-150x89.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-696x414.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1068x636.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1920x1143.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-500x298.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-800x476.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1280x762.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1320x786.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56380" class="wp-caption-text">Santé publique France / Surveillance régionale / Bulletin / Édition Mayotte / 31 juillet 2026.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Depuis la semaine 26, une augmentation du nombre de cas du Mpox est observée à Mayotte, avec 8 nouveaux cas recensés depuis fin juin.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Depuis le début de l’année 2026, 43 cas de Mpox ont été notifiés à Mayotte, dont 19 importés, 23 autochtones et 1 au statut épidémiologique indéterminé.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’exposition sexuelle à risque demeure le principal mode probable de transmission, rapporté par 34 cas sur 43 (79 %) depuis le début de l’année, dont 5 des 8 cas recensés depuis la semaine 26.</p>
<div class="page" title="Page 6">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p style="text-align: justify;">Après le pic épidémique observé en semaine 20 (du 11 au 17 mai), avec huit cas identifiés, le nombre hebdomadaire de cas de Mpox a progressivement diminué. Aucune notification de cas n&rsquo;a notamment été enregistrée au cours des semaines 22 et 25.</p>
<figure id="attachment_56376" aria-describedby="caption-attachment-56376" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56376 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-300x170.png" alt="" width="300" height="170" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-300x170.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1024x581.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-768x436.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1536x871.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-2048x1162.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-150x85.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-696x395.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1068x606.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1920x1089.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-500x284.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-800x454.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1280x726.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1320x749.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56376" class="wp-caption-text">Santé publique France / Surveillance régionale / Bulletin / Édition Mayotte / 31 juillet 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis la fin du mois de juin, une recrudescence des cas est toutefois observée, avec trois cas notifiés en semaine 26 (du 22 au 28 juin), puis au moins un cas enregistré chaque semaine au cours des quatre semaines suivantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total, huit cas de Mpox ont été notifiés à Mayotte depuis la fin du mois de juin (semaine 26). Parmi eux, trois étaient des cas importés, dont deux en provenance de Madagascar et un de l&rsquo;Hexagone. Quatre cas étaient autochtones. Pour un cas, le statut épidémiologique n&rsquo;a pas pu être déterminé, la personne concernée ayant refusé de répondre aux questions lors de l&rsquo;investigation téléphonique.</p>
</div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>&#8211; Gastro-entérite aiguës</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Un cas de rotavirus A a été détecté en semaine 30 marquant la reprise ponctuelle de la détection du virus à l’approche de sa période habituelle de circulation saisonnière.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une augmentation des ventes d’antidiarrhéiques et de SRO est observée depuis la semaine 28, avec un niveau moyen hebdomadaire de 401 ventes sur les trois dernières semaines.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>&#8211; Hépatite A</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">34 cas d’hépatite A ont été recensés à Mayotte depuis le début de l’année 2026, dont 2 nouveaux cas déclarés en semaine 30.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les données montrent une circulation intermittente du virus depuis six semaines.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/les-cas-de-paludisme-et-de-mpox-en-augmentation-a-mayotte/">Les cas de paludisme et de Mpox en augmentation à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>RéDiab Ylang lance une enquête sur les habitudes alimentaires des habitants de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/30/rediab-ylang-lance-une-enquete-sur-les-habitudes-alimentaires-des-habitants-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 08:31:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[habitudes alimentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REDIAB Ylang]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>RéDiab Ylang 976, réseau de santé dédié à la prévention et à la prise en charge du diabète à Mayotte, lance une enquête auprès des habitants sur leurs habitudes alimentaires, dans un contexte où 15 % des adultes vivent aujourd&#8217;hui avec un diabète sur le territoire (étude EpiMay 2025, ARS Mayotte). L’objectif de cette enquête [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">RéDiab Ylang 976, réseau de santé dédié à la prévention et à la prise en charge du diabète à Mayotte, lance une enquête auprès des habitants sur leurs habitudes alimentaires, dans un contexte où 15 % des adultes vivent aujourd&rsquo;hui avec un diabète sur le territoire (étude EpiMay 2025, ARS Mayotte).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’objectif de cette enquête est simple : mieux comprendre les pratiques alimentaires locales afin d’identifier les besoins, d’adapter les actions de prévention et de développer des projets au plus près des réalités du territoire.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le questionnaire est anonyme et ouvert à toutes les personnes âgées de 13 ans et plus.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><a href="https://forms.office.com/r/WV1SZMrFxW">Participez à l’enquête</a></p>
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