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	<title>Archives des Politique - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Fri, 18 Sep 2026 04:55:34 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Politique - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Financements européens : le rapport de la CRC détaille de grosses déperditions à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/18/financements-europeens-le-rapport-de-la-crc-detaille-de-grosses-deperditions-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 02:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre régionale des Comptes]]></category>
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		<category><![CDATA[fonds européens]]></category>
		<category><![CDATA[GIPEAM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Primes, recrutements, temps de travail, formations... Le rapport de la Chambre régionale des comptes détaille les coulisses d'un GIPEAM encore sous-dimensionné laissant passer des dizaines de millions d'investissement, y compris dans l'eau potable</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/18/financements-europeens-le-rapport-de-la-crc-detaille-de-grosses-deperditions-a-mayotte/">Financements européens : le rapport de la CRC détaille de grosses déperditions à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après avoir pointé les <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/des-difficultes-de-gestion-la-chambre-regionale-des-comptes-pointe-les-fragilites-du-gipeam/" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/des-difficultes-de-gestion-la-chambre-regionale-des-comptes-pointe-les-fragilites-du-gipeam/&amp;source=gmail&amp;ust=1789721343143000&amp;usg=AOvVaw0ZcaRWz5M4svS64oFE4hMR">fragilités de l&rsquo;organisation du GIPEAM</a>, la Chambre régionale des comptes déroule les détails dans un rapport épais d&rsquo;une soixantaine de pages. Gestion des personnels, primes, pointage des horaires, formation des agents, mais aussi prévisions budgétaires et recettes&#8230; Derrière les centaines de millions d&rsquo;euros de fonds européens suivis, le groupement peine toujours à fiabiliser sa propre gestion avec de graves manquements à la clé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des problèmes de gestion des personnels qui se prolongent</b><b></b></h2>
<figure id="attachment_18304" aria-describedby="caption-attachment-18304" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-18304 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE-696x463.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ali-Soula-GIP-UE.jpg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-18304" class="wp-caption-text">L&rsquo;ancien directeur Ali Soula a demandé à être auditionné par la CRC le 2 avril 2026</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le rapport revient d&rsquo;abord sur les errements mis en évidence en 2018 par le préfet Dominique Sorain qui,<span id="to_10" class="t s1_10"> </span><span id="tp_10" class="t s1_10">constatant un « </span><span id="tq_10" class="t s6_10">manque de sécurisation du dispositif »</span><span id="tr_10" class="t s1_10">, sollicitait un audit de la commission </span> <span id="ts_10" class="t s1_10">interministérielle de coordination des contrôles (CICC), qui fera</span><span id="tt_10" class="t s1_10"> état de « </span><span id="tu_10" class="t s1_10">dysfonctionnements dans le pilotage de la gestion des fonds européens par les services de la </span> <span id="tv_10" class="t s1_10">préfecture ».</span></p>
<p style="text-align: justify;">Puis sur les tensions sociales qui ont marqué les premières années du GIPEAM. Prenant place dans <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/01/31/nouvelle-tempete-dans-la-gestion-des-fonds-europeens/">une tempête sans précédent</a>, en mars 2023, un mouvement de grève des personnels avait abouti à la signature d&rsquo;un protocole d&rsquo;accord. Dans la foulée, l&rsquo;assemblée générale avait adopté le règlement intérieur et plusieurs mesures d&rsquo;œuvres sociales.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les difficultés signalées par les agents n&rsquo;ont pas disparu. Dans une note remise au directeur lors de sa prise de fonction, ils évoquent notamment des différences de traitement entre personnels en raison de la coexistence de plusieurs statuts, un manque d&rsquo;équité dans l&rsquo;organisation du temps de travail, des formations insuffisantes et un déficit de dialogue social. Le fonctionnement des instances est également mis en cause. Le comité social d&rsquo;administration ne se réunit pas régulièrement et les agents déplorent un manque de transparence sur les réunions du comité de direction, dont la tenue est décrite comme aléatoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le comptable public fait un constat similaire sur un autre terrain. Dans les documents annexés aux comptes, il estime que <i>« la gestion des ressources humaines au GIPEAM ne permet pas un déroulement fiable des opérations comptables liées à la paye »</i>. Il indique signaler des anomalies à plusieurs reprises, notamment des demandes de primes sans justificatifs ou concernant des agents mis à disposition, mais aussi des difficultés dans le traitement de certains frais de mission.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport mentionne par ailleurs une affaire ayant abouti, en octobre 2024, à des condamnations sur reconnaissance préalable de culpabilité de deux cadres d&rsquo;une même famille pour le versement de primes indues. La Chambre détaille aussi un conflit autour de la rémunération d&rsquo;un chef de pôle. En décembre 2022, son indice de référence avait été diminué de près de 400 points par décision du premier directeur, après que l&rsquo;agent avait refusé une modification de sa rémunération. Plusieurs recours avaient alors été engagés devant le tribunal administratif.</p>
<p style="text-align: justify;">Un protocole transactionnel a finalement été signé le 6 février 2024. Il prévoyait le versement de 35.766,20 euros à l&rsquo;agent et le rétablissement de son salaire initial à compter du 1er décembre 2023. La Chambre relève cependant que l&rsquo;assemblée générale, qui doit normalement délibérer sur les transactions, n&rsquo;a été informée de cette opération qu&rsquo;après coup.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les ressources humaines longtemps dépourvues de véritable structure</b><b></b></h2>
<figure id="attachment_58645" aria-describedby="caption-attachment-58645" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni-.png"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-58645" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--300x225.png" alt="Mayotte, GIPEAM, Tsingoni," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--300x225.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--150x113.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--265x198.png 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--500x375.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni-.png 520w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58645" class="wp-caption-text">Les locaux du GIPEAM à Tsingoni dans un bâtiment loué en septembre 2022, après près de 750 000 euros de travaux d&rsquo;aménagement. Photographie / Europe à Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le rapport montre également que le GIPEAM a mis du temps à mettre en place une fonction des ressources humaines (RH) structurée. Le premier responsable des ressources humaines n&rsquo;a pris ses fonctions qu&rsquo;au 1er mai 2022, soit un an après la création du groupement. La Chambre indique ne pas avoir obtenu les éléments relatifs à son recrutement et à ses qualifications.</p>
<p style="text-align: justify;">Après son départ, les fonctions RH ont été fusionnées avec un soutien aux finances. Le choix s&rsquo;est porté sur une ancienne instructrice FEDER qui, selon la juridiction financière, ne disposait pas de compétences en ressources humaines ni d&rsquo;expérience d&rsquo;encadrement. Aucun stage de formation RH ne lui avait été dispensé depuis sa prise de fonctions. Une mission d&rsquo;assistance à maîtrise d&rsquo;ouvrage consacrée à la politique sociale et salariale avait pourtant été décidée en septembre 2024. Les travaux n&rsquo;avaient pas été lancés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le suivi des horaires est lui aussi loin d&rsquo;être stabilisé. Le GIPEAM dispose bien d&rsquo;un outil de pointage électronique, mais la majorité des agents ne l&rsquo;utilise pas. La Chambre estime que le groupement n&rsquo;est donc pas en mesure de vérifier effectivement le respect du temps de travail ni de contrôler la réalisation d&rsquo;éventuelles heures supplémentaires. Elle formule sur ce point la recommandation de <i>« réaliser, dès à présent, un suivi régulier et effectif du respect par les agents de leurs obligations en matière de temps de travail ». </i><i></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Deux tiers des agents interrogés se disent « débutants » dans le montage de projets</b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Un autre sujet présent dans le rapport concerne la formation, qui n&rsquo;aurait pas suivi le rythme de montée en charge du groupement. Un diagnostic réalisé au mois de septembre 2022 avait fait ressortir des besoins importants. Sur les 46 salariés ayant répondu à l&rsquo;enquête, 32 agents estimaient avoir un niveau <i>« débutant »</i> en matière de montage de projet et de gestion de programme. Les besoins concernaient également le management et le contrôle interne. Le plan de formation proposé à la suite de ce diagnostic n&rsquo;a pourtant jamais été formalisé.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre constate d&rsquo;ailleurs que nombre d&rsquo;agents recrutés au GIPEAM n&rsquo;avaient ni formation ni expérience préalable dans la gestion des fonds européens. Leur prise de poste s&rsquo;est donc largement faite auprès des collègues plus expérimentés, avec ponctuellement l&rsquo;appui d&rsquo;experts extérieurs. Cette situation est d&rsquo;autant plus relevée par la juridiction que les règles internes prévoyaient que<i> « les nouveaux arrivants sont tenus de suivre une formation dans les six mois de la prise de fonction ».</i><i></i></p>
<p style="text-align: justify;">Des formations ont néanmoins été organisées en 2025, notamment sur les marchés publics, les dépenses de personnel, le suivi-évaluation, la lutte contre la fraude et les conflits d&rsquo;intérêts. La Chambre considère que cet effort doit être poursuivi. Elle recommande au GIPEAM de se doter d&rsquo;un plan de formation approuvé par l&rsquo;assemblée générale. Le groupement a indiqué avoir prévu 300 000 euros sur le volet de la formation pour l&rsquo;année 2026.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des budgets qui ne reflètent pas toujours la réalité des dépenses</b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le rapport ne s&rsquo;arrête pas aux ressources humaines. Il passe également au crible les documents budgétaires du GIPEAM et relève de nombreuses anomalies. La Chambre constate d&rsquo;abord que le cadre comptable prévu lors de la création du GIP était mal défini. La convention constitutive renvoie notamment à la nomenclature « M9 », pourtant abrogée, tandis que le règlement financier fait référence à l&rsquo;instruction « M9-5 », qui ne s&rsquo;applique qu&rsquo;aux établissements publics à caractère industriel et commercial, alors que le GIPEAM est un établissement public à caractère administratif.</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté des budgets, la Chambre relève <i>« de nombreuses erreurs de calcul et incohérences ».</i> Les charges liées aux agents mis gratuitement à disposition du GIPEAM sont bien comptées, mais pas les recettes correspondantes, ce qui surestime les charges d&rsquo;environ 2 millions d&rsquo;euros en moyenne. Autre exemple au sujet des prestations de service. En 2021 et 2022, 1,5 million d&rsquo;euros étaient prévus, mais rien n&rsquo;a été dépensé. En 2024, 120 000 euros étaient prévus pour la formation, et 32.318 euros seulement, ont été réellement dépensés. Pour la Chambre, ce faible niveau de dépenses, n&rsquo;est pas justifié.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des recettes prévues qui ne sont pas toujours encaissées</b><b></b></h2>
<figure id="attachment_38347" aria-describedby="caption-attachment-38347" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-38347" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-300x200.jpg" alt="Commission européenne," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-38347" class="wp-caption-text">Le GIPEAM intervient sur une enveloppe totale de 655 millions d&rsquo;euros de crédits européens à engager sur la période 2021-2030, selon les chiffres cités dans le rapport. Photographie / Dati Bendo / Commission européenne</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le décalage concerne aussi les recettes. Les montants prévus pour l&rsquo;assistance technique et les contributions des membres sont souvent supérieurs aux sommes réellement perçues. L&rsquo;écart atteint jusqu&rsquo;à 5 millions d&rsquo;euros en 2022. Depuis 2023, l&rsquo;Etat et le Département ne versent plus leurs contributions statutaires. Le GIPEAM dépend donc presque entièrement de l&rsquo;assistance technique de l&rsquo;Etat, qui lui a rapporté 2,08 millions d&rsquo;euros en 2023, 2,92 millions en 2024 et 2,26 millions en 2025, indique le rapport.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces montants restent d&rsquo;ailleurs inférieurs aux prévisions. La Chambre estime toutefois que les recettes encaissées suffisent à couvrir les dépenses du groupement et que des recettes mieux recouvrées lui donneraient davantage de moyens pour former ses agents et accompagner les porteurs de projets.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une petite structure qui gère (mal) des centaines de millions d&rsquo;euros</b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le GIPEAM dispose de moins de 3 millions d&rsquo;euros par an pour son propre fonctionnement, mais intervient sur une enveloppe européenne beaucoup plus importante. Pour 2021-2030, 655 millions d&rsquo;euros devaient être engagés et 745 millions certifiés. Sur la période contrôlée, environ 180 millions d&rsquo;euros ont été versés aux porteurs de projets.</p>
<p>Une illustration particulièrement douloureuse est détaillée en page 33 du rapport : « Afin de remédier à la crise de l’eau qui frappe le territoire depuis des années, 20 projets ont été programmés pour un montant conventionné de 49 M€. Le GIPEAM n’est intervenu  qu’en fin 2023 pour la programmation de cinq opérations relatives à la réalisation d’infrastructures du réseau d’eau potable pour 13, 7 M€. Sur ces opérations, sur 16, 6 M€ de  dépenses qui ont été présentées, 9,4 M€ de dépenses ont été retenues par l’autorité de gestion et certifiés par l’autorité de certification. » Prés de 40 millions d&rsquo;euros non utilisés alors que les besoins sont urgents&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">En 2024, les dépenses de personnel représentaient 73 % des charges, soit environ 1,5 million d&rsquo;euros. Les locaux et la communication représentent une grande partie du reste. La formation ne représente que 6 % des dépenses générales. La Chambre relève aussi des erreurs d&rsquo;imputation, comme un prestataire chargé du contrôle du service fait, comptabilisé en dépenses de formation.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré ces difficultés, le GIPEAM affiche chaque année un résultat excédentaire. Pourtant, au fil du rapport, un même constat s&rsquo;impose. Alors qu’il gère des centaines de millions d&rsquo;euros de fonds européens, le GIPEAM peine encore à fiabiliser son propre fonctionnement dans le 101ème département français.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/18/financements-europeens-le-rapport-de-la-crc-detaille-de-grosses-deperditions-a-mayotte/">Financements européens : le rapport de la CRC détaille de grosses déperditions à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Des difficultés de gestion » : la Chambre régionale des comptes pointe les fragilités du GIPEAM</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/des-difficultes-de-gestion-la-chambre-regionale-des-comptes-pointe-les-fragilites-du-gipeam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 14:17:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre régionale des Comptes]]></category>
		<category><![CDATA[CTE]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Tsingoni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 2021 pour répondre à la crise des fonds européens à Mayotte, le GIPEAM a repris une large part de leur gestion. Dans son rapport d'observations définitives, la Chambre régionale des comptes relève des difficultés dans son organisation, ses ressources humaines et son installation à Tsingoni.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/des-difficultes-de-gestion-la-chambre-regionale-des-comptes-pointe-les-fragilites-du-gipeam/">« Des difficultés de gestion » : la Chambre régionale des comptes pointe les fragilités du GIPEAM</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La Chambre régionale des comptes a examiné les comptes et la gestion du Groupement d&rsquo;intérêt public « L’Europe à Mayotte » (GIPEAM) pour les exercices 2021 et suivants. La juridiction constate que la création du groupement a permis de répondre à la crise qui avait conduit à la suspension des fonds européens à Mayotte entre les mois de février 2021 et mars 2023. Elle relève toutefois une organisation encore insuffisamment structurée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une création née dans un contexte de crise des fonds européens</b></h2>
<figure id="attachment_38347-2" aria-describedby="caption-attachment-38347-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38347" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-300x200.jpg" alt="Commission européenne," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-38347-2" class="wp-caption-text">Devant des difficultés de gestion, la Commission européenne avait interrompu le versement des fonds européens à Mayotte. Photographie / Dati Bendo / Commission européenne</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le contrôle des comptes et de la gestion du GIPEAM a été ouvert le 3 septembre 2025, à la suite d&rsquo;une sollicitation de la Chambre par l&rsquo;intermédiaire de la plateforme d&rsquo;initiative citoyenne. Dans sa synthèse, la Chambre rappelle que la <em>« rupéisation »</em> de Mayotte a précipité l’île en 2017 dans la mise en oeuvre d&rsquo;un programme opérationnel entamée trois ans plus tôt. La gestion d&rsquo;une manne financière initiale de 200 millions d’euros, a été confiée à l&rsquo;Etat, en attendant un transfert à terme à la collectivité.</p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés humaines et organisationnelles rencontrées par les acteurs publics à Mayotte ont entraîné, selon le rapport, <em>« des difficultés de gestion fragilisant le cadre d&rsquo;assurance nécessaire à la mise en œuvre de la politique de cohésion ».</em> La Commission européenne a alors interrompu le versement des fonds européens à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Créé en 2021, le GIPEAM a constitué, selon la Chambre, <em>« une réponse à cette première crise »</em> et <em>« l&rsquo;incarnation d&rsquo;un nécessaire partenariat entre l&rsquo;Etat et le Département pour la gestion des fonds européens ».</em> Cette organisation a permis un désengagement technique et financier de l&rsquo;autorité de gestion, tout en permettant à l&rsquo;Etat de conserver l&rsquo;orientation stratégique. Cependant, la chambre relève que le Département, devenu Collectivité de Mayotte le 1er janvier dernier,<em> « ne s&rsquo;est pas encore pleinement approprié l&rsquo;outil pour la mise en œuvre des fonds nécessaire au développement de l&rsquo;archipel ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des fragilités dans l&rsquo;organisation et les ressources humaines</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans les faits, écrit la Chambre, <em>« la création ex nihilo de cet organisme intermédiaire, financé exclusivement par des subventions, a surtout consisté à lui transférer les difficultés rencontrées par l&rsquo;autorité de gestion, à l&rsquo;instar de la structuration et de l&rsquo;organisation des ressources humaines ». </em>Elle relève également que <em>« d&rsquo;un point de vue technique, la large délégation qui lui a été accordée à laquelle s&rsquo;additionnent des missions d&rsquo;assistance à maîtrise d&rsquo;ouvrage, interrogent sur la capacité des membres du GIPEAM à atteindre l&rsquo;exigence d&rsquo;expertise inhérente à l&rsquo;intégration européenne ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre souligne d&rsquo;ailleurs <em>« l’absence de formation suffisante des agents »</em>, qui entraîne <em>« un roulement important des effectifs malgré l&rsquo;attractivité financière des postes »</em>, et ajoute que <em>« le contrôle interne et l&rsquo;évaluation, indispensables à la bonne gestion des fonds européens, se voient ainsi fragilisés ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le GIPEAM a repris le programme opérationnel du Fonds européen de développement régional (FEDER), du Fonds social européen (FSE) et du FEDER Coopération territoriale européenne (CTE), alors que la question de ses locaux n&rsquo;était pas résolue. Son activité a été perturbée par les difficultés techniques et organisationnelles, auxquelles se sont ajoutées <em>« la pandémie de Covid-19 puis le cyclone Chido ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>À Tsingoni, des travaux réalisés sans autorisation</b></h2>
<figure id="attachment_58645-2" aria-describedby="caption-attachment-58645-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni-.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58645" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--300x225.png" alt="Mayotte, GIPEAM, Tsingoni, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--300x225.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--150x113.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--265x198.png 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni--500x375.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Locaux-Tsingoni-.png 520w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58645-2" class="wp-caption-text">Le GIPEAM s&rsquo;est installé à Tsingoni dans un bâtiment loué, dont les travaux d&rsquo;aménagement ont coûté près de 750 000 euros. Photographie / Europe à Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La Chambre souligne <em>« les conditions coûteuses et insuffisamment préparées de l&rsquo;installation du GIPEAM à Tsingoni ».</em> Le groupement a engagé près de 750 000 euros de travaux d&rsquo;aménagement dans un immeuble loué pour ses bureaux,<em> « sans que l&rsquo;avis des services du domaine ait été sollicité au préalable ». </em>Plusieurs travaux ont également été réalisés <em>« sans que les autorisations d&rsquo;urbanisme correspondantes aient pu être produites ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Sur la gestion des fonds, la Chambre observe que le GIPEAM s&rsquo;est orienté vers <em>« une stratégie d&rsquo;optimisation de la consommation des fonds, privilégiant les opérations d&rsquo;ampleurs portées par un nombre restreint d&rsquo;opérateurs économiques ».</em> Elle souligne que les petites entreprises constituent <em>« la composante majoritaire du tissu économique mahorais »</em> et écrit qu&rsquo; <em>« il lui appartiendra d&rsquo;accompagner les petites entreprises (&#8230;) vers un accès aux fonds ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre formule alors six recommandations portant notamment sur le renforcement du contrôle interne, le suivi des demandes de subventions, l&rsquo;adaptation des appels à projets aux capacités du tissu économique mahorais, le contrôle du temps de travail et la formation des agents. Les observations définitives ont été arrêtées lors de la séance du 21 avril 2026, après examen des réponses reçues à la suite des observations provisoires.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/des-difficultes-de-gestion-la-chambre-regionale-des-comptes-pointe-les-fragilites-du-gipeam/">« Des difficultés de gestion » : la Chambre régionale des comptes pointe les fragilités du GIPEAM</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/15/elections-municipales-de-mamoudzou-la-justice-decide-quil-ny-aura-pas-de-nouveau-scrutin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 09:36:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58497</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/15/elections-municipales-de-mamoudzou-la-justice-decide-quil-ny-aura-pas-de-nouveau-scrutin/">Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’y aura pas de nouvelles élections municipales à Mamoudzou. Ce mardi matin, le tribunal administratif a rendu sa décision concernant le recours en annulation déposé par Ahamada Haribou, candidat malheureux au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Il considère que malgré quelques voix litigieuses, la victoire d’Ambdilwahedou Soumaïla du dimanche 15 mars n’est pas contestable.</p>
<p>Quelques jours après les résultats du premier tour des élections municipales de Mamoudzou, celui qui est arrivé deuxième avec 21,35% des suffrages exprimés disait avoir constaté plusieurs irrégularités. Cela allait de l’achat supposé de voix, de la présence de policiers municipaux dans les bureaux de vote, des bons d’achats distribués en période de Ramadan à la couleur non règlementaire (jaune) d’un bandeau figurant sur le bulletin de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla (élu dès le premier tour avec 60,90% des suffrages exprimés).</p>
<p><b>“Pas de manœuvre frauduleuse” </b></p>
<figure id="attachment_58499" aria-describedby="caption-attachment-58499" style="width: 301px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/09/elections-municipales-de-mamoudzou-avant-la-decision-des-juges-le-rapporteur-public-favorable-au-rejet-des-griefs/"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-58499" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-15-at-11.05.03.jpeg" alt="" width="301" height="237" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-15-at-11.05.03.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-15-at-11.05.03-300x236.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-15-at-11.05.03-1024x806.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-15-at-11.05.03-768x604.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-15-at-11.05.03-150x118.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-15-at-11.05.03-696x548.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-15-at-11.05.03-1068x840.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-15-at-11.05.03-500x393.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-15-at-11.05.03-800x629.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 301px) 100vw, 301px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58499" class="wp-caption-text">Le maire à la sortie du tribunal administratif de Mayotte, le mardi 8 septembre</figcaption></figure>
<p><span style="color: #467886;"><u><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/09/elections-municipales-de-mamoudzou-avant-la-decision-des-juges-le-rapporteur-public-favorable-au-rejet-des-griefs/">La plupart des griefs soulevés par le candidat arrivé deuxième (avec 21,35% des suffrages exprimés) avaient été rejetés par le rapporteur public, comme il l’expliquait pendant l’audience du mardi 8 septembre.</a></u></span> De tous, le bandeau de couleur était celui qui était le plus préjudiciable à l’équipe du maire sortant, malgré une première décision favorable du tribunal administratif, après un premier recours de Christophe Youssouffa (septième avec 1,64% des suffrages exprimés). Finalement, là aussi, les juges ont suivi le rapporteur public qui avait noté que la commission de propagande n’avait pas relevé l’erreur. <i>“Pour malheureuse que soit la circonstance que le modèle de bulletin ait été validé par la commission de propagande alors qu’il ne respectait pas les prescriptions de l’article R. 30 du code électoral, il en résulte qu’il n’y a pas eu de manœuvre frauduleuse de la part d’Ambdilwahedou Soumaïla”, </i>est-il expliqué.</p>
<p>En revanche, les juges ont reconnu certaines irrégularités, comme des procurations établies par <i>“des agents de police à quelques jours d’intervalle dans deux villes différentes, situées dans l’Hexagone”,</i> des signatures non conformes ou des noms rajoutés de manière manuscrite le jour du scrutin. Pour chacun de ces cas, des voix ont été retranchés.</p>
<p>Dès lors, le tribunal administratif ne remet pas en cause la victoire d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales. Il lui attribue toutefois 7 150 voix contre les 7<span style="font-family: Arial, sans-serif;"> </span>254 qu’il avait préalablement obtenus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Octroi de mer : Bruxelles propose de maintenir la taxe jusqu&#8217;en 2030</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/octroi-de-mer-bruxelles-propose-de-maintenir-la-taxe-jusquen-2030/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 08:20:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Commission européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Estelle Youssouffa]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Octroi de mer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58382</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Commission européenne souhaite prolonger de trois ans le régime sur l'octroi de mer, dont l'échéance est actuellement fixée à 2027. À Mayotte, les élus saluent le maintien d'une ressource jugée essentielle pour les collectivités, tout en appelant à revoir son impact sur les prix. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/octroi-de-mer-bruxelles-propose-de-maintenir-la-taxe-jusquen-2030/">Octroi de mer : Bruxelles propose de maintenir la taxe jusqu&rsquo;en 2030</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Commission européenne a proposé jeudi 10 septembre de prolonger jusqu&rsquo;en 2030 le régime de l&rsquo;octroi de mer dans les régions ultrapériphériques françaises de l&rsquo;Union européenne, que sont la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique, Mayotte, La Réunion et Saint-Martin. Cette taxe, qui s&rsquo;applique aux marchandises importées, fait actuellement l&rsquo;objet d&rsquo;une dérogation européenne qui doit prendre fin en 2027.</p>
<p>À Mayotte, son maintien est perçu comme un enjeu financier majeur pour les collectivités. La députée de la première circonscription de Mayotte, Estelle Youssouffa, du groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (LIOT), considère que son maintien est nécessaire. Elle estime que les <em>« difficultés cadastrales »</em>, qui empêchent de lever correctement les impôts locaux, font de l&rsquo;octroi de mer <em>« un outil indispensable »</em> à l&rsquo;équilibre des collectivités. Elle chiffre à cent millions d&rsquo;euros les recettes générées pour les communes.</p>
<h2>Un dispositif qui pose la question de la vie chère</h2>
<p>La prolongation du dispositif ne doit toutefois pas empêcher, selon la députée, une réflexion sur son fonctionnement. Estelle Youssouffa juge que l&rsquo;octroi de mer <em>« renchérit les produits importés »</em>, dont les territoires restent largement dépendants. Elle pointe également une taxe qui, d&rsquo;après elle, n&rsquo;est pas adaptée aux différences de revenus entre les consommateurs. Pour la députée, cela mériterait de s&rsquo;interroger sur l&rsquo;assiette de cet octroi et ses impacts sociaux. La proposition de la Commission européenne sera désormais soumise aux États membres, après consultation du Parlement européen.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/14/octroi-de-mer-bruxelles-propose-de-maintenir-la-taxe-jusquen-2030/">Octroi de mer : Bruxelles propose de maintenir la taxe jusqu&rsquo;en 2030</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Il faut être très offensif contre l’économie informelle » : l’État veut assainir l’économie mahoraise sans fragiliser les entreprises</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/10/il-faut-etre-tres-offensif-contre-leconomie-informelle-letat-veut-assainir-leconomie-mahoraise-sans-fragiliser-les-entreprises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 02:30:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CCI]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[CMA]]></category>
		<category><![CDATA[DRFIP]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Poisot]]></category>
		<category><![CDATA[IEDOM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58113</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réunis mercredi 9 septembre 2026, au siège de l’Institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM) à Mamoudzou, les principaux acteurs économiques et administratifs de Mayotte ont présenté une nouvelle charte destinée à mieux prévenir les difficultés des entreprises. Une mobilisation qui intervient alors que l’État entend renforcer la lutte contre l’économie informelle tout en sécurisant les salariés étrangers en situation régulière.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/10/il-faut-etre-tres-offensif-contre-leconomie-informelle-letat-veut-assainir-leconomie-mahoraise-sans-fragiliser-les-entreprises/">« Il faut être très offensif contre l’économie informelle » : l’État veut assainir l’économie mahoraise sans fragiliser les entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Près de deux ans après le passage du cyclone Chido, l’État veut agir avant que les difficultés économiques ne deviennent irréversibles. Ce mercredi 9 septembre après-midi à Mamoudzou, le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, la directrice de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM), Florence Mar-Picart, et les principaux acteurs économiques et administratifs du territoire ont présenté la déclinaison locale de la « Charte de confiance pour renforcer l’anticipation, l’accompagnement et la prévention des difficultés des entreprises »<i>.</i></p>
<p style="text-align: justify;">Tous partagent un même constat. Malgré les dispositifs existants, les chefs d’entreprise sollicitent encore trop souvent de l’aide lorsque leurs difficultés sont déjà bien installées. L’objectif est désormais de repérer plus tôt les premiers signes de fragilité et d’aller au-devant des entreprises pour éviter que leur situation ne se dégrade durablement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Il faut trouver des solutions »</em> avant que les entreprises ne périssent</b></h2>
<figure id="attachment_23678" aria-describedby="caption-attachment-23678" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23678" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-300x224.jpg" alt="Mayotte, toit, chido, destruction, dégâts, entreprises, " width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-300x224.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-768x574.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-696x520.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23678" class="wp-caption-text">Après les difficultés provoquées par le cyclone Chido, l’État veut préserver les entreprises capables de créer de l’activité et d’employer durablement à Mayotte. Mathilde HANGARD / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le préfet, l’enjeu dépasse la seule question de l’accompagnement administratif et de l&rsquo;État au sens large. Il touche directement à la capacité de Mayotte à reconstruire son économie et à créer des emplois. <em>« On ne peut pas évoquer ces sujets de reconstruction si on n’a pas un territoire qui produit de la richesse et qui emploie nos jeunes Mahorais et Mahoraises »</em>, a rappelé Frédéric Poisot.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore faut-il que les entreprises puissent tenir dans la durée. Certaines disparaissent faute d’avoir identifié suffisamment tôt le bon interlocuteur ou le dispositif susceptible de les aider. <em>« Les chartes sont importantes si elles produisent des effets »</em>, a souligné le préfet. L’objectif, selon lui, est d’apporter des réponses aux entreprises qui, <em>« par gêne, par manque de savoir à quelle porte frapper, périssent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Derrière ces défaillances, le représentant de l’État rappelle qu’il y a des salariés et des familles. <em>« Au-delà d’une entreprise qui disparaît, ce sont des femmes et des hommes et des familles qui souffrent ». </em>Le problème est d’autant plus important à Mayotte que les petites structures disposent rarement du temps nécessaire pour naviguer ou comprendre le fonctionnement des différents dispositifs.<em> « Quand on a une petite entreprise avec quelques salariés, on n’a pas toujours la tête à aller sur les différentes plateformes numériques »</em>, observe encore Frédéric Poisot. Le préfet reconnaît d’ailleurs que les efforts déjà engagés ne suffisent pas. <em>« Tout le monde trouve qu’on développe déjà beaucoup d’actions. Mais est-ce que ça fonctionne ? Pas complètement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L’idée d’un guichet unique pourrait ainsi être étudiée. Mais le préfet veut éviter qu’un nouveau dispositif soit conçu sans partir des réalités du terrain. Les solutions, insiste-t-il, doivent d’abord répondre aux difficultés rencontrées quotidiennement par les chefs d’entreprises.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Aller vers les dirigeants plutôt que les attendre</b></h2>
<figure id="attachment_17594" aria-describedby="caption-attachment-17594" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-17594" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, restaurant, la case Robinson, écnomie, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17594" class="wp-caption-text">Dans la restauration comme dans les autres secteurs, l’État veut distinguer l’emploi illégal de celui des travailleurs étrangers en situation régulière, dont le renouvellement des titres doit être mieux sécurisé.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément le changement de méthode porté par la nouvelle charte. À l’origine de la démarche, un rapport remis en 2025 à la demande du Médiateur national du crédit avait mis en évidence une difficulté récurrente. Les dirigeants sollicitent souvent les dispositifs d’aide lorsqu’il est déjà trop tard. Pris dans l’urgence, les chefs d’entreprise consacrent l’essentiel de leur énergie à maintenir leur activité à flot et repoussent chaque jour les démarches qui pourraient pourtant permettre d’éviter une dégradation plus importante de leur situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Florence Mar-Picart veut donc faire de la prévention un réflexe. <em>« Cette charte montre qu’on est tous mobilisés pour apporter une réponse coordonnée et proactive »</em>, explique la directrice de l’IEDOM. L’objectif est de mieux faire connaître les outils disponibles, mais aussi de rendre leur accès plus simple pour les dirigeants. Une <em>« boîte à outils du dirigeant »</em> permet notamment de retrouver les principaux dispositifs d’accompagnement. Des actions de formation ont également été menées auprès de chefs d’entreprise de l&rsquo;île, notamment pour les sensibiliser aux premiers signaux de fragilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le changement le plus important réside ailleurs. <em>« On n’attend pas que les entreprises viennent nous voir mais on prend contact avec elles (&#8230;) c&rsquo;est cela la nouveauté »</em>, insiste Florence Mar-Picart. La démarche entend ainsi s’appuyer sur les signaux faibles qui peuvent révéler une dégradation plus importante de la situation d’une entreprise. Retards dans les déclarations, impayés fiscaux ou sociaux, difficultés de trésorerie ou encore demandes d’aide peuvent ainsi, alerter les différents partenaires. L’objectif, explique-t-elle, est ainsi de faire circuler l’information, d’établir un diagnostic et d’orienter rapidement le dirigeant vers le bon interlocuteur entre tous les acteurs concernés par cette thématique. À terme, l’IEDOM et la Banque de France doivent également proposer un diagnostic financier gratuit aux TPE-PME éligibles afin de leur permettre de mieux mesurer leur situation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’État veut aussi s’attaquer au <em>« fléau »</em> de l’économie informelle</b></h2>
<figure id="attachment_58136" aria-describedby="caption-attachment-58136" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-scaled.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58136" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-300x225.jpeg" alt="Mayotte, IEDOM, préfet de Mayotte, économie informelle, charte de confiance, entreprises, CCI," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58136" class="wp-caption-text">Le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, a notamment appelé à « être très offensif contre l’économie informelle », tout en défendant un meilleur accompagnement des entreprises et de leurs salariés sur l&rsquo;île. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette volonté de consolider le tissu économique légal intervient alors que l’État entend parallèlement renforcer la lutte contre l’économie informelle. Sur ce terrain, le préfet assume son cap. <em>« Il faut être très offensif contre l’économie informelle »</em>, affirme-t-il, décrivant celle-ci comme un <em>« fléau »</em> pour le département de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Le phénomène ne touche pas uniquement les recettes fiscales ou les règles de concurrence. Dans un territoire où une grande partie de la population dispose de moyens financiers limités (82% de la population vivrait sous le seuil de pauvreté, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/a-mayotte-seuls-15-des-menages-vivent-dans-un-logement-entierement-equipe-revele-linsee/">d&rsquo;après les derniers chiffres de l&rsquo;Insee diffusés en juin 2026</a>), le recours à des activités ou à des commerces ne respectant pas les règles, en raison de faibles revenus, pourrait contribuer à entretenir un système économique parallèle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’État, cette économie informelle peut également favoriser les situations d’emploi irrégulier et, plus largement, contribuer aux mécanismes de l’immigration clandestine. <em>« On mène cela avec beaucoup de fermeté »</em>, assure Frédéric Poisot. Une fermeté qu’il estime nécessaire pour permettre aux entreprises qui respectent leurs obligations de trouver leur place dans le paysage économique de l&rsquo;île. Mais cette volonté de lutter contre l’irrégularité ne signifie pas, selon lui, qu’il faille compliquer la situation de ceux qui travaillent légalement à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le préfet veut fluidifier le renouvellement des titres des travailleurs étrangers</b></h2>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que le préfet entend établir une distinction nette entre immigration irrégulière et emploi légal de travailleurs étrangers. À ceux qui sont entrés illégalement à Mayotte, le message de l’État reste sans ambiguïté : <em>« Ils n’ont qu’un avenir, c’est partir ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les étrangers en situation régulière et titulaires d’un titre de séjour leur permettant de travailler, l’enjeu est autre. <em>« Pour ceux qui ont un titre de séjour pour travailler à Mayotte, l’État se doit de pouvoir assurer le renouvellement en temps et en heure de leur titre, pour ne pas les mettre en difficulté, mais aussi et surtout les chefs d’entreprise qui sont inquiets car ils ont peur d’avoir un contrôle et ils ont raison »</em>, explique Frédéric Poisot.</p>
<p style="text-align: justify;">Le préfet reconnaît toutefois que l’administration fait face à <em>« une embolie ou une congestion du service car il y a énormément de demandes »</em>, une difficulté qui peut notamment toucher les petites entreprises, où <em>« il n’y a pas de suivi de ces titres ». </em>Pour répondre à cette situation, il défend, par l’intermédiaire des représentants des entreprises, la mise en place d’un « tunnel de discussions »  avec la direction des étrangers de la préfecture, afin que <em>« sur les situations les plus aiguës, on puisse traiter les titres en priorité et qu’on ne mette ni l’entreprise, ni la personne qui travaille dans la difficulté ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une mobilisation collective qui devra faire ses preuves</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le volet financier, les services de l’État entendent également faciliter les démarches des entreprises confrontées à des difficultés de trésorerie ou à des dettes. Olivier André, directeur général de la Direction régionale des Finances publiques (DRFIP), a notamment rappelé le rôle de la Commission des chefs des services financiers. Celle-ci permet de réunir plusieurs créanciers publics autour d’une entreprise et de rechercher un échéancier commun.</p>
<p style="text-align: justify;">Les conseillers spécialisés peuvent également orienter les dirigeants vers les différents dispositifs existants et mobiliser les acteurs susceptibles d’apporter une réponse financière. La zone franche globale constitue, elle aussi, un levier de soutien à l’activité à travers des exonérations fiscales, sous réserve du respect des obligations déclaratives.<em> « On est dans l’accompagnement et le soutien plus que dans le contrôle »</em>, a résumé Olivier André.</p>
<p style="text-align: justify;">La méthode est donc posée. Détecter plus tôt, aller vers les entreprises, mieux coordonner les acteurs et sécuriser celles qui évoluent dans le cadre légal. Reste à démontrer que cette nouvelle organisation permettra effectivement d’éviter les défaillances plutôt que de simplement les accompagner lorsqu’elles sont déjà devenues inévitables. <em>« On a un impératif de réussite, on ne peut pas se tromper »</em>, conclut le préfet du département. <em>« Mais on n’a pas de baguette magique »</em>, reconnaît-il, <em>« sinon on ne serait pas là tous ensemble autour de cette table ».</em> Mais, à ses yeux, l’État et ses partenaires ont au moins un devoir, celui de <em>« trouver des solutions ». </em></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/10/il-faut-etre-tres-offensif-contre-leconomie-informelle-letat-veut-assainir-leconomie-mahoraise-sans-fragiliser-les-entreprises/">« Il faut être très offensif contre l’économie informelle » : l’État veut assainir l’économie mahoraise sans fragiliser les entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Élections municipales de Mamoudzou : avant la décision des juges, le rapporteur public favorable au rejet des griefs</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/09/elections-municipales-de-mamoudzou-avant-la-decision-des-juges-le-rapporteur-public-favorable-au-rejet-des-griefs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 02:15:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Élections municipales 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[recours]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal administratif]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58036</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’élection de la liste conduite par Ambdilwahedou Soumaïla, au soir du dimanche 15 mars 2026, était contestée par son adversaire, Ahamada Haribou. Ce mardi 8 septembre, l’audience au tribunal administratif de Mayotte a semblé plus favorable au maire de Mamoudzou. La décision est attendue au cours de la semaine prochaine. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/09/elections-municipales-de-mamoudzou-avant-la-decision-des-juges-le-rapporteur-public-favorable-au-rejet-des-griefs/">Élections municipales de Mamoudzou : avant la décision des juges, le rapporteur public favorable au rejet des griefs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les électeurs de Mamoudzou seront-ils de nouveau appelés aux urnes, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/16/municipales-2026-resultats-definitifs-1er-tour-reelection-de-trois-maires-sortants/">eux qui ne s’étaient même pas déplacés au second tour ?</a> Rien n’est moins sûr. L’audience de ce mardi matin revenait sur le recours déposé par Ahamada Haribou, candidat malheureux au premier tour des élections municipales (ndlr, il était arrivé deuxième avec 21,35% des suffrages exprimés), le dimanche 15 mars. L’ancien directeur général adjoint de la municipalité de Mamoudzou, en charge des élections justement, avait relevé plusieurs griefs, quelques jours après le scrutin qui avait offert une large victoire à la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla (60,90%).</p>
<figure id="attachment_14499" aria-describedby="caption-attachment-14499" style="width: 249px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14499" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/TA-administratif-jpg-249x300.webp" alt="Nuit du Droit, Laurent Fabius, Mayotte, CDAD" width="249" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/TA-administratif-jpg-249x300.webp 249w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/TA-administratif-jpg-150x181.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/TA-administratif-jpg-300x361.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/TA-administratif-jpg.webp 545w" sizes="auto, (max-width: 249px) 100vw, 249px" /><figcaption id="caption-attachment-14499" class="wp-caption-text">Le tribunal administratif rendra sa décision la semaine prochaine.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Parmi eux, il y avait les moyens communaux détournés à des fins électorales, en citant l’exemple de bons d’achat distribués par le centre communal d’action sociale (CCAS) de Mamoudzou pendant la période de ramadan ou de subventions octroyées à des associations. Mais le rapporteur public, qui a rejeté la totalité des griefs, n’a pas été convaincu et a fait valoir que ces “bons ramadan” avaient déjà existé par le passé (même s’ils étaient beaucoup moindres), tout comme les subventions litigieuses n’étaient pas clairement relevées.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il dit ne <em>“pas tirer de conséquences”</em> non plus des tarifs préférentiels accordés par l’imprimeur Imprimah au maire sortant. En effet, malgré une commande presque similaire, celui-ci avait obtenu un devis 40% plus bas que son troisième concurrent, Soiyinri Mhoudhoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des achats de voix </strong><strong>« pas établis</strong><strong> »</strong></h2>
<figure id="attachment_58041" aria-describedby="caption-attachment-58041" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58041" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-300x230.jpg" alt="" width="300" height="230" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-300x230.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-1024x783.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-768x588.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-1536x1175.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-2048x1567.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-150x115.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-696x532.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-1068x817.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-1920x1469.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-500x383.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-800x612.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-1280x979.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8513-1320x1010.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-58041" class="wp-caption-text">Le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, est venu défendre sa liste, au tribunal administratif de Mayotte, ce mardi 8 septembre.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le jour-même du scrutin, l’équipe d’Ahamada Haribou affirmait également que des soutiens du maire avaientincité des jeunes à aller voter contre des promesses d’embauche ou de l’argent. Si le rapporteur public estime que ces promesses et les achats de voix <em>“ne sont pas établis”,</em> les deux camps ont continué de s’accuser mutuellement à l’audience. Maître Elyssa Laurent, qui défend le candidat <em>“valeureux et non malheureux”</em> selon ses termes et n’a pas souhaité réagir à l’issue de l’audience, fait état de pressions contre les témoins qui les ont poussés à se rétracter. Particulièrement offensive, celle-ci a accusé le maire d’avoir fait <em>“une élection à sa sauce” </em>grâce à <em>“un cumul d’irrégularités”.</em> De son côté, Ambdilwahedou Soumaïla, reconnaissant être moins à l’aise à la barre qu’en tribune (son avocat était absent), considère au contraire qu’il s’agissait <em>“de faux témoignages pour discréditer le résultat des urnes”.</em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les deux se sont opposés également sur la présence des agents de police à l’entrée des bureaux de vote. Si là aussi, le rapporteur public n’a pas trouvé que c’était <em>“inapproprié”,</em> l’avocate a répliqué en indiquant qu’avoir <em>“des agents de police armés dans les bureaux, ça ne s’est jamais vu”. </em>Alors que pour celui qui est devenu président de l’Association des maires de Mayotte (AMM), au contraire, l’organisation du scrutin du 15 mars était <em>“similaire à ce qui se faisait avant”.</em></p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Le bandeau de la discorde</strong></h2>
<figure id="attachment_58038" aria-describedby="caption-attachment-58038" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58038" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8518-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8518-300x213.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8518-768x544.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8518-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8518-696x493.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8518-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8518-500x354.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8518.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-58038" class="wp-caption-text">Directeur de campagne d&rsquo;Ambdilwahedou Soumaïla, Hassani Kambi Ousseni est confiant après avoir entendu les conclusions du rapporteur public.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">C’est sans doute l’élément qui porte le plus grand préjudice à l’équipe élue. Le jour de l’élection, un bandeau jaune figurait sur le bulletin de la liste “Réussir ensemble”. Un détail de couleur qui <em>“méconnaît l’article R30 du code électoral”,</em> comme le souligne le rapporteur public. Celui stipule que <em>“les bulletins doivent être imprimés en une seule couleur sur papier blanc”. </em>Admettant que c’était l’élément<em> “le plus délicat à apprécier”, </em>le rapporteur a rappelé que la commission de propagande n’avait rien dit le jour-J (tandis que celle-ci n’avait reçu qu’une copie en noir et blanc avant l’élection).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les deux camps ont eu, là aussi, maille à partir. Pour maître Elyssa Laurent, l’équipe du maire n’a pas donné de <em>“clarifications sur au moins trois sujets, dont celui des bulletins”. </em>Malgré cette histoire de couleurs<em>, </em>Hassani Kambi Ousseni, le directeur de campagne, se montre peu inquiet. <em>“Il a déjà </em><em>été attaqué en référé par un adversaire</em> (ndlr, Christophe Youssouffa, arrivé septième avec 1,64% des suffrages exprimés). <em>Le tribunal administratif avait rendu sa décision en validant le bulletin”,</em> fait-il valoir.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Confiant après avoir écouté le rapporteur public, il saura la semaine prochaine s’il doit ou non repartir en campagne pour Ambdilwahedou Soumaïla.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/09/elections-municipales-de-mamoudzou-avant-la-decision-des-juges-le-rapporteur-public-favorable-au-rejet-des-griefs/">Élections municipales de Mamoudzou : avant la décision des juges, le rapporteur public favorable au rejet des griefs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Errance canine à Mayotte : le cri d&#8217;alarme des maires</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/08/errance-canine-a-mayotte-le-cri-dalarme-des-maires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 02:15:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[« Le quotidien d’abord »]]></category>
		<category><![CDATA[Association des maires de Mayotte (AMM)]]></category>
		<category><![CDATA[chiens errants]]></category>
		<category><![CDATA[manifeste]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57956</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans leur manifeste « Le quotidien d’abord » adressé aux candidats à l’élection présidentielle de 2027, les dix-sept maires de Mayotte placent la prolifération des chiens errants au rang des urgences prioritaires du territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/08/errance-canine-a-mayotte-le-cri-dalarme-des-maires/">Errance canine à Mayotte : le cri d&rsquo;alarme des maires</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-path-to-node="4">À Mayotte, croiser une meute menaçante sur le chemin de l&rsquo;école ou au détour d&rsquo;une ruelle n&rsquo;a rien d&rsquo;un incident isolé. Dans le manifeste adopté par l&rsquo;Association des maires de Mayotte (AMM), le constat dressé par les élus locaux est sans détour. <em>« L’errance canine n’est pas, à Mayotte, une nuisance : c’est un fait de sécurité publique. Des meutes se constituent dans les quartiers, aux abords des écoles, sur les axes de circulation et dans les zones d’habitat informel où les déchets alimentaires abondent ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-path-to-node="5">Les conséquences sur la vie quotidienne sont documentées en continu par les polices municipales et les centres communaux d’action sociale (CCAS). Morsures d&rsquo;enfants et d&rsquo;adultes, accidents de deux-roues provoqués par des animaux divagants, attaques répétées contre les élevages locaux : la peur permanente contraint régulièrement des familles à modifier leurs trajets habituels.</p>
<p style="text-align: justify;" data-path-to-node="6">Chaque morsure grave entraîne l&rsquo;intervention d&rsquo;un système hospitalier déjà saturé, imposant le recours aux urgences et à des protocoles antirabiques stricts. À cela s&rsquo;ajoutent les risques de transmission de zoonoses* et la prise en charge financière de l&rsquo;équarrissage, supportée par les budgets municipaux sans aucune ligne dédiée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-path-to-node="7"><b data-path-to-node="7" data-index-in-node="0">L&rsquo;échec des dispositifs actuels </b></h2>
<figure id="attachment_2003" aria-describedby="caption-attachment-2003" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2003" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976-300x217.jpg" alt="" width="300" height="217" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976-300x217.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976-768x556.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976-150x109.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976-696x504.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2003" class="wp-caption-text">Mayotte est confrontée à un nombre important de chiens errants, qui posent des problèmes de sécurité et d’hygiène publique. (Illustration, Gendarmerie 976).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-path-to-node="8">Face à l&rsquo;ampleur du désastre, les élus jugent les réponses de l&rsquo;État déconnectées du terrain. Le « plan chien » national, reposant sur un appel à projets global doté de 3 millions d&rsquo;euros pour toute la France, se traduit par des aides dérisoires de 10.000 à 100.000 euros par dossier. Le bilan est accablant : en 2025, un peu plus de 240 canidés seulement ont été capturés sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île, un chiffre dérisoire au regard de la population canine globale qui n&rsquo;a produit <em>« aucun effet mesurable sur le terrain »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-path-to-node="8">Pire encore, la réglementation place les maires dans une situation intenable. Le code rural et de la pêche maritime impose aux maires de capturer les animaux errants et d&rsquo;assurer un service de fourrière. Or, <em>« aucune commune de Mayotte ne dispose d’un équipement conforme. Nos arrêtés de police sont donc, en pratique, inapplicables et notre responsabilité juridique reste, elle, pleinement engagée »</em>, dénonce l&rsquo;AMM dans son texte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-path-to-node="9"><strong>Fourrières, vétérinaires et plan d&rsquo;éradication</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-path-to-node="11">Pour régler ce problème, les maires formulent des exigences, réalisables selon eux dans un délai de vingt-quatre mois. Ils réclament en premier lieu <em>« un plan territorial d’éradication de l’errance canine sur cinq ans, doté d’une enveloppe spécifique à Mayotte, sanctuarisée en loi de finances et non soumise au régime de l’appel à projets annuel »</em>.</p>
<figure id="attachment_2826" aria-describedby="caption-attachment-2826" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2826" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-11-300x225.jpg" alt="chiens errants, police municipale de Pamandzi, brigade de gendarmerie de Pamandzi, préfet de Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-11-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-11-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-11-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-11-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-11-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-11-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-11-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-11-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-11-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-11.jpg 2040w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2826" class="wp-caption-text">Sur le plan des infrastructures, le manifeste exige la création d&rsquo;au moins deux fourrières intercommunales conformes, réparties entre le nord et le sud de Grande-Terre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-path-to-node="12">Sur le plan des infrastructures, le manifeste exige la création d&rsquo;au moins deux fourrières intercommunales conformes, réparties entre le nord et le sud de Grande-Terre, ainsi qu&rsquo;un dispositif mutualisé en Petite-Terre, pris en charge à 100 % en investissement par l&rsquo;État et soutenu dans son fonctionnement pérenne.</p>
<p style="text-align: justify;" data-path-to-node="13">Les maires soulignent également un manque crucial de praticiens sur l&rsquo;île : <em>« Aucun plan de stérilisation n’est exécutable sans praticiens présents sur l’île »</em>. Ils demandent l&rsquo;implantation d&rsquo;une véritable capacité vétérinaire publique par la création de postes territoriaux et des partenariats avec les écoles vétérinaires.</p>
<p style="text-align: justify;" data-path-to-node="14">En contrepartie, les municipalités s&rsquo;engagent à former des brigades communales de capture, à généraliser l&rsquo;identification des animaux détenus et à intégrer cette lutte au sein des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance. Les candidats à l&rsquo;élection présidentielle de 2027 sont désormais prévenus : la sécurité des Mahorais passe aussi par le règlement immédiat de ce fléau du quotidien.</p>
<p data-path-to-node="14">*Les zoonoses sont des maladies dont le pathogène, bactérie, virus ou parasite, peut être transmis de l&rsquo;animal aux humains et inversement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/08/errance-canine-a-mayotte-le-cri-dalarme-des-maires/">Errance canine à Mayotte : le cri d&rsquo;alarme des maires</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Les urgences des communes au cœur de la rentrée des maires</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/les-urgences-des-communes-au-coeur-de-la-rentree-des-maires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 02:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Association des maires de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57917</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réunis samedi dernier à l’hémicycle Bamana pour leur conférence de rentrée, les maires et présidents des Établissements publics de coopération intercommunale de Mayotte ont fait le point sur une rentrée scolaire encore marquée par le manque de places, des écoles en chantier et des établissements fermés, avant de revenir sur les difficultés de financement des communes et les priorités des prochaines semaines.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/les-urgences-des-communes-au-coeur-de-la-rentree-des-maires/">Les urgences des communes au cœur de la rentrée des maires</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les maires de Mayotte ont encore beaucoup de dossiers sur la table. Entre les problèmes qui se règlent au quotidien et les projets qui peinent à avancer, les élus doivent composer avec des besoins importants et des moyens qui ne suivent pas toujours. Une situation qui les oblige aussi à revoir leurs méthodes de travail et à pousser l’État à accélérer sur les engagements pris.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« L’école est un vrai sujet »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans les communes, le constat varie. Dans le chef-lieu, 19.000 enfants ont pu être accueillis dans les écoles, mais près de 600 autres restent sans solutions faute de places, alors que plusieurs établissements fonctionnent encore en rotations et que des écoles sont toujours en chantier comme à Vahibé ou encore Kawéni.</p>
<p style="text-align: justify;">À Bandraboua, deux écoles primaires et une maternelle n’ont pas ouvert, notamment pour des raisons de vandalisme. Du côté de Dembéni, 140 enfants restent sans solutions malgré l’ouverture de tous les établissements, une classe doit ouvrir prochainement, mais elle est déjà destinée à d&rsquo;autres élèves.</p>
<figure id="attachment_32395" aria-describedby="caption-attachment-32395" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32395" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, établissement scolaire, école," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8.jpg 720w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-32395" class="wp-caption-text">L&rsquo;école de Cavani Sud après le passage de Chido est toujours en chantier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À M’tsamboro, tous les élèves ont pu faire leur rentrée, mais une école détruite par Chido reste fermée. Accueillis dans un autre établissement, les enfants doivent traverser le village pour s’y rendre. Les parents demandent donc à la mairie de sécuriser leurs trajets, avec un bus ou des agents aux principaux carrefours.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces situations ont un point commun : les communes doivent trouver des solutions avec des moyens limités, alors que les besoins ne concernent pas seulement la construction. À Kani-Kéli, le maire a ainsi proposé la création d’un budget pour assurer la maintenance des écoles, alors que les collectivités doivent aussi faire face aux dégradations, aux intrusions et à la hausse du coût des travaux.</p>
<p>« <em>L’école est un vrai sujet, notamment sur le plan financier</em> », a rappelé Ambdilwahedou Soumaïla, président de l’Association des maires de Mayotte (AMM).</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Transformer les annonces en argent disponible</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les maires veulent maintenant accélérer le versement des crédits destinés aux collectivités et aux entreprises qui attendent d’être payées. Le problème, selon Ambdilwahedou Soumaïla, est simple : certains financements existent sur le papier mais ne sont pas encore disponibles sur les comptes des communes. « <em>À Mamoudzou, on a 8 millions d’arrêtés, ça veut dire des papiers</em> », explique-t-il. « <em>Il faut que les 8 millions qu’il y a sur le papier soient dans le compte pour qu’on puisse payer </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Les élus veulent donc faire le tri entre les arrêtés déjà signés, les dossiers encore en cours, et les chantiers qui doivent être relancés. L’objectif est de faire un premier bilan avec le  préfet le 30 septembre prochain.</p>
<figure id="attachment_46063" aria-describedby="caption-attachment-46063" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46063" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Stade-Tsoundzou--300x206.jpeg" alt="" width="300" height="206" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Stade-Tsoundzou--300x206.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Stade-Tsoundzou--1024x702.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Stade-Tsoundzou--768x527.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Stade-Tsoundzou--150x103.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Stade-Tsoundzou--218x150.jpeg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Stade-Tsoundzou--696x477.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Stade-Tsoundzou--1068x732.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Stade-Tsoundzou--100x70.jpeg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Stade-Tsoundzou--1320x905.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Stade-Tsoundzou-.jpeg 1537w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46063" class="wp-caption-text">La livraison du stade de Tsoundzou est fixée pour décembre 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les surcoûts compliquent aussi la reprise de certains projets. Le stade de Tsoundzou, estimé à 12 millions d’euros au départ, approche désormais les 26 millions. Certains chantiers sont réalisés à 70 ou 80 %, et restent bloqués faute de moyens pour les achever.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À cela s’ajoutent les délais de traitement des factures par les services du Trésor. Même lorsqu’une commune dispose des fonds, elle peut attendre avant de pouvoir payer une entreprise. Selon l&rsquo;élu, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est engagé à renforcer les effectifs afin d’accélérer le traitement des dossiers. L’enjeu est désormais de consommer les crédits disponibles avant la fin de l’année, environ 600 millions d’euros restant à consommer d’ici le  31 décembre 2026.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les assises de la sécurité</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La sécurité fera également partie des principaux dossiers des prochaines semaines. Les deuxièmes assises de la sécurité et de la citoyenneté se dérouleront du 21 au 24 septembre. L’objectif affiché est de faire le bilan des premières assises, organisées en novembre 2020, de regarder ce qui a été réalisé, ce qui ne l’a pas été et ce qui reste en cours, mais aussi de réfléchir à de nouvelles solutions face aux évolutions observées.</p>
<p style="text-align: justify;">Ambdilwahedou Soumaïla évoque notamment « <em>le changement de paradigme</em> » et les comportements de jeunes qu’il décrit comme de plus en plus violents. Il rappelle cependant que « <em>la sécurité ne relève pas uniquement des communes, les responsabilités sont partagées entre les collectivités, l’État, le Département, les familles et la société dans son ensemble</em> ». Les ateliers seront ouverts aux différents acteurs du territoire, l’idée est que chacun puisse apporter des propositions.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les attentes pour 2027</strong></h2>
<figure id="attachment_21311" aria-describedby="caption-attachment-21311" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21311" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Eau-robinet-goutte-1-1-2-300x205.jpg" alt="SMAE, eau potable, Mayotte, Vinci" width="300" height="205" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Eau-robinet-goutte-1-1-2-300x205.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Eau-robinet-goutte-1-1-2-150x103.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Eau-robinet-goutte-1-1-2-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Eau-robinet-goutte-1-1-2.jpg 590w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-21311" class="wp-caption-text">Parmi les problèmes du quotidien prioritaires, la crise de l&rsquo;eau.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Autre sujet sur lequel l’AMM veut peser : la prochaine élection présidentielle. L’association a lancé un manifeste à destination des candidats de 2027 pour mettre en avant les problèmes auxquels l&rsquo;île est confrontée au quotidien.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Pour les maires, les grands projets restent nécessaires, mais ils prennent du temps. Construire un hôpital ou de nouvelles infrastructures peut demander plusieurs années, alors que certaines difficultés vécues par la population appellent des réponses immédiates. « <em>Nous, ce qu’on veut, c’est régler le problème au quotidien</em> », résume le président de l&rsquo;AMM.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée est donc de poser les attentes avant l’élection, pour que le futur président sache, dès son arrivée au pouvoir, ce que les élus et la population attendent de l’État. Un moyen aussi, pour les maires, de ne pas laisser les problèmes du quotidien passer derrière les grandes annonces et les grands projets.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/les-urgences-des-communes-au-coeur-de-la-rentree-des-maires/">Les urgences des communes au cœur de la rentrée des maires</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Université de Mayotte : Abal-Kassim Cheik Ahamed veut « être à la hauteur des attentes », sans fermer la porte à un nouveau mandat</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/universite-de-mayotte-abal-kassim-cheik-ahamed-veut-etre-a-la-hauteur-des-attentes-sans-fermer-la-porte-a-un-nouveau-mandat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 02:15:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Abal-Kassim Cheik Ahamed]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[université de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57911</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que l’Université de Mayotte entame une nouvelle année universitaire avec plus de 1 800 étudiants inscrits, son président, Abal-Kassim Cheik Ahamed, défend le rôle de l’établissement dans le développement du territoire. Formation des enseignants, ouverture de nouvelles filières, vie étudiante, recherche, ouverture régionale et avenir de l’Université : il revient sur les grands enjeux de son mandat.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/universite-de-mayotte-abal-kassim-cheik-ahamed-veut-etre-a-la-hauteur-des-attentes-sans-fermer-la-porte-a-un-nouveau-mandat/">Université de Mayotte : Abal-Kassim Cheik Ahamed veut « être à la hauteur des attentes », sans fermer la porte à un nouveau mandat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À quelques mois de l’échéance de son mandat et alors que la vacance de fonctions du président de l’Université a été publiée, il refuse pour l’heure de se placer dans une logique de campagne et affirme vouloir se concentrer sur la rentrée et la réussite des étudiants.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. Monsieur le Président, si vous deviez faire aujourd’hui le bilan de votre mandat, qu’est-ce qui vous satisfait le plus et qu’est-ce qui constitue votre principal échec ? L’Université de Mayotte est encore très jeune. Est-ce que vous considérez aujourd’hui qu’elle est réellement devenue une université à part entière, ou qu’elle reste encore dépendante de l’Hexagone pour construire son modèle ?</b></p>
<figure id="attachment_57507" aria-describedby="caption-attachment-57507" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-57507 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-300x225.jpg" alt="Mayotte, étudiants, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0168.jpg 1448w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57507" class="wp-caption-text">Avec plus de 1.800 étudiants inscrits pour cette rentrée 2026-2027, l’Université de Mayotte place la réussite, l’orientation et l’insertion professionnelle au cœur de ses priorités. DR / IES.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><b>AKCA.</b> C’est un enjeu qui dépasse ma personne, notre seule institution, c’est Mayotte. Mayotte a son histoire, a un avenir, dispose d’une université. La question, c’est quelle place doit prendre l’Université dans toutes ses formes ? Lorsque l’on parle de développement, cela peut être très pluriel. L’Université de Mayotte est récente, c’est un outil qui date de 2012, au début avec trois enseignants-chercheurs et cinq cents étudiants. Aujourd’hui, les effectifs étudiants ont été multipliés par quatre.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque l’on parle de bilan, ce n’est pas une question de ma personne ou d’ambitions personnelles, mais vraiment un enjeu de développement du territoire. L’Université doit répondre aux besoins du territoire, ce n’est pas une option, et être au service de son développement. L’Université, ce sont les étudiants, les élèves, il y a une ambition collective concernée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. La formation des enseignants constitue un enjeu majeur à Mayotte. Qu’avez-vous mis en place sur ce sujet ?</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>AKCA.</b> On a mis le paquet, très clairement, avec le concours de l’État pour accompagner la formation des enseignants, former des enseignants de qualité à Mayotte. On parle souvent du nombre important de contractuels dans les écoles, mais si on veut avoir des étudiants de qualité, il faut aussi qu’on mette des enseignants de qualité devant les élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un effort conséquent. Nous avons engagé en 2017, après l’IUFM, une formation des enseignants qui était un modèle dérogatoire, mais finalement, très clairement, qui est aujourd’hui un modèle pilote, car depuis la rentrée 2026-2027, le même modèle de Mayotte a été répliqué dans toutes les autres universités des autres académies du territoire national.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. Vous avez également fait le choix d’ouvrir des masters. Pourquoi ce pari ?</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>AKCA.</b> C’est un pari d’ouvrir des masters. On a plus de 1.400 diplômés, 1.400 enseignants qui restent sur le territoire. Et la majorité de ces enseignants sont d’anciens étudiants, soit de l’Université de Mayotte, ou encore des étudiants de Mayotte qui ont quitté le territoire et qui sont revenus, et qui restent.</p>
<p style="text-align: justify;">Là, on a un modèle de développement durable. C’est un modèle de confiance pour la jeunesse mahoraise. L’enseignement est utile, mais l’enseignement ne fait pas tout l’écosystème de développement du territoire. On ne peut pas parler de bilan si on ne sait pas finalement quel est le rôle et la place de l’Université de Mayotte sur le territoire. Je crois que la seule réelle bouée de sauvetage d’un territoire, c’est la place de l’Université, parce qu’on est vraiment dans le transfert entre l’élève, l’étudiant et vers les sections professionnelles.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. La réussite étudiante est régulièrement mise en avant. Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour l’Université ?</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>AKCA.</b> La réussite, c’est notre leitmotiv. Quand on parle de réussite, c’est aussi l’accueil des étudiants. Il y a la création du Crous de La Réunion et de Mayotte, mais aussi l’offre de formation initiale et continue. Ces dernières années, on a enrichi notre offre de formations avec l’objectif de renverser la courbe des départs.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le cyclone Chido, près de 10.000 étudiants étaient recensés sur le territoire, parmi eux, 2.000 étudiants étaient inscrits à l’Université de Mayotte. La jeunesse est là. Une des missions de l’Université, c’est aussi l’orientation et l’insertion professionnelle. On doit lui offrir les opportunités de réussite pour qu’elle puisse offrir à Mayotte les compétences dont elle a besoin.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. Vous parlez de métiers d’avenir. Comment l’Université identifie-t-elle les formations dont le territoire a besoin ?</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>AKCA.</b> Il faut définir les métiers d’avenir de notre territoire et c’est ce que nous faisons. Nous avons ouvert un Bachelor Universitaire de Technologie en Gestion Administrative et Commerciale des Organisations, le BUT GACO. Ce n’est pas une ouverture théorique. C’est une ouverture par l’étude du marché, par les échanges avec l’écosystème, pour identifier quelles sont les formations utiles au territoire de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Initialement, l’Université comptait six licences générales. Après réflexion, notamment avec le Département-Région, d’autres formations ont émergé, notamment sur les sciences de la vie et le milieu marin, sur une île comme Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. Comment garder la jeunesse mahoraise sur l’île alors que beaucoup de jeunes partent poursuivre leurs études ailleurs ?</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>AKCA.</b> Comment on peut garder nos enfants ? Il faut leur offrir une formation de qualité, mais aussi les conditions d’études optimales. Il faut travailler sur l’attractivité pour renverser cette courbe de départs. L’Université de Mayotte a ses atouts, avec cette possibilité de réussir en étant sur le territoire, mais aussi en se connectant au contexte régional, parce que l’objectif, c’est l’employabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">On a des étudiants qui ont terminé leur thèse et qui sont enseignants chez eux maintenant, plusieurs anciens étudiants travaillent également à la CADEMA. Il faut accompagner les étudiants de l’orientation à l’insertion professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans Parcoursup, de plus en plus d’étudiants font le choix de l’Université de Mayotte. Certains étudiants ont quitté Mayotte la première année pour aller découvrir la France hexagonale ou d’autres pays, comme le Canada, et font le choix de revenir et de regagner l’Université de Mayotte. Ce sont des indicateurs positifs qui montrent que des efforts constants ont été engagés.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. Quelles doivent être, selon vous, les grandes priorités de formation pour Mayotte dans les prochaines années ?</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>AKCA.</b> Il faut se poser la question : qu’est-ce que veut Mayotte ? Il faut bien définir aujourd’hui quels sont les métiers et les besoins dont Mayotte aura besoin plus tard, pour qu’on puisse préparer les étudiants.</p>
<p style="text-align: justify;">J’espère que demain, on pourra avoir toutes les principales formations qui permettront de répondre aux grandes priorités de notre territoire. On ne peut pas éviter la question de la formation des enseignants, il faut encore continuer à former des enseignants, des enseignants de qualité.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand on parle de la connaissance de notre territoire, il y a la question des sciences humaines et des langues. On ne peut pas s’ouvrir à l’international si on ne connaît pas notre histoire, nos richesses. Il y a aussi l’autosuffisance alimentaire, la sécurité alimentaire, l’autosuffisance énergétique. Il faut que les spécialisations répondent aux besoins et aux priorités du territoire, notamment la fonction publique.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. Plus de 1.800 étudiants sont inscrits cette année. Certains rencontrent des difficultés dans leur parcours, notamment liées aux conditions d’études. Comment l’Université répond-elle à cette situation ?</b></p>
<figure id="attachment_37633" aria-describedby="caption-attachment-37633" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Universite-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37633" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Universite-2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Universite-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Universite-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Universite-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Universite-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Universite-2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-37633" class="wp-caption-text">Face aux besoins d’accueil, l’Université de Mayotte prévoit notamment un projet d’amphithéâtre et de classes supplémentaires dans les prochaines années.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><b>ACA.</b> La question de la vie étudiante n’est pas une question qui concerne uniquement l’Université, mais de développement, avec les acteurs du territoire, les intercommunalités, les experts du transport, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">On discute et on échange, mais il y a un temps de mise en place, un temps qui est nécessaire. L’Université de Mayotte s’est battue pour que la question de la vie étudiante soit pleinement portée sur la question de la restauration universitaire et le logement étudiant.</p>
<p style="text-align: justify;">On a espoir qu’avec le Crous, d’ici 2029, nous aurons les premiers logements étudiants ici à Mayotte. C’est un sujet qui concerne plusieurs acteurs, ce n’est pas qu’une question de cours, c’est tout un écosystème : le logement, la restauration, le transport, mais aussi la culture et le sport. C’est essentiel de pouvoir engager un étudiant dans un écosystème d’épanouissement.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. L’Université connaît également des difficultés matérielles et humaines : enseignants présents sur plusieurs niveaux, cumul de matières, manque de salles, modulaires installés dans la cour. Comment comptez-vous répondre à ces difficultés ?</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>AKCA.</b> L’Université de Mayotte est dans une voie qui n’est pas parfaite. Sur les enseignants-chercheurs, nous en avons besoin. Cette année, nous avons fait le choix d’aller vers la voie de concours. On a besoin de plus d’enseignants-chercheurs, mais on a besoin aussi qu’on nous donne des moyens pour créer ces postes, pour répondre aux besoins de formation, mais aussi à la question de la recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme condition d’attractivité, il faut qu’on attire les meilleurs et travailler sur des problématiques propres au territoire, comme les ressources en eau, comprendre les problématiques de l’accès à l’eau. Donc les enseignants-chercheurs sont utiles, et il faut qu’on en ait de plus en plus. On a fait le choix d’aller vers la voie de concours pour consolider durablement cette question de maîtres de conférences et d’enseignants-chercheurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. L’Université a récemment été interpellée sur plusieurs sujets liés à son fonctionnement et à sa gouvernance. Quelle est votre réponse ?</b></p>
<figure id="attachment_37632" aria-describedby="caption-attachment-37632" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/univ.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37632" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/univ-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/univ-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/univ-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/univ-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/univ.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-37632" class="wp-caption-text">Abal-Kassim Cheik Ahamed répond également aux interrogations récentes sur le fonctionnement et la gouvernance de l’Université de Mayotte, en défendant le renforcement des moyens et des postes d’enseignants-chercheurs.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><b>AKCA.</b> L’Université de Mayotte est dans une voie qui n’est pas parfaite. Aujourd’hui, cette question est transparente avec le communiqué qui a été envoyé.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne réponds pas personnellement ou à des personnes, je réponds au nom de l’institution. Sur cette question, il faut reconnaître que l’Université se construit avec des moyens, notamment des enseignants-chercheurs. Nous en avons besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas le temps des polémiques. C&rsquo;est une question qui dépasse ma seule personne ou mes ambitions. Le sujet, c’est notre ambition collective. On a des enfants, des élèves sur le territoire, qui comptent sur l’Université pour leur proposer une offre de formation de qualité.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. La presse s’est également fait l’écho de polémiques autour de la gouvernance de l’Université. Comment réagissez-vous ?</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>AKCA.</b> Je le répète, ce n’est pas le temps des polémiques. Le territoire a besoin de force, de toutes les forces vives. Un territoire, c’est un écosystème qui a besoin d’innovation, qui a besoin de réponses et de solutions sur des questions fondamentales. On le dit. Donc, au-delà de ces questions, et surtout quand on est dans ces fonctions, il faut le comprendre : l’enjeu nous dépasse, l’enjeu dépasse la personne. Ce n’est pas, on va dire, l’enjeu d’une personne, c’est l’enjeu d’un territoire. Et on doit, à deux sens, être à la hauteur des attentes de ce territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut répondre aux besoins de ce territoire, puisqu’on a beaucoup d’opportunités dans notre ouverture à l’international. Nos étudiants, pour demain, je l’espère, pourront faire un semestre au Kenya, aller faire un semestre en Tanzanie. Là, cette année, nous allons faire repartir, parce qu’on a déjà des étudiants qui font l’immersion dans les écoles malgaches. Et cette année, nous allons envoyer un peu plus de 40 étudiants également.</p>
<p style="text-align: justify;">On a toute la connexion culturelle également, donc on a beaucoup de sujets qui sont des sujets à faire avec et pour la société. Parce que derrière la société, il y a des enfants, il y a des citoyens qui ont besoin d’une vie meilleure, je dirais, du bonheur simple. Et on a besoin d’une université comme outil de transformation du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM. Votre mandat s’achève bientôt. D’ailleurs, ce sera le deuxième anniversaire de Chido. Est-ce que vous serez candidat à votre succession ?</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>AKCA.</b> C’est vrai que la vacance de fonctions a été publiée, mais comme je l’ai précisé, ce n’est pas le temps de la campagne. C’est le temps de la rentrée. La rentrée, c’est, comment on accompagne les étudiants, comment on les engage, comment on les mobilise pour qu’ils puissent aussi eux-mêmes porter les grands sujets de ce territoire. Et, comme je l’ai précisé également, ce n’est pas la question de ma personne, de mes ambitions personnelles. C’est le temps de consolider cette entrée, de pouvoir proposer des outils de réussite aux étudiants.</p>
<p style="text-align: justify;">Et le temps viendra, où je pourrai m’exprimer sur le sujet.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Propos recueillis par Mathilde Hangard</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/universite-de-mayotte-abal-kassim-cheik-ahamed-veut-etre-a-la-hauteur-des-attentes-sans-fermer-la-porte-a-un-nouveau-mandat/">Université de Mayotte : Abal-Kassim Cheik Ahamed veut « être à la hauteur des attentes », sans fermer la porte à un nouveau mandat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Ben Issa Ousséni défend les dossiers prioritaires de Mayotte auprès de la ministre de Outre-mer</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/ben-issa-ousseni-defend-les-dossiers-prioritaires-de-mayotte-aupres-de-la-ministre-de-outre-mer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 01:45:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Issa Ousséni]]></category>
		<category><![CDATA[dossiers prioritaires de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ministre des outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Naïma Moutchou]]></category>
		<category><![CDATA[Président de l’Assemblée de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57903</guid>

					<description><![CDATA[<p>La semaine dernière, le Président du Département-Région de Mayotte, Ben Issa OUSSENI, s’est entretenu avec la ministre des Outre-mer, Naïma MOUTCHOU, afin de faire le point sur les dossiers prioritaires pour Mayotte : le port de Longoni, le nouvel aéroport, le contrat d’engagement et le déploiement de la fibre optique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/ben-issa-ousseni-defend-les-dossiers-prioritaires-de-mayotte-aupres-de-la-ministre-de-outre-mer/">Ben Issa Ousséni défend les dossiers prioritaires de Mayotte auprès de la ministre de Outre-mer</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Alors que plusieurs annonces ont été faites par le Gouvernement, le Président de l’Assemblée de Mayotte a souhaité connaître leur état d’avancement et rappeler la nécessité de leur donner désormais une impulsion concrète pour le territoire.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Port de Longoni : confirmer la création du grand port maritime. Ben Issa Ousséni a demandé que cette évolution se traduise rapidement, avec une gouvernance donnant toute sa place aux élus de Mayotte.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Contrat d’engagement : sécuriser les financements. Le principe d’une dotation n’étant pas encore arrêté, le Président a demandé que la prochaine convention de subvention soit signée rapidement et pour plusieurs années, afin de sécuriser les moyens nécessaires et d’éviter tout ralentissement lié aux prochaines échéances électorales.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Nouvel aéroport de Mayotte : tenir le calendrier annoncé. Le Président de l’Assemblée de Mayotte a rappelé l’engagement du Président de la République de voir la première pierre du nouvel aéroport posée avant la fin de son quinquennat. Il a ainsi demandé à la ministre que cet engagement soit tenu et que le calendrier annoncé puisse être respecté.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Fibre optique : permettre le déblocage des financements européens. Le Président a de nouveau demandé la signature rapide de la convention avec l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), indispensable au déblocage des fonds européens consacrés au projet. Alors que les dépenses sont déjà engagées, le Département-Région de Mayotte ne peut continuer à en assurer seul la charge.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Sur ces quatre dossiers, la ministre des Outre-mer a assuré le Président de l’Assemblée de Mayotte de la détermination de l’État à tenir ses engagements. La nécessité de concrétiser les annonces faites par le Gouvernement dans les prochains mois a également été rappelée, dans l’intérêt du territoire et des Mahorais.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/07/ben-issa-ousseni-defend-les-dossiers-prioritaires-de-mayotte-aupres-de-la-ministre-de-outre-mer/">Ben Issa Ousséni défend les dossiers prioritaires de Mayotte auprès de la ministre de Outre-mer</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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