Les victimes étaient à bord d'une vedette qui a vraisemblablement échoué en voulant atteindre le rivage de la ville de Mitsamihouli en Grande-Comores. Les services de secours ont pu sauver "une trentaine" sur "une cinquantaine à bord".

Comores : 18 migrants venant d’Afrique centrale morts noyés

Les victimes étaient à bord d'une vedette qui a vraisemblablement échoué en voulant atteindre le rivage de la ville de Mitsamihouli en Grande-Comores. Les services de secours ont pu sauver "une trentaine" sur "une cinquantaine à bord".

Les autorités comoriennes ont annoncé la mort de « 18 migrants » venus d’Afrique centrale à bord d’une vedette. Les passeurs ont fait croire aux voyageurs qu’ils étaient bien arrivés à Mayotte, première étape d’un voyage en Europe, en France plus précisément.

« Des cris de détresse au large »

À l’hôpital de Mitsamihouli où les survivants ont été pris en charge. (Crédit photo : Ibrahim Youssouf/Al-watwan).

A quelques kilomètres de la rive, certains voulaient échapper à la vigilance de potentiels habitants en voulant débarquer de la vedette rapidement pour toucher la terre ferme en toute clandestinité. Mais, ils se sont noyés en pleine nuit, selon les témoignages des premiers secouristes. « Nous avons entendu des cris de détresse au large. Nous avons cherché à savoir de quoi il s’agissait avant de nous rendre compte finalement que c’étaient des migrants noyés », a souligné un membre de l’équipe de volontaires formée à la hâte pour venir en aide aux naufragés.

Selon le ministère de l’Intérieur, 8 corps ont été repêchés dans la nuit et 10 autres en plein jour. « Nous avons un bilan de 18 personnes décédées suite à ce drame », a indiqué le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Assoumani, au cours d’un point de presse tenu en début d’après-midi.

Les voyages de la mort

La communauté de Mitsamihouli, sur ordre du maire, Mchangama Abbas, a procédé à l’inhumation des corps repêchés. Les rescapés, dont des femmes et des enfants, ont été admis à l’hôpital de la ville où ils ont été pris en charge par le service des urgences puis par des unités de la Sécurité civile.

L’archipel fait face ces dernières années à un flux de migrants qui échouent, pour la majorité, à Mitsamihouli qui offre une beauté et un paysage similaire à celle d’une ville de Mayotte. Il y a moins d’un an, une cinquantaine de migrants venant de la région des Grands Lacs avait été secourue par la communauté de Mitsamihouli avant de disparaître dans la nature. Les passeurs dont des Comoriens jouent avec la naïveté des candidats à l’immigration clandestine et organisent, via la Tanzanie, ces voyagent de la mort moyennant des sommes variant entre 3.000 et 6.000 euros par migrant, selon des informations compilées par les services comoriens.

A.S. Kemba

Photo de Une : Des unités de la sécurité civile continuent à rechercher d’autres corps ou survivants. ( Crédit photo : Ibrahim Youssouf/Al-watwan).

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