Le président russe a dévoilé « les 5 secteurs clés » qui intéressent la fédération de Russie à Madagascar. C’est au cours de sa rencontre, le 18 février dernier, avec le président de la refondation de la République de Madagascar, Michaïl Randrianirina, que Vladimir Poutine a insisté sur la nécessité de bien cadrer des secteurs qui pourront avoir un effet d’entrainement dans la stratégie globale de Moscou visant à mettre la Grande île sur la voie de la croissance et du développement.
Une coopération établie depuis 1972
Devant le chef d’Etat malgache, le dirigeant russe a loué le partenariat entre les deux pays. L’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays remonte à l’année 1972. « Madagascar est un des partenaires importants de la Russie en Afrique », a d’abord souligné Vladimir Poutine. « Nous avons beaucoup de volets à coopérer : l’agriculture, la géologie, l’exploitation minière, la santé publique et la formation », a ajouté le chef du Kremlin.

Il est, à plusieurs reprises, revenu sur les politiques de soutien aux jeunes malgaches formés en Russie. « Vos jeunes sont formés dans des établissements d’enseignement supérieur russes. Beaucoup ont déjà obtenu de bonnes qualifications. Nous sommes prêts à développer ces relations dans le domaine humanitaire, ainsi qu’à travailler avec vous sur des plateformes internationales, notamment l’Organisation des Nations unies », a-t-il promis.
En retour, Michaïl Randrianirina s’est félicité de « l’invitation » du Kremlin, trois mois après la visite du président de l’Assemblée nationale malgache, Siteny Randrianasoloniaiko. « Nous sommes ravis de vous annoncer notre détermination à travailler avec la Russie. Nous sommes prêts à entamer une nouvelle ère de coopération et nous pensons que la Russie va beaucoup nous aider dans cette période un peu difficile tant sur le plan politique qu’économique », a souligné le nouvel homme fort de Madagascar.
Des instructeurs russes déjà à Madagascar
Les nouvelles autorités nouvellement installées à Madagascar, à la recherche de leur équilibre politique et diplomatique, optent pour une approche pragmatique afin d’asseoir, d’une part, leur assise intérieure et construire, d’autre part, une ligne libre devant leur offrir des marges d’action pour négocier sans contraintes avec les partenaires de leur choix.
« La coopération militaire, des projets miniers, des échanges d’expertise dans plusieurs domaines porteurs… devraient être au menu de cette rencontre », souligne NewsMada, faisant allusion à cette visite d’Etat à Moscou. “L’intérêt de Madagascar est ma priorité”,a déclaré Michaël Randrianirina, affirmant « l’ouverture de Madagascar à tous les partenaires désireux de contribuer à son développement durable », a ajouté le media en ligne.
La Russie est aujourd’hui encore à l’offensive à Madagascar où la coopération militaire semble être la priorité des priorités. Des instructeurs russes sont déjà dans la Grande île pour des séries de formation au profit des militaires malgaches. Classé parmi les pays les plus pauvres de la planète, Madagascar recèle pourtant de ressources minières importantes, selon de nombreuses données. Mais les crises politiques et institutionnelles chroniques mettent à mal les plans de développement du pays ces vingt dernières années.
A.S.Kemba


