Deux nouveaux cas suspects de variole du singe enregistrés aux Comores

Les deux cas suspects ont été identifiés à Anjouan après un contrôle de voyageurs à bord d’un bateau en provenance de Madagascar. Il y a, au total, « six cas » de variole de singe dans l’archipel dont « trois qui sont en voie de guérison », selon le ministre de la Santé.

Les autorités sanitaires comoriennes ont annoncé, ce lundi 26 janvier, deux nouveaux cas de variole de singe enregistrés, cette fois ci, sur l’île de Ndzuani (Anjouan). Le directeur régional de la Santé par intérim de l’île a annoncé que les deux cas suspects ont été identifiés suite à un contrôle systématisé au port de Mutsamudu pour tous les voyageurs venant d’un pays où le virus du Mpox a été signalé.

Des contrôles systématiques au port de Mutsamudu

Lors du contrôle au Port de Mutsamudu à bord du bateau Acadie en provenance de Majunga.

Les deux personnes faisaient partie d’un contingent de passagers du bateau Acadie arrivé au port de Mutsamudu en provenance de Majunga. « Nous avons un service de surveillance épidémiologique, notamment pour le Mpox, aux points d’entrée : le petit port de Dodin, le port de Mutsamudu et l’aéroport de Wani. Nous travaillons en collaboration avec les différents services intervenant au port, notamment la gendarmerie. À l’arrivée, il y a la désinfection des bateaux et des colis, le contrôle des passagers et des équipages, le lavage des mains dans le cadre des mesures barrières, ainsi que la distribution de masques », a rappelé le directeur régional de la Santé par intérim à Anjouan, Dr Mohamed Salim Ben Said Hafi.

Le médecin a encore expliqué comment ses services ont pu identifier les deux cas. « Pour chaque passager, nous vérifions le certificat médical et la fiche de renseignements, et procédons à un examen visuel, notamment du visage et des bras. C’est lors de cette vérification que nous avons identifié deux passagers présentant des signes de la maladie, avec des éruptions cutanées », a-t-il indiqué.

Les responsables de la santé au niveau de Ndzuani lors d’une conférence de presse ce lundi 26 janvier.

Les deux suspects ont été pris en charge à l’hôpital de Bambao Mtsanga. Des examens sont attendus dans les prochaines heures pour confirmer définitivement si les deux voyageurs sont porteurs du virus.

À ce jour, « quatre cas » de Mpox ont été officiellement déclarés aux Comores. Le ministre de la Santé, Ahamada Sidi, a souligné que « trois des quatre sont en voie de guérison ». Les patients sont systématiquement mis en quarantaine dans de centres de soins spécialisés. Les autorités sanitaires réaffirment la commande d’un stock important de réactifs pour identifier le virus chez les personnes suspectes. Aucune opération de dépistage généralisée n’a été annoncée pour l’instant.

A.S.Kemba

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Fortes pluies et inondations : la population subit toujours sans réelle politique publique

Ce mercredi 11 mars, de fortes pluies ont transformé rues et quartiers de Mayotte en torrents d’eau, paralysant routes, habitations et écoles. Si les habitants ont été pris de court, l’événement révèle surtout l'absence de prévention et l’insuffisance des infrastructures, déjà fragilisées face aux risques climatiques et à l’urbanisation croissante.

« Discord Etudiants Mahorais », la solidarité étudiante qui dépasse les frontières

À travers un serveur Discord, l’association aide les étudiants de Mayotte à s’installer, réussir et se créer un réseau professionnel, qu’ils soient en France, à la Réunion, au Canada ou ailleurs dans le monde.

L’association Le Regard du Cœur, véritable refuge et famille pour la jeunesse

À Longoni, l’association Le Regard du Cœur accompagne depuis plusieurs années les jeunes du village et des alentours à travers des activités éducatives, sportives et culturelles. Un lieu d’échange et de partage où chacun peut apprendre, s’exprimer et grandir aux côtés des autres.

« C’est la première fois que les hommes assistent à la naissance d’un volcan »

Depuis la découverte du volcan Fani Maore, le chercheur Saïd Saïd Hachim travaille avec le public, en particulier les enfants, pour développer du savoir scientifique sur le phénomène et pour les sensibiliser aux risques naturels et sur les bons gestes à adopter en cas de danger.