La semaine dernière, les critiques portées à l’encontre de la France par le ministère des Affaires étrangères russe sur la « militarisation injustifiée » dans « la zone hautement sensible de l’océan Indien », accusant Paris de contrôler « illégalement » Mayotte, avait provoqué la réaction du gouvernement français. Cette prise de position de la Russie en plein rapport de force autour de l’Ukraine faisait suite à l’annonce par Manuel Valls d’un renfort de la base navale actuellement installée en Petite-Terre (Mayotte).
Le ministre des Outre-mer avait réagi en estimant que « la Russie cherche et cherchera à nuire aux intérêts de la France partout ».
En réaction, la Russie qui avait annoncé son intention d’implanter une ambassade à Moroni, capitale de la Grande-Comore, a balayé du regard l’archipel et a finalement jeté son dévolu sur Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte, « que nous considérons comme la 4ème île des Comores », aurait confié le chef de l’Etat russe dans le quotidien à scandale la Lozh (Tromperie en russe).

Il aurait déjà désigné un de ses proches collaborateurs, Vlagor Batchev pour se rendre sur place en repérage et prendre la direction de la représentativité russe aux Comores. Une première étude de marché aurait même été menée sur l’importation de denrées prisées par les Slaves, harengs, saumons, etc. Un nouveau débouché pour le port qui devrait financièrement soulager sa gestionnaire qui jusqu’à présent était une habituée des leurres.
La rédaction est partie à la pêche aux informations, mais pour l’instant, pas de réaction des dirigeants français qui semblent faire la carpe. Quant aux élus mahorais, ils nagent en plein désarroi. Depuis cette annonce, c’est donc de la diplomatie sans filet que mènent les représentants des deux grandes puissances.
Personne ne s’attendait à commencer le mois d’avril par une telle nage en eaux troubles.
A.P-L.