La toiture brillante, les plafonds peints et réparés, le groupe scolaire Chiconi 5, situé à l’extrémité ouest de la commune, est presque comme neuf, un peu plus de trois mois après le passage du cyclone Chido. Après plusieurs semaines de réparation, la Ville a rouvert toutes les salles de classe et, à quelques exceptions, les 270 élèves du CP au CM2 sont de retour. Seule l’absence du grand arbre au centre de la cour de récréation, rappelle la violence du cyclone, et l’ampleur des dégâts.

« Deux salles ont été complètement détruites, mais c’est toute la structure entière qui a été touchée par Chido. Il a fallu réparer les toits et les plafonds, la salle de la direction. Une fois les conditions de sécurité réunies on a décidé de rouvrir l’école », explique Madi-Boinamani Madi Mari, directeur général des services de la commune de Chiconi.
Des cours sous des tentes installées sur la place de la commune
« Jusqu’à présent, certains élèves avaient cours dans des salles de l’école maternelle voisine mais tout le monde ne pouvait pas y être accueilli et il manquait des heures de cours », continue Madi-Boinamani Madi Mari, « une bonne partie du temps, les élèves étaient en périscolaire sous des tentes installées sur la place, rue de Sicotram, où ils pouvaient suivre des cours ». Une solution d’urgence sur un lieu public qui a permis aux élèves d’avoir une certaine continuité pédagogique. « On ne voulait pas que les enfants soient dans l’attente de leur rotation scolaire sans rien faire, le but c’est qu’ils puissent bénéficier de l’école et des activités périscolaires ».

« Il y avait quand même des absents lorsqu’on faisait cours sous les chapiteaux, les élèves n’étaient pas tous motivés à venir », remarque néanmoins Zalia Albert, directrice du groupe scolaire Chiconi 5. « Je sens que les enfants sont contents de revenir dans leur école parce que depuis la réouverture, il n’y a quasiment plus d’absents », ajoute-t-elle, « je vois les élèves motivés et je revois leurs sourires, je suis contente ».
Trois écoles encore fermées
Tous les établissements de la commune ne sont toujours pas fonctionnels, comme l’école élémentaire de Kavani, celle d’Ourini mais aussi l’école maternelle de Sohoa. Pour les deux premières, 10 classes sont désormais scolarisées au groupe scolaire Chiconi 5, l’après-midi. Un système de rotations parfois difficile pour l’établissement qui ne comporte que 10 salles de classe.

« Entre 12 h et 12 h 30 la circulation est ingérable entre les élèves qui partent et les élèves qui arrivent, il faudrait peut-être la police municipale pour gérer tout ça », demande Zalia Albert.
Mais pour Maid-Boinami Madi Mari, l’important c’est surtout « que tous les élèves de la commune bénéficient de 24 h de cours par semaine ».
Victor Diwisch