Chaque année les alertes se multiplient mais n’empêchent pas la forêt de partir en fumée. C’est encore pire en cette période estivale de replantation post-Chido.

De nombreux incendies provoqués une nouvelle fois par la culture sur brûlis

Chaque année les alertes se multiplient mais n’empêchent pas la forêt de partir en fumée. C’est encore pire en cette période estivale de replantation post-Chido.

De nombreux incendies se déclarent sur le territoire et rajoutent au sinistre provoqué par le double cyclone. Selon nos confrères du Monde qui ont pu avoir des informations complémentaires sur ce sujet, trois incendies ont détruit près de 100 hectares, les pompiers étant freinés dans leur approche par les troncs d’arbres et végétations abattus.

De plus, ils ont menacé des habitants indique la préfecture de Mayotte dans un communiqué, « Plus d’une vingtaine de personnes, parmi lesquelles des enfants, ont dû être évacuées par la gendarmerie. »

A Acoua, une surface de 30 hectares de flammes a été maîtrisée, mais les sapeurs-pompiers sont tenus de rester en veille en cas de reprise.

On sait qu’en plein été austral et alors que toutes les cultures ont été dévastées par le cyclone, plusieurs cultivateurs sont tentés de pratiquer les brûlis habituels et pourtant interdits. Outre la destruction de l’écosystème forestier que provoque ce type d’actes, ils empêchent l’eau de pluie de s’infiltrer et provoquent l’érosion et leur ruissellement vers le lagon. Une perte sèche pour nos capacités de nappes souterraines, et une cause supplémentaire d’asphyxie des coraux.

Le préfet de Mayotte rappelle que « la pratique du feu courant est interdite toute l’année sur l’ensemble du territoire ». Aussi, ces brûlis, les pratiques liées à la production de charbon de bois et la pratique de l’incinération sont encadrées par arrêté préfectoral, avec des contraventions à la clé pour tout contrevenant, aggravé s’il s’agit d’un bien appartenant à une tierce personne.

Il est donc recommandé de respecter la réglementation et d’éviter les brûlis volontaires, d’« utiliser des méthodes agricoles plus sûres et durables »  et d’avertir toute personne en train de le pratiquer. « Encourageons nos proches à prendre conscience des dangers liés aux feux de forêt pour préserver la biodiversité mahoraise. »

 A.P-L.

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