Près d’un mois après le passage du cyclone Chido, ce mercredi 15 janvier des riverains des quartiers de Moya et Cetam à Labattoir, restent sans électricité. Ces derniers ont décidé de manifester en installant un barrage. Ils dénoncent une gestion inégale de la crise et des conditions de vie insoutenables.

En colère, les habitants des quartiers de Moya et Cetam privés d’électricité, bloquent la route

Près d’un mois après le passage du cyclone Chido, ce mercredi 15 janvier des riverains des quartiers de Moya et Cetam à Labattoir, restent sans électricité. Ces derniers ont décidé de manifester en installant un barrage. Ils dénoncent une gestion inégale de la crise et des conditions de vie insoutenables.

Des habitants privés d’électricité depuis le cyclone Chido

Depuis le 14 décembre 2024, date du passage dévastateur du cyclone Chido à Mayotte, plusieurs quartiers, dont Moya et Cetam, restent privés d’électricité. Une situation que les habitants jugent intolérable. “Nous avons décidé de faire un barrage parce que depuis le cyclone, on n’a pas eu d’électricité. Ce qui est tout à fait normal au début, ça se contrôle très bien, mais on n’a même pas eu de diagnostic au niveau d’EDM. On gardait espoir en se disant qu’à chaque fois qu’EDM allait passer, EDM passera. Mais non, c’est un riverain qui a sécurisé les fils qui étaient par terre chez nous, parce qu’il avait la technique et la formation pour, sinon nos enfants allaient s’en prendre plein les pieds”

Une gestion inégale dénoncée

Outre l’absence d’intervention, les habitants s’indignent de la gestion qu’ils estiment inégale de la crise. “Dans tout le secteur Moya, Cetam, il n’y a qu’une seule maison qui a l’électricité. Je ne sais pas par quelle opération du Saint-Esprit, parce qu’on nous dit que les fils sont coupés” explique une riveraine excédée. La situation exacerbe le sentiment d’injustice au sein des quartiers concernés, où certains « se forcent à louer des groupes électrogènes, pour que leurs enfants puissent dormir dans des conditions décentes ».

Face à cette absence de réponses et de communication, les habitants des quartiers Moya et Cetam réclament des explications “Il faut qu’on nous explique, il faut qu’on nous dise jusqu’à quand”.

Nayar SAID OMAR

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