Les passagers du vol Air Austral de mardi soir bloqués par un bug informatique

C'est un peu "Mayotte à portée de clic" qu'ont vécu les passagers qui s'apprêtaient à décoller de Roissy ce Mardi 7 janvier. Pris en charge aussitôt, et après une nuit et une journée à l'hôtel, leur décollage est prévu ce mercredi soir avec le même appareil de la compagnie HiFly. 

Stopés par la destruction de la tour de contrôle à la suite du passage de Chido, les vols reprennent à plein que ce soit chez Corsair ou Air Austral. Beaucoup de mahorais qui veulent rentrer constater les dégâts et prendre soin de leurs familles. La compagnie Air Austral ayant annoncé que son B787 aux couleurs du lagon était indisponible, un Airbus de la portugaise  HiFly avait été affrété pour un décollage prévu à 18h05 ce mardi soir.

Une heure et demi plus tard, toujours parqué au même endroit du tarmac de Roissy, l’appareil faisait entendre un bruit avorté de démarrage, « nous n’arrivons pas à réinitialiser un des ordinateurs, nous allons devoir plonger l’appareil dans le noir », s’élève la voix du commandant. Soulignons la présence continue du personnel d’Air Austral auprès des passagers dont certains commençaient à s’agacer. Les hôtesses portugaises de Hifly ne pouvant gérer que les passagers anglophone.

Reset de l’arrivée à Mayotte

L’attente fut longue à l’hôtel Millenium mais à l’abri du froid pour les passagers

Plongée dans le noir, de la cabine s’est élevé un « joyeux anniversaire » traduisant malgré tout un bon état d’esprit général. Pas besoin de souffler sur des bougies pour que la lumière se rallume, « nous sommes désolés, le reset n’a pas fonctionné », une sentence qui annonçait une réparation dès le lendemain. Après le traditionnel repas qui aurait du être pris en hauteur, les passagers ont été dirigés vers l’hôtel Millenium. Certains faisaient entendre leur mécontentement, « cela fait trois semaines que je veux rentrer à Mayotte et là, c’est repoussé encore une fois ». Alors qu’une autre, très attristée, nous apprenait que son père venait de décéder, « ils l’ont enterré sans moi du coup ».

L’attente de la navette dans le froid fut longue surtout pour les tout-petits, et une fois à l’hôtel la réceptionniste informait qu’il faudrait encore patienter, « je suis seule, et il y a 90 chambres à préparer ». Autour de minuit et demi chacun a pu rejoindre une chambre.

Des passagers bien traités, avec les repas pris en charge à l’hôtel avec un décollage prévu ce mercredi 8 janvier, Inch »Allah…

Anne Perzo-Lafond

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