27.8 C
Mamoudzou
samedi 1 février 2025

Outre-mer : « Te Henua Enata – les îles Marquises » inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

Le Comité du patrimoine mondial vient d’inscrire l’archipel des Marquises, en Polynésie française, au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette inscription met ainsi en valeur la richesse biologique et culturelle de la France ultramarine.

Le Comité du patrimoine mondial, qui rassemble 195 pays, est chargé de la mise en œuvre de la Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel de l’Unesco. Il s’est réuni à New Delhi, du 21 au 31 juillet dernier, pour sa 46e session. Le Comité a ainsi décidé à l’unanimité d’inscrire « Te Henua Enata – les îles Marquises » (la Terre des Hommes, en marquisien) au patrimoine mondial de l’Unesco.

Un archipel exceptionnel

Au centre du Pacifique, l’archipel marquisien (12 îles hautes principales, dont 6 habitées) est un endroit privilégié pour la conservation de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique. L’archipel abrite des oiseaux marins parmi les plus diversifiés du Pacifique Sud. Quant aux eaux marquisiennes, elles sont reconnues parmi les dernières aires marines de nature sauvage de la planète. Elles abritent 40 espèces emblématiques : raies, requins et dauphins, etc.

L’archipel des îles Marquises devient le 53ème bien français inscrit à l’Unesco

Carte des Îles Marquises, Polynésie française (DR)

La candidature a été portée par le gouvernement de Polynésie française et la communauté de communes des îles Marquises, appuyée également par le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, ainsi que le ministère de la Culture.

« Te Henua Enata – les îles Marquises » fait ainsi partie des 6 lieux emblématiques des Outre-mer français inscrits au patrimoine de l’Unesco avec les Lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés (2008) ; les Pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion (2010) ; Taputapuātea, en Polynésie française (2017) ; les Terres et mers australes françaises (2019) ; et enfin les Volcans et forêts de la Montagne Pelée et des pitons du nord de la Martinique (2023).

Pour préserver ce patrimoine exceptionnel, des décennies d’engagement des Marquisiens ont été nécessaires et l’adhésion des associations locales au projet a été déterminante. Les acteurs impliqués vont désormais s’atteler à poursuivre les actions pour la préservation de l’archipel au travers d’une coopération internationale visant à concilier la nature et la culture comme patrimoine indissociables de la diversité planétaire. Le plan de gestion du bien formule ainsi des ambitions collectives pour les quinze prochaines années et des engagements partagés devant la communauté internationale.

Partagez l'article:

Société

NEWSLETTER

Recevez gratuitement les articles

du Journal De Mayotte

Nous ne vous enverrons jamais de spam ni ne partagerons votre adresse électronique.
Consultez notre [link]politique de confidentialité[/link].

Les plus lus

Articles similaires
Similaire

Les Mycéliades, le festival national de science-fiction au Pôle Culturel et à la médiathèque de Chirongui

Le festival national de science-fiction, les Mycéliades, revient pour...

Coupure de la distribution d’eau ce soir dès 21h à Pamandzi Est

SMAE – Mahoraise des Eaux informe les usagers du...

100% des clients réalimentés en électricité !

Selon les informations communiquées par EDM, 100% des clients...

Le Comité français de l’UICN appelle à mettre en œuvre des solutions environnementales adaptées pour la reconstruction de Mayotte

Suite au passage du cyclone Chido qui a dévasté Mayotte, le Comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) appelle le Gouvernement, les collectivités du territoire et le futur établissement public chargé de la coordination de la reconstruction, à élaborer un projet respectant la biodiversité et le patrimoine naturel unique de Mayotte.
WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com