On pourrait titrer "tribune du Monde-suite". Le président Ousseni porte la voix du Département au sein de plusieurs instances parisiennes. Avec succès, semble-t-il.
On pourrait titrer "tribune du Monde-suite". Le président Ousseni porte la voix du Département au sein de plusieurs instances parisiennes. Avec succès, semble-t-il.
Les finances du Département étant fragile, les élus avaient fait leur compte et décidé de demander une nouvelle compensation de l’Etat pour les services consacrés à la prise en charge des non assurés sociaux liés à l’immigration clandestine, comme les PMI et l’Aide sociale à l’enfance. Des courriers avaient été adressés aux ministres Gérald Darmanin et Jean-Francois Carenco, évaluant à 65 millions d’euros en besoin de financement.
Ont également été abordés les thèmes évoqués dans la tribune rédigée par Ben Issa Ousseni et le président de l’association des maires de Mayotte, Madi Madi Souf, dans Le Monde,concernant notamment le retrait des forces de gendarmerie à l’issue de l’opération Wuambushu, lors des rencontres du président » avec les plus hautes autorités politiques »: la première ministre Élisabeth Borne, le président du Sénat Gerard Larcher, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, Jean-Francois Carenco, ministre délégué aux Outre-Mer et Charlotte Caubel, Secrétaire d’Etat à l’enfance.
Avec Gérard Larcher et Jean-François Carenco
Outre le maintien des effectifs policiers de Wuambushu dans la durée, le président a notamment défendu des moyens renforcés pour la collectivité départementale. « Une écoute très bienveillante, la prise en compte de la situation locale et des engagements semblent laisser envisager des suites concrètes à ses démarches », indique Ben Issa Ousseni. Réponse lui a été faite qu’une « évaluation de la situation » localement serait le préalable « avant tout retrait des forces de l’ordre ».
Au terme de deux jours de visite, le Premier ministre et plusieurs ministres ont annoncé des mesures sur l’eau, l’éducation, la santé et la sécurité, avec un nouveau suivi des projets commune par commune.
Manifestants repoussés au bord du lagon, forces vives reçues en catimini par un conseiller, syndicats qui contestent la parole de l’État, maternité vidée de ses patientes : à Mayotte, la visite ministérielle du gouvernement Lecornu, mercredi 26 et jeudi 27 août 2026, a surtout montré ce qu’elle cherchait à ne pas montrer.
Annoncé en février 2024 par Gérald Darmanin, le dispositif de lutte contre l’immigration clandestine doit encore passer par plusieurs étapes, alors que les moyens d’interception en mer ont été fortement touchés par le cyclone Chido.
Le déplacement à Mayotte du Premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est achevé ce jeudi 27 août au soir. Hormis quelques effets d’annonces pas grand-chose de concret n’est ressorti de cette visite officielle.