Durant le week-end et ce lundi, trois permanences sociales ont été réactivées à la mairie de Koungou pour les délogés de Talus 2. Un sas vers une meilleure insertion sociale.

Talus 2 : Une cinquantaine de familles relogées par la permanence sociale

Durant le week-end et ce lundi, trois permanences sociales ont été réactivées à la mairie de Koungou pour les délogés de Talus 2. Un sas vers une meilleure insertion sociale.

Sitôt l’annonce de la validation de l’opération de démolition de Talus 2 connue, les permanences sociales ont été relancées à la mairie annexe de Koungou. Il s’agit de fournir une proposition de relogement aux derniers occupants en situation régulière qui ne se seraient pas manifestés. Jusque là, quarante familles avaient été relogées, dont 16 se sont manifestées ce week-end.

Et ce lundi matin, les représentants des ménages viennent encore un à un. En milieu de matinée, 20 personnes, soit 6 familles supplémentaires, avaient été vues. La permanence est tenue par la DEETS, la Direction de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités

Comme Ibrahim* qui nous explique pourquoi il n’est pas venu avant : « Durant ces 4 semaines, on ne savait pas si notre case allait être détruite ou pas. Et comme j’étais en formation, je ne pouvais pas me déplacer pour trouver un nouveau logement. » Ou Hadidja*, pour laquelle son voisin nous traduit la démarche : « Je voulais trouver une maison moi-même pour moi et mes enfants. Mais quand j’ai voulu déménager mes affaires, la propriétaire a refusé, donc je viens trouver une solution à la mairie. »

Les familles se succédaient à la permanence sociale ce lundi

Plusieurs offres de relogement sont dans la besace des travailleurs sociaux, nous explique Psylvia Dewas, chargée pour la préfecture de la résorption de l’habitat illégal et de la construction de logements sociaux : « Ce sont les associations qui gèrent leur propre village relais. Nous avons Mlézi Maore à Hamachaka, proche de Talus 2, Solia au Talus 2 en lien avec le CCAS de la ville, Coallia pour le village relais de Tsoundzou, et l’ACFAV Logement. Les familles viennent, et des propositions de mise à l’abri leur sont faites. On effectue une évaluation de la famille et nous leur expliquons les modalités de prise en charge. »

Un « reste à charge » est en effet défini en concertation avec les familles en rétribution du logement, en moyenne de 50 euros, tout en poursuivant l’objectif de leur insertion pour que la recherche d’un travail puisse les rendre éligible à l’intégration des logements SIM. Un hébergement d’insertion en attendant donc, qui s’accompagne pour Hamachaka d’un accompagnement à l’éducation des enfants, notamment l’aide aux devoirs. « Une des familles de Talus 2 va déjà partir en logement SIM car elle est éligible ».

A.P-L.

*Prénom modifié

 

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