Soutien judiciaire aux élus victimes d’agressions

En réponse aux agressions d’élus en hausse en France, une loi vient d’être votée pour donner la possibilité aux associations d’élus, aux collectivités locales, au Sénat, à l’Assemblée nationale et au Parlement européen de se porter partie civile afin d’accompagner les élus victimes d’agression ou leurs proches.

Adoptée le 24 janvier dernier, la loi répond à une demande du président de l’Association des maires de France (AMF) qui constatait une hausse des violences contre les élus, +50% en 2021. Seules l’AMF ou toute association départementale de maires affiliées à l’AMF pouvaient se porter partie civile auparavant lors d’agressions d’élus municipaux, désormais la loi donne la possibilité à d’autres élus, à d’autres associations, à d’autres instances de le faire, et pour de nouvelles violences : un mur tagué, une voiture brûlée ou la divulgation d’un numéro de téléphone ou d’une adresse sur les réseaux sociaux.

On repense à l’incendie du véhicule de fonction du maire de Ouangani incendié en 2021, ainsi que celle de son conseiller, et au début d’incendie devant la permanence du député Kamardine ce mois de janvier. Des actions toutes consécutives à des démolitions par l’Etat de quartiers insalubres.

Les dispositions de la loi permettent de rompre l’isolement judiciaire de l’élu victime de ces actes et de le soutenir dans la procédure au pénal.

A.P-L.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Venue de Gérald Darmanin : la section régionale du Syndicat de la Magistrature déplore le manque de moyens et des promesses non tenues

Alors que le garde des Sceaux entame une visite de 4 jours dans l’océan Indien, tout d’abord à La Réunion puis à Mayotte, la section régionale du Syndicat de la Magistrature, dans un communiqué, insiste sur le fait que la justice ne doit pas être mise au service d’une politique pénale destinée à servir les intérêts politiques du ministre de la Justice.

Outre-mer : le Titre Emploi Service Entreprise assoupli pour lutter contre le travail informel

Applicable depuis le 1er janvier 2026, cette évolution vise à alléger les formalités sociales et à encourager la déclaration des emplois occasionnels dans les territoires ultramarins.

Le tribunal administratif rejette la requête d’Assani Saindou Bamcolo

Par un jugement du 20 février 2026, le tribunal...

Mal-logement dans les Outre-mer, Mayotte en alerte rouge

Dans son nouveau rapport consacré aux Outre-mer, la Fondation pour le Logement des Défavorisés alerte sur une aggravation continue du mal-logement. Plus de 700.000 personnes sont concernées dans les cinq DROM, et Mayotte concentre aujourd’hui les indicateurs les plus alarmants.