Cette semaine, la SMAE annonçait la suppression de l’un des tours d’eau, grâce à l’amélioration des capacités de production. Mais quid de cette seconde coupure programmée persistante ? Selon le SMEAM, la décision sera prise à la fin du mois, et dépendra de la mise en production des nouveaux forages ainsi que l’amélioration des moyens de production existants.

Vers une levée du dernier tour d’eau d’ici à la fin du mois ?

Cette semaine, la SMAE annonçait la suppression de l’un des tours d’eau, grâce à l’amélioration des capacités de production. Mais quid de cette seconde coupure programmée persistante ? Selon le SMEAM, la décision sera prise à la fin du mois, et dépendra de la mise en production des nouveaux forages ainsi que l’amélioration des moyens de production existants.

En 2021, les coupures d’eau programmées prenaient fin au début du mois de janvier.
Presque un mois après cette date, les mahorais subissent toujours une coupure d’eau hebdomadaire, en raison de problèmes de production. Début janvier, le SMEAM expliquait la continuité de ces coupures par des travaux en cours sur différents forages, notamment celui de Kwale, celui de Mirereni et celui de Kawéni Lajoli.
Un mois après, le forage de Kwale a pu être remis en service, celui de Mirereni également depuis la semaine dernière. Ibrahim Aboubacar, DGS du SMEAM, déclare qu’ « avec l’augmentation des niveaux de forage rechargés par les eaux de pluie, on a davantage d’eau potabilisée venant directement des forages ce qui permet de lever une coupure sur deux dès aujourd’hui, et de regarder comment le système tient avec les apports nouveaux de potabilité, on regardera d’ici fin du mois comment se stabilisera la situation pour apprécier la levée du second tour ». Quant à la levée du second tour d’eau, celle-ci dépendra d’autres facteurs. Concernant le forage de Kawéni Lajoli, les essais de production ont débuté ce mercredi. Ceux du forage de Beja débuteront ce jeudi.

Ibrahim Aboubacar, DGS du Smeam

« A ce jour, on produit autour de 37 000 m3 par jour reprend le DGS. Il faudrait entre 37 500 et 38 000 pour lever le deuxième tour d’eau ». En plus de ça, M Aboubacar évoque l’augmentation de production à Mamoudzou, à Bouyouni, et la stabilisation de l’usine de dessalement de Petite-Terre : « donc d’un côté les ressources supplémentaires, et de l’autre l’amélioration des productions existantes ». Pour entrer dans le détail, il s’agira « pour les usines de Mamoudzou d’améliorer le captage des rivières qui permettent d’augmenter la potabilisation ». A Bouyouni, il s’agit des améliorations des conditions d’exploitations, et sur Petite-Terre, « On n’a pas de visibilité sur l’amélioration de l’usine de dessalement, c’est plus imprévisible ».
Enfin, le DGS du SMEAM reprend : « Si on arrive à produire autour de 4000 m3 sur Mamoudzou et 9300m3 sur Bouyouni avec les eaux supplémentaires des autres forages Mirereni Beja et Kaweni on devrait pouvoir lever les tours d’eaux d’ici la fin du mois de février.
Si certains disent qu’avec des « si » on pourrait mettre Paris en bouteille, à Mayotte on s’imaginerait plutôt y mettre de l’eau au robinet…

L’économie des ressources doit rester de mise

« Les efforts pour maintenir ce rythme sont faits au quotidien, il y a en ce moment également la troisième campagne de recherches de fuites qui est en cours depuis deux semaines et qui va s’étaler sur deux mois, sur Mamoudzou et Passamainty », reprend Ibrahim Aboubacar, appelant tout de même la population à « l’économie de l’usage des eaux qui doit rester en vigilance ».
Quant au remplissage des retenues collinaires, bien que les ressources en eau ne soient pas tant à la source du problème que leur potabilisation, les niveaux étaient vendredi dernier selon le SMEAM, à 61% pour Combani, et 36% à Dzoumogne. Des niveaux légèrement plus bas pour Combani, et similaires pour Dzoumogne qu’à la même date l’an dernier. A noter toutefois qu’il y a eu de fortes précipitations depuis, et que la saison des pluies s’est avérée particulièrement tardive cette année.

Mathieu Janvier

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