<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Paludisme - Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/tag/paludisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/paludisme/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Jul 2026 16:11:24 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.1</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Archives des Paludisme - Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/paludisme/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Paludisme à Mayotte : la bataille silencieuse pour empêcher le retour d’une maladie éliminée</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/10/paludisme-a-mayotte-la-bataille-silencieuse-pour-empecher-le-retour-dune-maladie-eliminee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 02:30:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Cas autochtone]]></category>
		<category><![CDATA[Cas importé]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[OMS]]></category>
		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55283</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après plusieurs années sans transmission locale, le paludisme réapparaît à Mayotte sous la pression des cas importés, principalement depuis les Comores. Sur le terrain, les équipes de l’ARS tentent d’enrayer toute reprise durable de la circulation du parasite.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/10/paludisme-a-mayotte-la-bataille-silencieuse-pour-empecher-le-retour-dune-maladie-eliminee/">Paludisme à Mayotte : la bataille silencieuse pour empêcher le retour d’une maladie éliminée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Éliminé de Mayotte depuis 2010, le paludisme n’a pourtant jamais totalement disparu de l’environnement régional. Depuis le 1er janvier 2026, Mayotte a enregistré 244 cas confirmés de paludisme, dont 161 cas importés, 25 cas acquis localement, 12 cas indéterminés et 46 cas encore en cours d&rsquo;investigation, selon le dernier bulletin de Santé publique France. Il s&rsquo;agit du niveau le plus élevé observé depuis 2010. Si la grande majorité des infections recensées restent importées, cette résurgence rappelle la fragilité des acquis sanitaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans certains quartiers en hauteur de Mayotte, notamment du sud-est de l&rsquo;île, les équipes de lutte anti-vectorielle de l’Agence régionale de santé (ARS) mènent une course contre la montre : identifier les foyers, protéger les habitants et empêcher que le moustique anophèle ne réinstalle durablement le parasite sur le territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une résurgence <em>« inédite »</em> après plusieurs années sans cas local</b></h2>
<figure id="attachment_12327" aria-describedby="caption-attachment-12327" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-12327" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, banga, bidonville, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5381-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-12327" class="wp-caption-text">Dans certains quartiers en hauteur du sud-est de Mayotte, les équipes de l&rsquo;ARS concentrent leur surveillance autour des habitations où plusieurs cas de paludisme ont été recensés ou sont en cours d&rsquo;investigation. Photographie d&rsquo;illustration / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« C’est quelque chose d’inédit ».</em> Dès les premières minutes de l’entretien, Ambdoul-Bar Idaroussi, chef du pôle de la lutte anti-vectorielle (LAV) au sein de l’Agence régionale de santé de Mayotte, mesure l’ampleur de la situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant quatre années consécutives, entre 2021 et 2024, aucun cas acquis localement n’avait été recensé sur le territoire. <em>« De 2021 à 2024, on n’a pas eu de cas acquis localement pendant quatre années consécutives »</em>, rappelle-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dès l&rsquo;année 2025, la dynamique change. Plusieurs cas contractés localement apparaissent. Pour le responsable de la lutte anti-vectorielle, cette évolution est directement liée à la situation régionale, notamment aux Comores, où le paludisme connaît une progression importante. <em>« En 2025, on découvre cinq cas acquis localement (…) ceci est en lien avec ce qu’il se passe aux Comores (…) on sait que depuis 2022, le paludisme a explosé »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ARS reste néanmoins prudente sur les chiffres disponibles concernant les Comores, qui reposent selon lui sur des informations transmises par des correspondants épidémiologiques sur place qui tentent tant bien que mal d&rsquo;apporter des données sanitaires. Mais ces données font état d’une circulation particulièrement importante du parasite : près de 20.000 cas en 2022 et plus de 50.000 cas en 2025. <em>« Ce qui est énorme ! »</em>, souligne Ambdoul-Bar Idaroussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Située à quelques dizaines de kilomètres des Comores, Mayotte se retrouve directement exposée aux mouvements de population et aux introductions régulières du parasite. <em>« Résultat, Mayotte subit cela. C’est vraiment une crise depuis 2025 qui sévit jusqu’à aujourd’hui »</em>, affirme-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, le responsable insiste sur une distinction essentielle entre cas importés et transmission locale. <em>« Oui il y a eu des cas acquis localement mais tous ces cas sont liés aux cas importés »</em>, affirme-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, environ 90 % des cas recensés à Mayotte sont importés, tandis que les cas acquis localement correspondent à une transmission secondaire provoquée par la présence de personnes infectées sur le territoire. Autrement dit, le parasite circule ponctuellement, mais l’enjeu principal pour les autorités sanitaires est d’empêcher qu’une chaîne de transmission durable ne s’installe sur l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Les données de Santé publique France confirment cette tendance. Au 21 juin 2026, sur les 161 cas importés recensés à Mayotte, 95,6 % provenaient de l&rsquo;Union des Comores, où le paludisme demeure endémique. Pour l&rsquo;agence sanitaire, cette situation <em>« souligne l&rsquo;importance du maintien des mesures de lutte afin de prévenir une reprise de la transmission sur le territoire ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Dans les hauteurs, des zones particulièrement surveillées</b></h2>
<figure id="attachment_55337" aria-describedby="caption-attachment-55337" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55337" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-300x169.jpg" alt="Mayotte, paludisme, moustiquaire, moustique, ARS," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Moustiquaire-paludisme-Mayotte-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55337" class="wp-caption-text">Dans les secteurs les plus exposés, les équipes sanitaires distribuent des moustiquaires imprégnées d&rsquo;insecticide afin de limiter les piqûres nocturnes et d&rsquo;interrompre les chaînes de transmission du paludisme.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, les données de Santé publique France montrent que 75 % des cas sont concentrés dans quatre communes : Chirongui (59 cas), Mamoudzou (54), Dembéni (44) et Bandrélé (27). Les 25 cas acquis localement se concentrent principalement dans le sud de l&rsquo;île, à proximité de secteurs où 23 gîtes larvaires productifs d&rsquo;anophèles ont été recensés.</p>
<p style="text-align: justify;">Les investigations menées par l’ARS montrent également une concentration géographique des cas acquis localement sur les traces des cas importés dans des zones isolées des communes. <em>« Depuis l’année dernière, si on prend tous les cas suspectés d’avoir été acquis localement, ils sont tous localisés hors agglomération »</em>, explique Ambdoul-Bar Idaroussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Les secteurs concernés se situent principalement dans les hauteurs de Bandrélé, Hajangua, Dembéni ou Miréréni. Cette localisation correspond aux caractéristiques du moustique responsable du paludisme. Contrairement à l’<i>Aedes</i>, vecteur notamment de la dengue et davantage présent en milieu urbain, l’<i>Anopheles</i> à l&rsquo;origine du paludisme évolue plutôt dans des environnements ruraux. <em>« Contrairement à l’aedes, qui est un vecteur urbain. L’anophèle n’est pas un vecteur urbain. Donc c’est normal qu’on ait des cas là-bas »</em>, explique le spécialiste.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ARS affirme également avoir identifié les populations les plus exposées dans ces secteurs. <em>« Cette année, on est à peu près à 70 cas suspectés d’avoir été acquis localement, et 66 cas sont des personnes d’origine comorienne. Les autres sont des Français, qui vivent à proximité de ces cas importés »</em>, détaille-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette analyse, reconnaît-il, peut être sensible. Mais elle répond selon lui à un objectif opérationnel : comprendre les mécanismes de transmission pour mieux cibler les interventions.<em> « C’est une population étrangère, de nationalité comorienne, on peut être choqué de cette analyse-là, l&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de stigmatiser, mais c’est important pour comprendre d’où viennent ces cas, d&rsquo;un point de vue épidémiologique, et pouvoir mieux lutter contre les vecteurs »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;après lui, la situation actuelle s’explique notamment par un important renouvellement des populations présentes dans ces zones. <em>« On observe un brassage très important de la population dans ces zones car ce sont des zones d’entrée. On rencontre, depuis quelques semaines, des gens dans les hauteurs de Bandrélé, d&rsquo;Hajangua, Dembéni, Miréréni, qui sont arrivés il y a peu de temps sur le territoire (&#8230;) À chaque fois on voit des nouvelles têtes, et des personnes qui sont malades depuis les Comores »</em>, décrit-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Une difficulté supplémentaire réside dans le délai avant la consultation médicale. <em>« Ce sont des gens qui vont vraiment attendre que la situation soit intenable pour consulter et plus tu attends plus il y a un risque de contamination d’autres individus autour de toi »</em>, alerte-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le responsable de la LAV, l&rsquo;évolution de la situation sanitaire reste difficile à prévoir. <em>« C’est très complexe comme situation. Ce qu’il va se passer demain ou après-midi, je n’en ai aucune idée »</em>, reconnaît-il. <em>« Parfois, certaines personnes sont à Mayotte depuis des années, leurs enfants ne sont pas scolarisés, ils sont malades mais refusent de consulter, on est vraiment dans des difficultés parfois très complexes sur le terrain »</em>, confie-t-il encore.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Sur le terrain, une lutte permanente contre le moustique et le parasite</b></h2>
<figure id="attachment_17924" aria-describedby="caption-attachment-17924" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM.png"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-17924" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM-300x125.png" alt="CHM, Mayotte, laboratoire," width="300" height="125" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM-300x125.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM-150x63.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM-696x290.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labo-CHM.png 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17924" class="wp-caption-text">Avant même la confirmation en laboratoire du CHM, les équipes de terrain réalisent des tests rapides de dépistage afin d&rsquo;identifier rapidement les cas suspects et déclencher les mesures de protection. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face à chaque signalement, les équipes de l’ARS interviennent rapidement. Elles réalisent des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD), qui doivent ensuite être confirmés par le laboratoire du Centre hospitalier de Mayotte. Mais la lutte antivectorielle ne commence pas une fois les résultats définitifs obtenus.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Avant même la confirmation biologique, on investigue, on va sur place, on donne des moustiquaires aux gens, on essaie de détruire biologiquement ces gîtes »</em>, explique Ambdoul-Bar Idaroussi. Les actions menées sont multiples : traitements autour des habitations pour éliminer les moustiques adultes, distribution de moustiquaires imprégnées, recherche des gîtes larvaires et installation de poissons larvivores capables de limiter le développement des larves.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mesurer l’efficacité de ces interventions, l’ARS observe directement l’évolution du nombre de cas dans les secteurs traités. Le responsable cite notamment Bandrélé et Miréréni, où la situation aurait évolué favorablement après plusieurs semaines d’intervention.<em> « Aujourd’hui, on n&rsquo;a presque rien »</em>, explique-t-il, alors que quelques semaines auparavant<em> « l’ARS recensait des dizaines de cas par semaine ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Tous les cas qu’on a eu après, ce sont des personnes qui ont refusé d’installer les moustiquaires »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_6072" aria-describedby="caption-attachment-6072" style="width: 200px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Un-agent-equipe-chaudement-pour-une-mission-tres-physique-de-lutte-contre-les-moustiques-Aedes-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6072" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Un-agent-equipe-chaudement-pour-une-mission-tres-physique-de-lutte-contre-les-moustiques-Aedes-jpg-200x300.webp" alt="Mayotte, LAV, moustique," width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Un-agent-equipe-chaudement-pour-une-mission-tres-physique-de-lutte-contre-les-moustiques-Aedes-jpg-200x300.webp 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Un-agent-equipe-chaudement-pour-une-mission-tres-physique-de-lutte-contre-les-moustiques-Aedes-jpg-150x225.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Un-agent-equipe-chaudement-pour-une-mission-tres-physique-de-lutte-contre-les-moustiques-Aedes-jpg-300x450.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Un-agent-equipe-chaudement-pour-une-mission-tres-physique-de-lutte-contre-les-moustiques-Aedes-jpg.webp 520w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6072" class="wp-caption-text">Un agent de la lutte anti-vectorielle de l&rsquo;Agence régionale de santé de Mayotte procède à une pulvérisation d&rsquo;insecticide autour d&rsquo;une habitation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette amélioration serait liée à la combinaison des différentes mesures mises en place. <em>« Soit dans la zone où il y a des cas, on fait de la pulvérisation intra domiciliaire pour traiter la zone et en fonction de la rémanence du produit, sa capacité à rester là et à continuer d’être actif, il faut adapter les opérations, comme équiper tous les foyers en moustiquaires »</em>, détaille-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ARS a choisi de privilégier les moustiquaires imprégnées dans les secteurs à risque. <em>« Nous, on a choisi d’équiper les moustiquaires imprégnées (…) même si elles sont petites celles que nous avons »</em>, précise-t-il.</p>
<p>Les équipes effectuent ensuite des contrôles dans les habitations. <em>« Dans les zones à risque, on repasse derrière, on vérifie bien que les moustiquaires sont bien installées, on repart pour évaluer le taux d’utilisation des moustiquaires et si elles sont bien utilisées, on a fait ça dans toutes les zones »</em>, explique-t-il.</p>
<p>Selon lui, les nouveaux cas observés après ces interventions concernent principalement des personnes n’ayant pas suivi ces recommandations ou de nouveaux arrivants. <em>« Tous les cas qu’on a eu après, ce sont des personnes qui ont refusé d’installer les moustiquaires ou des nouveaux arrivants »</em>, affirme-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">À Bandrélé, il observe notamment plusieurs semaines sans nouveau cas local. <em>« Pendant plusieurs semaines, il n’y avait plus de cas »</em>, indique-t-il encore. Récemment, les nouveaux signalements correspondent principalement à des cas importés, tandis que deux ou trois situations restent en cours d’investigation. <em>« On voit bien que quand on va à domicile et qu’on mène ces actions, les cas diminuent vraiment »</em>, assure-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Maintenir l’objectif d’élimination du paludisme de l&rsquo;OMS </b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;">Malgré la réapparition de cas acquis localement, Mayotte reste engagée dans une stratégie d’élimination du paludisme. « <em>On peut encore se targuer d’être éligibles à la phase d’élimination »</em>, estime Ambdoul-Bar Idaroussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, la présence de cas importés ne signifie pas automatiquement une reprise de la transmission locale. <em>« Mayotte remplit parfaitement les conditions pour être dans la phase d’élimination parce qu’avoir des cas où on sait qu’il y a une liaison avec une importation de cas, ne veut pas dire qu’on a une circulation locale de la maladie »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif des autorités sanitaires est donc d’éviter l’installation d’une transmission indépendante des importations. <em>« On est encore éligibles pour demander la certification d’élimination car on n’a pas de cas acquis localement sans lien avec un cas importé »,</em> affirme-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">La vigilance reste néanmoins indispensable dans un territoire où le moustique vecteur est toujours présent et où les échanges avec une zone fortement touchée par le paludisme sont constants. <em>« Toutes les opérations que l’on mène vont en ce sens : éviter une reprise de la transmission locale de la maladie »</em>, conclut le responsable de la lutte anti-vectorielle.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la bataille contre le paludisme se joue donc moins dans la disparition immédiate du parasite que dans la capacité à empêcher son installation durable. Une surveillance quotidienne, au plus près des habitants et de l’environnement, pour préserver un acquis sanitaire que l&rsquo;ARS souhaite maintenir, en ce qu&rsquo;elle l&rsquo;a obtenu après de nombreuses années d’efforts.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/10/paludisme-a-mayotte-la-bataille-silencieuse-pour-empecher-le-retour-dune-maladie-eliminee/">Paludisme à Mayotte : la bataille silencieuse pour empêcher le retour d’une maladie éliminée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 02:15:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Chikungunyha]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Directeur de l'ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[Étienne Billot]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Système de santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53394</guid>

					<description><![CDATA[<p>Paludisme en recrudescence, chikungunya en reflux fragile, menace Ebola sous surveillance et crise de l’eau persistante : à Mayotte, le directeur général de l’ARS, Étienne Billot, fait face à une succession d’urgences sanitaires.  Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, il défend une approche globale de la santé, qui dépasse largement le seul champ hospitalier.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/">Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="248" data-end="636">Il dit être arrivé sans illusion sur l’ampleur de la charge, mais avec une attention immédiate portée à celles et ceux qui font tenir, au quotidien, le système de santé mahorais. Depuis sa prise de fonctions le 9 mars 2026 à la tête de l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte, Étienne Billot s’inscrit dans un environnement où l’urgence n’est plus l’exception mais un état permanent.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="638" data-end="1135" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, il revient d’abord sur ce qu’il dit avoir découvert en arrivant : la solidité discrète d’équipes engagées, souvent en première ligne. Loin des postures et des effets de costume, il revendique une approche sans mise en scène, attentive, presque simple dans sa manière d’aborder un territoire saturé de crises. Une façon d’être qui dit déjà quelque chose de lui : un directeur davantage dans l’écoute et le terrain que dans la représentation.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Vous prenez vos fonctions dans un territoire où les urgences sanitaires s’enchaînent. Quel est votre premier regard sur le système de santé à Mayotte ?</b></p>
<figure id="attachment_15913" aria-describedby="caption-attachment-15913" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-15913" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-225x300.webp" alt="Mayotte, paludisme," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1.webp 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15913" class="wp-caption-text">Face à une situation épidémiologique marquée par la circulation croisée du chikungunya et du paludisme depuis plusieurs mois, les équipes de lutte anti-vectorielle multiplient les interventions de terrain sur l’ensemble du territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il insiste d’abord sur ce qu’il qualifie de découverte humaine.<em> « J’ai trouvé des professionnels très investis pour la cause de Mayotte et sa population, et cela a été une découverte extrêmement agréable, autant auprès du personnel de l&rsquo;ARS, qu&rsquo;à l&rsquo;hôpital, et chez les professionnels de santé libéraux », </em>confie-t-il.<em> « Ce sont des personnes qui connaissent très bien le territoire, qui connaissent ses enjeux et qui sont animées par la volonté que les choses progressent ». </em>Au-delà des structures, c’est donc la continuité du service public, parfois fragile, qui l’a marqué à son arrivée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Vous défendez une approche élargie de la santé. Que voulez-vous dire concrètement dans un territoire comme Mayotte ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Sa réponse pose un cadre très large, presque systémique. <em>« La santé, notamment à Mayotte, ne se limite pas aux soignants et à une population, elle résulte de multiples facteurs : l’accès aux soins, mais aussi l’accès à l’eau, à une alimentation correcte, la possibilité d’avoir une activité physique, le fait d’avoir un logement digne et l’accès à l’éducation ». </em>Dans son approche, la santé déborde largement les murs de l’hôpital et se construit dans les conditions de vie quotidiennes.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Le paludisme connaît une recrudescence en 2026. Où en est la situation aujourd’hui ? Et comment l’ARS intervient-elle concrètement autour de ces cas de paludisme ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il décrit une situation sous surveillance renforcée, marquée par une hausse des cas mais sans installation de transmission durable. <em>« Principalement des cas de paludisme importés »</em>, explique-t-il, tout en évoquant également <em>« quelques cas acquis localement »</em>, généralement autour de cas importés. Il insiste sur un point central : l’absence, à ce stade, de chaîne de transmission autochtone installée sur le département.</p>
<p style="text-align: justify;">Les équipes de lutte anti-vectorielle déploient un protocole systématique autour de chaque cas, explique-t-il. Cela comprend, des enquêtes épidémiologiques (voyages, conditions de vie), la recherche de cas autour du patient, la distribution de moustiquaires imprégnées, le traitement insecticide intra-domiciliaire, et l&rsquo;utilisation de kits ARS avec des test rapides pour dépister rapidement sur le terrain. L’objectif est de circonscrire immédiatement les foyers et d’éviter toute diffusion locale.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Le chikungunya fait-il aujourd’hui l’objet d’une accalmie durable ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">La situation est contrastée. Après une forte vague en 2025, la circulation du virus diminue depuis plusieurs semaines, dans un contexte de saison sèche moins favorable aux moustiques. Mais l’ARS ne parle pas de stabilisation durable, insiste le directeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Une enquête épidémiologique va être menée afin de déterminer le niveau d’exposition de la population et d’évaluer l’immunité collective face au chikungunya, en réalisant des sérologies, dans les prochains mois sur le département. Cette étude doit permettre d’anticiper les risques de reprise épidémique.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – La région reste exposée au risque Ebola. Comment l’ARS s’y prépare-t-elle ?</b></p>
<figure id="attachment_52089" aria-describedby="caption-attachment-52089" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52089" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, tente Ebola," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52089" class="wp-caption-text">D&rsquo;après l&rsquo;ARS Mayotte, le CHM disposerait de près de huit chambres d&rsquo;isolement dédiées à la prise en charge de patients infectés par le virus Ebola. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il insiste sur une approche de vigilance maîtrisée.<em> « Le risque est très faible, mais ce n’est pas parce qu’il est faible qu’il n’existe pas (&#8230;) À ce stade, aucun cas n’a été confirmé à Mayotte mais les dispositifs sont prêts ». </em>Le Centre hospitalier de Mayotte dispose de chambres d’isolement dédiées (entre 8 et 10 chambres pouvant être isolées), avec des protocoles spécifiques pour la prise en charge des maladies hautement contagieuses. Il détaille également les procédures en cas de décès : prise en charge spécifique des corps, mise en housses mortuaires hermétiques et inhumation rapide, sans passage par les circuits classiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Les autorités sanitaires se préparent-elles à une montée en charge du risque ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, explique-t-il, avec une organisation interinstitutionnelle. Des renforts de sécurité civile ont été mobilisés ces derniers jours en lien avec le ministère de la Santé et le ministère de l’Intérieur. En cas de besoin, (c&rsquo;est-à-dire de hausse des cas) des équipes spécialisées dans les maladies hautement infectieuses pourront être déployées depuis l’Hexagone. Il évoque également, en dernier recours, la possibilité de transferts de patients vers La Réunion pour des pathologies non Ebola, afin de préserver les capacités hospitalières de Mayotte, comme cela avait été fait pendant la crise Covid-19.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – L’ARS est souvent perçue comme peu visible sur le terrain. Que répondez-vous à cela ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il comprend ce ressenti. Une grande partie de l’action visible de l’ARS repose déjà sur la lutte anti-vectorielle, notamment le porte-à-porte, les actions de prévention et la destruction des gîtes larvaires. Mais il souhaite aller plus loin.</p>
<p style="text-align: justify;">L’un des axes majeurs est le renforcement des médiateurs de santé, venus d&rsquo;associations financées par l’ARS, chargés de la prévention de proximité. Ils doivent intervenir sur les maladies vectorielles, la santé sexuelle, la nutrition, les dépistages, et plus largement l’éducation à la santé. L’objectif : rendre la population actrice de sa santé, sur tout le territoire, sans distinction sociale ou géographique.</p>
<p><b>JDM – Le projet de second hôpital à Combani avance-t-il réellement ?</b></p>
<figure id="attachment_6617" aria-describedby="caption-attachment-6617" style="width: 286px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6617" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-286x300.jpg" alt="Mayotte, carte, site, nouvel hôpital, Combani, CHM" width="286" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-286x300.jpg 286w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-150x157.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-300x315.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53.jpg 650w" sizes="auto, (max-width: 286px) 100vw, 286px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6617" class="wp-caption-text">Le projet de deuxième hôpital à Combani pourrait voir le CHM obtenir la maîtrise du foncier d’ici la fin de l’année 2026, une étape clé encore soumise à l’aboutissement des procédures administratives en cours.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur ce dossier, il confirme une avancée concrète. <em>« Les terrains sont en cours d’acquisition et les consultations pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage sont lancées. C’est une étape très engageante ».  </em>Le projet prévoit un nouvel établissement hospitalier destiné à désengorger le Centre hospitalier de Mayotte et à renforcer l’offre de soins dans un territoire en forte croissance démographique. <em>« L&rsquo;hôpital pourrait obtenir la maîtrise de son foncier à la fin de l&rsquo;année »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Quel est aujourd’hui votre fil conducteur à la tête de l’ARS ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il refuse une lecture purement technique ou comptable de son action. Son approche repose sur trois piliers : renforcer les capacités hospitalières, structurer la médecine de proximité et investir dans la prévention, notamment auprès des jeunes, sur une île où une personne sur deux a moins de vingt ans. Mais surtout, il insiste sur une idée centrale : la santé ne peut pas être réduite uniquement à l’hôpital.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un territoire où les urgences sanitaires s’enchaînent sans véritable pause, Étienne Billot revendique une manière de faire discrète, sans posture ni surplomb. Un directeur peu dans la mise en scène mais davantage dans l’écoute. Une manière d’être qui, à Mayotte, pourrait compter autant que les décisions elles-mêmes.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/">Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Paludisme à Mayotte : malgré la flambée des cas, aucun traitement préventif généralisé n’est recommandé à ce stade</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/paludisme-a-mayotte-malgre-la-flambee-des-cas-aucun-traitement-preventif-generalise-nest-recommande-a-ce-stade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 13:10:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Cas autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Épidémiologie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52226</guid>

					<description><![CDATA[<p>En un mois, plus de la moitié des cas recensés depuis le début de l’année ont été enregistrés sur l’île. Les autorités sanitaires alertent sur une reprise locale de la transmission, notamment dans le sud de l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/paludisme-a-mayotte-malgre-la-flambee-des-cas-aucun-traitement-preventif-generalise-nest-recommande-a-ce-stade/">Paludisme à Mayotte : malgré la flambée des cas, aucun traitement préventif généralisé n’est recommandé à ce stade</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les chiffres sont alertants et traduisent une accélération brutale de la circulation du paludisme à Mayotte. Dans son bulletin épidémiologique publié le 29 mai 2026, Santé publique France fait état d’une hausse rapide des contaminations depuis la fin du mois d’avril, avec plusieurs foyers suspectés de transmission locale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, malgré cette recrudescence, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) ne recommande toujours pas, à ce stade, de traitement préventif systématique contre le paludisme pour les habitants ou les voyageurs se rendant sur l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>26 nouveaux cas en une semaine</strong></h2>
<figure id="attachment_1734" aria-describedby="caption-attachment-1734" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1734" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1-300x173.jpg" alt="Paludisme, Mayotte, moustique," width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1-300x173.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1-768x443.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1-150x86.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1-696x401.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1.jpg 864w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1734" class="wp-caption-text">Près de quatre nouveaux cas de paludisme ont été détectés chaque jour à Mayotte cette semaine dernière.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le bulletin sanitaire de Santé publique France décrit une situation en nette dégradation. <em>« 26 nouveaux cas de paludisme confirmés biologiquement ont été déclarés à Mayotte »</em> entre le 18 et le 24 mai 2026, soit <em>« une augmentation de 12 cas par rapport à la semaine précédente ». </em>Parmi ces nouveaux cas, <em>« 13 étaient suspectés d’avoir été acquis localement »</em>. Depuis le début de l’année,<em> « 197 cas de paludisme ont été enregistrés »</em>, dont <em>« 71 suspectés d’être acquis localement »</em>, <em>« 109 cas importés, majoritairement en provenance des Comores »</em>, et <em>« 17 cas de statut indéterminé »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’évolution récente retient particulièrement l’attention des autorités sanitaires. Santé publique France souligne que cette recrudescence des cas est observée depuis la fin du mois d’avril, où 101 cas avaient été rapportés depuis le début du mois de mai, soit <em>« plus de la moitié des cas enregistrés depuis le début de l’année »</em>, indiquent les épidémiologistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rythme de progression s’est fortement accéléré : <em>« une moyenne hebdomadaire de 25 cas a été enregistrée jusqu’à la semaine 21, contre 6 cas hebdomadaires en moyenne entre les semaines 1 et 17 ».</em> Depuis le mois de janvier 2026, trente patients ont dû être hospitalisés et trois patients ont été admis en réanimation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Plus d&rsquo;une commune sur deux touchée </strong></h2>
<figure id="attachment_52231" aria-describedby="caption-attachment-52231" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52231" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-300x293.png" alt="Mayotte, santé publique France, paludisme, épidémiologie, " width="300" height="293" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-300x293.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-1024x1000.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-768x750.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-150x147.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-696x680.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-1068x1043.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-500x488.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-800x781.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52231" class="wp-caption-text">Dans le sud et le centre de l&rsquo;île, les épidémiologistes estiment que les cas auraient été acquis localement. Photographie / Santé publique France-Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’un des points les plus sensibles du bulletin concerne la multiplication des cas suspectés d’avoir été contractés directement sur le territoire mahorais. En effet, les nouveaux cas recensés la semaine dernière étaient répartis dans <em>« neuf des dix-sept communes du territoire ».</em> Les contaminations suspectées d’acquisition locale ont notamment été identifiées à Chirongui, Dembéni, Bandrélé, mais aussi à Bandraboua et Kani-Kéli. Santé publique France évoque <em>« l’existence de foyers potentiels de transmission autochtone »</em>, particulièrement dans les communes de Chirongui, Dembéni et Bandrélé.</p>
<p style="text-align: justify;">À Chirongui, le premier cas suspecté d’acquisition locale avait été identifié au début du mois de mars 2026, et depuis le début de l’année, <em>« 38 des 71 cas suspectés d’avoir été acquis localement »</em> y ont été recensés. Deux autres foyers préoccupent les autorités : ceux de Dembéni et Bandrélé, avec <em>« 13 cas suspectés d’avoir été acquis localement »</em> chacune.</p>
<p style="text-align: justify;">À Bandrélé, un précédent avait déjà été observé : <em>« un foyer de cas acquis localement avait déjà été identifié en juillet 2025, correspondant aux premiers cas autochtones recensés depuis juillet 2020 ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le HCSP ne donne pas son feu vers à la chimioprophylaxie </strong></h2>
<figure id="attachment_52232" aria-describedby="caption-attachment-52232" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-52232 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-225x300.jpg" alt="Mayotte, répulsifs, sprays, moustiques, paludisme, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-500x667.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-800x1067.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-1280x1707.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-1320x1760.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52232" class="wp-caption-text">Le HCSP recommande l’usage de sprays répulsifs contre les moustiques, en particulier à la tombée de la nuit et à l&rsquo;aube, périodes durant lesquelles les piqûres vectrices du paludisme sont les plus fréquentes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malgré cette hausse marquée des contaminations, le Haut Conseil de la santé publique ne modifie pas, pour l’instant, ses recommandations générales. Le HCSP rappelle que <em>« l’usage d’une chimioprophylaxie relève d’une évaluation médicale individualisée avant tout voyage à Mayotte ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, la prise d’un traitement préventif contre le paludisme n’est pas recommandée de manière systématique. L’instance sanitaire soutient alors :<em> « À ce jour, le HCSP ne recommande pas de chimioprophylaxie du paludisme pour un séjour à Mayotte ». </em>Les autorités insistent surtout sur des mesures « classiques » de protection contre les moustiques : usage de répulsifs, moustiquaires imprégnées et vêtements couvrants dès la tombée de la nuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, le HCSP appelle toutefois à une vigilance renforcée et prévient que <em>« cette recommandation devra être réévaluée si des signes de reprise de la transmission locale venaient à être détectés ». </em></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/paludisme-a-mayotte-malgre-la-flambee-des-cas-aucun-traitement-preventif-generalise-nest-recommande-a-ce-stade/">Paludisme à Mayotte : malgré la flambée des cas, aucun traitement préventif généralisé n’est recommandé à ce stade</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Paludisme : 156 cas recensés sur le territoire depuis le début de l&#8217;année, indique l&#8217;ARS Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/13/paludisme-156-cas-recenses-sur-le-territoire-depuis-le-debut-de-lannee-indique-lars-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 02:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte anti-vectorielle]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie vectorielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Moustique]]></category>
		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51316</guid>

					<description><![CDATA[<p>Peu avant le début du mois de mai, 32 cas de paludisme ont été recensés à Mayotte, dont une majorité dans le sud de l’île. Une situation sanitaire relativement inquiétante pour les habitants de la commune de Chirongui, sur fond de circulation régionale du parasite.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/13/paludisme-156-cas-recenses-sur-le-territoire-depuis-le-debut-de-lannee-indique-lars-mayotte/">Paludisme : 156 cas recensés sur le territoire depuis le début de l&rsquo;année, indique l&rsquo;ARS Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le département de Mayotte est engagé depuis 2014 dans une stratégie d’élimination du paludisme. Pourtant, longtemps dominée par des cas importés, sans transmission locale significative, documentée pendant plusieurs années, l’île fait désormais face à une évolution plus que préoccupante.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son bulletin du 7 mai 2026, Santé publique France indique que la semaine du 27 avril au 3 mai a enregistré 32 cas de paludisme, dont une part importante de cas suspectés d’être acquis localement.<span class="Apple-converted-space"> Interrogée par notre rédaction, mardi 12 mai 2026, l&rsquo;ARS Mayotte porte désormais à 156 le nombre total de cas de paludisme recensés depuis le début de l&rsquo;année. </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un pic inédit de cas </strong></h2>
<figure id="attachment_51342" aria-describedby="caption-attachment-51342" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-12-a-17.46.28.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51342" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-12-a-17.46.28-300x273.png" alt="Mayotte, cas, paludisme, épidémie, " width="300" height="273" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-12-a-17.46.28-300x273.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-12-a-17.46.28-768x698.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-12-a-17.46.28-150x136.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-12-a-17.46.28-696x633.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-12-a-17.46.28.png 944w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51342" class="wp-caption-text">Sur cette carte, une répartition géographique des cas de paludisme confirmés à Mayotte de la première semaine de janvier à mai 2026. Source / Santé publique France-Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans son dernier bulletin épidémiologique, Santé publique France Mayotte parle d’ <em>« une recrudescence notable des cas de paludisme ».</em> Cette seule semaine concentre le niveau le plus élevé depuis le mois de janvier dernier, avec 32 cas déclarés.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi eux, quatre sont importés. Mais la situation est surtout marquée par la part des cas sans lien de voyage identifié : <em>« Dix-sept cas sont suspectés d’être acquis localement, tandis que le statut des 12 cas restants demeure indéterminé à ce jour »</em>, précise Santé publique France.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total, l&rsquo;ARS Mayotte rapporte que <em>« 156 cas de paludisme ont été confirmés biologiquement »</em> sur le territoire de Mayotte depuis le début de l&rsquo;année 2026. Le bulletin épidémiologique de Santé publique France, rappelle également que 29 patients ont nécessité une hospitalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui frappe surtout, c’est la répétition des cas locaux suspects. Depuis plusieurs semaines, ils apparaissent de manière régulière, là où ils étaient absents depuis des années. Les autorités sanitaires mentionnent que cette dynamique s’installe progressivement depuis le mois de mars, avec une hausse continue jusqu’à la fin avril. <em>« Une augmentation des cas de paludisme est actuellement observée à Mayotte »</em>, confirme en ce sens l&rsquo;ARS Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Chirongui, zone de concentration de cas </strong></h2>
<figure id="attachment_15913" aria-describedby="caption-attachment-15913" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-15913 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-225x300.webp" alt="Mayotte, paludisme, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1.webp 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15913" class="wp-caption-text">Face au risque de transmission du paludisme, les autorités sanitaires recommandent de se protéger des piqûres de moustiques dès la tombée de la nuit : porter des vêtements couvrants, utiliser des répulsifs adaptés et dormir sous moustiquaire imprégnée. Ces mesures sont particulièrement importantes pour les nourrissons, les personnes vulnérables, les personnes déjà malades ou en convalescence.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est dans le sud de l’île que la situation est la plus marquée. <em>« Les investigations conduites par l’Agence Régionale de Santé mettent en évidence une concentration des cas sur trois secteurs : Dembéni, Chirongui et Bandrélé »</em>, indique l&rsquo;ARS Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les 32 cas de la semaine du 27 avril au 3 mai, <em>« 20 d’entre eux ont été identifiés dans la commune de Chirongui, dont 17 sont suspectés d’être acquis localement »</em>, rapporte encore SpF-Mayotte. Pour les épidémiologistes, cette concentration n’est pas anodine car elle <em>« suggère l’existence d’un foyer potentiel de transmission autochtone ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Sur place, la population découvre ou redécouvre la maladie. À Chirongui, une habitante, mère de famille, relativise :<em> « Tout le monde parle du paludisme mais pour l&rsquo;instant je n&rsquo;ai pas été malade, ni mon mari, ni mes enfants ». </em>Mais d’autres habitants évoquent des épisodes récents. Une femme âgée, habitante de la commune, raconte : <em>« J&rsquo;ai été malade oui, je ne sais pas si c&rsquo;était le paludisme, mais c&rsquo;était comme la grippe oui ».</em> Les symptômes décrits sont proches de ceux identifiés par les autorités : fièvre, douleurs, grande fatigue.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans d&rsquo;autres plusieurs villages du sud de l&rsquo;île, comme Hagnoundrou et Kani-Kéli, certains habitants disent avoir été possiblement touchés ces derniers jours, même si le diagnostic n’est pas toujours formellement établi par un médecin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une situation sanitaire sous surveillance </strong></h2>
<figure id="attachment_51347" aria-describedby="caption-attachment-51347" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51347" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--300x200.jpg" alt="Mayotte, OMS, paludisme, épidémie, moustique, vecteur, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/oms-classement-paludisme--1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51347" class="wp-caption-text">En 2013, l&rsquo;OMS avait classé Mayotte parmi les territoires en phase d&rsquo;élimination du paludisme.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La situation à Mayotte s’inscrit dans un contexte régional sanitaire sensible. Depuis 2024, la hausse des cas de paludisme aux Comores entraîne davantage de cas importés à Mayotte. Cette circulation régionale du parasite aurait joué un certain rôle dans la situation actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Santé publique France rappelle qu’après cinq années sans transmission locale, la réapparition de cas autochtones en 2025 constitue une rupture face à une situation que l&rsquo;on croyait entérinée. En 2026, cette tendance se confirme avec <em>« 27 cas suspectés d’être acquis localement »</em>, principalement concentrés dans le sud-ouest ou le sud-est, comme à Chirongui et Bandrélé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les experts sanitaires restent toutefois prudents sur l’évolution de la situation. Dans son bulletin, Santé publique France insiste sur un point central :<em> « Le risque de réintroduction demeure permanent »</em>, du fait de la présence de moustiques vecteurs tels que Anophèles gambiae et Anophèles funestus sur le département.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, la stratégie de réponse repose sur des mesures classiques de santé publique : consultation rapide en cas de symptômes évocateurs, renforcement du dépistage des cas suspects et interventions de lutte antivectorielle sur les zones concernées, notamment la recherche et la destruction des gîtes larvaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les épidémiologistes soulignent aussi une difficulté grandissante à mesure que la situation sanitaire évolue : celle de distinguer précisément quels sont les cas qui relèvent de cas importés, de ceux qui ont été acquis localement. La frontière est devenue légèrement plus poreuse, à mesure que la circulation régionale du parasite et la présence de vecteurs à Mayotte, rendent les chaînes de transmission plus difficiles à reconstituer.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/13/paludisme-156-cas-recenses-sur-le-territoire-depuis-le-debut-de-lannee-indique-lars-mayotte/">Paludisme : 156 cas recensés sur le territoire depuis le début de l&rsquo;année, indique l&rsquo;ARS Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kwassa à M’tsamboro : pas de paludisme selon le CHM</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/kwassa-a-mtsamboro-pas-de-paludisme-selon-le-chm/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 01:15:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Secours]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Kwassa]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42915</guid>

					<description><![CDATA[<p>À M’tsamboro, l’arrivée d’un kwassa transportant une trentaine de ressortissants congolais a suscité une vigilance sanitaire, mais aucun cas de paludisme n’a été confirmé. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/kwassa-a-mtsamboro-pas-de-paludisme-selon-le-chm/">Kwassa à M’tsamboro : pas de paludisme selon le CHM</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vendredi 5 décembre au soir, à M’tsamboro, l’accostage d’un kwassa a entraîné une mobilisation sanitaire par précaution. Selon le Centre hospitalier de Mayotte (CHM), aucun cas suspect de paludisme n’a été identifié.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une arrivée sous surveillance sanitaire</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="741" data-end="1057">L’embarcation a touché terre à Tsoha en début de soirée, transportant une trentaine de ressortissants congolais. Les autorités ont immédiatement mis en place une surveillance sanitaire, mais le CHM précise qu’<em>« un seul cas suspect est venu au CHM, mais aucune suspicion de paludisme à notre niveau d’informations ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1059" data-end="1313">Tous les passagers ont été dépistés au Centre de rétention administrative, rapporte le CHM. Les interventions des pompiers et de la gendarmerie ont été principalement logistiques et préventives, pour garantir la sécurité et le suivi médical des personnes concernées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Contexte épidémiologique et riposte organisée</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1374" data-end="1770">Mayotte reste attentive au paludisme, maladie encore présente sur l’île. Selon le dernier bulletin épidémiologique régional de Santé publique France-Mayotte, du 14 novembre 2025, 111 cas ont été détectés depuis le début de l’année, dont 85 importés, majoritairement en provenance des Comores, et 16 autochtones. La moitié des cas locaux a été recensée dans un foyer de transmission à Bandrélé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1374" data-end="1770">Malgré les rumeurs ayant circulé sur les réseaux sociaux, aucun cas de paludisme n’a été confirmé à la suite de cet accostage. Les autorités sanitaires restent mobilisées pour assurer le suivi médical des personnes arrivées par le kwassa et intervenir rapidement si nécessaire, avec l’appui du maire de M’tsamboro et de l’Agence régionale de santé (ARS).</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/kwassa-a-mtsamboro-pas-de-paludisme-selon-le-chm/">Kwassa à M’tsamboro : pas de paludisme selon le CHM</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une forte recrudescence du paludisme sur l&#8217;archipel depuis 2024</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/une-forte-recrudescence-du-paludisme-sur-larchipel-depuis-2024/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/une-forte-recrudescence-du-paludisme-sur-larchipel-depuis-2024/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 02:15:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cas importés]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
		<category><![CDATA[Système de soins]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=25229</guid>

					<description><![CDATA[<p>En 2024, les épidémiologistes ont enregistré une augmentation significative des cas importés de paludisme à Mayotte, soulignant la nécessité de maintenir des mesures strictes de prévention et de contrôle.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/une-forte-recrudescence-du-paludisme-sur-larchipel-depuis-2024/">Une forte recrudescence du paludisme sur l&rsquo;archipel depuis 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le paludisme, bien qu&rsquo;officiellement éliminé localement à Mayotte depuis 2020, continue de représenter une menace en raison du nombre de cas importés sur le territoire, principalement en provenance des Comores. L&rsquo;année 2024 a marqué une recrudescence alarmante des cas de paludisme dans l&rsquo;archipel, mettant en évidence la fragilité de la situation sanitaire et la nécessité de renforcer les mesures de lutte contre cette maladie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Plus de 213% de cas par rapport à 2023</strong></h2>
<figure id="attachment_25232" aria-describedby="caption-attachment-25232" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.01.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-25232" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.01-300x193.jpg" alt="Mayotte, santé publique france, paludisme," width="300" height="193" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.01-300x193.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.01-1024x660.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.01-768x495.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.01-150x97.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.01-696x448.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.01-1068x688.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.01.jpg 1214w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-25232" class="wp-caption-text">Distribution du nombre de cas de paludisme importés ou autochtones, taux de déclaration et taux d’incidence des cas autochtones à Mayotte du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2024</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Entre les mois de janvier et décembre 2024, 119 cas de paludisme ont été déclarés à Mayotte, représentant une augmentation de 213 % par rapport à 2023. Parmi ces cas, 82 % provenaient des Comores, en particulier de Grande-Comore, où une épidémie en pleine expansion a favorisé la propagation de la maladie. Le nombre de cas importés en 2024 représente le plus grand total de cas enregistré depuis 2010, et la situation continue de se détériorer au début de l&rsquo;année 2025 avec déjà 20 cas signalés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le CHM sous tension </b></h2>
<figure id="attachment_25233" aria-describedby="caption-attachment-25233" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.31.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-25233" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.31-300x260.jpg" alt="Mayotte, santé publique france, paludisme," width="300" height="260" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.31-300x260.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.31-1024x887.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.31-768x665.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.31-150x130.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.31-696x603.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.31-1068x925.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Capture-decran-2025-03-27-a-12.43.31.jpg 1136w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-25233" class="wp-caption-text">Localisation géographique par commune des cas de paludisme à Mayotte en 2024 (source : SpF/CHM)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur les 119 cas enregistrés en 2024, 33 % ont nécessité une hospitalisation, dont sept personnes ont été admises en réanimation. Les cas les plus graves se sont concentrés principalement dans la commune de Mamoudzou, où la densité de population est élevée. Bien que la prise en charge soit efficace, le nombre de patients hospitalisés souligne l&rsquo;importance d&rsquo;une détection précoce et d&rsquo;une gestion rapide des symptômes. Si aucun décès n&rsquo;a été rapporté, la vigilance reste essentielle.</p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><b>L&rsquo;impact des dynamiques régionales </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette recrudescence du paludisme à Mayotte est principalement liée aux évolutions épidémiologiques dans les pays voisins. En 2024, l&rsquo;augmentation des cas importés sur l&rsquo;archipel met en évidence l&rsquo;urgence d&rsquo;adopter une approche régionale sanitaire coordonnée entre les États de la zone. En effet, les dynamiques régionales et la mondialisation montrent que les épidémies circulent au-delà des frontières. <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/26/chikungunya-un-premier-cas-autochtone-detecte-le-niveau-2a-du-plan-orsec-declenche/">L’épidémie de chikungunya</a> actuellement en cours à La Réunion, qui a entraîné la détection de plusieurs cas importés et d’un cas autochtone à Mayotte, en est un exemple, nécessitant le déclenchement du niveau 2A du dispositif ORSEC pour les arboviroses.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, avec un système de soins déjà fragilisé par le cyclone Chido du 14 décembre 2024, la recrudescence des cas de paludisme à Mayotte met en lumière l&rsquo;urgence pour le 101ème département français de renforcer ses capacités sanitaires face à ces multiples menaces.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/une-forte-recrudescence-du-paludisme-sur-larchipel-depuis-2024/">Une forte recrudescence du paludisme sur l&rsquo;archipel depuis 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/une-forte-recrudescence-du-paludisme-sur-larchipel-depuis-2024/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
