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	<title>Archives des épidémie - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des épidémie - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Paludisme à Mayotte : malgré la flambée des cas, aucun traitement préventif généralisé n’est recommandé à ce stade</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/paludisme-a-mayotte-malgre-la-flambee-des-cas-aucun-traitement-preventif-generalise-nest-recommande-a-ce-stade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 13:10:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
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		<category><![CDATA[Épidémiologie]]></category>
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		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En un mois, plus de la moitié des cas recensés depuis le début de l’année ont été enregistrés sur l’île. Les autorités sanitaires alertent sur une reprise locale de la transmission, notamment dans le sud de l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/paludisme-a-mayotte-malgre-la-flambee-des-cas-aucun-traitement-preventif-generalise-nest-recommande-a-ce-stade/">Paludisme à Mayotte : malgré la flambée des cas, aucun traitement préventif généralisé n’est recommandé à ce stade</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les chiffres sont alertants et traduisent une accélération brutale de la circulation du paludisme à Mayotte. Dans son bulletin épidémiologique publié le 29 mai 2026, Santé publique France fait état d’une hausse rapide des contaminations depuis la fin du mois d’avril, avec plusieurs foyers suspectés de transmission locale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, malgré cette recrudescence, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) ne recommande toujours pas, à ce stade, de traitement préventif systématique contre le paludisme pour les habitants ou les voyageurs se rendant sur l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>26 nouveaux cas en une semaine</strong></h2>
<figure id="attachment_1734" aria-describedby="caption-attachment-1734" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-1734" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1-300x173.jpg" alt="Paludisme, Mayotte, moustique," width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1-300x173.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1-768x443.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1-150x86.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1-696x401.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Moustique-Paludisme-1-1.jpg 864w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1734" class="wp-caption-text">Près de quatre nouveaux cas de paludisme ont été détectés chaque jour à Mayotte cette semaine dernière.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le bulletin sanitaire de Santé publique France décrit une situation en nette dégradation. <em>« 26 nouveaux cas de paludisme confirmés biologiquement ont été déclarés à Mayotte »</em> entre le 18 et le 24 mai 2026, soit <em>« une augmentation de 12 cas par rapport à la semaine précédente ». </em>Parmi ces nouveaux cas, <em>« 13 étaient suspectés d’avoir été acquis localement »</em>. Depuis le début de l’année,<em> « 197 cas de paludisme ont été enregistrés »</em>, dont <em>« 71 suspectés d’être acquis localement »</em>, <em>« 109 cas importés, majoritairement en provenance des Comores »</em>, et <em>« 17 cas de statut indéterminé »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’évolution récente retient particulièrement l’attention des autorités sanitaires. Santé publique France souligne que cette recrudescence des cas est observée depuis la fin du mois d’avril, où 101 cas avaient été rapportés depuis le début du mois de mai, soit <em>« plus de la moitié des cas enregistrés depuis le début de l’année »</em>, indiquent les épidémiologistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rythme de progression s’est fortement accéléré : <em>« une moyenne hebdomadaire de 25 cas a été enregistrée jusqu’à la semaine 21, contre 6 cas hebdomadaires en moyenne entre les semaines 1 et 17 ».</em> Depuis le mois de janvier 2026, trente patients ont dû être hospitalisés et trois patients ont été admis en réanimation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Plus d&rsquo;une commune sur deux touchée </strong></h2>
<figure id="attachment_52231" aria-describedby="caption-attachment-52231" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56.png"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52231" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-300x293.png" alt="Mayotte, santé publique France, paludisme, épidémiologie, " width="300" height="293" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-300x293.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-1024x1000.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-768x750.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-150x147.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-696x680.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-1068x1043.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-500x488.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56-800x781.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-15.57.56.png 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52231" class="wp-caption-text">Dans le sud et le centre de l&rsquo;île, les épidémiologistes estiment que les cas auraient été acquis localement. Photographie / Santé publique France-Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’un des points les plus sensibles du bulletin concerne la multiplication des cas suspectés d’avoir été contractés directement sur le territoire mahorais. En effet, les nouveaux cas recensés la semaine dernière étaient répartis dans <em>« neuf des dix-sept communes du territoire ».</em> Les contaminations suspectées d’acquisition locale ont notamment été identifiées à Chirongui, Dembéni, Bandrélé, mais aussi à Bandraboua et Kani-Kéli. Santé publique France évoque <em>« l’existence de foyers potentiels de transmission autochtone »</em>, particulièrement dans les communes de Chirongui, Dembéni et Bandrélé.</p>
<p style="text-align: justify;">À Chirongui, le premier cas suspecté d’acquisition locale avait été identifié au début du mois de mars 2026, et depuis le début de l’année, <em>« 38 des 71 cas suspectés d’avoir été acquis localement »</em> y ont été recensés. Deux autres foyers préoccupent les autorités : ceux de Dembéni et Bandrélé, avec <em>« 13 cas suspectés d’avoir été acquis localement »</em> chacune.</p>
<p style="text-align: justify;">À Bandrélé, un précédent avait déjà été observé : <em>« un foyer de cas acquis localement avait déjà été identifié en juillet 2025, correspondant aux premiers cas autochtones recensés depuis juillet 2020 ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le HCSP ne donne pas son feu vers à la chimioprophylaxie </strong></h2>
<figure id="attachment_52232" aria-describedby="caption-attachment-52232" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-52232 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-225x300.jpg" alt="Mayotte, répulsifs, sprays, moustiques, paludisme, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-500x667.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-800x1067.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-1280x1707.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6539-2-1320x1760.jpg 1320w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52232" class="wp-caption-text">Le HCSP recommande l’usage de sprays répulsifs contre les moustiques, en particulier à la tombée de la nuit et à l&rsquo;aube, périodes durant lesquelles les piqûres vectrices du paludisme sont les plus fréquentes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malgré cette hausse marquée des contaminations, le Haut Conseil de la santé publique ne modifie pas, pour l’instant, ses recommandations générales. Le HCSP rappelle que <em>« l’usage d’une chimioprophylaxie relève d’une évaluation médicale individualisée avant tout voyage à Mayotte ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, la prise d’un traitement préventif contre le paludisme n’est pas recommandée de manière systématique. L’instance sanitaire soutient alors :<em> « À ce jour, le HCSP ne recommande pas de chimioprophylaxie du paludisme pour un séjour à Mayotte ». </em>Les autorités insistent surtout sur des mesures « classiques » de protection contre les moustiques : usage de répulsifs, moustiquaires imprégnées et vêtements couvrants dès la tombée de la nuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, le HCSP appelle toutefois à une vigilance renforcée et prévient que <em>« cette recommandation devra être réévaluée si des signes de reprise de la transmission locale venaient à être détectés ». </em></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/paludisme-a-mayotte-malgre-la-flambee-des-cas-aucun-traitement-preventif-generalise-nest-recommande-a-ce-stade/">Paludisme à Mayotte : malgré la flambée des cas, aucun traitement préventif généralisé n’est recommandé à ce stade</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/27/a-mamoudzou-le-chm-se-prepare-a-leventualite-dun-cas-debola/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 02:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
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		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[urgences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’un foyer épidémique d’Ebola a été signalé dans l’est de la République démocratique du Congo le 15 mai dernier, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) anticipe un éventuel cas importé. Dans un territoire sous forte pression sanitaire, l’unique hôpital de l’île renforce ses protocoles, malgré des moyens contraints.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/27/a-mamoudzou-le-chm-se-prepare-a-leventualite-dun-cas-debola/">À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) concentre l’ensemble de l’offre de soins hospitaliers de l’île. Dans cet établissement public, le seul du département, les couloirs des urgences restent animés en continu. Bips de monitorage, allées et venues du personnel, afflux régulier de patients : le site fonctionne sans interruption.</p>
<p style="text-align: justify;">L’hôpital, qui prend en charge une population estimée à plus de 345.000 habitants (Insee), est également la plus grande maternité de France. Il repose sur environ plus de 3.400 personnels, mais reste confronté à des difficultés de recrutement médical et à une activité soutenue. Malgré des investissements et une modernisation progressive de certains équipements, les équipes décrivent un établissement qui fonctionne souvent en conditions dégradées.</p>
<p style="text-align: justify;">Les traces du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, sont encore visibles, notamment à l&rsquo;extérieur du site où certaines façades sont abîmées, quelques fenêtres endommagées, et des infiltrations constatées dans plusieurs services. À cela s’ajoute une pression sur les capacités d’accueil, notamment en période de crise sanitaire ou d’épidémie saisonnière, comme avec le paludisme.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une capacité hospitalière robuste malgré un état de contrainte permanent</b></h2>
<figure id="attachment_52090" aria-describedby="caption-attachment-52090" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52090" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, entrée, public," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52090" class="wp-caption-text">Devant l&rsquo;hôpital, les patients affluent comme habituellement. À l&rsquo;intérieur, une véritable « machine de guerre » sanitaire se déploie pour répéter les protocoles de prise en charge de la maladie Ebola.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, l’hypothèse d’un cas d’Ebola interroge directement la capacité de réponse du système hospitalier de l&rsquo;île. Le CHM ne dispose que de trois chambres d’isolement destinées aux pathologies infectieuses les plus sensibles. Une contrainte structurelle qui limite la prise en charge de maladies hautement contagieuses nécessitant des dispositifs lourds et des circuits strictement séparés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans les couloirs du CHM, le personnel est sur le pont et les protocoles sont répétés quotidiennement pour faire face à un éventuel cas. Près de 36 médecins urgentistes et 4 infectiologues sont notamment en poste pour répondre à l&rsquo;éventualité de cette crise. À ce sujet, la direction de l’hôpital insiste sur l’anticipation. <em>« Cette dernière semaine a servi à répéter les gestes et les connaissances de tous nos médecins et personnels paramédicaux »</em>, explique le docteur Xavier Hubert, chef du service des urgences et du SMUR, et référent médical de crise Ebola au CHM.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux urgences, une tente spécifique a été installée devant l’entrée du service dans la cour extérieure. Elle doit permettre d’isoler un patient suspect dans les quinze premières minutes après son arrivée, avant son orientation vers un circuit dédié sous haute surveillance. <em>« On a une tente prévue devant les urgences pour accueillir un patient suspect »</em>, précise le médecin. À l&rsquo;intérieur des murs de l&rsquo;hôpital, le protocole prévoit une prise en charge strictement isolée afin de protéger les soignants et limiter tout risque de transmission, grâce à trois chambres d&rsquo;isolement, notamment une principale servant à isoler un patient potentiellement considéré comme étant dans un état grave.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le protocole permet d’isoler le patient et de protéger les soignants »</em>, ajoute le docteur Hubert, qui rappelle que les dispositifs ont été renforcés à plusieurs reprises lors de précédentes alertes sanitaires. À ce stade, le risque d&rsquo;importation du virus sur l&rsquo;île mahoraise est toutefois évalué comme <em>« faible »</em> pour le territoire, commente l&rsquo;urgentiste.</p>
<p style="text-align: justify;">La fragilité du système hospitalier est surtout liée à son environnement global. À Mayotte, plus de 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et les conditions de logement restent souvent marquées par la promiscuité et des difficultés d’accès à l’eau. Ces facteurs sont régulièrement identifiés comme aggravants en cas de crise sanitaire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une île sous pression sanitaire et des relais extérieurs nécessaires</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">« Oui ça m&rsquo;inquiète pour mon enfant mais j&rsquo;ai confiance », confie une maman à propos de l&rsquo;arrivée potentielle de la maladie sur le territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face aux limites de ses capacités internes, le CHM s’appuie régulièrement sur des renforts extérieurs, notamment le centre hospitalier universitaire (CHU) de La Réunion. Ce recours avait déjà été particulièrement mobilisé lors de la crise du Covid-19, lorsque plusieurs centaines de patients avaient été évacués par avion sanitaire afin de désengorger les services hospitaliers mahorais, à l&rsquo;occasion d&rsquo;un pont sanitaire aérien.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dépendance à des structures extérieures illustre un fonctionnement sous contrainte, où la gestion des crises repose sur des ajustements rapides et des transferts de patients. Dans le cas d’une maladie comme Ebola, cette organisation pourrait être sollicitée en cas de saturation des capacités locales.<em> « Les plans de montée en charge du CHM sont prêts (&#8230;) On a des dispositifs de recours à des renforts prévus avec la réserve sanitaire, mais aussi des établissements hospitaliers partenaires de La Réunion »,</em> rappelle le médecin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Tsoundzou, un camp de fortune au cœur des enjeux sanitaires</b></h2>
<figure id="attachment_52053" aria-describedby="caption-attachment-52053" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52053" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-200x300.jpeg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou, Ebola, risque, " width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-200x300.jpeg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-682x1024.jpeg 682w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-768x1152.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1024x1536.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1365x2048.jpeg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-150x225.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-300x450.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-696x1044.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1068x1603.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-500x750.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-800x1200.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1280x1921.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1320x1981.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1.jpeg 1706w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52053" class="wp-caption-text">Dans le camp de Tsoundzou, certains réfugiés ont déjà été confrontés, directement ou indirectement, au virus Ebola et redoutent son arrivée sur l’île, tout en restant prudents face aux informations sanitaires concernant une éventuelle épidémie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du centre hospitalier, les autorités sanitaires prennent également en compte les conditions de vie sur le territoire. À Tsoundzou, sur la commune de Mamoudzou, un vaste camp de fortune s’est progressivement installé. Plusieurs centaines de personnes y vivent dans des abris de bâches et de tôles, dans des conditions de forte densité. Les habitants sont notamment originaires de la région des Grands Lacs, mais aussi du Soudan, de la Somalie ou d’Afghanistan. Beaucoup ont rejoint Mayotte après des parcours migratoires longs et fragmentés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le camp, les allées sont étroites, la poussière omniprésente et la chaleur difficilement soutenable. Une rampe d’accès à l’eau structure certaines zones du site, mais les conditions de vie restent précaires. C’est dans ce contexte que la question sanitaire prend une dimension particulière.<em> « Chez nous, on connaît Ebola… on en a déjà entendu parler au pays. Mais ici, on espère surtout que ça ne va pas arriver »</em>, confie un homme d&rsquo;origine congolaise, réfugié dans le camp.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre alertes internationales et contraintes locales, le CHM s’inscrit dans une logique d’anticipation. <em>« Pour une fois on se prépare avant que la crise arrive »</em>, confie une infirmière polyvalente du CHM, confiante sur les dispositifs mis en place. Les protocoles sont testés chaque jour, les équipes formées, et les circuits d’isolement testés. Mais les moyens restent contraints par la structure même du système hospitalier insulaire. <em>« Le risque est jugé faible pour le territoire de Mayotte, mais cela nécessite évidemment de rester en alerte »</em>, résume encore le docteur Xavier Hubert.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/27/a-mamoudzou-le-chm-se-prepare-a-leventualite-dun-cas-debola/">À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Avec Ebola le taux de létalité peut être considérable » avertit le Professeur Xavier Lescure</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/20/avec-ebola-le-taux-de-letalite-peut-etre-considerable-avertit-le-professeur-xavier-lescure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 02:30:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Pr Xavier Lescure]]></category>
		<category><![CDATA[virus Ebola]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51628</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face à l’inquiétude grandissante du fait de la propagation du virus Ebola dans les pays d’Afrique des Grands Lacs, le Professeur Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat, a accordé une interview exclusive au JdM dans laquelle il revient sur la dangerosité de ce virus. Même s’il ne se veut pas alarmiste, il appelle toutefois à une très grande vigilance.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/20/avec-ebola-le-taux-de-letalite-peut-etre-considerable-avertit-le-professeur-xavier-lescure/">« Avec Ebola le taux de létalité peut être considérable » avertit le Professeur Xavier Lescure</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_51629" aria-describedby="caption-attachment-51629" style="width: 207px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-51629 " src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/OMS-300x298.png" alt="" width="207" height="206" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/OMS-300x298.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/OMS-150x149.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/OMS-500x496.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/OMS.png 538w" sizes="auto, (max-width: 207px) 100vw, 207px" /><figcaption id="caption-attachment-51629" class="wp-caption-text">Le directeur général de l&rsquo;Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dit ce mardi être « profondément préoccupé par l&rsquo;ampleur et la rapidité » de l&rsquo;épidémie du virus Ebola qui frappe la République démocratique du Congo. (DR : OMS)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Suite à l’annonce par l’OMS dimanche dernier déclarant que l&rsquo;épidémie du virus Ebola en Ouganda et en République démocratique du Congo (RDC) constituait une <em>« urgence sanitaire publique de portée internationale »</em>, l’inquiétude semble de plus en plus palpable. En effet, le directeur général de l&rsquo;Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré ce mardi être <em>« profondément préoccupé par l&rsquo;ampleur et la rapidité »</em> de l&rsquo;épidémie du virus Ebola qui frappe la République démocratique du Congo qui compte à ce jours 131 morts et plus de 500 cas suspects. Face à ce constat, un comité d&rsquo;urgence a été convoqué hier, 19 mai, afin de <em>« conseiller sur des recommandations temporaires »</em>. Par ailleurs, Anne Ancia, représentante de l&rsquo;OMS en RDC, a annoncé ce mardi que l&rsquo;OMS examinait <em>« quels sont les candidats vaccins ou traitements qui sont disponibles et si certains d&rsquo;entre eux pourraient être utilisés dans le cadre de cette épidémie »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour rappel, le Pr. Lescure a fait part de ses craintes lors d’une interview sur le plateau de France info, samedi dernier, concernant une possible propagation de ce virus très mortel au territoire français, citant Mayotte notamment. « <em>On sait que dans l’océan Indien, Mayotte est une porte d’entrée d’une migration, parfois illégale, qui vient de la région des Grands Lacs. (…) Ce risque est très faible, très hypothétique, mais il n’est pas nul. </em><em>Il faut donc vraiment essayer d’anticiper et d’être très présents dès la source de cette épidémie</em> », a-t-il déclaré chez nos confrères.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Avec le virus Ebola le risque épidémiologique est très important</strong></h2>
<figure id="attachment_51630" aria-describedby="caption-attachment-51630" style="width: 208px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-51630 " src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Pr-Xavier-Lescure-300x300.png" alt="" width="208" height="208" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Pr-Xavier-Lescure-300x299.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Pr-Xavier-Lescure-150x149.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Pr-Xavier-Lescure-768x765.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Pr-Xavier-Lescure-696x693.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Pr-Xavier-Lescure-500x498.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Pr-Xavier-Lescure-800x796.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Pr-Xavier-Lescure.png 902w" sizes="auto, (max-width: 208px) 100vw, 208px" /><figcaption id="caption-attachment-51630" class="wp-caption-text">Selon le Pr. Xavier Lescure, Ebola engendre une très forte mortalité de l’ordre de 30 à 40%, pouvant parfois dépasser les 60%. (capture d&rsquo;écran)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Comme nous l’a expliqué l’infectiologue, avec le virus Ebola le risque épidémiologique est très important, d’où son inquiétude face à sa propagation dans les pays comme l’Ouganda et la République démocratique du Congo. <em>« Il (Ebola) est sur le podium des fièvres hémorragiques virales, peut-être même le numéro 1 ! Le problème c’est qu’il engendre une très forte mortalité de l’ordre de 30 à 40%, et ça si vous êtes pris en charge par un service de réanimation ! Si ce n’est pas le cas, le taux de létalité peut dépasser les 60%, c&rsquo;est considérable ! C’est très grave, impressionnant, avec des décès assez dramatiques. Il fait donc très peur et ce d’autant plus qu’il est très transmissible notamment par les liquides biologiques (salive, sperme, sueur, sang, etc.). Il n’y a cependant pas de transmission par voie aérienne »</em>, souligne Xavier Lescure.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En revanche, le corps reste longtemps contaminant après le décès, <em>« ce qui peut poser des difficultés concernant certains rites funéraires… »</em>. En ce qui concerne les symptômes, l&rsquo;infectiologue de l’hôpital Bichat à Paris indique qu’ils sont assez classiques. <em>« Ce sont les symptômes d’une grippe : maux de tête, toux, fièvre, … accompagnés toutefois d’un syndrome hémorragique : on saigne pour un rien, quand on se blesse ou quand on se cogne par exemple. On trouve aussi du sang dans les selles ou les poumons, les gens se vident de leur sang, c’est très impressionnant »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des traitements existent… mais pas pour cette souche</strong></h2>
<figure id="attachment_51634" aria-describedby="caption-attachment-51634" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-51634 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/workers-wearing-protective-suits-and-safety-goggle-2026-03-11-04-22-56-utc-1-300x93.jpg" alt="" width="300" height="93" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/workers-wearing-protective-suits-and-safety-goggle-2026-03-11-04-22-56-utc-1-300x93.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/workers-wearing-protective-suits-and-safety-goggle-2026-03-11-04-22-56-utc-1-768x238.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/workers-wearing-protective-suits-and-safety-goggle-2026-03-11-04-22-56-utc-1-150x47.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/workers-wearing-protective-suits-and-safety-goggle-2026-03-11-04-22-56-utc-1-696x216.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/workers-wearing-protective-suits-and-safety-goggle-2026-03-11-04-22-56-utc-1-500x155.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/workers-wearing-protective-suits-and-safety-goggle-2026-03-11-04-22-56-utc-1.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51634" class="wp-caption-text">Il n&rsquo;existe pas encore de traitements ou de vaccins pour la souche appelée « Bundibugyo ».</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le Pr. Lescure nous a confirmé que depuis quelques années des traitements spécifiques ainsi que des vaccins existent et qu’ils sont efficaces. Toutefois la souche qui circule actuellement en Ouganda et en République démocratique du Congo, appelée « Bundibugyo », ne dispose pas encore de traitements. <em>« Nous avons des traitements pour la souche appelée « Zaïre », mais pour celle de « Bundibugyo » les tests n’ont pas encore été validés à l’heure actuelle »</em>, insiste-t-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Aussi, pour lui, si ce genre de virus tend à se propager de plus en plus et à se répandre rapidement c’est en partie à cause de la destruction de notre environnement. <em>« La déforestation, l’urbanisation, la mondialisation, … font qu’il y a un rapprochement de plus en plus important entre la faune sauvage et les êtres humains augmentant ainsi considérablement le nombre de maladies infectieuses. La déforestation fait qu’il y a moins de biodiversité dans la nature… il y a donc davantage de transmissions de l’animal à l’humain »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« Mayotte est un modèle d’expérience »</em></strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Xavier Lescure tient à rappeler que le territoire de Mayotte est équipé pour faire face à ce genre de virus et qu’en tant que spécialiste il se doit d’anticiper et de prévenir. Selon lui, un premier risque pour la France serait notamment dû à la globalisation. <em>« Le risque principal est que ce virus se disperse dans des grandes villes comme Kinshasa </em>(ndlr, capitale de la RDC)<em> avec lesquelles il y a des liaisons aériennes quotidiennes avec l’Europe et la France. Quand on sait que la période d’incubation est de 2 à 3 semaines le risque est donc important »</em>. Le deuxième risque d’après le Professeur Lescure est moindre et concerne notamment les soignants qui se rendent dans des zones dites « à risque » dans le cadre de missions humanitaires au sein d’ONG. <em>« Quand ils rentrent, ils sont diagnostiqués d’emblée pour éviter toute contamination et propagation »</em>, explique-t-il. Enfin, le troisième risque, quant à lui, est « hypothétique » : <em>« mon rôle est d’anticiper et de prévoir… »</em>.</p>
<figure id="attachment_22689" aria-describedby="caption-attachment-22689" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-22689" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/317100973_500074785420287_5775924569583940142_n-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/317100973_500074785420287_5775924569583940142_n-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/317100973_500074785420287_5775924569583940142_n-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/317100973_500074785420287_5775924569583940142_n-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/317100973_500074785420287_5775924569583940142_n-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/317100973_500074785420287_5775924569583940142_n-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/317100973_500074785420287_5775924569583940142_n-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/317100973_500074785420287_5775924569583940142_n-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/317100973_500074785420287_5775924569583940142_n-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/317100973_500074785420287_5775924569583940142_n-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/317100973_500074785420287_5775924569583940142_n.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-22689" class="wp-caption-text">Démonstration de la prise en charge à Mayotte d&rsquo;un patient atteint du virus Ebola.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Par ailleurs, l&rsquo;infectiologue s’est rendu à Mayotte et à La Réunion il y a quelques mois dans le cadre d’une mission dans l’océan Indien, il nous a confié avoir été impressionné par les soignants qu’il a rencontrés. <em>« Leur pragmatisme, les liens entre les différents services… Mayotte est un modèle d’expérience »</em>, assure-t-il. <em>« Il y a une forte résilience et une forte robustesse de la part des soignants. Certes, le risque infectieux est différent de celui en Hexagone mais les gens sont compétents, ils échangent. Les structures sanitaires sont capables de faire face car le risque est préparé et anticipé. Il y a ainsi tout un protocole, une procédure spécifique, un parcours patient dans le cas où une personne serait contaminée »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une mobilisation immédiate des autorités à Mayotte</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué publié hier en fin de soirée, le Gouvernement assure être <em>« très attentif à la situation »</em> et a mobilisé immédiatement les autorités sanitaires et diplomatiques afin d’assurer un suivi exhaustif de l’épidémie tout en  prenant les premières mesures de précaution, notamment à Mayotte.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Compte tenu de la situation géographique de Mayotte, et même si le risque d’introduction sur le territoire est considéré comme très faible par les modélisations épidémiologiques, le Gouvernement a décidé la mise en alerte dès dimanche de la Préfecture et de l’Agence Régionale de Santé de Mayotte, ainsi que le renforcement de la surveillance sanitaire »</em>, indique le communiqué.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le Centre Hospitalier de Mayotte ainsi que les autres acteurs de santé ont été mobilisés afin de préparer, le cas échéant, une prise en charge sécurisée des patients et la protection des professionnels de santé :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Circuit patient identifié, avec des consignes d’isolement précisées</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Capacités d’hospitalisation sécurisées</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Organisation des prélèvements biologiques et de leur envoi sécurisé vers le centre national de référence en métropole</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Activation de l’astreinte zonale d’infectiologie, en lien avec l’ARS de La Réunion</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Renforcement du suivi et de la couverture sanitaire des migrants</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Communication à destination des professionnels de santé libéraux</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En outre, les services de l’Etat (Armées, Affaires Etrangères, Intérieur) ont pleinement été mobilisés afin de mettre en œuvre les moyens nécessaires au renforcement des contrôles liées à l’arrivée de migrants en provenance d’Afrique de l’Est, de la Région des Grands Lacs et des Comores ainsi qu’à la bonne coopération entre pays de la zone »</em>, conclut le communiqué.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Enfin, lundi 18 mai, infectiologues, médecins du SAMU et responsables de l’Agence régionale de santé (ARS) de La Réunion se sont réunis pour discuter de la progression de l’épidémie d’Ebola en lien avec les professionnels de santé de Mayotte. En effet, bien que préparés, les soignants de l&rsquo;île ne sont pas à l’abri d’une importation du virus venant des pays d’Afrique des Grands Lacs, et notamment de la RDC, dont on sait que les migrants arrivent de plus en plus massivement sur notre sol. Reste à savoir si, en plus des cas de paludisme recensés récemment et autres maladies et virus potentiellement présents sur notre territoire (Mpox, choléra, etc.), les services sanitaires de Mayotte seraient en mesure de faire face à une épidémie d&rsquo;Ebola.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/20/avec-ebola-le-taux-de-letalite-peut-etre-considerable-avertit-le-professeur-xavier-lescure/">« Avec Ebola le taux de létalité peut être considérable » avertit le Professeur Xavier Lescure</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Mayotte face au risque d’hantavirus : faut-il craindre une nouvelle crise sanitaire ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/13/mayotte-face-au-risque-dhantavirus-faut-il-craindre-une-nouvelle-crise-sanitaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 01:45:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[croisière]]></category>
		<category><![CDATA[Direction générale de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hantavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rongeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au 12 mai 2026, l’alerte sanitaire autour du MV Hondius a dépassé le cadre d’un simple incident de croisière : 8 cas confirmés, 2 cas probables, 3 décès, et des cas répartis dans au moins six pays, selon les autorités sanitaires internationales. Un premier cas importé est confirmé en France, tandis qu’une vingtaine de cas contacts sont suivis sur le territoire national. L’affaire ravive les angoisses héritées du Covid-19. À Mayotte, où la présence importante de déchets, et de rats, alimentent déjà les inquiétudes sanitaires.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/13/mayotte-face-au-risque-dhantavirus-faut-il-craindre-une-nouvelle-crise-sanitaire/">Mayotte face au risque d’hantavirus : faut-il craindre une nouvelle crise sanitaire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Des passagers confinés dans leurs cabines au milieu de l’Atlantique, des évacuations sanitaires sous haute surveillance, des pays refusant temporairement tout débarquement et désormais, plusieurs pays touchés : en quelques jours, le MV Hondius a replongé le monde dans une atmosphère de crise sanitaire internationale. Mais derrière les images spectaculaires, que sait-on réellement de l’hantavirus, à part que le virus circule plus vite que les certitudes ?<span class="Apple-converted-space"> Et est-ce que le territoire de Mayotte pourrait être concerné ? </span></p>
<p style="text-align: justify;">Parti d’Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril 2026, pour une croisière dans l’Atlantique Sud en direction du Cap-Vert, le navire MV Hondius est devenu le centre d’un foyer d’hantavirus de la souche Andes. Plusieurs cas graves et trois décès surviennent progressivement parmi les passagers. Le navire fait l’objet de mesures sanitaires internationales, avec des évacuations organisées dans différents ports, notamment aux Canaries, puis vers plusieurs pays. Les autorités sanitaires mettent en place un suivi renforcé des cas et des contacts, dans un contexte de vigilance internationale face à une souche rare pouvant, dans certains cas exceptionnels, se transmettre entre humains.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des cas répartis sur plusieurs pays</strong></h2>
<figure id="attachment_3418" aria-describedby="caption-attachment-3418" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avion-Air-Austral-1-1-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-3418" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avion-Air-Austral-1-1-jpg-300x186.webp" alt="Air Austral, SCARA" width="300" height="186" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avion-Air-Austral-1-1-jpg-300x186.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avion-Air-Austral-1-1-jpg-150x93.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avion-Air-Austral-1-1-jpg.webp 680w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-3418" class="wp-caption-text">Cette alerte sanitaire a nécessité des évacuations aériennes coordonnées par plusieurs États, pour venir en aide au navire, dont la France, avec un tri des passagers selon leur état clinique pour limiter les risques de contamination par ricochet. À ce stade, aucune restriction du trafic aérien n&rsquo;a été annoncée pour des vols au départ ou en provenance de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au 12 mai 2026, le dernier bilan consolidé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de 11 cas détectés, dont trois morts. « <em>À ce jour, onze cas ont été signalés, dont trois décès (&#8230;) Neuf des onze cas ont été confirmés comme étant le virus Andes, et les deux autres sont probables »</em>, a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus à l&rsquo;issue d&rsquo;une conférence de presse.</p>
<p style="text-align: justify;">Le foyer d’hantavirus lié au MV Hondius concerne plusieurs nationalités. Des cas confirmés, probables ou suspects ont notamment été signalés chez des passagers néerlandais, britanniques, allemands, suisses, américains, français et espagnols. D’autres ressortissants étrangers font aussi l’objet d’un suivi comme cas contacts après leur évacuation du navire.</p>
<p style="text-align: justify;">En France, la Direction générale de la santé (DGS) a confirmé, lundi 11 mai, un premier cas importé. Il s’agit d’une passagère rapatriée du navire et hospitalisée en service de réanimation à l&rsquo;hôpital Bichat à Paris. Les quatre autres ressortissants français évacués seraient, à ce stade, asymptomatiques mais placés sous surveillance stricte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une vingtaine de cas contacts identifiés en France </strong></h2>
<figure id="attachment_51330" aria-describedby="caption-attachment-51330" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51330" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-300x196.jpg" alt="Hantavirus, maladie, Anne-Claude Crémieux, hantavirus, " width="300" height="196" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-300x196.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-1024x667.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-768x500.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-150x98.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-696x454.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-1068x696.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-741x486.jpg 741w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51330" class="wp-caption-text">Pour la professeure Anne-Claude Crémieux, spécialiste des maladies infectieuses et membre de la Haute Autorité de santé (HAS), « l’hantavirus est connu depuis longtemps et peut entraîner jusqu’à 40 % de mortalité (&#8230;) mais les cas suisses et sud-africains ayant survécu montrent que ce taux pourrait être moindre avec une bonne prise en charge, même si la maladie reste difficile à traiter et nécessite une forte mobilisation médicale ». (Isabelle Louvier / Sud Ouest).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les autorités françaises évoquent également une vingtaine de cas contacts identifiés sur le territoire, liés à des passagers ayant voyagé sur les mêmes vols internationaux que les croisiéristes. Ces personnes font l’objet d’un suivi médical et, pour certaines, d’une mesure d’isolement préventif.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, plusieurs opérations de « contact tracing » (en français : recherche de cas contacts) ont été déclenchées à l’échelle internationale. Les personnes exposées sont surveillées pendant une durée pouvant aller jusqu’à 42 jours, correspondant à la période maximale d’incubation connue du virus.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’ampleur géographique du dispositif, les autorités sanitaires, notamment l’OMS maintiennent une position prudente mais rassurante : le risque pour la population générale reste décrit comme<em> « absolument faible »</em>, insistait encore vendredi 8 mai, l’OMS dans un communiqué, relevant que ce virus<em> « n’est pas un nouveau Covid ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un virus connu aux souches hétérogènes </strong></h2>
<figure id="attachment_51328" aria-describedby="caption-attachment-51328" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51328" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--300x200.jpg" alt="Rat, rongeur, hantavirus," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51328" class="wp-caption-text">Le rat est le vecteur « naturel » des hantavirus, et constitue le principal réservoir du virus Andes, transmis aux humains, par inhalation de particules contaminées issues de ses déjections, dans des environnements clos ou des endroits peu suffisamment ventilés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’hantavirus n’est pas un virus émergent. Il est identifié depuis les années 1950, après une épidémie survenue pendant la guerre de Corée. Aujourd’hui, il regroupe plusieurs dizaines de souches réparties sur différents continents. Son mode de circulation est particulier puisqu’il est porté par des rongeurs sauvages, qui servent de réservoir naturel. Chez eux, le virus ne provoque généralement aucun symptôme. Mais chez l’humain, lorsqu’il est transmis, il peut entraîner des formes graves.</p>
<p style="text-align: justify;">La contamination survient le plus souvent par inhalation de particules contaminées issues d’urine ou de déjections de rongeurs. C’est donc un virus lié à l’environnement, aux espaces clos, aux zones mal ventilées, ou aux situations de contact indirect avec les nuisibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Les symptômes initiaux ressemblent à ceux d’une grippe : fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires. Mais dans certains cas, la maladie évolue rapidement vers des formes sévères, avec atteintes respiratoires ou rénales. Dans le cas du navire MV Handius, la souche identifiée est celle du virus Andes, une forme particulière d’hantavirus présente en Amérique du Sud. Sa singularité réside dans une caractéristique particulière : celle de pouvoir se transmettre entre humains, le plus souvent lors de contacts rapprochés et prolongés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas du virus Andes, identifié à bord du MV Hondius, la mortalité est nettement plus élevée que pour les autres formes d’hantavirus. Les données scientifiques disponibles estiment la létalité du syndrome cardio-pulmonaire associé à cette souche entre 30 % et 60 %, avec des valeurs fréquemment citées autour de 40 %. Une variabilité de ces données est à considérer, en fonction de la prise en charge et la rapidité du diagnostic.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« Nous anticipons si jamais cela devait se produire »</em>, déclare l&rsquo;ARS Mayotte </strong></h2>
<figure id="attachment_51326" aria-describedby="caption-attachment-51326" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51326" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-300x225.jpeg" alt="Mayotte, ARS, médecin, Covid-19, pandémie, épidémie, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51326" class="wp-caption-text">Une médecin de l’ARS en visite auprès des soignants du CMR de M&rsquo;ramadoudou lors de la pandémie de Covid-19, en avril 2020.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Bien qu&rsquo;à ce stade, non concernés et éloignés géographiquement du foyer initial d&rsquo;hantavirus, cette situation n&rsquo;est pas anodine pour les territoires ultramarins français, où l’éloignement géographique et des capacités hospitalières parfois limitées peuvent compliquer la gestion d’une éventuelle crise sanitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a quelques jours, un épisode a suscité une inquiétude en Polynésie française : un cas contact lié à une suspicion d’hantavirus a transité par la Polynésie française après un passage par Tahiti puis Mangareva le 7 mai 2026. Par précaution, des restrictions de déplacement ont été mises en place, même si la personne concernée est asymptomatique, non contagieuse et ne présente pas de risque de transmission. Mais son entrée sur le territoire du Fenua a été refusée le temps d’écarter toute incertitude sanitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;océan Indien, à Mayotte, aucun cas d’hantavirus n’est identifié à ce stade, confirme l’ARS Mayotte à notre rédaction, ce mardi 12 mai 2026. Les autorités sanitaires suivent néanmoins l’évolution de la situation avec attention dans ce territoire insulaire marqué par de nombreux échanges aériens avec La Réunion, Madagascar, les Comores, Nairobi ou encore Paris, dans un contexte où les déplacements internationaux peuvent rapidement raviver les inquiétudes sanitaires, même sans cas confirmé localement.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette vigilance s’explique notamment par les fragilités structurelles du département. À Mayotte, le système hospitalier repose principalement sur le Centre hospitalier de Mayotte (CHM), unique établissement du territoire, dont les capacités pourraient rapidement être mises sous tension en cas de crise sanitaire majeure. Le territoire fait également face à une forte pression démographique, à des difficultés d’accès aux soins dans certains secteurs et à des conditions d’habitat parfois précaires.</p>
<figure id="attachment_39504" aria-describedby="caption-attachment-39504" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-39504" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-300x225.jpg" alt="Bouéni, dépôts sauvages, déchets, Bouéni, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-39504" class="wp-caption-text">Le dépôt de déchets sur la voie publique est strictement interdit, ces actes constituent une infraction passible d’une amende pouvant atteindre 1.500 euros.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À cela s’ajoutent des contraintes environnementales : gestion des déchets difficile, chaleur favorisant la dégradation rapide des matières organiques et conditions d’habitat propices à la présence de rongeurs dans plusieurs zones. Des facteurs déjà surveillés par les autorités sanitaires, car ils peuvent favoriser la circulation de certaines maladies locales, indépendamment de toute alerte internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, l’ARS Mayotte se veut toutefois rassurante :<em> « À date il n’y a pas de lien entre un passager ou un contact de passager et Mayotte, et nous anticipons si jamais cela devait se produire »</em>, précise-t-elle à notre rédaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les établissements scolaires de l’île, ces informations suscitent malgré tout des inquiétudes. Une élève de première au lycée des Lumières à Kawéni, à Mamoudzou, témoigne : <em>« Ça m’inquiète, j’ai peur qu’il y ait une vague de maladies graves. Le bac est une année importante pour moi et je ne veux pas revivre une situation comme le Covid-19. Le confinement avait déjà perturbé mon parcours scolaire ». </em></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/13/mayotte-face-au-risque-dhantavirus-faut-il-craindre-une-nouvelle-crise-sanitaire/">Mayotte face au risque d’hantavirus : faut-il craindre une nouvelle crise sanitaire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le chikungunya et la bronchiolite frappent durement Mayotte, alerte Santé publique France</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/le-chikungunya-et-la-bronchiolite-frappent-durement-mayotte-alerte-sante-publique-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 12:53:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bronchiolite]]></category>
		<category><![CDATA[Chikungunyha]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47766</guid>

					<description><![CDATA[<p>Selon le dernier bulletin sanitaire, 74 cas de chikungunya ont été recensés en une semaine et l’épidémie de bronchiolite s’intensifie, avec plusieurs nourrissons admis en réanimation.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/le-chikungunya-et-la-bronchiolite-frappent-durement-mayotte-alerte-sante-publique-france/">Le chikungunya et la bronchiolite frappent durement Mayotte, alerte Santé publique France</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans son bulletin sanitaire publié ce vendredi 6 mars 2026, Santé publique France signale une reprise particulièrement active de la circulation du chikungunya et une aggravation de l’épidémie de bronchiolite sur le département. Les autorités sanitaires observent une augmentation du nombre de cas et une forte pression sur le Centre hospitalier de Mayotte, notamment pour les très jeunes enfants.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="123" data-end="993"><strong data-start="123" data-end="187">Une reprise inquiétante du </strong><strong data-start="123" data-end="187">chikungunya </strong><strong data-start="123" data-end="187">sur tout le territoire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="123" data-end="993">La semaine dernière, 74 cas de chikungunya ont été recensés sur le département, correspondant à plus de 10 cas rapportés par jour, <em>« soit une hausse de 30% par rapport à la semaine précédente »</em>, précise le bulletin de Santé publique France. Depuis le début de l’année, 285 cas confirmés de chikungunya ont été enregistrés à Mayotte. La quasi-totalité des communes est touchée : <em>« quatorze des 17 communes du territoire ont enregistré au moins un cas »</em> la semaine dernière, tandis que les trois communes épargnées se situent dans le nord-ouest du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="123" data-end="993">Mamoudzou, la commune la plus peuplée, concentre près d’un quart des cas signalés. Selon les autorités sanitaires, <em>« la transmission pourrait se maintenir voire s’intensifier dans les semaines à venir en raison des conditions météorologiques favorables à la prolifération des moustiques vecteurs de la maladie »</em>, alerte les épidémiologistes.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="995" data-end="1800"><strong data-start="995" data-end="1047">Une aggravation de l&rsquo;épidémie de bronchiolite </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="995" data-end="1800">L’épidémie de bronchiolite s’aggrave également, avec <em>« une intensification marquée de l’épidémie de bronchiolite »</em> et <em>« une circulation du VRS atteignant un niveau près de deux fois supérieur à celui du pic de la saison précédente »</em>. Les urgences pédiatriques sont fortement sollicitées : 21 passages pour bronchiolite ont été recensés chez les enfants de moins d’un an, dont 10 hospitalisations.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="995" data-end="1800">Trois nourrissons ont été admis en réanimation, <em>« deux âgés de 2 mois et un de 9 mois, tous présentant un prélèvement positif pour le VRS »</em>. Parmi eux, deux <em>« n’avaient pas bénéficié d’une prévention par Beyfortus® »</em>. Les autorités rappellent l’importance de gestes barrières simples pour protéger les nourrissons et limiter la transmission.</p>
<p data-start="995" data-end="1800">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/le-chikungunya-et-la-bronchiolite-frappent-durement-mayotte-alerte-sante-publique-france/">Le chikungunya et la bronchiolite frappent durement Mayotte, alerte Santé publique France</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mpox à Mayotte : des foyers de contamination locaux désormais identifiés, principalement dans le sud</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/14/mpox-a-mayotte-des-foyers-de-contamination-locaux-desormais-identifies-principalement-dans-le-sud/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 10:50:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mpox]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
		<category><![CDATA[Variole du singe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46671</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Mayotte, la multiplication récente des cas de Mpox confirme l’émergence de transmissions locales, principalement concentrées dans le sud de l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/14/mpox-a-mayotte-des-foyers-de-contamination-locaux-desormais-identifies-principalement-dans-le-sud/">Mpox à Mayotte : des foyers de contamination locaux désormais identifiés, principalement dans le sud</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">D’après les dernières données publiées par Santé Publique France, neuf cas de Mpox ont été confirmés à Mayotte depuis le début de l’année. Parmi eux, six sont qualifiés d’autochtone, tandis que trois ont été importés depuis Madagascar.</p>
<p style="text-align: justify;">Les investigations sanitaires montrent que la majorité des contaminations locales sont liées, directement ou indirectement, à ces cas importés, attestant de la mise en place de chaînes de transmission sur le territoire. « C<em>e sont essentiellement des cas importés de Madagascar »,</em> déclarait l&rsquo;ARS lors d&rsquo;une conférence de presse le 12 février dernier, précisant toutefois que<em> « les données sont encore assez floues concernant Madagascar ». </em>Une dynamique préoccupante, renforcée par la détection de cinq nouveaux cas en l’espace d’une seule semaine.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une situation concentrée dans le sud et sous étroite surveillance</b></h2>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la répartition géographique des cas révèle une forte concentration dans le sud de l’île, notamment dans les communes de Bouéni, Bandrélé et Kani-Kéli, tandis qu’un seul cas a été recensé à Mamoudzou. Les personnes touchées présentent des profils variés, avec une moyenne d’âge de 37 ans et une répartition quasi équilibrée entre hommes et femmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette évolution, les autorités sanitaires, en lien avec le Haut Conseil de la Santé Publique, maintiennent un niveau de vigilance élevé, misant sur la prévention, l’isolement des cas et la protection des publics à risque, tout en rappelant que la situation n’est pas jugée alarmante à ce stade par l’ARS.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/14/mpox-a-mayotte-des-foyers-de-contamination-locaux-desormais-identifies-principalement-dans-le-sud/">Mpox à Mayotte : des foyers de contamination locaux désormais identifiés, principalement dans le sud</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Variole du singe : six cas confirmés à Mayotte, l’ARS renforce la riposte sanitaire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/06/variole-du-singe-six-cas-confirmes-a-mayotte-lars-renforce-la-riposte-sanitaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 08:01:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mpox]]></category>
		<category><![CDATA[Variole du singe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46090</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trois nouveaux cas de variole B ont été identifiés à Mayotte. Les autorités sanitaires activent un arsenal de mesures pour contenir la circulation du virus sur l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/06/variole-du-singe-six-cas-confirmes-a-mayotte-lars-renforce-la-riposte-sanitaire/">Variole du singe : six cas confirmés à Mayotte, l’ARS renforce la riposte sanitaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La situation sanitaire se tend à Mayotte. L’Agence régionale de santé (ARS) a annoncé, jeudi 5 février, l’identification de trois nouveaux cas de variole B (Mpox), portant à six le nombre total de personnes infectées depuis le début de l’année. Si aucun signal de transmission incontrôlée n’est évoqué, les autorités renforcent leur dispositif de surveillance, de dépistage et de prise en charge.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L’ARS en <em>« surveillance accrue » </em></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué diffusé jeudi 5 février, l’ARS Mayotte indique que <em>« trois cas supplémentaires de variole B (Mpox) ont été identifiés sur le territoire et pris en charge rapidement grâce au système de veille et de surveillance accrue mis en place à Mayotte en lien avec le Centre Hospitalier, l’offre de ville et les différents acteurs en santé de l’île ». </em>Au total, six cas de variole B ont été confirmés à Mayotte, depuis le début de l’année.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette augmentation, l’agence annonce un renforcement de ses mesures de surveillance et de prise en charge. Le dispositif comprend notamment un renforcement du système de dépistage au Centre hospitalier de Mayotte (CHM), la consolidation des enquêtes épidémiologiques menées <em>« en lien avec Santé publique France »</em>, ainsi que le déploiement d’une vaccination réactive auprès des cas contacts.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;autorité sanitaire précise qu&rsquo;un parcours de soin dédié a également été mis en place au CHM pour la prise en charge des cas confirmés et suspects, tandis que les autorités annoncent un renforcement du contrôle sanitaire aux frontières, dans un territoire marqué par d’importants flux régionaux.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Fièvre ou éruption cutanée : l’ARS appelle à contacter son médecin ou le SAMU</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans son communiqué, l’ARS rappelle que <em>« la transmission interhumaine du virus intervient principalement par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne infectée, notamment lors de relations sexuelles, qu’elles soient protégées ou non ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les autorités sanitaires appellent les personnes ayant récemment voyagé dans une zone à risque, et présentant des symptômes évocateurs, <em>« fièvre associée à une éruption cutanée avec des vésicule »</em>, à <em>« contacter rapidement son médecin traitant ou le SAMU centre 15 »</em> et à <em>« s’isoler dans l’attente d’un avis médical, éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ARS invite également les voyageurs se rendant à Madagascar et aux Comores à respecter strictement les mesures barrières : <em>« se laver fréquemment les mains »</em>, <em>« éviter tout contact étroit avec des personnes malades qui présentent une éruption cutanée »</em> et <em>« éviter tout contact avec les objets potentiellement contaminés par une personne malade ».</em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/06/variole-du-singe-six-cas-confirmes-a-mayotte-lars-renforce-la-riposte-sanitaire/">Variole du singe : six cas confirmés à Mayotte, l’ARS renforce la riposte sanitaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Deux nouveaux cas de variole B détectés à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/29/deux-nouveaux-cas-de-variole-b-detectes-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 12:56:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Monkeypox]]></category>
		<category><![CDATA[Variole du singe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45673</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’ARS Mayotte a confirmé les 27 et 28 janvier 2026, deux nouveaux cas de Mpox sur le territoire, après un premier cas importé de Madagascar au début du mois. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/29/deux-nouveaux-cas-de-variole-b-detectes-a-mayotte/">Deux nouveaux cas de variole B détectés à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après la détection d’un premier cas de variole B (Mpox) à Mayotte le 8 janvier, les autorités sanitaires ont recensé deux nouveaux cas les 27 et 28 janvier 2026. L’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte indique que ces contaminations sont liées à un contact étroit lors d’un voyage à Madagascar. L&rsquo;autorité sanitaire précise avoir été <em>« immédiatement informée »</em> et avoir mis en œuvre<em> « sans délai l’ensemble des mesures de gestion sanitaire appropriées ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une contamination intrafamiliale identifiée </strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon les investigations sanitaires conduites par l’agence, une contamination intrafamiliale a été identifiée, consécutive à un contact étroit avec une personne malade lors d’un voyage à Madagascar. <em>« Dès la confirmation du premier cas, l’ARS a engagé l’identification et le suivi des personnes contacts, et déploie l’ensemble des actions nécessaires afin d’interrompre toute chaîne de transmission et d’éviter l’implantation du virus sur le territoire »</em>, indique encore l’agence.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une situation sanitaire sous <em>« suivi renforcé »</em></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L’ARS Mayotte rappelle que<em> « la transmission inter-humaine du virus intervient principalement par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne infectée, notamment lors de contacts physiques étroits et prolongés dans la sphère intime, qu’ils soient protégés ou non »</em>. Elle précise également que <em>« la situation sanitaire locale fait l’objet d’un suivi renforcé »</em> et que <em>« les dispositifs de surveillance et de prévention sont pleinement mobilisés ».</em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/29/deux-nouveaux-cas-de-variole-b-detectes-a-mayotte/">Deux nouveaux cas de variole B détectés à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>« On ne prend aucun risque », affirme l&#8217;ARS face à la hausse du chikungunya</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/23/on-ne-prend-aucun-risque-affirme-lars-face-a-la-hausse-du-chikungunya/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 01:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Chikungunyha]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte anti-vectorielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Moustique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45263</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dix nouveaux cas de chikungunya ont été recensés en une semaine à Mayotte. L’ARS renforce sa vigilance et multiplie les mesures de prévention, alors que les pluies et le retour des vacances scolaires créent un terrain favorable à la prolifération des moustiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/23/on-ne-prend-aucun-risque-affirme-lars-face-a-la-hausse-du-chikungunya/">« On ne prend aucun risque », affirme l&rsquo;ARS face à la hausse du chikungunya</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après quelques mois de calme relatif, le chikungunya montre des signes de reprise à Mayotte. L’Agence régionale de santé (ARS) rappelle que cette augmentation survient dans un contexte particulier, de fortes pluies et de retour des vacances scolaires, et que la surveillance, ainsi que la lutte anti-vectorielle ont été renforcées pour éviter toute propagation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Dix nouveaux cas recensés</b></h2>
<figure id="attachment_7056" aria-describedby="caption-attachment-7056" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7056" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-300x222.jpeg" alt="ARS, Mayotte, lutte anti-vectorielle, chikungunya," width="300" height="222" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-300x222.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-768x568.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-150x111.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-485x360.jpeg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS-696x515.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/LAV-moustiques-ARS.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-7056" class="wp-caption-text">Face à cette hausse des cas, l&rsquo;ARS dit avoir renforcé les actions de lutte anti-vectorielle, afin de détruire les gîtes larvaires et limiter la propagation de l&rsquo;épidémie sur l&rsquo;île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1073" data-end="1434"><em>« En effet, dix cas supplémentaires ont été recensés la semaine dernière »</em>, confirme l’ARS Mayotte, portant désormais à 1.277 le nombre total de cas comptabilisés depuis le début de l&rsquo;épidémie au mois de mars 2025. Bien que cette hausse reste modérée, l’Agence souligne qu’elle se produit dans un contexte de retour des vacances scolaires et pas mal de pluies récentes, qui favorisent la circulation de toutes les maladies transmises par les moustiques.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1436" data-end="1754">Selon l’ARS, cette situation ne justifie pas pour l’instant de déclencher une alerte spécifique sur le chikungunya, mais elle appelle à rester vigilant face à une possible amplification. <em>« Dans tous les cas, on a renforcé la surveillance et les actions de lutte antivectorielle »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1436" data-end="1754"><strong>Un danger sanitaire discret </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1804" data-end="2112">Le chikungunya est un virus à ARN transmis principalement par les moustiques <em data-start="1881" data-end="1899">Aedes albopictus</em> (comme c&rsquo;est le cas à Mayotte) et <em data-start="1903" data-end="1918">Aedes aegypti</em>, actifs surtout pendant la journée, notamment tôt le matin et avant le coucher du soleil. Ces insectes trouvent des conditions idéales pour se multiplier après les pluies, avec des eaux stagnantes dans les bidons, pneus et autres récipients.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2114" data-end="2450">La maladie provoque fièvre, douleurs articulaires sévères et éruptions cutanées, et si elle est rarement mortelle, elle peut laisser des douleurs persistantes pendant plusieurs semaines. Depuis l’épidémie de printemps 2025, la circulation virale se maintient à un niveau faible, mais suffisant pour justifier une vigilance continue.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><span class="Apple-converted-space"> </span>Une réponse sanitaire renforcée</b></h2>
<figure id="attachment_36488" aria-describedby="caption-attachment-36488" style="width: 212px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-36488 " src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-300x225.jpg" alt="Mayotte, chikungunya, laboratoire Biogroup, Mayobio," width="212" height="159" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/j.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36488" class="wp-caption-text">Avant que le laboratoire Biogroup ne réalise lui-même ses PCR et sérologies directement à Mayotte, les prélèvements étaient envoyés en métropole (photographie/DR/BannyTsifanesy)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour limiter le risque de propagation, l’ARS et les acteurs locaux ont intensifié la surveillance épidémiologique et les actions de lutte antivectorielle. Le laboratoire Biogroup réalise désormais les tests PCR et sérologiques directement à Mayotte, permettant de détecter rapidement les foyers actifs et de cibler les interventions. Sur le terrain, communes et associations continuent de collecter déchets et objets pouvant retenir l’eau, éliminant ainsi les gîtes larvaires. Ces actions s’inspirent de l’opération <em>« Novembre vert »</em> de 2025 et visent à réduire les potentiels foyers de moustiques pendant cette période de vigilance sanitaire.</p>
<h2></h2>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><b>La prévention, une responsabilité collective</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’ARS insiste sur l’importance des gestes individuels auprès de la population : vider ou couvrir ses récipients d’eau, porter des vêtements longs et utiliser des répulsifs pour se protéger des moustiques, et consulter rapidement un médecin en cas de symptômes évocateurs de la maladie.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On ne prend aucun risque »</em>, rappelle l’Agence, soulignant que la combinaison de surveillance, diagnostic rapide et mobilisation citoyenne reste la meilleure arme contre le chikungunya. Dans un territoire tropical comme Mayotte, où le système de santé reste fragile et confronté au plus grand désert médical de France, cette vigilance est essentielle pour éviter qu’une hausse limitée ne se transforme en flambée épidémique, mettant davantage sous pression des structures déjà tendues.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/23/on-ne-prend-aucun-risque-affirme-lars-face-a-la-hausse-du-chikungunya/">« On ne prend aucun risque », affirme l&rsquo;ARS face à la hausse du chikungunya</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Variole du singe à Madagascar : l’alerte est donnée</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/05/variole-du-singe-a-madagascar-lalerte-est-donnee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 01:45:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mpox]]></category>
		<category><![CDATA[Variole du singe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=44074</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cinq cas de variole du singe détectés à Mahajanga rappellent que, dans l’océan Indien, les virus circulent sans passeport. À Mayotte comme à La Réunion, déjà confrontées au Mpox ces dernières années, l’alerte venue de Madagascar ravive une vigilance sanitaire partagée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/05/variole-du-singe-a-madagascar-lalerte-est-donnee/">Variole du singe à Madagascar : l’alerte est donnée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Madagascar enregistre un signal faible mais suivi de près par les autorités sanitaires régionales : cinq cas de Mpox, ou variole du singe, ont été confirmés mercredi 31 décembre dans la ville de Mahajanga, sur la côte nord-ouest du pays, selon le ministère de la Santé publique. Onze cas suspects sont également en cours d’investigation. Bien que circonscrite à ce stade, la situation interpelle les pays voisins et les départements français de l’océan Indien, comme Mayotte et La Réunion, qui restent attentifs à l’évolution de la maladie.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1142" data-end="1193"><strong>Madagascar, signal faible mais alerte régionale</strong></h2>
<figure id="attachment_44126" aria-describedby="caption-attachment-44126" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-44126 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-300x200.jpg" alt="Madagascar, Institut Pasteur, laboratoire, Monkeypox, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-1024x684.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-768x513.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-1536x1025.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-2048x1367.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-696x465.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-1068x713.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-1920x1282.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/labo-1320x881.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44126" class="wp-caption-text">Les premiers prélèvements analysés par l’Institut Pasteur de Madagascar ont permis de confirmer cinq cas de Mpox à Mahajanga.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1195" data-end="1622">Les cas confirmés ont été identifiés dans un quartier du front de mer de Mahajanga, après analyses réalisées par l’Institut Pasteur de Madagascar et le Laboratoire d’Analyses Médicales Malagasy. Quatre patients ont été hospitalisés, leur état s’étant <em>« nettement amélioré »</em> selon les autorités. Les autres ont été placés en isolement pour interrompre les chaînes de transmission.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1311" data-end="1746">La variole du singe se transmet par contact étroit avec une personne infectée, que ce soit par la salive, les éternuements ou lors de relations sexuelles. Les symptômes observés incluent fièvre, maux de tête et éruptions cutanées. Le gouvernement malgache vise désormais à circonscrire l’épidémie à Mahajanga, alors que la période des fêtes s’accompagne de rassemblements et de déplacements fréquents, notamment liés au tourisme.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1311" data-end="1746">Face à cette situation, des mesures de prévention ont été renforcées : port du masque, lavage des mains, contrôle sanitaire au port et à l’aéroport de Mahajanga, ainsi que sensibilisation de la population aux gestes barrières</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1195" data-end="1622"><strong>Mayotte et La Réunion : deux expériences, une même vigilance</strong></h2>
<figure id="attachment_27824" aria-describedby="caption-attachment-27824" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27824" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-3-300x200.jpg" alt="Mayotte, hôpital, CHM, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27824" class="wp-caption-text">Depuis 2022, aucun nouveau cas de Mpox n’a été recensé à Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les départements français de l’océan Indien, la recrudescence du Mpox à Madagascar n’est pas un simple fait divers sanitaire. Mayotte et La Réunion partagent avec la Grande île des dynamiques régionales de mobilité humaine et économique qui favorisent la circulation des virus.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, deux cas avaient été confirmés en 2022, tous importés, avec des formes bénignes. Le dispositif de surveillance inclut traçage des contacts, isolement et vaccination ciblée. À La Réunion, plusieurs épisodes sporadiques ont été enregistrés entre 2022 et juin 2024. La stratégie repose sur l’identification rapide des cas, la vaccination des personnes à risque et une surveillance épidémiologique continue.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, face aux cas recensés à Mahajanga, les autorités de Mayotte et de La Réunion s’appuient sur des expériences passées pour prévenir plutôt que subir : auto-surveillance, signalement rapide, isolement et vaccination ciblée restent les piliers de la réponse sanitaire. Rien de spectaculaire, mais une mécanique rodée, parfois ingrate, qui reste essentielle dans un contexte régional où les frontières administratives n’empêchent pas la propagation des virus.</p>
<p data-start="3495" data-end="3816" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/05/variole-du-singe-a-madagascar-lalerte-est-donnee/">Variole du singe à Madagascar : l’alerte est donnée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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