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	<title>Archives des Bandrélé - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Wed, 16 Sep 2026 12:13:24 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Bandrélé - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Le Tour de Mayotte en pirogue s&#8217;est achèvé à M’tsangamouji après 140 km de pagaie</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/le-tour-de-mayotte-en-pirogue-sest-acheve-a-mtsangamouji-apres-140-km-de-pagaie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 07:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
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		<category><![CDATA[Tour de Mayotte en pirogue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant quatre jours, quatre moniteurs ont parcouru 140 kilomètres autour de Mayotte à la seule force des bras. De Bandraboua à M'tsangamouji, en passant par Bandrélé et Bouéni, cette première édition du Tour de Mayotte en pirogue a mêlé défi sportif, transmission culturelle et sensibilisation des jeunes au monde maritime. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/le-tour-de-mayotte-en-pirogue-sest-acheve-a-mtsangamouji-apres-140-km-de-pagaie/">Le Tour de Mayotte en pirogue s&rsquo;est achèvé à M’tsangamouji après 140 km de pagaie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est à M&rsquo;tsangamouji que s&rsquo;est achevée, ce dimanche 13 septembre, la première édition du Tour de Mayotte en pirogue. À 11h45, quatre moniteurs ont rejoint la base de loisirs de la commune, mettant un terme à un raid de 140 kilomètres réalisé en quatre jours, sans moteur, entièrement à la force des bras.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière la performance sportive, l&rsquo;ambition était avant tout de faire découvrir les sports de pagaie et de renouer un lien entre la jeunesse de Mayotte, le lagon, et un patrimoine culture ancré dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Quatre communes étapes et plus de 700 enfants </strong></h2>
<figure id="attachment_58375" aria-describedby="caption-attachment-58375" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-58375" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-300x200.jpg" alt="Mayotte, tour de Mayotte en pirogue, enfants," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08321.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58375" class="wp-caption-text">Des jeunes ont pu découvrir le kayak surf ski lors de ce tour.<br />Photographie / Ville de M&rsquo;tsangamouji</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Organisé du 10 au 13 septembre par les communes de Bandraboua, Bandrélé, Bouéni et M’tsangamouji, le Tour a été pensé comme un événement itinérant, en mêlant pratique sportive, découverte d&rsquo;une pratique culturelle et sensibilisation environnementale autour du lagon et de sa biodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">À chaque arrivée des pirogues, un village d’animation était installé dans la commune étape, de 13 heures à 17 heures. Les enfants ont ainsi pu découvrir différentes activités et s&rsquo;initier aux sports de pagaie, notamment à bord de kayaks. Au total, près de 700 enfants ont pris part aux animations organisées tout au long du parcours. Pour certains, il s&rsquo;agissait même de leur première expérience sur l&rsquo;eau.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une pirogue entre tradition et modernité</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la pirogue fait partie de l&rsquo;histoire culturelle de l&rsquo;île. Elle a longtemps accompagné les pêcheurs et les familles en mer et reste encore aujourd&rsquo;hui très présente dans la culture mahoraise. Avec ce Tour, les organisateurs ont aussi voulu montrer les différentes façons de pratiquer la pirogue. Au contact d&#8217;embarcations traditionnelles en bois, les enfants ont également pu découvrir des bateaux plus modernes, utilisés notamment pour le sport et la compétition. L&rsquo;idée était surtout de permettre aux jeunes de mieux connaître cette pratique et de découvrir qu&rsquo;elle peut être à la fois un élément du patrimoine et un sport.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Faire découvrir la pagaie aux jeunes</strong></h2>
<figure id="attachment_58372" aria-describedby="caption-attachment-58372" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-58372" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-300x200.jpg" alt="Mayotte, tour de Mayotte en pirogue, enfants," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08241.jpg 1795w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58372" class="wp-caption-text">Près de 700 enfants ont participé aux animations.<br />Photographie / Ville de M&rsquo;tsangamouji</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le Tour avait aussi un objectif sportif, en faisant découvrir les sports de pagaie aux enfants et aux jeunes. Pendant les quatre étapes, près de 700 enfants ont participé aux animations. Certains ont pu monter pour la première fois dans un kayak surf ski et découvrir les sensations de la navigation.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les moniteurs, ces moments étaient aussi l’occasion de transmettre les valeurs liées à la pratique, comme la culture de l&rsquo;effort, la patience, l&rsquo;entraide et le respect des autres. Le sport permet également de créer des rencontres entre les générations. En s&rsquo;intéressant à la pirogue, les plus jeunes peuvent découvrir une pratique que leurs parents ou leurs grands-parents connaissent bien souvent depuis longtemps.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une dynamique qui se poursuit</strong></h2>
<figure id="attachment_58371" aria-describedby="caption-attachment-58371" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-58371" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-300x200.jpg" alt="Mayotte, tour de Mayotte en pirogue, moniteurs," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/DSC08193.jpg 1795w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58371" class="wp-caption-text">Les quatre moniteurs après quatre jours de navigation autour de l’île. Photographie / Ville de M&rsquo;tsangamouji</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette première édition arrive dans une période où la pirogue et les sports nautiques prennent de plus en plus de place dans les événements organisés à Mayotte. D&rsquo;autres rendez-vous sont déjà prévus dans les prochains mois, comme la 5ème édition de la course de pirogue de Mamoudzou, prévue le 4 octobre prochain, ou encore le Festival Laka à M&rsquo;bouini, qui se tiendra au mois de novembre.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous ces événements permettent de faire connaître la pratique, mais aussi de parler du lagon et de sa protection. En mettant les jeunes sur l&rsquo;eau, le Tour leur permet aussi de découvrir leur environnement autrement. C&rsquo;est une façon de leur donner envie de connaître le lagon, de l&rsquo;apprécier et de mieux le respecter. Une première expérience qui pourrait donner envie de poursuivre l&rsquo;aventure dans les années à venir.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/16/le-tour-de-mayotte-en-pirogue-sest-acheve-a-mtsangamouji-apres-140-km-de-pagaie/">Le Tour de Mayotte en pirogue s&rsquo;est achèvé à M’tsangamouji après 140 km de pagaie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Bandrélé, les dernières « mama shingo » à bout de souffle</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/18/a-bandrele-les-dernieres-mama-shingo-a-bout-de-souffle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 02:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[mama shingo]]></category>
		<category><![CDATA[sel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56817</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une vingtaine de femmes perpétuent la fabrication traditionnelle de sel à partir du limon marin. Mais les « mama shingo » vieillissent, la relève se fait rare et le littoral se dégrade. Un savoir-faire ancestral, emblématique de l’île, menacé de disparition.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/18/a-bandrele-les-dernieres-mama-shingo-a-bout-de-souffle/">À Bandrélé, les dernières « mama shingo » à bout de souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À quelques mètres de la mangrove, à Bandrélé, la terre a séché et blanchi par endroits. Ce limon, mélange de terre et de matières déposées par la mer, constitue la matière première du sel produit ici par les « mama shigo » ou « mères de sel ».</p>
<figure id="attachment_56819" aria-describedby="caption-attachment-56819" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56819" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56819" class="wp-caption-text">L&rsquo;eau récupérée est bouillie pour la faire évaporer et en récupérer le sel. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Un savoir-faire qui se transmet depuis des générations. « <em>Personne ne vient travailler ici s’il n’y a pas quelqu’un de sa famille </em>», explique Salimata Hamidani, secrétaire générale de l’association qui regroupe les productrices. La présidente, Anssifati Velou, 63 ans, a commencé à aider sa mère dès l’âge de 7 ans. <em>« C’est</em> <em>ma mère et ma grand-mère qui m’ont tout appris </em>», confie-t-elle.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Aujourd’hui, une vingtaine de femmes sont adhérentes à l’association. Leur moyenne d’âge avoisine désormais les 60 ans. « <em>Avant, il y avait beaucoup plus de production, mais ça diminue à mesure qu’elles s’épuisent </em>», déplore Salimata Hamidani. Deux productrices sont mortes l’an dernier. Une situation qui fait craindre le pire pour la transmission de ce savoir-faire. « <em>Si on ne trouve pas de relève, dans quelques années, il n’y aura plus de sel de Mayotte</em> », redoute-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un travail saisonnier et éprouvant</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pendant la saison des pluies, qui dure environ six mois, les « mama shingo » cessent de récolter le limon, qui doit être parfaitement sec pour être travaillé. Privées de revenus durant cette période, certaines se tournent alors vers l’artisanat.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais même en saison sèche, leur activité reste suspendue au rythme des marées. Si initialement ces marées hautes sont indispensables à la fabrication du sel, l’évolution de l’intensité de celles-ci pose problème. « <em>On peut désormais attendre que l’eau se retire pendant dix jours au lieu de cinq normalement </em>», explique Anssifati Velou. Un temps durant lequel elles ne peuvent plus le récolter. <em>« La dégradation du littoral empire encore la situation »</em>, estime la secrétaire générale de l’association « <em>La mangrove recule et ne nous protège plus de la montée des eaux. Si ça continue, le terrain sera tout le temps sous l’eau et il n’y aura plus de sel de Bandrélé ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Pas de sel, pas de sous ! »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_56820" aria-describedby="caption-attachment-56820" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56820" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56820" class="wp-caption-text">L&rsquo;eau salée récupérée du limon. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’association, créée officiellement en 2001, rachète chaque mois la production aux « mama shingo ». En moyenne, 120 kilos de sel sont achetés. « <em>Mais pas de sel, pas de sous</em> », résume Salimata Hamidani.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En saison sèche, chaque productrice gagne autour de 200 euros par mois. Pour Salimata Hamidani, cette dépendance au climat justifierait la mise en place d’un système d’indemnisation. Elle évoque aussi un « régime d’intermittence », qui permettrait de protéger et de financer les productrices pendant les périodes où elles ne peuvent pas exercer.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Car les « mama shingo » ne bénéficient d’aucune retraite, ni couverture sociale. « <em>Elles travaillent jusqu’à la fin de leur vie </em>», constate la secrétaire générale. La présidente en rit : « <em>Il faudrait déjà que je gagne un salaire pour prétendre à la retraite »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un savoir-faire qui ne trouve plus preneur</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Le sel ici est unique et meilleur. C’est un savoir-faire ancestral qui va se perdre</em> », redoute Salimata Hamidani. Les productrices défendent un sel fabriqué sans additifs ni transformation industrielle, qu’elles considèrent comme meilleur pour la santé.</p>
<figure id="attachment_56821" aria-describedby="caption-attachment-56821" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56821 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56821" class="wp-caption-text">Les productrices défendent un sel fabriqué sans additifs ni transformation industrielle, qu’elles considèrent comme meilleur pour la santé.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais ce savoir-faire peine à trouver une relève. Face à la pénibilité du travail et au faible salaire, les mères préfèrent désormais encourager leurs filles à poursuivre leurs études plutôt qu’à reprendre le flambeau. « <em>C’est trop dur comme travail. Moi, je ne veux pas faire ça</em> », explique la petite-fille d’une « mama shingo ». « <em>Depuis la création, ce sont les filles qui font le sel à Mayotte</em> », rappelle Anssifati Velou, avant d’ajouter en riant : « <em>Les hommes sont trop faibles et fainéants ».</em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mina, elle, n’écarte pas complètement l’idée de prendre un jour le relais. <em>« Pour nos mamies, je serais triste que tout ça s’arrête »</em>, confie-t-elle. À 15 ans, elle vient aider sa grand-mère plusieurs fois par semaine, comme elle le fait depuis son enfance. « <em>Ça me permettait de la voir quand elle travaillait. Aujourd’hui, c’est pour la soulager. Elle a de grosses douleurs au dos et aux pieds </em>», raconte-t-elle.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des aides pour continuer</strong></h2>
<figure id="attachment_56822" aria-describedby="caption-attachment-56822" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56822" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56822" class="wp-caption-text">Anssifati Velou, la présidente des « mama shingo » confectionne des objets avec des feuilles de coco. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour les productrices, la reconnaissance symbolique ne suffit plus. Le sel de Bandrele a été inscrit au patrimoine culturel immatériel français en 2025. Mais, selon Boina Halima, « mama shingo » de 70 ans, <em>« ça n’a rien changé pour nous »</em>. « <em>On est exposées partout dans le monde. On nous voit, mais ça ne nous aide pas </em>», regrette-t-elle.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Elle demande désormais des aides concrètes. « <em>Pour qu’on puisse survivre et que les jeunes générations recommencent à s’y intéresser</em> ».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une table ronde réunissant la mairie, la préfecture et la direction de l’environnement est prévue lors de la prochaine Fête du sel, les 10 et 11 octobre 2026. « <em>Les autorités ne s’intéressent pas à nos conditions de travail. Elles s’intéressent surtout aux photos et à notre image pour se mettre elles-mêmes en valeur. Mais on espère que cette réunion permettra de faire avancer les choses »</em>, témoigne Boina Halima.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/18/a-bandrele-les-dernieres-mama-shingo-a-bout-de-souffle/">À Bandrélé, les dernières « mama shingo » à bout de souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>À Mayotte, la montée des eaux n’est plus une menace lointaine : « on attend une réponse ! »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/14/a-mayotte-la-montee-des-eaux-nest-plus-une-menace-lointaine-on-attend-une-reponse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 02:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[montée des eaux|réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Saïd Hachim]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56347</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Bandrélé, Ironi Bé, Majicavo ou Petite-Terre, les conséquences du recul du littoral et de la montée des eaux sont déjà visibles. Des habitations sont régulièrement inondées, des routes coupées et des infrastructures majeures, comme l’usine de dessalement, se retrouvent menacées. Pour le géographe Saïd Saïd Hachim, Mayotte doit désormais choisir entre protéger son littoral ou organiser le déplacement des populations exposées.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/14/a-mayotte-la-montee-des-eaux-nest-plus-une-menace-lointaine-on-attend-une-reponse/">À Mayotte, la montée des eaux n’est plus une menace lointaine : « on attend une réponse ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Lors de grandes marées, à Bandrélé, certains montent les meubles, déplacent les appareils électriques et se réfugient sur les lits, en hauteur. <em>« On attend simplement que l’eau s’en aille »</em>, raconte Moussa, 45 ans. Depuis quelques années, le phénomène s’intensifie. <em>« Ça abîme de plus en plus nos maisons, ça devient invivable »</em>.</p>
<figure id="attachment_12348" aria-describedby="caption-attachment-12348" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12348" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-12348" class="wp-caption-text">Pour le géographe Saïd Saïd Hachim, il y a urgence à s&rsquo;occuper du problème de la montée des eaux à Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans ce quartier proche du littoral, plusieurs habitants racontent le même constat. <em>« Avant, ça ne rentrait pas dans le magasin, maintenant c’est plusieurs fois par an. C’est dangereux avec les prises électriques mais on n’a pas de solution »</em>, témoigne Raïda, 22 ans, qui tient un commerce dans le quartier avec sa mère.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A Bandrélé, un projet de réaménagement du front de mer a été récemment réalisé, à hauteur de 2,2 millions d’euros. <em>« C’est pire depuis qu’il y a eu les travaux, l’eau n’est plus absorbée par la terre, elle coule sur le béton jusqu’à nos maisons »</em>, continue-t-elle. <em>« Voilà où on met l’argent ! »</em>, s’agace quant à lui le géographe Saïd Saïd Hachim.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le quartier de Potelea illustre cette contradiction : des familles y ont été installées il y a plusieurs années avec l’appui des pouvoirs publics et aujourd’hui, de nombreuses habitations, pourtant construites avec des autorisations, se retrouvent exposées aux risques de submersion. <em>« Elles ont été installées ici et se retrouvent aujourd’hui sans solution »</em>, explique Saïd Saïd Hachim.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une île qui s’est abaissée de 20 centimètres</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour le géographe, ces situations ne relèvent pas seulement d’une impression des habitants, elles s’expliquent par une combinaison de phénomènes : la montée globale du niveau des océans, l’érosion du littoral, mais aussi un événement propre à Mayotte.</p>
<figure id="attachment_27506" aria-describedby="caption-attachment-27506" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27506" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg" alt="Mayotte, volcan, Fani Maoré, BRGM, REVOSIMA, IFREMER," width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--150x86.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg 664w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-27506" class="wp-caption-text">En 2018, l’activité du volcan sous-marin Fani Maoré au large de l’île a provoqué un phénomène de subsidence : l’affaissement progressif du territoire.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En 2018, l’activité du volcan sous-marin Fani Maoré au large de l’île a provoqué un phénomène de subsidence : l’affaissement progressif du territoire. <em>« L’île est descendue de 20 centimètres ! »</em>, explique-t-il. Une conséquence majeure dans un territoire où les zones habitées et les infrastructures sont concentrées sur le littoral.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Depuis 2020, les données du réseau de surveillance du volcan indiquent toutefois une stabilisation de l’île. Mais les effets du déplacement passé sont déjà visibles. <em>« Des infrastructures routières sont aujourd’hui sous l’eau lors de certaines grandes marées »</em>, souligne Saïd Saïd Hachim.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À Ironi Bé, la circulation doit parfois être interrompue lorsque la mer recouvre la route. À Petite-Terre, sur le boulevard des Crabes, des aménagements ont été réalisés pour limiter les entrées d’eau, mais lors des marées exceptionnelles, la mer franchit encore les protections. <em>« Ce n’est pas suffisant du tout »</em>, souligne-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L’usine de dessalement sous la menace</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Parmi les infrastructures exposées figure l’usine de dessalement de Petite-Terre, devenue stratégique depuis la crise de l’eau qui frappe Mayotte. Selon Saïd Saïd Hachim, le recul du trait de côte menace directement le site.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Il reste quelques dizaines de mètres avant que la situation devienne catastrophique »</em>. Sur certains secteurs de l’île, le recul du littoral peut atteindre plusieurs mètres par an. Face à cette érosion, la réponse actuelle : des sacs de sable installés au pied des falaises.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Les mangroves, une protection naturelle fragilisée</strong></h2>
<figure id="attachment_31090" aria-describedby="caption-attachment-31090" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-31090" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove-300x225.jpg" alt="CAGNM, environnement, subvention, nord, association, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-31090" class="wp-caption-text">Les mangroves ralentissent les vagues, limitent l’érosion et absorbent une partie des eaux.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Longtemps, les mangroves ont constitué une barrière naturelle contre les submersions. Elles ralentissent les vagues, limitent l’érosion et absorbent une partie des eaux. Mais le cyclone Chido les a fragilisées.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans plusieurs zones, des habitations précaires se développent dans ou à proximité des mangroves. Pour le géographe, ces populations sont <em>« physiquement exposées à un danger. Scientifiquement, ce n’est pas viable à long terme, c’est un fait. La mangrove avait un effet retardant qui protégeait les populations »</em>, explique-t-il. <em>« Aujourd’hui, elle est impactée et ne suffit plus »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Protéger ou déplacer : le choix qui se pose</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Face à la montée des eaux, deux solutions existent selon lui : protéger davantage le littoral grâce à des ouvrages lourds comme des digues, ou organiser un « repli stratégique », c’est-à-dire déplacer certaines habitations. Mais cette question reste largement absente des politiques publiques locales, regrette-t-il. <em>« Le risque naturel n’a jamais été posé comme une priorité dans les choix politiques »</em>.</p>
<figure id="attachment_56349" aria-describedby="caption-attachment-56349" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56349 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-300x175.jpeg" alt="" width="300" height="175" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-300x175.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-1024x596.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-768x447.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-1536x895.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-150x87.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-696x405.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-1068x622.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-500x291.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-800x466.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-1280x746.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56-1320x769.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.56.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56349" class="wp-caption-text">Face à la montée des eaux, deux solutions existent : protéger davantage le littoral ou organiser un « repli stratégique ».</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pourtant, les événements récents rappellent la vulnérabilité du territoire. Lors du cyclone Chido, Mayotte a échappé à une catastrophe encore plus importante grâce à un élément : le cyclone est arrivé à marée basse.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Si Chido avait frappé à marée haute, les conséquences auraient été encore plus dramatiques, je n’ose même pas imaginer ! »</em>, estime le géographe. En cause, une marée cyclonique est capable de générer des vagues de 5 mètres de haut.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Ce risque reste méconnu de la population. Beaucoup imaginent qu’une maison solide suffit. Mais face à une vague de plusieurs mètres, ce n’est plus la même chose »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une urgence sociale autant qu’environnementale</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La montée des eaux risque aussi d’accentuer les inégalités. En métropole, certains territoires ont déjà engagé des opérations de relocalisation après des catastrophes naturelles, comme en Vendée après la tempête Xynthia.</p>
<figure id="attachment_56348" aria-describedby="caption-attachment-56348" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56348 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-18.21.57-1.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56348" class="wp-caption-text">La montée des eaux risque aussi d’accentuer les inégalités.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Il faudrait quantifier combien de logements sont concernés à Mayotte, combien de personnes sont menacées »</em>, insiste Saïd Saïd Hachim. « <em>Ce travail a été fait ailleurs. Pas ici »</em>. Pour lui, les habitants ne pourront pas faire face seuls. <em>« Ici, de nombreuses personnes exposées n’ont pas les moyens économiques de partir par elles-mêmes. Il faut un accompagnement de l’État »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Alors que la reconstruction après Chido est encore en court, le géographe s’agace, <em>« c’est justement le moment de penser l’avenir du territoire avec la réalité que le littoral est menacé et arrêter de laisser cette question en arrière-plan. Il faut que ça devienne une priorité »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/14/a-mayotte-la-montee-des-eaux-nest-plus-une-menace-lointaine-on-attend-une-reponse/">À Mayotte, la montée des eaux n’est plus une menace lointaine : « on attend une réponse ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Mlezi Maore organise ses Olympiades 2026 à Bandrélé autour du vivre-ensemble</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/mlezi-maore-organise-ses-olympiades-2026-a-bandrele-autour-du-vivre-ensemble/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 08:58:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mlezi Maore]]></category>
		<category><![CDATA[Olympiades]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La troisième édition des Olympiades de Mlezi Maore se tiendra, vendredi 19 juin 2026 à Bandrélé.  Près de 300 participants sont attendus pour une journée sportive et conviviale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/mlezi-maore-organise-ses-olympiades-2026-a-bandrele-autour-du-vivre-ensemble/">Mlezi Maore organise ses Olympiades 2026 à Bandrélé autour du vivre-ensemble</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’association Mlezi Maore organise, ce vendredi 19 juin la troisième édition de ses Olympiades à Musicale Plage, à Bandrélé, réunissant personnes accompagnées et professionnels autour d’activités sportives et culturelles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’événement rassemblera environ 300 participants issus de plusieurs établissements et services de l’association. Au programme : activités sportives, culturelles et moments de convivialité destinés à favoriser les échanges, le partage d’expériences et le vivre-ensemble. Organisée avec le soutien de la mairie de Bandrélé et de plusieurs partenaires locaux, cette journée s’inscrit comme un temps fort de la vie associative sur l&rsquo;île. Elle met en avant des valeurs d’inclusion, de solidarité, de respect et de cohésion sociale, selon les organisateurs.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Fédération des Centres Sociaux de Mayotte lance la première Journée de l’Animation de la Vie Sociale</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/la-federation-des-centres-sociaux-de-mayotte-lance-la-premiere-journee-de-lanimation-de-la-vie-sociale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 10:29:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse de la Sécurité Sociale de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Fédération des Centres Sociaux de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le soutien de la Caisse de la Sécurité Sociale de Mayotte et en partenariat avec la structure d’accueil et la mairie de Bandrélé, cet événement inédit réunira l’intégralité des 21 Centres Sociaux et des Espaces de Vie Sociale (EVS) agréés de l’île, acteurs essentiels du lien social et de la cohésion territoriale. Organisée à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Avec le soutien de la Caisse de la Sécurité Sociale de Mayotte et en partenariat avec la structure d’accueil et la mairie de Bandrélé, cet événement inédit réunira l’intégralité des 21 Centres Sociaux et des Espaces de Vie Sociale (EVS) agréés de l’île, acteurs essentiels du lien social et de la cohésion territoriale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Organisée à Bandrélé, cette journée marque une action commune qui témoigne de la vitalité du réseau et de l’importance croissante de l’animation de la vie sociale dans le développement du territoire mahorais.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce rassemblement a pour ambition d’affirmer une volonté forte : fédérer les centres sociaux et les Espaces de Vie Sociale autour d’un réseau structuré, visible et cohérent. Les objectifs stratégiques de cette journée visent ainsi à :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Faire reconnaître le rôle essentiel des centres sociaux dans le développement social local et dans les politiques publiques territoriales ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Encourager les collaborations entre les acteurs associatifs, les collectivités et les services de l’État ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Renforcer la visibilité du réseau auprès des institutions, des partenaires sociaux et des médias ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Mutualiser les pratiques professionnelles afin de répondre collectivement aux enjeux spécifiques du territoire, notamment la pression démographique, la précarité et l’accès aux droits ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Valoriser l’engagement des 21 structures agréées à travers le partage des bonnes pratiques, des innovations et des réussites locales ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Construire une feuille de route commune pour renforcer le pouvoir d’agir des habitants ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Consolider une dynamique partenariale durable et renforcer l’ancrage territorial du dispositif de l’AVS.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Tout au long de l’après-midi, les structures animeront un stand autour de sujets qu’elles ont elles-mêmes identifiés comme prioritaires (jeunesse, citoyenneté, intergénérationnel, parentalité, culture, vivre-ensemble, développement durable, formation et insertion, etc.).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La Fédération des Centres Sociaux de Mayotte invite l’ensemble des partenaires, des institutions, des habitants ainsi que les bénévoles et acteurs du développement social du territoire à participer à cette journée afin d’initier de nouvelles coopérations et conventions partenariales.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/la-federation-des-centres-sociaux-de-mayotte-lance-la-premiere-journee-de-lanimation-de-la-vie-sociale/">La Fédération des Centres Sociaux de Mayotte lance la première Journée de l’Animation de la Vie Sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Matinée citoyenne et environnementale ce samedi à la mangrove de Bandrélé avec 976 Sud Prévention</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/matinee-citoyenne-et-environnementale-ce-samedi-a-la-mangrove-de-bandrele-avec-976-sud-prevention/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 13:40:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[FMAE]]></category>
		<category><![CDATA[Mangrove]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[nettoyage]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La matinée comprendra le nettoyage de la mangrove et la présentation des panneaux pédagogiques, sans oublier le petit déjeuner et le déjeuner.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/matinee-citoyenne-et-environnementale-ce-samedi-a-la-mangrove-de-bandrele-avec-976-sud-prevention/">Matinée citoyenne et environnementale ce samedi à la mangrove de Bandrélé avec 976 Sud Prévention</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La Fédération Mahoraise des Associations Environnementales (FMAE) &#8211; CPIE Maoré informe la population, ce vendredi, de la tenue d’une matinée citoyenne et environnementale organisée par l’association 976 Sud Prévention, ce samedi 23 mai 2026 à la mangrove de Bandrélé.</p>
<p><strong>Inauguration de panneaux pédagogiques et nettoyage</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Dans le cadre de ses actions de sensibilisation à la protection de l’environnement, l’association 976 Sud Prévention mènera une opération de nettoyage de la mangrove ainsi que l’inauguration de panneaux pédagogiques destinés à informer le public sur la préservation de cet écosystème naturel »</em>, indique la fédération.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces panneaux pédagogiques ont été financés dans le cadre de la Politique de la Ville de la commune de Bandrélé, précise la FMAE.</p>
<p style="text-align: justify;">La journée débutera à 8 h par l’accueil des participants autour d’un petit-déjeuner convivial à l’ancien foyer des jeunes de Bandrélé. À 8 h 45 sera lancée une grande opération de nettoyage de la mangrove. La matinée se poursuivra à 10 h 30 avec la présentation des panneaux pédagogiques, suivie du discours de la présidente de l’association. Un déjeuner viendra clôturer l’événement à partir de 11 h 30.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« À cette occasion, des représentants de la mairie de Bandrélé seront également présents afin de soutenir cette initiative locale en faveur de l’environnement et de la sensibilisation citoyenne »</em>, ajoute la FMAE.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Cette action vise à sensibiliser la population à la préservation des espaces naturels, à encourager les comportements écoresponsables et à valoriser les initiatives locales en faveur de l’environnement »,</em> souligne la fédération.</p>
<p style="text-align: justify;">La FMAE-CPIE Maoré et 976 Sud prévention, invite l’ensemble de la population, les partenaires à participer à cette mobilisation citoyenne.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/matinee-citoyenne-et-environnementale-ce-samedi-a-la-mangrove-de-bandrele-avec-976-sud-prevention/">Matinée citoyenne et environnementale ce samedi à la mangrove de Bandrélé avec 976 Sud Prévention</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Hamouro, une école qui cumule les difficultés, symbole d’un abandon institutionnel</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/a-hamouro-une-ecole-qui-cumule-les-difficultes-symbole-des-defaillances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 02:15:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[CGT Educ'action]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[Hamouro]]></category>
		<category><![CDATA[Insalubrité]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50406</guid>

					<description><![CDATA[<p>Insalubrité, accès à l’eau insuffisant, classes surchargées, manque de matériel, insécurité... À Hamouro, élèves et enseignants évoluent au quotidien dans des conditions particulièrement dégradées au sein de l’école maternelle et élémentaire du village.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/a-hamouro-une-ecole-qui-cumule-les-difficultes-symbole-des-defaillances/">À Hamouro, une école qui cumule les difficultés, symbole d’un abandon institutionnel</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le cadre du mouvement de grève de trois jours lancé mardi 21 avril par plusieurs organisations syndicales de l’éducation, pour dénoncer la dégradation des conditions d’enseignement et le manque de moyens, la CGT Éduc’action Mayotte a organisé ce jeudi 23 avril une mobilisation dans le village de Hamouro, devant son école maternelle et élémentaire. Un établissement qui <em>« concentre de manière paroxystique »</em>, selon le syndicat, <em>« l’ensemble des problématiques qui gangrènent le premier degré sur notre territoire ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une école <em>« à l’abandon »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_50428" aria-describedby="caption-attachment-50428" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50428" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-300x225.jpeg" alt="Hamouro, école, CGT Educ'action, manifestation, insalubrité, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50428" class="wp-caption-text">Avec 2 toilettes pour 400 élèves en primaire, et un accès à l&rsquo;eau insuffisant. L&rsquo;accueil des élèves se fait dans l&rsquo;insalubrité, déplorent les syndicats et les enseignants. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Sécurité défaillante, intrusions répétées, manque criant d’hygiène et coupures d’eau récurrentes : tel est le quotidien des élèves, de la maternelle au CM2 »,</em> alerte le syndicat. <em>« L’enseignement se fait en rotation, dans des bâtiments insalubres et des espaces extérieurs aussi austères que dangereux. L’absence de livres et de matériel pédagogique de base achève de dresser le constat d’une école à l’abandon ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Un constat confirmé par les témoignages des enseignants présents ce jeudi, photos à l’appui sur leurs téléphones.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Aujourd’hui, l’école fonctionne parce que les enseignants s’adaptent, mais ces adaptations ont leurs limites »</em>, explique Manolo, instituteur. Le groupe scolaire accueille 430 élèves, de la maternelle à l’élémentaire, encadrés par 20 enseignants. Les classes, organisées en rotation, comptent en moyenne 29 élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">Une surcharge qui tranche avec les objectifs des réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+), où les effectifs en CP et CE1 sont censés être limités à une douzaine d’élèves. <em>« La plupart des enfants qui arrivent en primaire ne sont pas passés par la maternelle. Le niveau est bas, et il faudrait investir davantage à ce stade »</em>, ajoute-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un accès à l’eau insuffisant, une atteinte à la santé et à la dignité</strong></h2>
<figure id="attachment_50427" aria-describedby="caption-attachment-50427" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50427" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.26-1.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50427" class="wp-caption-text">La mobilisation a rassemblé enseignants, enfants et parents, même si ces derniers ont hésité à venir en raison de la présence des forces de l&rsquo;ordre. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà des conditions d’apprentissage, c’est surtout l’insalubrité qui alarme les enseignants. L’école n’est pas raccordée au « chemin » de l&rsquo;eau et subit les coupures. Elle ne dispose également que de deux toilettes pour environ 400 élèves du primaire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’accès à l’eau repose sur des packs de bouteilles insuffisants et sur des cuves où l’eau stagne, favorisant la prolifération des moustiques. Une situation qui porte directement atteinte à la santé et à la dignité des enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« À Hamouro, la majorité des élèves vient de familles en grande difficulté, qui ne peuvent pas fournir de l&rsquo;eau dans des gourdes. Certains enfants, faute de mieux, boivent l’eau stagnante des cuves. D’autres utilisent des récipients destinés aux brosses de toilettes comme gamelles. Si l’école était raccordée à l’eau, on n’en serait pas là »</em>, déplore Manolo.</p>
<figure id="attachment_50422" aria-describedby="caption-attachment-50422" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50422" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-300x225.jpeg" alt="Hamouro, école, CGT Educ'action, manifestation, insalubrité, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-16.07.12.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50422" class="wp-caption-text">Le centre du village de Hamouro. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si la préfecture fournit le petit-déjeuner et la municipalité le goûter, il arrive que certains élèves soient rackettés aux abords de l’établissement ou que les denrées soient mangées par les rats. Le village, majoritairement composé d’habitats précaires en tôle, est marqué par une forte pauvreté. Aucune infrastructure de loisirs n’est disponible pour les jeunes, qui ont dû <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/18/le-football-echappatoire-et-carcan-de-la-jeunesse-dhamouro/">aménager eux-mêmes un terrain de football</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;établissement s’ajoutent également de nombreuses carences : absence d’alarmes incendie, extincteurs inaccessibles, fournitures scolaires livrées de manière incomplète, et flou autour des budgets dédiés aux transports scolaires.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des parents d’élèves entre mobilisation et peur</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Du côté des parents, la mobilisation reste fragile. Plusieurs actions ont déjà été menées devant l’école, sans amélioration notable. Mais beaucoup hésitent à s’engager.</p>
<figure id="attachment_50423" aria-describedby="caption-attachment-50423" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50423 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-300x225.jpeg" alt="Hamouro, école, CGT Educ'action, manifestation, insalubrité, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.29-1.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50423" class="wp-caption-text">Parmi les revendications principales, figurent la sécurité et l&rsquo;hygiène. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon les enseignants, une grande partie des parents est en situation irrégulière et craint les interpellations et expulsions vers les Comores. Ce jeudi, certains ont néanmoins participé au rassemblement, mais beaucoup ont préféré rester à distance en raison de la présence des forces de l’ordre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La municipalité demande aux parents de s’impliquer dans la scolarité, mais envoie les forces de l’ordre et la PAF à la moindre manifestation »</em>, regrette un manifestant.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les parents tentent de se défendre, mais ils risquent l’expulsion »</em>, témoigne une mère d’élève. <em>« La situation est plus que déplorable pour nos enfants, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;eau et de propreté. Quand un enfant va aux toilettes l&rsquo;endroit est sale, les excréments se retrouvent sur ses mains et après il va prendre le gouter. Il n&rsquo;y a même pas de gel hydro alcoolique, il n&rsquo;y a rien, rien »</em>, s’indigne-t-elle. <em>« Il n&rsquo;y a même pas de couleurs, on dirait la prison de Majicavo avec les barbelés partout »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un appel au dialogue</strong></h2>
<figure id="attachment_50426" aria-describedby="caption-attachment-50426" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50426" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-300x225.jpeg" alt="Hamouro, école, CGT Educ'action, manifestation, insalubrité, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-23-at-14.05.27.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50426" class="wp-caption-text">L’école est entourée de barbelés pour limiter les intrusions extérieures. Mais selon les parents, aucun effort n’est réalisé pour rendre les lieux plus accueillants pour les élèves. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous ne sommes pas contre la municipalité. Il faut trouver des solutions ensemble. Avec plus de communication, les choses peuvent avancer »</em>, estime Manolo. Il souligne toutefois que la nouvelle équipe municipale, installée en mars, a besoin de temps. Un prochain conseil d’école est prévu en mai. D’ici là, les échanges se poursuivent entre la direction de l’établissement et la mairie.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, la gestion des écoles du premier degré relève de la municipalité pour tout ce qui concerne les bâtiments (construction, entretien, rénovation&#8230;), tandis que le rectorat est en charge de l’organisation pédagogique, de l’affectation des enseignants et de la carte scolaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Contactés, ni le rectorat, ni la municipalité, n’ont apporté d&rsquo;explications sur la situation à Hamouro, à ce stade.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="45" data-end="443" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Au-delà du cas de Hamouro, la CGT Éduc’action pointe du doigt une situation qu’elle juge généralisée à Mayotte. Le syndicat dénonce un système qui laisse perdurer des conditions d’accueil indignes pour les élèves et de travail dégradées pour les personnels, et appelle à des mesures urgentes, notamment en matière de sécurité, d’accès à l’eau, de rénovation des écoles et de moyens pédagogiques.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/a-hamouro-une-ecole-qui-cumule-les-difficultes-symbole-des-defaillances/">À Hamouro, une école qui cumule les difficultés, symbole d’un abandon institutionnel</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Bandrélé, une génération de champions émerge malgré des moyens limités</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/08/a-bandrele-une-generation-de-champions-emerge-malgre-des-moyens-limites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 01:45:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[boxe]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[kickboxing]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>
		<category><![CDATA[talent]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49476</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le gymnase de la cité scolaire de Bandrélé, une génération de jeunes boxeurs s’entraîne avec détermination. Plusieurs d’entre eux ont récemment décroché des titres de champions de France de kickboxing, révélant le talent de la jeunesse mahoraise en la matière. Mais derrière ces médailles, les clubs du territoire doivent composer avec des moyens limités pour accompagner le développement de la discipline.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/08/a-bandrele-une-generation-de-champions-emerge-malgre-des-moyens-limites/">À Bandrélé, une génération de champions émerge malgré des moyens limités</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="483">Dans le gymnase de la cité scolaire de Bandrélé, les consignes de David Chorel résonnent, mêlées aux bruits des impacts entre boxeurs et boxeuses. Garde levée, chacun reste concentré pour éviter la moindre erreur qui pourrait le mettre en difficulté, avant de tenter un coup de poing ou de pied destiné à déstabiliser l’adversaire. Tous vêtus de noir et de jaune, ils représentent le « Bandrélé Boxing Club », créé en 2017 à l’initiative des sections sportives de la cité scolaire.</p>
<figure id="attachment_49506" aria-describedby="caption-attachment-49506" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49506 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-2-300x200.jpg" alt="Bandrélé, Boxing, Club, box, kickboxing, sport, jeunesse, cité scolaire, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49506" class="wp-caption-text">Depuis sa création en 2017, le club n’a cessé de voir son nombre de licenciés augmenter./Victor Diwisch/JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="485" data-end="702" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Encore quelques minutes d’entraînement, et la quinzaine d’élèves — collégiens et lycéens — pourra enfin retirer gants et protections, reprendre son souffle, puis rejoindre les bus scolaires ou rentrer chez soi à pied.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="482">Demain, mardi 31 mars, les élèves de la section sportive, également membres du club, retrouveront le ring pour une nouvelle session intense. Pour ces passionnés, la boxe, et plus particulièrement le kickboxing, fait partie intégrante de leur quotidien. Un rythme quasi-professionnel qui leur permet de progresser rapidement et de se hisser au plus haut niveau.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="120" data-end="482"><strong>Des médailles à foison pour un talent incontestable</strong></h2>
<figure id="attachment_49505" aria-describedby="caption-attachment-49505" style="width: 200px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49505 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-3-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-49505" class="wp-caption-text">Nourizki Omar, 15 ans, est la première mahoraise à remporter le titre de championne de France de Kick Boxing Combat. /VD/JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="484" data-end="1140">Lors des championnats de France de <em data-start="519" data-end="539">Kick Boxing Combat</em>, les 24 et 25 janvier derniers, puis des championnats de France de <em data-start="607" data-end="619">Kick Light</em> début mars à Paris, le club s’est illustré avec succès, remportant respectivement 3 et 2 médailles, dont 3 en or. La distinction entre ces deux catégories est nette : le <em data-start="798" data-end="806">Combat</em> correspond à un kickboxing à plein contact, où l’objectif est de marquer des points par la puissance des frappes et éventuellement de mettre l’adversaire hors de combat, tandis que le <em data-start="995" data-end="1007">Kick Light</em> est une discipline axée sur le contrôle et la technique, où les coups doivent être maîtrisés et la mise hors combat interdite.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1142" data-end="1715">Parmi les lauréats, Charifoudine Vita Madi, 16 ans, déjà double champion de France en Light et intégré au Pôle France en août 2025, est devenu champion de France 2026 en Combat. Nourizki Omar, 15 ans, a marqué l’histoire en devenant la première Mahoraise à décrocher un titre national, tout en étant sélectionnée pour le stage de détection du Pôle France. En Light, c’est Miriati Djambae, 13 ans, qui s’est hissée au rang de championne de France, tandis qu’Archak Irfad, 15 ans, a terminé vice-champion, des résultats exceptionnels pour leur première participation à des championnats de France. Enfin, Yasser Boina, 15 ans, a décroché la troisième place en Combat.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1142" data-end="1715">Derrière ces médailles, de nombreux autres jeunes ont également fièrement représenté le club et Mayotte. Même si le podium n’était pas au rendez-vous pour chacun, ils repartent tous enrichis d’expérience, de souvenirs et de fierté, prêts à revenir sur le ring plus motivés que jamais.</p>
<figure id="attachment_49515" aria-describedby="caption-attachment-49515" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49515 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxing-Club-13-225x300.jpg" alt="Bandrélé, Boxing, Club, box, kickboxing, sport, jeunesse, cité scolaire, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxing-Club-13-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxing-Club-13-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxing-Club-13-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxing-Club-13-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxing-Club-13-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxing-Club-13-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxing-Club-13-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxing-Club-13-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxing-Club-13.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-49515" class="wp-caption-text">Charifoudine Vita Madi, 16 ans et l’un des espoirs du kickboxing français, a intégré le Pôle France en août dernier. /David Chorel.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="174" data-end="647">« <em>J&rsquo;ai commencé la boxe à 11 ans, c&rsquo;est une vraie passion. Pour moi, ce n&rsquo;est pas juste un sport, c&rsquo;est dans ma nature »</em>, confie Nourizki, médaille d’or autour du cou ce lundi. « <em>Je suis la première femme de Mayotte à remporter le championnat de France en Combat. C&rsquo;était un rêve pour beaucoup de boxeuses, et c&rsquo;est moi qui ai réussi. Ma famille était très fière de ma victoire, ils ne s&rsquo;y attendaient pas. Tout cela me donne encore plus envie de continuer la boxe ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="649" data-end="1061">« <em>Cette médaille représente énormément pour moi, car elle récompense tout le travail accompli »</em>, explique Yasser. « <em>J&rsquo;ai déjà participé trois fois au championnat de France, mais c&rsquo;est la première fois que je gagne une médaille, en plus en combat. Je suis fier. J&rsquo;ai beaucoup travaillé avec mon coach David, pendant les vacances et après les cours le soir », </em>poursuit le jeune homme.<em> « Ma famille est derrière moi et tout le monde est content. Je suis déjà prêt pour l&rsquo;année prochaine ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="242" data-end="741">Des réussites individuelles qui, à travers le club, deviennent collectives. C’est en tout cas la volonté de David Chorel, très investi dans la boxe mahoraise. Professeur d’EPS au collège de Bandrélé, fondateur du club et vice-président en charge du développement des jeunes au sein de la Ligue Mahoraise de Kick Boxing, Muay Thai et Disciplines Associées (LMKMDA), il a vite compris, parfois avant tout le monde, à quel point la jeunesse du territoire était talentueuse dans la discipline.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="743" data-end="987"><em data-start="743" data-end="970">« Ce qu&rsquo;ils réussissent lors des tournois, c&rsquo;est très fort. Certains n&rsquo;ont jamais fait de combats en dehors de Mayotte, ils arrivent à Paris et deviennent champions de France. On ne se rend pas compte de ce que cela demande »</em>, insiste-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong data-start="159" data-end="216">Des moyens trop limités pour ces champions en devenir</strong></h2>
<figure id="attachment_49509" aria-describedby="caption-attachment-49509" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49509" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-10-300x200.jpg" alt="Bandrélé, Boxing, Club, box, kickboxing, sport, jeunesse, cité scolaire, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-10-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-10-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-10-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-10-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-10-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-10-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-10-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-10-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-10-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-10-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49509" class="wp-caption-text">Archak à l&rsquo;entraînement avec Yasser. VD/JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="989" data-end="1368">Avec les premiers résultats et les premières médailles, <em data-start="1045" data-end="1099">« le nombre d&rsquo;élèves inscrits dans le club explose »</em>, souligne David Chorel, ravi. Aujourd’hui, le club compte 82 licenciés, tous âges confondus, puisqu’il est également ouvert au grand public. L’un des plus importants de Mayotte — aux côtés de Chirongui, Majicavo ou Mamoudzou — qui totalise environ 500 licenciés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1370" data-end="1748">Malgré cet engouement et les nombreuses médailles, la discipline et le club font toujours face à un manque de moyens chronique. La refonte de la ligue mahoraise entre 2018 et 2019 a permis d’améliorer l’organisation des compétitions locales, de structurer les clubs et d’obtenir des subventions. Mais le soutien des institutions pour accompagner le développement de la discipline au niveau supérieur reste encore limité.</p>
<figure id="attachment_49502" aria-describedby="caption-attachment-49502" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49502" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-6--300x200.jpg" alt="Bandrélé, Boxing, Club, box, kickboxing, sport, jeunesse, cité scolaire, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-6--300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-6--1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-6--768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-6--1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-6--2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-6--150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-6--696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-6--1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-6--1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-6--1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49502" class="wp-caption-text">David Chorel dans le gymnase de la cité scolaire de Bandrélé. Le coach déplore l&rsquo;arrivée tardive des subventions. VD/JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1750" data-end="2371"><em data-start="1750" data-end="1823">« Cette année, c&rsquo;est encore plus compliqué au niveau des subventions »,</em> glisse David Chorel. <em data-start="1845" data-end="2059">« Pour les championnats de France, nous avons demandé de l&rsquo;aide, mais nous ne savons pas encore si nous allons la recevoir. Si oui, elle sera versée très tard, et en attendant nous avons tout avancé à nos frais »</em>. Le club reçoit habituellement près de 15.000 euros de la part de la DRAJES, de quoi couvrir uniquement les billets d’avion pour quelques jeunes. <em data-start="2210" data-end="2355">« Au-delà de l&rsquo;aspect financier, on est obligé de sélectionner certains combattants et pas d&rsquo;autres. On leur explique la situation sans cesse »</em>, ajoute-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1750" data-end="2371"><b>« Sur le ring je me sens chez moi »</b></h2>
<figure id="attachment_49507" aria-describedby="caption-attachment-49507" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49507" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-11-300x200.jpg" alt="Bandrélé, Boxing, Club, box, kickboxing, sport, jeunesse, cité scolaire, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-11-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-11-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-11-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-11-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-11-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-11-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-11-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-11-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-11-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bandrele-Boxe-11-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49507" class="wp-caption-text">Pour les boxeuses et les boxeurs, le ring est à la fois un échappatoire et un espace pour canaliser leur énergie, apprendre à s’exprimer et à respecter les autres. VD/JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2373" data-end="2867">Cette contrainte limite les confrontations avec la concurrence régionale, et donc le développement de la compétition en plein contact. <em data-start="2512" data-end="2841">« Dans les cordes, il faut gérer son opposition, le combat est plus compliqué. On met sa santé en jeu, on peut se blesser, et il faut savoir passer un cap. À Mayotte, nous n&rsquo;avons pas assez de boxeurs dans cette discipline, et en plus, nous ne pouvons pas facilement sortir à La Réunion, Madagascar ou Maurice pour progresser »</em>, poursuit David Chorel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Bandrélé Boxing Club, comme les autres clubs de Mayotte, rassemble jeunes débutants ou boxeurs plus expérimentés, ainsi que des hommes et des femmes passionnés comme David Chorel. Tous, chacun à leur échelle, contribuent au rayonnement de Mayotte à travers la boxe, malgré les contraintes financières et logistiques. Et au-delà des médailles, le cadre proposé, la rigueur et le travail quotidien apportent énormément aux jeunes, tant sur le plan sportif que sur le plan personnel.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3210" data-end="3473"><em data-start="3210" data-end="3343">« C&rsquo;est la sixième année de la section sportive que j&rsquo;accompagne, et en quatre ans, certains ont complètement changé mentalement »,</em> note David Chorel. <em data-start="3363" data-end="3470">« Ils prennent confiance en eux, deviennent sérieux et obtiennent tous de très bons résultats à l&rsquo;école »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3475" data-end="3805"><em data-start="3475" data-end="3562">« Quand je fais de la boxe, je me sens libéré, vidé, j&rsquo;oublie tout, je me sens bien »</em>, raconte Yasser. <em data-start="3584" data-end="3730">« Sur le ring, je me sens chez moi, c&rsquo;est le seul sport dans lequel je me sens vraiment bien. Je pourrai faire de la boxe le restant de ma vie »</em>, ajoute Nourizki, avant de quitter le gymnase le sourire aux lèvres.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/08/a-bandrele-une-generation-de-champions-emerge-malgre-des-moyens-limites/">À Bandrélé, une génération de champions émerge malgré des moyens limités</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Voyage dans les contes de l’océan Indien et de Mayotte avec le festival Hippocampus à Bandrélé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/27/voyage-dans-les-contes-de-locean-indien-et-de-mayotte-avec-le-festival-hippocampus-a-bandrele/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 02:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce week-end des 28 et 29 mars, l’association Hippocampus invite le public à un voyage au cœur des traditions de l’océan Indien à travers quatre spectacles mêlant humour, poésie et mémoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/27/voyage-dans-les-contes-de-locean-indien-et-de-mayotte-avec-le-festival-hippocampus-a-bandrele/">Voyage dans les contes de l’océan Indien et de Mayotte avec le festival Hippocampus à Bandrélé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="flex flex-col text-sm">
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<p style="text-align: justify;">À la croisée des contes, des musiques et des traditions de l’océan Indien, quatre spectacles invitent à un voyage mêlant humour, poésie et mémoire, ce week-end des 28 et 29 mars à Bandrélé, à l’occasion du festival « Les merveilleux de l’océan Indien » de l’association Hippocampus. Trois compagnies réunionnaises seront présentes, ainsi que deux conteurs mahorais, pour partager leur univers et leurs histoires, alternant récits malicieux, musiques envoûtantes et légendes locales, pour petits et grands, dans une ambiance conviviale et participative.</p>
<figure id="attachment_49018" aria-describedby="caption-attachment-49018" style="width: 212px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49018" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-Hippocampus-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-Hippocampus-212x300.jpg 212w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-Hippocampus-724x1024.jpg 724w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-Hippocampus-768x1086.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-Hippocampus-1087x1536.jpg 1087w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-Hippocampus-150x212.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-Hippocampus-300x424.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-Hippocampus-696x984.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-Hippocampus-1068x1510.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-Hippocampus.jpg 1132w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" /><figcaption id="caption-attachment-49018" class="wp-caption-text">L&rsquo;affiche et la programmation du week-end.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Samedi le festival mettra à l’honneur les spectacles venus de La Réunion. <em data-start="223" data-end="231">Zinzin</em>, aux récits malicieux et rythmés, sera porté par le conteur Fano de la Cie des contes Calumet, accompagné de ses percussions (balafon, djembé, senza). Dans <em data-start="396" data-end="420">Romance pour Crocodile</em>, Vincent Fontano et Audrey Vilpont, sous la mise en scène d’Aurélie Lauret pour la Cie Kér Bèton, feront dialoguer blues et maloya à travers l’histoire de John John et des crocodiles du bayou.</p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche ce sont les légendes mahoraises qui prendront le devant de la scène. Dans <em data-start="728" data-end="737">Zaïnaba</em>, le conteur Jean-Pierre Accapandié et le musicien Loran Trémoulu de l’association Soléy Réyoné inviteront le public à explorer les mystères des Wana Issa dans la mangrove. <em data-start="930" data-end="945">Le Coq du roi</em>, quant à lui, sera interprété par Bacar Abdou N’tro, Papa Fardy, la Cie Herecumbe et Nimbé Animation, et proposera une fable allégorique sur le pouvoir, la responsabilité et la transmission des légendes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Mystères, légendes et messages : des spectacles pour tous et à partager</strong></h2>
<div class="flex flex-col text-sm pb-25" style="text-align: justify;">
<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-WEB:6dc65958-a13c-4ade-b159-f6645198a3e2-17" data-testid="conversation-turn-36" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant">
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<figure id="attachment_49027" aria-describedby="caption-attachment-49027" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49027" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-5-225x300.jpeg" alt="Hippocampus, théâtre, conte, musique, festival, Bandrélé, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-5-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-5-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-5-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-5-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-5-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-5.jpeg 960w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-49027" class="wp-caption-text">Le duo Loran Trémoulu et Tipiér lors d&rsquo;un spectacle dans un établissement scolaire de Mayotte.</figcaption></figure>
<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling" style="text-align: justify;">Deux spectacles seront présentés chaque jour à partir de 16 h, avec un entracte, pour tous les publics — enfants, adolescents et adultes — au tarif de 10  euros par personne, et gratuits pour les moins de 18 ans.</p>
<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling" style="text-align: justify;">« <em>Le public pourra découvrir des contes traditionnels réactualisés »</em>, explique Bacar Abdou N&rsquo;tro, conteur et musicien mahorais, qui avec Papa Fardy, la Compagnie Herecumbe et Nimbé animation, clotûreront le festival, dimanche soir avec le spectacle <em>Coq du roi. « On parle, on joue, il y a de la magie, de la musique, et surtout beaucoup de symboles », </em>ajoute-t-il amusé. Dans le conte, le coq, protégé du roi, devient un tyran sanguinaire et incontrolable jusqu&rsquo;à devenir une menace pour l&rsquo;existence même du royaume. Le conte allégorique, interroge la relation entre pouvoir, aveuglement et responsabilité collective. « <em>Le spectacle sera présenté simultanément en shimaoré, shibushi et français. Le public découvrira l’histoire petit à petit et sera amené à échanger pour en saisir l’ensemble. L’objectif est de favoriser le dialogue, de faire interagir les spectateurs entre eux et avec les artistes »</em>, souligne Bacar Abdou N&rsquo;tro.</p>
</div>
</div>
</div>
<p class="z-0 flex min-h-[46px] justify-start" style="text-align: justify;">Dans leur spectacle <em>Zaïnaba</em>, dimanche à 16 h, le conteur Jean-Pierre Accapandié, alias Tipiér et le musicien Loran Tremoulu de l&rsquo;association Soléy Réyoné basée à La Réunion, ont décidé d&rsquo;écrire leur propre conte et de composer leur musique à partir des archives locales sur les djinns des mangroves de Mayotte : les Wana Issa. « <em>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une petite fille qui n&rsquo;écoute pas sa mère ni les interdits des fundis. Elle s&rsquo;aventure dans la nature et la mangrove et y rencontre les Wana Issa », </em>confie Loran Tremoulu. « <em>Le spectacle mélange les légendes, les coutumes, les questionnements des jeunes générations mais aussi la préservation de l&rsquo;environnement et notamment de la mangrove. On a tendance a oublier le rôle et l&rsquo;intérêt des légendes dans la sanctuarisation et la protection de certains milieux naturels ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une association essentielle pour démocratiser l&rsquo;accès à la culture</strong></h2>
<figure id="attachment_49020" aria-describedby="caption-attachment-49020" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49020" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-3-300x300.jpeg" alt="Hippocampus, théâtre, conte, musique, festival, Bandrélé, Mayotte" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-3-300x300.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-3-1024x1024.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-3-150x150.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-3-768x768.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-3-1536x1536.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-3-696x696.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-3-1068x1068.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-3-1320x1320.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hippocampus-3.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49020" class="wp-caption-text">Loran Trémoulu et Tipiér ont fondé l&rsquo;association Soléy Réyoné à La Réunion et se produisent à travers l&rsquo;océan Indien.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="82" data-end="502"><em data-start="82" data-end="181">« Les contes ne sont pas que pour les enfants, bien au contraire, c’est pour tous les publics ! »</em>, rappelle Véronique Méloche, présidente d’Hippocampus. Créée en 2010, l’association propose chaque année un programme pluridisciplinaire mêlant chants, musique, conte, théâtre et danse, avec des artistes de Mayotte et de l’océan Indien, en veillant particulièrement à la qualité des propositions artistiques.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="504" data-end="1147"><em data-start="504" data-end="736">« L’association ne cesse de prendre de l’ampleur, nous sommes soutenus et financés par la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de Mayotte, que je remercie, et qui malgré le passage du cyclone Chido n’a pas réduit son soutien »</em>, poursuit Véronique Méloche, qui se souvient avoir organisé le premier concert de jazz post-Chido le 14 février, un événement qui a fait le plus grand bien au public. L&rsquo;année dernière, l&rsquo;association a néanmoins dû suspendre sa programmation le temps de sécuriser de nouveaux financements. <em data-start="916" data-end="1144">« Nous avons obtenu un accompagnement de la Fondation de France suite au cyclone, on s’est battu pour montrer que la culture faisait partie de la reconstruction : la reconstruction intérieure, de l’âme »</em>.</p>
<figure id="attachment_44568" aria-describedby="caption-attachment-44568" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44568" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Mangrove-3-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Mangrove-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Mangrove-3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Mangrove-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Mangrove-3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Mangrove-3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Mangrove-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Mangrove-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Mangrove-3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Mangrove-3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Mangrove-3-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44568" class="wp-caption-text">Le spectacle Zaïnaba transportera le public au cœur des légendes, des djinns et des mangroves.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1149" data-end="1386">Malgré son ancienneté et son rôle central dans la vie culturelle de Mayotte, l’association ne dispose pas de lieu fixe. <em data-start="1269" data-end="1358">« L’idéal serait de pouvoir bénéficier d’un accès aux salles de spectacles existantes »</em>, reconnaît la présidente.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1388" data-end="1945" data-is-last-node="" data-is-only-node="">En attendant, artistes et bénévoles sont toujours aussi heureux de se produire hors les murs, au plus près du public. <em data-start="1491" data-end="1754">« Après le cyclone, j’ai arpenté les villages pour raconter nos contes et histoires, faire mes spectacles, et le public répondait présent. On a participé à redonner de la vie, à changer les idées avec l’art et la culture. La vie ne s’arrête pas, elle continue »</em>, observe Bacar Abdou N’tro, pour qui la page Chido est désormais tournée, même si le cyclone nourrira peut-être son écriture, son inspiration et ses contes pour les prochains spectacles et les années à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
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		<title>Musicale Plage : Des « Vacances de ouf » pour tourner la page de Chido</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/musicale-plage-des-vacances-de-ouf-pour-tourner-la-page-de-chido/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 01:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[plage Musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Secours populaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43157</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un an après le cyclone Chido, plus de 500 enfants de Mayotte, de La Réunion et de Madagascar s’apprêtent à envahir la plage Musicale de Bandrélé pour une journée de jeux, de solidarité et de grand air. Une parenthèse joyeuse dans une île qui tente encore de panser ses plaies.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/musicale-plage-des-vacances-de-ouf-pour-tourner-la-page-de-chido/">Musicale Plage : Des « Vacances de ouf » pour tourner la page de Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le Secours populaire ne compte plus les allers-retours : huit missions en douze mois, c’est presque un abonnement fidélité. Mais derrière cette cadence soutenue, une volonté tenace : accompagner les habitants après les catastrophes successives et soutenir un tissu associatif parfois épuisé mais déterminé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 13 décembre prochain, l’organisation organise une journée <em>« Vacances de Ouf à Mayotte »</em> histoire de rappeler que l’île ne se résume ni à ses problèmes, ni à ses ruines, et que les enfants, eux, n’ont pas renoncé à retrouver le goût du rire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, reconstruction des possibles </strong></h2>
<figure id="attachment_32395" aria-describedby="caption-attachment-32395" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32395" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, établissement scolaire, école," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8.jpg 720w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32395" class="wp-caption-text">Chido a été particulièrement éprouvant pour les enfants de Mayotte, qui ont vu, en plus de leurs habitations, leurs établissements scolaires et leurs lieux de jeux, ravagés par le cyclone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1004" data-end="1321">Lorsque Chido a balayé Mayotte il y a un an, le 14 décembre 2024, entraînant dans son sillage inondations, destructions et une précarité renforcée, le Secours populaire a été l’une des premières organisations à se mobiliser. Collectes, acheminements de matériel, soutien aux associations locales : une mécanique solidaire désormais rodée.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1323" data-end="1674">Depuis, les équipes sont revenues sept fois pour structurer une réponse durable. Leur huitième mission, conduite par une délégation nationale composée de Danielle Alexandre, Christian Causse, Corinne Makowski et Michaël Pozo, doit permettre d’évaluer les besoins, consolider les projets lancés et ouvrir de nouveaux partenariats dans l’océan Indien.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1676" data-end="2155">Au menu : santé de proximité, lutte contre les maladies hydriques, accès à l’eau potable (750 filtres distribués à Kaweni en novembre dernier), permettant à 5 000 personnes de boire sainement, mais aussi réouverture d’espaces éducatifs. L’école Gnumba ya Wanatsa, spécialement destinée aux enfants non scolarisés, a repris vie pour offrir remise à niveau, accompagnement et réintégration progressive dans le système scolaire. Une brèche de stabilité dans un quotidien souvent incertain.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1676" data-end="2155"><strong>Le pouvoir des sourires</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2214" data-end="2491">Le 13 décembre, la plage Musicale de Bandrélé se transformera en gigantesque cour de récréation à ciel ouvert. Plus de 500 enfants, venus de Mayotte, de La Réunion et de Madagascar, s’y retrouveront pour une journée de loisirs qui a tout d’un antidote aux mois de chaos passés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2493" data-end="2953">Au programme dès 9 heures du matin : beach-volley, football, aquagym, paddle, kayak, plongée avec palmes et tuba, trampoline géant, châteaux gonflables… La liste ressemble à celle d’un catalogue de vacances, sauf qu’ici la récré a un supplément d’âme. Entre deux plongeons, les enfants participeront à des ateliers de sensibilisation à l’environnement, à la santé, à l’eau et même à l’insertion professionnelle, parce qu’on peut très bien apprendre en t-shirt mouillé. Un pique-nique partagé scellera ce vivre-ensemble tant chahuté sur l’île. Puis un concert d’artistes locaux clôturera la journée, comme une façon d’ancrer la fête dans le territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2955" data-end="3137"><strong>Une île qui veut réinventer son avenir </strong></h2>
<figure id="attachment_24183" aria-describedby="caption-attachment-24183" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24183" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3-300x200.jpg" alt="carnaval, Koungou, fête, masques, développement durable" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24183" class="wp-caption-text">Pour les enfants, tous les moyens sont bons pour retrouver le sourire après une année particulièrement éprouvante.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3194" data-end="3424">Car au-delà de cette parenthèse festive, l’enjeu est bien là : montrer un autre visage de Mayotte. Celui d’une population éprouvée par les difficultés mais digne, d’un tissu associatif combatif, d’initiatives qui fleurissent malgré, parfois des obstacles et des vents contraires.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3426" data-end="3760">Les projets soutenus par le Secours populaire s’inscrivent dans cette logique : accompagner des agriculteurs dans la relance de leurs cultures (bananiers notamment), déployer un<em> « Sport’bus »</em> pour proposer des activités aux jeunes en errance, ou encore soutenir les traditionnelles opérations des Pères Noël verts ce mois de décembre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3762" data-end="4185" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Un an après Chido, la reconstruction matérielle avance, lentement. La reconstruction symbolique, elle, se joue aussi dans des moments comme ces<em> « Vacances de Ouf ».</em> Un rappel que l’île ne se définit pas seulement par ses crises mais par sa capacité à inventer des réponses collectives. Et peut-être, comme les enfants le feront sur la plage de Bandrélé, à prendre une grande inspiration et replonger vers des jours meilleurs.</p>
<p data-start="3762" data-end="4185" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Mathilde Hangard</p>
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