L'édito de BIM

L'édito de BIM traite de l'actualité, souvent trop sérieuse, de manière décalée en essayant de mettre une lumière nouvelle sur des faits de société ou des personnages publics.

Demo…gratte

La démocratie est un système de gestion sociétal très exigent. Il s’est imposé au fil des siècles dans les pays les plus avancés, après qu’ils aient essayé des modèles plus ou moins abouti, mais rarement adaptés pour le bien commun de chaque être humain.

Lors des essais des précédents modèles, on ne peut pas dire que le peuple ait été au centre des préoccupations, et encore moins au centre des décisions prises… Pour son bien. Car comme chacun le sait, le peuple est con, et ne peut pas prendre de décisions lui-même. Oui, Cher Amis, le peuple est con. Pour s’en persuader, il suffit de faire la liste des brillants gagnants du fameux concours : « kicé qu’en a pris plein les urnes ? »

Mais la démocratie, ça gratte un peu dès lors qu’elle ne veut plus des leaders qu’elle a elle-même mis en place. Et que dire de ceux qui n’arrivent jamais à atteindre l’Olympe, malgré toute une batterie de ruses à faire pâlir d’envies les moins démocrates de leurs pairs. Pour tous ceux-là, la démocratie, c’est bien, mais ce serait encore mieux si c’étaient eux qui étaient aux manettes du vaisseau, même s’il a tendance à se rapprocher dangereusement du sol ces dernières années.

La démocratie devient une mycose insupportable pour ceux qu’elle délaisse. Petit à petit, ils trouvent des traitements de choc pour se débarrasser de cette mycose, en minimisant toutefois les effets secondaires. Peu à peu, les méthodes des « démocrates » ressemblent à s’y méprendre à celles des autocrates, nés pour gouverner et présider à la destinée des peuples, même si ces derniers ne leur ont rien demandé.

Depuis plusieurs années, le peuple signifie à ses représentants qu’il ne souhaite plus qu’ils les représentent, sans que pour autant le message ne soit bien reçu. Ou plutôt, il semble être bien reçu, mais n’attire pas l’attention de ceux auxquels il est destiné.

Au lieu de fournir une opportunité pour faire évoluer la société, la démocratie est devenue une énorme machine à nomination à des postes aussi improbables que sur-rémunérés, pour un résultat souvent pitoyable, quand il n’est pas dangereux. La démocratie est devenue la fille de joie des souteneurs de la république. On a même vu un ancien président de la République la rudoyer pour revenir en son sein, même à un poste subalterne. À sa décharge, que sait-il faire d’autres ? Il faut bien qu’il reste propre à défaut d’être digne.

La démocratie n’est bien évidemment l’apanage que d’un seul camp. Les autres sont d’odieux fascistes, vu que le camp qui dénonce est le seul camp démocrate. Au sein du camp hautement démocrate, mais malgré tout extrêmement gauche, on compte nombre de partisans condamnés pour violence, ou autres abus. Oui, la démocratie, ça met aussi en colère lorsqu’elle persiste à vous laisser au pied du podium. Il faut donc trouver des moyens et des électorats détournés pour arriver à ses fins.

Depuis quelques années, les boussoles et l’espace-temps se sont déréglés, au point de laisser penser que l’est de la guerre froide est passé à l’ouest, entrainant les mêmes errances, que ce soit pour l’économie ou pour les libertés. Il semble acquis que les juges décideront des personnes légitimes pour les prochaines élections présidentielles, tout comme il semble acquis que les personnes en place n’ont cure du résultat des urnes.

Le principe fondateur de la démocratie est qu’elle donne aussi au peuple le droit de tromper. Les gesticulations des petits hommes oubliés par l’Histoire n’ont jamais changé son cours.

 

« Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes. »

Winston Churchill

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