D’après les dernières données publiées par Santé Publique France, neuf cas de Mpox ont été confirmés à Mayotte depuis le début de l’année. Parmi eux, six sont qualifiés d’autochtone, tandis que trois ont été importés depuis Madagascar.
Les investigations sanitaires montrent que la majorité des contaminations locales sont liées, directement ou indirectement, à ces cas importés, attestant de la mise en place de chaînes de transmission sur le territoire. « Ce sont essentiellement des cas importés de Madagascar », déclarait l’ARS lors d’une conférence de presse le 12 février dernier, précisant toutefois que « les données sont encore assez floues concernant Madagascar ». Une dynamique préoccupante, renforcée par la détection de cinq nouveaux cas en l’espace d’une seule semaine.
Une situation concentrée dans le sud et sous étroite surveillance
À Mayotte, la répartition géographique des cas révèle une forte concentration dans le sud de l’île, notamment dans les communes de Bouéni, Bandrélé et Kani-Kéli, tandis qu’un seul cas a été recensé à Mamoudzou. Les personnes touchées présentent des profils variés, avec une moyenne d’âge de 37 ans et une répartition quasi équilibrée entre hommes et femmes.
Face à cette évolution, les autorités sanitaires, en lien avec le Haut Conseil de la Santé Publique, maintiennent un niveau de vigilance élevé, misant sur la prévention, l’isolement des cas et la protection des publics à risque, tout en rappelant que la situation n’est pas jugée alarmante à ce stade par l’ARS.


