Variole du singe : six cas confirmés à Mayotte, l’ARS renforce la riposte sanitaire

Trois nouveaux cas de variole B ont été identifiés à Mayotte. Les autorités sanitaires activent un arsenal de mesures pour contenir la circulation du virus sur l’île.

La situation sanitaire se tend à Mayotte. L’Agence régionale de santé (ARS) a annoncé, jeudi 5 février, l’identification de trois nouveaux cas de variole B (Mpox), portant à six le nombre total de personnes infectées depuis le début de l’année. Si aucun signal de transmission incontrôlée n’est évoqué, les autorités renforcent leur dispositif de surveillance, de dépistage et de prise en charge.

L’ARS en « surveillance accrue » 

Dans un communiqué diffusé jeudi 5 février, l’ARS Mayotte indique que « trois cas supplémentaires de variole B (Mpox) ont été identifiés sur le territoire et pris en charge rapidement grâce au système de veille et de surveillance accrue mis en place à Mayotte en lien avec le Centre Hospitalier, l’offre de ville et les différents acteurs en santé de l’île ». Au total, six cas de variole B ont été confirmés à Mayotte, depuis le début de l’année.

Face à cette augmentation, l’agence annonce un renforcement de ses mesures de surveillance et de prise en charge. Le dispositif comprend notamment un renforcement du système de dépistage au Centre hospitalier de Mayotte (CHM), la consolidation des enquêtes épidémiologiques menées « en lien avec Santé publique France », ainsi que le déploiement d’une vaccination réactive auprès des cas contacts.

L’autorité sanitaire précise qu’un parcours de soin dédié a également été mis en place au CHM pour la prise en charge des cas confirmés et suspects, tandis que les autorités annoncent un renforcement du contrôle sanitaire aux frontières, dans un territoire marqué par d’importants flux régionaux.

Fièvre ou éruption cutanée : l’ARS appelle à contacter son médecin ou le SAMU

Dans son communiqué, l’ARS rappelle que « la transmission interhumaine du virus intervient principalement par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne infectée, notamment lors de relations sexuelles, qu’elles soient protégées ou non ». 

Les autorités sanitaires appellent les personnes ayant récemment voyagé dans une zone à risque, et présentant des symptômes évocateurs, « fièvre associée à une éruption cutanée avec des vésicule », à « contacter rapidement son médecin traitant ou le SAMU centre 15 » et à « s’isoler dans l’attente d’un avis médical, éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes ».

L’ARS invite également les voyageurs se rendant à Madagascar et aux Comores à respecter strictement les mesures barrières : « se laver fréquemment les mains », « éviter tout contact étroit avec des personnes malades qui présentent une éruption cutanée » et « éviter tout contact avec les objets potentiellement contaminés par une personne malade ».

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