Ce samedi, l’association culturelle Hippocampus propose un spectacle du jeune danseur et chorégraphe mahorais Ankiff Sandani Ousseni à la MJC de Kani-Kéli. Ce dernier s’est inspiré des aléas de sa propre vie pour créer « Ici et ailleurs », un spectacle qui évoque la quête de soi au travers de la danse.

« Ici et ailleurs » : un spectacle de danse autobiographique à la MJC de Kani-Kéli !

Ce samedi, l’association culturelle Hippocampus propose un spectacle du jeune danseur et chorégraphe mahorais Ankiff Sandani Ousseni à la MJC de Kani-Kéli. Ce dernier s’est inspiré des aléas de sa propre vie pour créer « Ici et ailleurs », un spectacle qui évoque la quête de soi au travers de la danse.

<p style="text-align: justify;">« Ici et ailleurs » est la première création d’Ankiff Sandani Ousseni, jeune danseur et chorégraphe mahorais de 26 ans, qui a étudié la danse et les arts du cirque à l’école Balthazar de Montpellier. C’est un reflet de sa propre vie que ce dernier a souhaité mettre en scène au travers de ce premier spectacle. Il y évoque notamment sa vie à Anjouan jusqu’à l’âge de 10 ans et sa traversée en kwassa jusqu’à Mayotte, l’île de la découverte de sa vocation : la danse. « Ce spectacle évoque la transmission, l’exil, le déracinement et la quête de soi à travers les danses qui ont marqué son parcours : les danses traditionnelles comoriennes et mahoraises, la breakdance, l’accro-danse et la danse contemporaine », décrit Véronique Méloche, la présidente de l’association culturelle Hippocampus. Soutenue par les Affaires Culturelles de la Préfecture, celle-ci a fait revenir le jeune danseur de Montpellier à Mayotte afin que la population puisse découvrir son spectacle.</p>
<p style="text-align: left;"><img class="size-medium wp-image-49234 alignleft" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2024/10/Ankiff-3-300×225.jpg" alt="La lumière et les costumes ont été soigneusement travaillés" width="300" height="225" />Ayant fait toute sa scolarité à Dembeni, c’est dans ce même village qu’il découvre la beakdance en intégrant « Dangerous crew », un groupe de danseurs de hip-hop du village. « Au début, je ne faisais que regarder, puis les danseurs m’ont proposé de se joindre à eux », explique le chorégraphe. Dès ce moment il est pris de passion pour le hip-hop, Ankiff a dansé plusieurs années avec eux, avant d’intégrer l’école Balthazar de Montpellier où il a découvert la danse contemporaine et les arts du cirque. Poursuivant ensuite sa carrière en solo, il a créé sa propre compagnie de danse en 2022 : Malaïka (« l’ange » en shimaore).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un spectacle multigenre axé sur la problématique de l’immigration clandestine</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="size-medium wp-image-49235 alignright" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2024/10/Ankiff-1-300×200.jpg" alt="Le danseur se livre également sur scène à une performance live de tressage de panier" width="300" height="200" />« Le spectacle commence par un petit reportage afin de présenter la situation de l’immigration clandestine à Mayotte », explique le danseur. En effet, si notre population est plus qu’au fait de ce sujet, ce n’est pas le cas du public de l’Hexagone où il a d’abord présenté son spectacle. « Cela fait deux ans qu’il tourne, mais avec un format de 25 minutes. Désormais, je pense être arrivé à la version définitive de 40 minutes, même si un spectacle peut toujours évoluer », explique-t-il. La dernière version de 25 minutes avait d’ailleurs été présentée à Mayotte en février dernier à l’occasion du festival Hip Hop Evolution.</p>
<p style="text-align: justify;">Le public mahorais pourra donc découvrir sa version définitive ce samedi 5 octobre à la MJC de Kani-kéli à 20h. En première partie, il pourra également profiter des talents des danseurs de « Feed-back crew », un groupe de hip-hop local. Le prix du spectacle est de 10 euros, 5 euros pour les adhérents et il est gratuit pour les enfants jusqu’à l’âge de 12 ans. Une buvette et des brochettis sont prévues sur place.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.G</strong></p>

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Deux établissements fermés administrativement par la préfecture en raison de manquements

La préfecture de Mayotte a ordonné la fermeture du restaurant de l’hôtel Maharajah à Mamoudzou pour des manquements sanitaires et celle du douka La Madjirani à Sada pour plusieurs infractions au Code du travail.

À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola

Alors qu’un foyer épidémique d’Ebola a été signalé dans l’est de la République démocratique du Congo le 15 mai dernier, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) anticipe un éventuel cas importé. Dans un territoire sous forte pression sanitaire, l’unique hôpital de l’île renforce ses protocoles, malgré des moyens contraints.

Assemblée plénière : débats sur le camp de Tsoundzou, la fibre et le port de Longoni

Réunie ce mardi 26 mai 2026 dans l’hémicycle Younoussa-Bamana, l’Assemblée départementale de Mayotte a adopté l’ensemble des rapports à l’unanimité, dans une séance dominée par les débats sur le camp de Tsoundzou, la fibre optique et une réorganisation du port de commerce, avec un rapport finalement retiré de l’ordre du jour.

Handicap et emploi : une convention structurante pour l’insertion des personnes en situation de handicap

La convention prévoit le déploiement de "Cap Emploi", de la Ressource Handicap Formation (RHF), d’une feuille de route territoriale ainsi que l’installation d’une antenne locale de l'AGEFIPH, afin de renforcer l’accès à l’emploi et l’accompagnement des personnes en situation de handicap sur le territoire.