Peu à peu le Syndicat des eaux éponge ses dettes

Le dernier avis budgétaire de la Chambre régionale des comptes s’avère relativement positif pour l’ex SMEAM* soulignant officiellement, par la même occasion, la fin du plan de redressement qui était jusqu’à lors en vigueur. Une bonne nouvelle pour le président Fahardine Ahamada et ses équipes.

C’est donc lentement mais surement que le Syndicat des eaux de Mayotte remonte le lit de la tumultueuse et économique rivière jusqu’à lors implacablement déficitaire. Des efforts indéniablement faits, couplés aux préconisations strictes, qui portent une fois de plus leurs fruits, engendrant la bonne surprise de ce mardi, publiée dans le dernier rapport CRC La Réunion Mayotte. Un rapport avant tout de recommandation qu’il est important d’appréhender tel des pistes et non des données totalement factuelles et arrêtées, relevant de la pleine maîtrise pérenne de cette saine gestion économique tant aspirée. 

Il transparait tout de même, une comptabilité réactive alliée à des gestions de flux tout aussi louables, permettant ainsi d’augmenter le niveau des recettes et, surtout, de ne pas avoir nécessité à modifier le budget initial établi pour 2023 (voir tableau ci-dessous).

(Données ®CRC la réunion Mayotte Juillet 2023)

Dans cet avis budgétaire, la CRC recommande vivement de maintenir une certaine vigilance en divers points et de « poursuivre ses efforts en matière de bonne gestion » tout en réitérant notamment de :

  • Poursuivre de la fiabilisation de ses comptes, du suivi de son patrimoine et le règlement de ses contentieux ;
  • D’améliorer, en étroite collaboration avec le comptable public, le suivi des restes à recouvrer et à payer, de sa dette financière et l’apurement des comptes d’imputations provisoires ;
  • Tenir rigoureusement une comptabilité d’engagement et de suivi des autorisations de programme/d’engagement et des crédits de paiement correspondants ;
  • De maintenir sa vigilance sur l’évolution de ses charges, sur l’annulation des engagements devenus sans objet et le règlement de ses fournisseurs dans les délais légaux afin de limiter les paiements d’intérêts moratoires ;
  • De procéder à l’émission des titres de recette en fonction de l’exigibilité des créances et non de leurs versements effectifs ;
  • D’augmenter le niveau de ses recettes par la régularisation de ses déclarations auprès du fonds national de compensation du supplément familial de traitement depuis l’année 2018, dernière année compensée portant sur l’exercice 2017 pour un montant de 142 167 € et par la récupération d’une recette de l’Office français de la biodiversité (OFB) de 139 500 € versée au syndicat mixte d’investissement pour l’aménagement de Mayotte (SMIAM) ;
  • Et enfin d’adopter d’un règlement budgétaire et financier précisant les règles de gestion, notamment des autorisations de programmes et de leurs crédits de paiement, en ce qui concerne les modalités de leur suivi, de leur report, de leur apurement, de leur caducité et ainsi que celles des recettes mises en regard pour les financer.

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