Dans un communiqué, les sections DROM de la FSU-SNUipp appellent tous les personnels à la grève dans toutes les écoles des départements et collectivités ultramarines le mardi 3 février 2026.
« Dans les DROM, l’École publique est sacrifiée. Écoles dangereuses ou délabrées, absence d’eau potable, élèves laissés sans solution de scolarisation, RASED démantelés, enseignants et AESH précarisés, sous-formés et épuisés : l’État laisse volontairement s’installer des conditions indignes d’enseignement et de travail », peut-on lire dans le communiqué.
De plus, selon la FSU-SNUipp avec le décret sur le congé de longue maladie, l’État impose une double peine aux enseignants des DROM :
– L’indexation est largement amputée, entraînant une baisse brutale de salaire, alors même que le coût de la vie reste structurellement plus élevé.
– Être malade devient une sanction financière.
– La maladie est transformée en facteur de précarité.
– L’égalité avec les personnels de l’Hexagone est rompue.
« C’est injuste, inique et profondément discriminatoire. Les personnels ultramarins refusent de payer de leur santé et de leurs revenus l’abandon de l’État. Sur la retraite des fonctionnaires ultramarins, les personnels restent opposés à la cotisation volontaire au régime (CVR) qui remplace l’indemnité temporaire des retraites (ITR) et qui n’est appliquée que dans les territoires du Pacifique », poursuit le communiqué.
Aussi, FSU-SNUipp exige :
– L’abrogation des dispositions injustes du décret CLM ;
– Le maintien intégral de la prime de vie chère pendant toute la durée du CLM ;
– Des moyens immédiats et durables pour l’École publique des DROM ;
– Le respect de la santé, des droits et de la dignité des personnels
– Un dispositif de substitution à l’ITR par répartition qui concernerait tous les fonctionnaires des DROM.



