Loi de programmation : le MDM demande une clause de revoyure pour un nouveau référendum

Dans un communiqué, ce 29 mars, le Mouvement pour le Développement de Mayotte (MDM) demande l’intégration d’une clause de revoyure institutionnelle dans le projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte, qui doit être présenté en avril prochain par le Gouvernement.

« En 2009, le référendum sur la collectivité unique a surtout été une expérimentation institutionnelle – fusionnant départements et régions – plutôt qu’une véritable avancée vers le statut de droit commun que les Mahorais revendiquent depuis 1958. Pourtant, depuis 2011, aucun bilan n’a été dressé sur ses effets. Malgré cela, la loi de programmation prévoit de prolonger cette expérimentation sans consultation des Mahorais ni débat avec les partis politiques qui étaient, jusqu’à peu, réunis au sein du comité de suivi de la départementalisation ».

L’organisation d’un nouveau référendum

« Le MDM propose de redonner la parole aux Mahorais. Le parti demande que la loi de programmation inclut une clause de revoyure, permettant aux élus de la collectivité unique d’adopter, dans un délai fixé par la loi, une résolution en vue de l’organisation d’un nouveau référendum. Ce scrutin devra permettre aux Mahorais de choisir entre :

  • La poursuite de l’expérimentation actuelle de la collectivité unique. 
  • L’accès au droit commun, avec la création d’un Département d’Outre-Mer (DOM) d’une part et d’une Région d’Outre-Mer (ROM) d’autre part.

Le MDM est en faveur d’une gouvernance stable et cohérente et soutient également un scrutin de liste à circonscription unique sans sections, garantissant des majorités cohérentes et stables au service du développement de Mayotte. Il insiste pour que l’architecture de la loi de programmation puisse rapprocher Mayotte du droit commun. Les Mahorais doivent être les seuls à décider de leur avenir institutionnel au sein de la France. Enfin, le MDM demande un alignement total en matière sociale avant 2031 et l’abrogation des titres de séjour territorialisés ».

« Le parti est favorable au maintien du statut de port régional de Longoni, ainsi qu’à l’extension à Mayotte du Code de la sécurité sociale et de la santé, garantissant une égalité de traitement avec les autres départements d’outre-mer ».

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

La Rectrice condamne les inscriptions racistes et propos diffamatoires à l’attention du proviseur du Lycée du Nord

Mercredi matin, des inscriptions menaçantes à caractère raciste et diffamatoire ont été découvertes aux abords directs des logements de fonction de la direction du Lycée du Nord.

« Nous sommes unis, elle ne nous divisera pas » : au lycée du Nord de Mayotte, le dialogue s’est fracassé avec la rectrice

Depuis le 31 août, le lycée de la Cité du Nord est bloqué. Ce mardi 8 septembre, enseignants, parents et représentants syndicaux attendaient la rectrice de Mayotte, Valérie Debuchy. Venue avec sa directrice de cabinet et ses services, elle portait un courrier adressé la veille aux personnels et aux parents, avec plusieurs réponses aux revendications. Mais la rencontre a rapidement tourné à la confrontation. Derrière la bataille sur les effectifs se dessine une crise plus profonde dans un établissement conçu pour 900 élèves et qui en accueille aujourd’hui 2 300.

Élections municipales de Mamoudzou : avant la décision des juges, le rapporteur public favorable au rejet des griefs

L’élection de la liste conduite par Ambdilwahedou Soumaïla, au soir du dimanche 15 mars 2026, était contestée par son adversaire, Ahamada Haribou. Ce mardi 8 septembre, l’audience au tribunal administratif de Mayotte a semblé plus favorable au maire de Mamoudzou. La décision est attendue au cours de la semaine prochaine.

Voirie et éclairage public : le plan d’action des maires de Mayotte

Les dix-sept premiers édiles de Mayotte pointent une anomalie structurelle majeure qui handicape lourdement l'aménagement du territoire dans un manifeste adressé aux prétendants à l’élection présidentielle de 2027. Contrairement à l'Hexagone, aucun euro des dotations d'État versées aux communes mahoraises n'est adossé au linéaire de voirie à créer ou à entretenir.