Il faut en avoir un sacré recul sur son quotidien pour se filmer comme apprentis manager en sécurité. En BTS Management opérationnel Sécurité en Petite Terre, El-Raouf Moinahindrou vient de recevoir le Prix spécial du jury au Musée des arts et métiers à Paris.

Au défi national « Film ton job », c’est El-Raouf le meilleur !

Il faut en avoir un sacré recul sur son quotidien pour se filmer comme apprentis manager en sécurité. En BTS Management opérationnel Sécurité en Petite Terre, El-Raouf Moinahindrou vient de recevoir le Prix spécial du jury au Musée des arts et métiers à Paris.

L’Association des Apprentis de France (ANAF) lançait cette année la 9ème édition du concours national Filme Ton Job. Ce concours vidéo donne la possibilité à tous les apprentis de partager leur expérience, de valoriser leur métier et leur formation, afin d’ouvrir la voie à d’autres jeunes, en filmant leur quotidien au travail.

Il s’agissait de produire une courte vidéo, de 2 à 3 minutes, qui illustre la réalité du métier dans lequel les apprentis se sont lancés. L’objectif annoncé par l’ANAF est de permettre aux jeunes de « prendre possession de leur vécu de l’alternance, partager leur expérience, développer de nouvelles compétences valorisables sur le CV et enfin renforcer le lien avec leur maître d’apprentissage, leur entreprise et leur CFA ».

Et à cet exercice, le jeune El-Raouf Moinahindrou, 21 ans, a décroché le prix du jury remis à Paris ce 9 juin. Après avoir été collégien à Tsimkoura, et avoir décroché son Bac Pro Métiers de la sécurité au lycée de Sada, il s’inscrit en BTS Management opérationnel de Sécurité au LPO de Petite Terre. Il revient pour nous sur sa vocation.

Petit détour par les emblèmes de la capitale

« J’ai toujours voulu apporter mon aide en matière de sécurité. J’ai donc commencé comme apprentis, et une fois que j’ai eu mon Bac, j’ai décidé d’aller plus loin, et de m’inscrire en BTS au lycée de Petite Terre où je termine ma 1ère année. Je me prépare à être chef d’équipe ou responsable d’exploitation, en faisant une alternance dans la société UPS sécurité. » Et il entend parler du concours « Filme ton job ».

Lauréat sur 223 candidats

En relation permanente avec sa coordinatrice Maëlle Duval, de l’UFA du lycée, « je l’appelais jour et nuit », il décide de contacter un producteur de clip, « j’ai pris tous les frais à ma charge », pour filmer le scénario qu’il a mis en place. « En tant que chef d’équipe, il faut pas rester immobile, donc la vidéo commence alors que je me rends au travail en courant, et me suis lorsque nous partons en intervention d’urgence pour un cambriolage imaginaire sur un site. La société UPS m’a permis de prendre la voiture de service pour ça. » C’est même une petite promotion de l’île qui est ainsi mise en boite, ses barges, son lagon… Un double impact au visionnage !

La vidéo bouclée, il l’envoie à l’ANAF, qui en collecte 223 pour cette 9ème édition de « Film ton job ». Après une première présélection, ils sont 20, puis 12, et c’est la consécration, « j’ai gagné le Grand prix du jury, on m’a remis un Mac Book Air en récompense. J’ai eu le plaisir d’être accompagné par le vice-président du conseil départemental chargé de la formation professionnelle. »

La cérémonie s’est tenue au Musée des Arts et métiers à Paris, en présence de représentants du ministère de l’Enseignement et de la Formation professionnelle.
Alors que le GRETA informe les personnes intéressées de l’ouverture des inscriptions –gratuites – aux formations en apprentissage pour la rentrée 2023, c’est un jeune d’une volonté débordante qui porte haut les valeurs de l’apprentissage, et qui ne compte pas en rester là, « j’ai de bons espoirs d’être pris par UPS sécurité à la fin de mon BTS, mais je voudrai continuer plus loin, en tout cas en licence professionnelle, jusqu’à ce que ma tête me dise ‘non, arrête’ ! ».

Capture d’écran du petit film sous-titré

Comme y incitait Saïd Mohamadi dans nos colonnes hier, la voie professionnelle tend les bras à des jeunes leur évitant de se retrouver en échec et en isolement en tentant plusieurs 1ère année de fac, quand, comme El-Raouf Moinahindrou, on peut réussir le film de sa vie !

Anne Perzo-Lafond

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

« Nous sommes unis, elle ne nous divisera pas » : au lycée du Nord de Mayotte, le dialogue s’est fracassé avec la rectrice

Depuis le 31 août, le lycée de la Cité du Nord est bloqué. Ce mardi 8 septembre, enseignants, parents et représentants syndicaux attendaient la rectrice de Mayotte, Valérie Debuchy. Venue avec sa directrice de cabinet et ses services, elle portait un courrier adressé la veille aux personnels et aux parents, avec plusieurs réponses aux revendications. Mais la rencontre a rapidement tourné à la confrontation. Derrière la bataille sur les effectifs se dessine une crise plus profonde dans un établissement conçu pour 900 élèves et qui en accueille aujourd’hui 2 300.

Élections municipales de Mamoudzou : avant la décision des juges, le rapporteur public favorable au rejet des griefs

L’élection de la liste conduite par Ambdilwahedou Soumaïla, au soir du dimanche 15 mars 2026, était contestée par son adversaire, Ahamada Haribou. Ce mardi 8 septembre, l’audience au tribunal administratif de Mayotte a semblé plus favorable au maire de Mamoudzou. La décision est attendue au cours de la semaine prochaine.

Voirie et éclairage public : le plan d’action des maires de Mayotte

Les dix-sept premiers édiles de Mayotte pointent une anomalie structurelle majeure qui handicape lourdement l'aménagement du territoire dans un manifeste adressé aux prétendants à l’élection présidentielle de 2027. Contrairement à l'Hexagone, aucun euro des dotations d'État versées aux communes mahoraises n'est adossé au linéaire de voirie à créer ou à entretenir.

La commune de Tsingoni et la CUF signent une convention de partenariat sur le foncier

Ce mardi après-midi, Cédric Maleysson, directeur général de la Commission d’urgence foncière de Mayotte et le maire de Tsingoni, Issilamou Hamada, ont signé une convention de partenariat portant sur la régularisation foncière dans la commune.