Sous tension, la maternité doit faire appel à 15 sages-femmes de la réserve sanitaire

Avec plus de 800 naissances par mois, la maternité du CHM n'arrive pas à faire face en période de départs en vacances. Et fait donc appel aux renforts.

C’est bien la preuve qu’à Mayotte, le Covid n’est pas l’unique préoccupation. Et mettre le focus uniquement sur l’épidémie nous a privé de décisions structurelles sur d’autres secteurs de santé.

Le CHM se retrouve sous tension pendant la période estivale notamment du fait de la pénurie nationale de personnels soignants. Sa direction précise qu’il en va de même pour de nombreux établissements sur le territoire national.

Afin d’y pallier, des actions de soutien et d’appui sont mises en œuvre par la Direction Générale du CHM en lien avec l’Agence Régionale de Santé de Mayotte, notamment en faisant appel à la Réserve Sanitaire « qui permettra d’éviter une réduction d’activité de la maternité ».

A ce jour, 15 sages-femmes de la Réserve Sanitaire vont venir renforcer les équipes de la maternité du CHM pour la rotation du mois de juillet. « D’autre part, des mesures d’attractivité sont en cours de mise en place afin d’attirer de nouvelles sages-femmes au CHM. »

Le CHM n’envisage aucune fermeture de la Maternité, ni aucun transfert des futures mères au CHU de la Réunion. « Il prendra ainsi en charge les 850 naissances prévues pour le mois de juillet et les 800 naissances prévues pour le mois d’août. »

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Un décret pour les communes touchées par l’érosion du littoral

Le Gouvernement a publié un décret la semaine dernière...

À Mramadoudou, « enfin, les bébés reviennent dans notre hôpital », après deux ans de fermeture

À Mramadoudou, l’ouverture d’une unité mère-enfant marque le retour d’un service de proximité, après deux ans de fermeture et de mobilisation du personnel soignant.

Sauver la flore indigène menacée : le rôle vital du Conservatoire botanique national de Mascarin

À Dembeni, le Conservatoire botanique national de Mascarin veille sur les plantes rares, menacées et indigènes de Mayotte. Ses équipes surveillent, protègent et multiplient ces espèces uniques, essentielles à la régénération des forêts et à la préservation du patrimoine végétal de l’île. Une mission encore plus importante après le cyclone.

Après le cyclone Chido, l’économie mahoraise encore exsangue

Dans une étude publiée ce mois-ci, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer dresse un état des lieux de la situation des entreprises mahoraises avant et après le cyclone Chido. L’institut souligne que, malgré une reprise rapide grâce à la reconstruction et aux aides d’urgence, des fragilités structurelles persistent.