La Communauté de communes du Sud se lance dans la réalisation d'un "atlas intercommunal de la biodiversité ». Un outil qui selon le directeur de l’Environnement de l’intercommunalité aura vocation à « acquérir de la connaissance, la partager et la diffuser à tous les acteurs du territoire pour mieux connaître ses richesses ».

Produire de la connaissance pour agir, l’enjeu de l’atlas de la biodiversité

La Communauté de communes du Sud se lance dans la réalisation d'un "atlas intercommunal de la biodiversité ». Un outil qui selon le directeur de l’Environnement de l’intercommunalité aura vocation à « acquérir de la connaissance, la partager et la diffuser à tous les acteurs du territoire pour mieux connaître ses richesses ».

« C’est un véritable plaisir pour nous de parler de cet atlas ». Les propos de Moustoipha Aboubacar, Directeur de l’Environnement, de la Transition Écologique et de la Mobilité Durable à la Communauté de communes du Sud, sont des plus sincères et traduisent un véritable attachement à la mise en valeur des richesses de la biodiversité du territoire.

Le directeur tient à expliciter au mieux le rôle de cet atlas, « ce sera un outil d’aide à la décision permettant d’acquérir de la connaissance sur la biodiversité exceptionnelle du territoire de la Communauté de communes du Sud et en même temps pouvoir la partager et la communiquer à l’ensemble des acteurs ». Ces acteurs sont d’autant plus protéiformes que chacun à un impact particulier sur le territoire, « il y a la population mais également les institutions, les entreprises, notamment les personnes qui interviennent dans les actes de constructions et d’aménagement ».

L’atlas, un outil au service de la préservation de l’environnement

Connaître son environnement est un gage de sa préservation

« Grâce à la réalisation de la cartographie du territoire, indique M. Aboubacar, les policiers pourront mieux réprimer les atteintes à la biodiversité. Pour les services chargés de l’urbanisme, l’enjeu sera de pouvoir mieux instruire les permis d’aménager. Cela permettra aussi aux agriculteurs de s’orienter vers plusieurs essences emblématiques du territoire au lieu de cultiver des espèces envahissantes ».

Autant d’actions qui sont loin d’être négligeables dans la mesure où « la culture sur brûlis occasionne beaucoup de dégâts dans les forêts de l’intercommunalité. Puis, on a des déversements de dépôts sauvages, des abattages d’arbres protégés, l’extension urbaine non maîtrisée. On voit vraiment les conséquences de ces phénomènes ».

En outre, cet atlas ne se résume pas seulement à une encyclopédie de savoir sur la richesse de la biodiversité. Certes, il y a indéniablement une dimension de recueil d’information. Mais derrière cet outil de recensement, l’objectif est de sensibiliser la population et les acteurs du territoire. Ainsi, « il y aura des jeux pour sensibiliser les jeunes et les adultes, des plaquettes d’information seront mises à disposition, des cycles de conférences et des rencontres seront organisées sur le territoire », précise le directeur.

Participer au développement touristique

Ces actions s’inscrivent dans la continuité puisque l’année dernière une dizaine de sorties

Les déchets dans l’environnement nuisent au potentiel touristique de l’île

sur le terrain ont été réalisées, notamment dans les mangroves de Chirongui et de Bandrélé afin de recenser les oiseaux ainsi que les plantes médicinales. D’ailleurs l’atlas permettra de recenser « les savoir-faire ancestraux qui ne sont pas forcément transmis de génération en génération. Nous allons pour ce faire mobiliser les fundis ».

En résumé, le but de cet atlas de la biodiversité est on ne peut plus clair, « acquérir de la donnée, la partager et la diffuser à tous les acteurs du territoire pour vraiment connaître les richesses du territoire dans l’optique aussi de développer le tourisme en valorisant le patrimoine du sud de Mayotte », souligne M. Aboubacar avant de conclure, « le message que l’on veut lancer c’est que le sud est un territoire à vocation touristique qui abrite une biodiversité remarquable dans le canal du Mozambique ».

Pierre Mouysset

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