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	<title>Archives des préfecture - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des préfecture - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Malamani : deux jeunes tués, quels enseignements pour la sécurité routière ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/04/malamani-deux-jeunes-tues-quels-enseignements-pour-la-securite-routiere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 02:30:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité routière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lundi 2 mars, deux jeunes ont perdu la vie sur la route départementale au nord de Malamani, fauchés par une fourgonnette dont le conducteur a pris la fuite. Au-delà du drame, cet accident rappelle les enjeux persistants de la sécurité routière à Mayotte : aménagement des routes, comportement des usagers et prévention, des leviers connus mais dont l’efficacité repose sur leur mise en œuvre continue et collective.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/04/malamani-deux-jeunes-tues-quels-enseignements-pour-la-securite-routiere/">Malamani : deux jeunes tués, quels enseignements pour la sécurité routière ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="230" data-end="655">Fauchés par une fourgonnette alors qu’ils circulaient à vélo dans la soirée du lundi 2 mars, deux jeunes, un garçon de 18 ans et une fille de 17 ans, ont perdu la vie sur la route départementale au nord de Malamani. Le conducteur a pris la fuite, laissant son véhicule endommagé sur le bas-côté. La gendarmerie a ouvert une enquête pour homicide involontaire aggravé afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident. Ce mercredi en fin d’après-midi, le propriétaire du véhicule s’est présenté aux gendarmes. Il assure ne pas avoir été au volant lors de l’accident et affirme que sa voiture aurait été volée.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="657" data-end="1191">Sur les réseaux sociaux, les internautes tentent d’expliquer le drame à travers des interprétations qui reflètent, le plus souvent, leur propre expérience de cette route régulièrement décrite comme accidentogène. Certains pointent un automobiliste imprudent ne respectant pas le code de la route, d’autres mettent en cause des cyclistes jugés inconscients du danger, parfois non équipés d’éléments distinctifs, tandis que d’autres encore soulignent l’état de la route : faible éclairage, visibilité réduite, lignes droites trompeuses.</p>
<figure id="attachment_47584" aria-describedby="caption-attachment-47584" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-47584" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/accident-malamani-300x238.png" alt="" width="300" height="238" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/accident-malamani-300x238.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/accident-malamani-768x610.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/accident-malamani-150x119.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/accident-malamani-696x553.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/accident-malamani.png 848w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47584" class="wp-caption-text">L&rsquo;accident se serait produit sur la route départementale au nord de Malamani, sur une ligne droite propice aux accélérations, en sortie de virages.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1193" data-end="1431">Ce tragique accident rappelle celui du 30 janvier dernier, lorsqu’un motard de 30 ans a été tué sur la rocade de M’tsapéré après avoir percuté un véhicule. Là encore, les interrogations sur les causes de l’accident avaient été nombreuses.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1433" data-end="1890">Pourtant, ces questionnements restent souvent longtemps en suspens. Il faut attendre la fin d’une enquête judiciaire, voire un procès, pour établir les responsabilités et éclairer les causes précises de l’accident. Mais la réponse judiciaire, si elle permet de trancher un cas particulier, ne répond pas toujours aux questions plus larges de sécurité routière, qui concernent l’ensemble des usagers, l’état des infrastructures et la prévention au quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1892" data-end="2102">Tout l’enjeu est alors de comprendre les risques encourus au quotidien et les moyens de les réduire. Un défi partagé entre tous les acteurs concernés : citoyens, associations, collectivités et pouvoirs publics.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2104" data-end="2162"><strong>L’aménagement des voiries, un facteur de risque majeur</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2164" data-end="2572">L’accident de Malamani l’illustre l’un des principaux risques auxquels s’expose la population : le faible niveau d’aménagement de certaines voiries. Dans les villages comme en dehors, de nombreuses routes sont partagées par tous les usagers. Véhicules, deux-roues, cyclistes et piétons circulent souvent sur la même chaussée, sans délimitations claires et avec peu d’espace pour se croiser ou dépasser.</p>
<figure id="attachment_24449" aria-describedby="caption-attachment-24449" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-24449" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/mayotte-300x200.jpg" alt="Mayotte, route, état, travaux," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/mayotte-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/mayotte-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/mayotte.jpg 600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24449" class="wp-caption-text">À Mayotte, le mauvais état des chaussées et le non-respect du code de la route rendent les accidents fréquents et souvent graves.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2574" data-end="2949">Des projets comme le Caribus à Mamoudzou ou l’aménagement de certains axes, comme le boulevard des Crabes en Petite-Terre, peuvent servir de pistes de réflexion pour mieux organiser ce partage de la route. Mais dans les faits, la circulation reste dense, notamment celle des scooters et motos, dont les manœuvres entre les véhicules demeurent particulièrement dangereuses et accidentogènes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2951" data-end="3513">Chaque partie du territoire possède sa propre topographie et ses spécificités. Les aménagements routiers ne peuvent donc pas être uniformes, mais ils restent indispensables pour réduire les risques. Élargissement des voies, création de pistes cyclables, éclairage renforcé ou signalisation plus lisible figurent parmi les leviers identifiés. Ces aménagements constituent une forme de prévention complémentaire à celle qui repose sur le comportement des usagers, avec une différence majeure : ils relèvent de choix collectifs et d’une action publique maîtrisable.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3515" data-end="3567"><strong>Le comportement des usagers au centre des enjeux</strong></h2>
<figure id="attachment_22807" aria-describedby="caption-attachment-22807" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-22807" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Accident-voiture-toit-300x171.jpg" alt="Koungou, Mayotte" width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Accident-voiture-toit-300x171.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Accident-voiture-toit-768x437.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Accident-voiture-toit-150x85.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Accident-voiture-toit-696x396.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Accident-voiture-toit.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-22807" class="wp-caption-text">En plus des contrôles et des sanctions, le volet de la prévention est primordiale pour changer les comportements (illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3569" data-end="3871">Le second facteur de risque du quotidien est lié au comportement des usagers, un aspect plus difficilement maîtrisable. Excès de vitesse, dépassements dangereux, circulation inadaptée aux conditions, mais aussi alcool, stupéfiants, fatigue ou malaises figurent parmi les causes régulièrement observées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3873" data-end="4222">Pour tenter de modifier ces comportements, au-delà des contrôles et des sanctions, la prévention et la sensibilisation jouent un rôle central. Des associations comme l’Association des usagers de la route (ADUR) mènent déjà ce travail sur le terrain, mais l’effort doit être collectif, car la sécurité routière repose sur une responsabilité partagée.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4224" data-end="4587">Dans ce cadre, le Plan Départemental d’Actions de Sécurité Routière (PDASR) constitue l’outil principal de la préfecture pour coordonner les acteurs locaux. Il décline chaque année les orientations définies par le Document Général d’Orientations (DGO) 2023-2027, élaboré avec les services de l’État, les collectivités, les associations et les partenaires sociaux.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4589" data-end="4654"><strong>Jeunes, deux-roues et mobilités douces, des priorités identifiées</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="4656" data-end="4963">Le DGO pose un diagnostic clair de l’insécurité routière à Mayotte et identifie plusieurs enjeux prioritaires : la sécurité des deux-roues motorisés, la lutte contre les conduites à risque, les mobilités douces (vélo, marche, trottinettes), le risque routier professionnel et la sécurité des jeunes usagers.</p>
<figure id="attachment_22778" aria-describedby="caption-attachment-22778" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-22778" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-travaux-et-velo-300x208.jpg" alt="" width="300" height="208" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-travaux-et-velo-300x208.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-travaux-et-velo-768x533.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-travaux-et-velo-150x104.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-travaux-et-velo-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-travaux-et-velo-696x483.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caribus-travaux-et-velo.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-22778" class="wp-caption-text">Prendre en compte tous les usagers de la route dans l&rsquo;aménagement des voiries est l&rsquo;un des défis majeurs pour améliorer la sécurité (illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4965" data-end="5288">Ces priorités se traduisent dans les appels à projets du PDASR, qui financent des actions concrètes : campagnes de sensibilisation, interventions éducatives dans les établissements scolaires, projets associatifs ou initiatives visant à mieux intégrer les mobilités douces dans les politiques de prévention et d’aménagement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5290" data-end="5654">Selon le DGO, les publics les plus exposés doivent être ciblés en priorité. Entre 2017 et 2021, la tranche d’âge des 25-44 ans représentait 39 % des personnes tuées sur les routes. Les usagers les plus vulnérables restent les deux-roues motorisés et les piétons, qui concentrent environ 74 % des décès, le plus souvent lors de collisions avec des véhicules légers.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5911" data-end="6280">Fin 2024, après une hausse des décès par rapport à 2023, la préfecture avait lancé la campagne « Vivant, pas immortel » et consacré une semaine entière à des actions de sensibilisation. Elle indiquait également mobiliser une enveloppe comprise entre 450.000 et 600.000 euros pour des études et des travaux d’amélioration de la sécurité, notamment en faveur des piétons.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5911" data-end="6280">Un effort qui a été reconduit tout au long de l&rsquo;année 2025, indique la préfecture, avec des actions subventionnées à hauteur de 61.500 euros auprès de communes, d&rsquo;établissements scolaires, d&rsquo;associations, etc&#8230; La priorité a là encore été donnée aux jeunes. Le prochain PDASR devrait être publié d&rsquo;ici mars 2026, suivant le slogan « la route en partage », avec la mise en place d&rsquo;un travail « d&rsquo;aller vers » en collaboration avec la DEALM, pour inciter les communes à lancer des projets.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="5911" data-end="6280"><strong>Transformer les bilans en outils</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="6282" data-end="6673">Malgré des accidents tragiques, le bilan annuel de 2025 montre une amélioration progressive avec une baisse du nombre d’accidents et de morts, passés de huit à six, selon l’Observatoire départemental de la sécurité routière et la préfecture. Une évolution encourageante, qui montre les efforts en la matière mais qui n’efface toutefois ni la brutalité de chaque drame ni les questions qu’ils soulèvent.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6675" data-end="7534">Après le choc et l’émotion des accidents, le quotidien reprend inévitablement sa place. Les routes continuent d’être empruntées, les habitudes reviennent, parce que la vie ne s’arrête pas. C’est précisément dans ce retour au quotidien que se joue l’enjeu de la sécurité routière. Car chaque accident mortel ne renvoie pas seulement à des responsabilités individuelles, mais pose une question plus large : que retient-on, collectivement, de ces drames ? Aménagement des routes, prévention, sensibilisation des plus jeunes, choix des pouvoirs publics… autant de leviers connus depuis longtemps, dont l’efficacité dépend surtout de leur mise en œuvre concrète et dans la durée. À condition que ces actions puissent être suivies et évaluées dans le temps, et que les bilans deviennent de vrais outils pour orienter les politiques de prévention et améliorer la sécurité sur les routes.</p>
<p data-start="6675" data-end="7534">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/04/malamani-deux-jeunes-tues-quels-enseignements-pour-la-securite-routiere/">Malamani : deux jeunes tués, quels enseignements pour la sécurité routière ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Département–Région de Mayotte se mobilise dans la préservation et la valorisation des langues de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/le-departement-region-de-mayotte-se-mobilise-dans-la-preservation-et-la-valorisation-des-langues-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 08:10:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Journée Internationale des Langues Maternelles]]></category>
		<category><![CDATA[Maro Voanio]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
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		<category><![CDATA[Shime]]></category>
		<category><![CDATA[université de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Journée Internationale des Langues Maternelles, le Département–Région de Mayotte organise, en partenariat avec l’Université de Mayotte, la Préfecture, le Rectorat ainsi que les associations culturelles Shime et Maro Voanio, une journée dédiée à la promotion, à la transmission et au développement des langues mahoraises ce samedi 21 février 2026 à l’Université [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/le-departement-region-de-mayotte-se-mobilise-dans-la-preservation-et-la-valorisation-des-langues-de-mayotte/">Le Département–Région de Mayotte se mobilise dans la préservation et la valorisation des langues de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À l’occasion de la Journée Internationale des Langues Maternelles, le Département–Région de Mayotte organise, en partenariat avec l’Université de Mayotte, la Préfecture, le Rectorat ainsi que les associations culturelles Shime et Maro Voanio, une journée dédiée à la promotion, à la transmission et au développement des langues mahoraises ce samedi 21 février 2026 à l’Université de Mayotte, à Dembéni.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Placée sous le thème <em>« Vers une nouvelle dynamique de développement des langues mahoraises : entre outillage, intelligence numérique et enseignement »</em>, cette rencontre institutionnelle et académique s’inscrit dans une volonté affirmée de structurer une dynamique durable en faveur des langues régionales de Mayotte, en articulant politiques publiques, recherche universitaire, innovation numérique et engagement des acteurs culturels du territoire.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La matinée sera marquée par des allocutions officielles et par la signature d’une lettre de mission relative à l’enseignement des langues régionales, traduisant concrètement l’ambition collective de renforcer leur place dans les dispositifs éducatifs.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les échanges se poursuivront sous la forme de tables rondes et d’ateliers thématiques consacrés aux outils et aux méthodes favorisant la transmission des langues mahoraises, à leur enseignement, ainsi qu’aux perspectives offertes par le numérique et l’intelligence artificielle pour leur sauvegarde, leur structuration et leur diffusion.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Atelier 1 &#8211; Outils et techniques de transmission et d’enseignement des langues mahoraises : orthographe et lexique</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Atelier 2 &#8211; Atelier d’écriture : « Fumbo na himbo » – Écrire et produire en langues mahoraises</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La participation aux ateliers est soumise à une inscription préalable. Les personnes souhaitant y prendre part sont invitées à adresser un courriel à l’adresse shimemayotte@gmail.com en précisant leur nom, leur prénom, leur profession ainsi que l’atelier choisi.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/le-departement-region-de-mayotte-se-mobilise-dans-la-preservation-et-la-valorisation-des-langues-de-mayotte/">Le Département–Région de Mayotte se mobilise dans la préservation et la valorisation des langues de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lutte contre les fraudes : le CODAF a multiplié par cinq ses opérations en un an</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/02/lutte-contre-les-fraudes-le-codaf-a-multiplie-par-cinq-ses-operations-en-un-an/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 02:30:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CODAF]]></category>
		<category><![CDATA[fraude]]></category>
		<category><![CDATA[lutte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[Procureur de la République]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42379</guid>

					<description><![CDATA[<p>La réorganisation du CODAF autour de trois axes — lutte contre l’immigration clandestine, sécurité publique et fraude — a renforcé la coordination entre les services et accru leur capacité d’intervention. Cet effort doit désormais se traduire par des actions concrètes devant la justice.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/02/lutte-contre-les-fraudes-le-codaf-a-multiplie-par-cinq-ses-operations-en-un-an/">Lutte contre les fraudes : le CODAF a multiplié par cinq ses opérations en un an</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="238" data-end="737">Avec une augmentation de plus de 500 % des opérations du Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF) entre 2023 et 2025, passant de 41 à 260 interventions, le préfet François-Xavier Bieuville et le procureur de la République Guillaume Dupont, co-présidents du dispositif, ont tenu, ce lundi 1ᵉʳ décembre, une conférence de presse. Ils ont dressé le bilan annuel du CODAF et lancé un message clair aux potentiels fraudeurs :  » <em>ne pensez pas que cela ne vous concernera pas ! « .</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="238" data-end="737"><strong>Plus d&rsquo;opérations et plus d&rsquo;efficacité grâce à une réorganisation du service</strong></h2>
<figure id="attachment_42412" aria-describedby="caption-attachment-42412" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42412" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/WhatsApp-Image-2025-12-01-at-14.20.04-300x196.jpeg" alt="" width="300" height="196" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/WhatsApp-Image-2025-12-01-at-14.20.04-300x196.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/WhatsApp-Image-2025-12-01-at-14.20.04-1024x670.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/WhatsApp-Image-2025-12-01-at-14.20.04-768x503.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/WhatsApp-Image-2025-12-01-at-14.20.04-150x98.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/WhatsApp-Image-2025-12-01-at-14.20.04-696x455.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/WhatsApp-Image-2025-12-01-at-14.20.04-1068x699.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/WhatsApp-Image-2025-12-01-at-14.20.04-741x486.jpeg 741w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/WhatsApp-Image-2025-12-01-at-14.20.04.jpeg 1302w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42412" class="wp-caption-text">Le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville et le procureur de la République, Guillaume Dupont, co-président le CODAF. Ils en ont tiré le bilan annuel, au siège de la DEALM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="739" data-end="1194">Cette hausse s’explique, selon le préfet, par sa volonté d’intensifier l’activité du dispositif depuis sa prise de fonction en février 2024, et surtout par une réorganisation visant à améliorer la coordination entre les différents services. Lors de certaines opérations, plus de huit services — de la gendarmerie à la police, en passant par l’ARS, la DETTS ou les douanes — peuvent être mobilisés conjointement pour renforcer l’efficacité des contrôles.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1196" data-end="1824">« <em>Pas plus tard que ce week-end, nous avons contrôlé une activité de vente de médicaments non déclarés, mettant en danger la santé publique. Des individus en situation irrégulière ont été arrêtés et interpellés. Des conséquences fiscales et judiciaires sont prévues »</em>, souligne François-Xavier Bieuville. « <em>Cette opération illustre parfaitement le fonctionnement du CODAF : l’ARS pour la santé publique, la DRFIP pour le volet fiscal, et l’OLTIM (Office de lutte contre le trafic illicite de migrants) et le LIC pour la lutte contre l’immigration clandestine, avec le soutien de la gendarmerie pour sécuriser l’ensemble ».</em></p>
<figure id="attachment_24222" aria-describedby="caption-attachment-24222" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24222" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ramadan-1-300x225.jpg" alt="ramadan, chido, alimentation, marché, Mamoudzou" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ramadan-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ramadan-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ramadan-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ramadan-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ramadan-1.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24222" class="wp-caption-text">En 2025, la CODAF a détruit 3 tonnes de marchandises dans les supermarchés, jugées non conformes. (Photo d&rsquo;illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1826" data-end="2407">Initialement créé pour détecter et mettre fin aux fraudes dans tous les secteurs économiques — des marchands de sommeil au travail clandestin, en passant par les taxis « <em>mabawa »</em>, les vendeurs à la sauvette, la pêche et l’agriculture illégales, le BTP, la restauration ou encore les petites et grandes surfaces — le CODAF, en place depuis de nombreuses années à Mayotte, s’est depuis réorienté autour de trois axes principaux : la lutte contre l’immigration clandestine, la sécurité publique et la fraude, désormais traitées de manière coordonnée pour renforcer son efficacité.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2409" data-end="2837">« <em>Nous faisons ce lien car, en réalité, les individus amenés à frauder sont souvent en situation irrégulière et à l’origine de problématiques de sécurité publique et d’ordre public »</em>, explique le préfet. « <em>Nous avons mis en place une meilleure coordination et une politique de ciblage plus précise. Les moyens existaient déjà, mais ils n’étaient ni suffisamment coordonnés ni organisés. Il suffisait de remettre du sens ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2409" data-end="2837"><strong>Des sanctions judiciaires à la hauteur des comportements</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2839" data-end="2995">Et si le nombre d’opérations continue d’augmenter, il est essentiel que les auteurs soient sanctionnés par la justice lorsqu’une culpabilité est reconnue.</p>
<figure id="attachment_14795" aria-describedby="caption-attachment-14795" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14795" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-de-sommeil-point-deau-jpeg-225x300.webp" alt="procureur, Mayotte, marchands de sommeil" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-de-sommeil-point-deau-jpeg-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-de-sommeil-point-deau-jpeg-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-de-sommeil-point-deau-jpeg-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-de-sommeil-point-deau-jpeg-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-de-sommeil-point-deau-jpeg-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-de-sommeil-point-deau-jpeg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-14795" class="wp-caption-text">En 2025, 18 procédures ont été lancées à l&rsquo;encontre de marchands de sommeil. (Photo d&rsquo;illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2997" data-end="3324">« <em>Sur les 260 opérations menées, la moitié ont donné lieu à des procédures simples devant la justice. Pour les autres, les infractions étant plus complexes, des investigations supplémentaires sont nécessaires avant de présenter un dossier complet aux juges en vue d’une éventuelle condamnation »</em>, explique Guillaume Dupont.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3326" data-end="3936">« <em>La justice a durci les sanctions pénales dans le cadre du CODAF. Les auteurs de fraude s’exposent à de fortes amendes et à une inscription au casier judiciaire. Les sanctions doivent correspondre à la gravité des comportements, car beaucoup ne réalisent pas le danger que leurs activités représentent pour la population »</em>, ajoute le procureur. « <em>L’idée que ‘ça n’arrivera pas à moi’ est fausse. Prenons l’exemple des marchands de sommeil : grâce aux CFE (Commissions de Fiscalité et d’Expropriation), il est possible de saisir un immeuble appartenant à un marchand de sommeil, même avant un jugement ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3938" data-end="4391">Le préfet a également rappelé que le CODAF vise à préserver le tissu économique de Mayotte et à lutter contre la concurrence déloyale. « <em>Lorsque vous ne déclarez pas vos impôts, vos travailleurs ou pratiquez des prix artificiellement bas, vous faîtes de la concurrence déloyale. Le CODAF rétablit l’équilibre et protège les entreprises qui respectent la loi. Au-delà du gain économique, il s’agit aussi de protéger le social et l’ordre public ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le bilan en chiffres</strong></h2>
<figure id="attachment_42416" aria-describedby="caption-attachment-42416" style="width: 237px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42416" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Fraude--237x300.jpg" alt="" width="237" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Fraude--237x300.jpg 237w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Fraude--808x1024.jpg 808w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Fraude--768x973.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Fraude--1213x1536.jpg 1213w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Fraude--150x190.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Fraude--300x380.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Fraude--696x882.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Fraude--1068x1353.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Fraude-.jpg 1241w" sizes="auto, (max-width: 237px) 100vw, 237px" /><figcaption id="caption-attachment-42416" class="wp-caption-text">Les chiffres détaillés du bilan 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4433" data-end="4781">Dans le secteur de la protection de la santé de la population, le CODAF a mis en demeure ou fermé administrativement 23 commerces alimentaires pour raisons sanitaires, détruit 3 tonnes de marchandises non conformes dans les supermarchés et 1.480 kg de produits dans les restaurants contrôlés, et saisi 366 kg de végétaux vendus à la sauvette.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4783" data-end="5065">Sur le volet lutte contre les facteurs d’attractivité de l’immigration clandestine, 18 procédures ont été engagées contre les marchands de sommeil, 13 hectares de cultures illégales détruits et 43 étrangers en situation irrégulière placés au Centre de Rétention Administrative (CRA).</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5067" data-end="5390">Pour la protection du tissu économique mahorais, le dispositif a lancé 98 procédures contre les taxis clandestins — dont 85 scooters saisis — détruit 2.504 articles de contrefaçon, saisi 3.464 kg de produits issus de la pêche illégale et 295 kg de viandes d’espèces protégées, avec <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/20/braconnage-en-recul-mais-difficultes-post-chido-oulanga-na-nyamba-et-son-savoir-faire-menaces/">l’interpellation de 13 braconniers</a>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5392" data-end="5722">« <em>Dans certains secteurs comme la pêche, les messages sont passés, mais il reste des domaines où nous devons redoubler de vigilance, notamment les marchands de sommeil, la vente à la sauvette, les cultures illégales, les fraudes sociales et agricoles, ainsi que certaines activités du BTP »</em>, a conclu François-Xavier Bieuville.</p>
<p data-start="5392" data-end="5722">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/02/lutte-contre-les-fraudes-le-codaf-a-multiplie-par-cinq-ses-operations-en-un-an/">Lutte contre les fraudes : le CODAF a multiplié par cinq ses opérations en un an</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>2 décès, 17 personnes secourues après une collision entre un kwassa et un intercepteur</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/15/2-deces-17-personnes-secourues-apres-une-collision-entre-un-kwassa-et-un-intercepteur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 07:57:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Kwassa]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ce mardi 15 juillet, aux alentours de 4h30 du matin, un kwassa-kwassa transportant des migrants a effectué un refus d&#8217;obtempérer et est entré en collision avec un intercepteur de la Police nationale, au large de la côte Ouest de Mayotte », indique dans un communiqué la préfecture de Mayotte, ce mardi 15 juillet. « À la suite [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/15/2-deces-17-personnes-secourues-apres-une-collision-entre-un-kwassa-et-un-intercepteur/">2 décès, 17 personnes secourues après une collision entre un kwassa et un intercepteur</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="117" data-end="439">« <em>Ce mardi 15 juillet, aux alentours de 4h30 du matin, un kwassa-kwassa transportant des migrants a effectué un refus d&rsquo;obtempérer et est entré en collision avec un intercepteur de la Police nationale, au large de la côte Ouest de Mayotte »</em>, indique dans un communiqué la préfecture de Mayotte, ce mardi 15 juillet. « <em>À la suite de l’impact, l’embarcation a chaviré, précipitant ses occupants à la mer »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="441" data-end="610">« <em>17 personnes ont pu être secourues grâce à l’intervention coordonnée des forces de sécurité intérieure. Malgré la rapidité de l’intervention, deux décès sont à déplorer »</em>, ajoute la préfecture.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="612" data-end="869">Sous l’autorité du préfet et coordonnées par le CROSS, les opérations de secours ont été réalisées par des forces de police, de gendarmerie, de la gendarmerie maritime, ainsi que des moyens aériens. L’ensemble des services de l’État est pleinement mobilisé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="871" data-end="988">Une enquête a été ouverte par le Procureur de la République afin d’établir les circonstances exactes de cet accident.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="990" data-end="1379">« <em>Ce drame rappelle les risques de l’immigration clandestine, alimentée par des passeurs qui mettent en danger la vie d’hommes, de femmes et d’enfants »</em>, continue la préfecture.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="990" data-end="1379">Le préfet condamne « <em>avec la plus grande fermeté ces agissements et met en garde toute personne qui envisage la traversée vers Mayotte sur les risques encourus. Ce secteur est particulièrement dangereux y compris quand la mer semble calme »</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/15/2-deces-17-personnes-secourues-apres-une-collision-entre-un-kwassa-et-un-intercepteur/">2 décès, 17 personnes secourues après une collision entre un kwassa et un intercepteur</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Immigration clandestine : Saïd Omar Oili demande des comptes à la préfecture</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/10/immigration-clandestine-said-omar-oili-demande-des-comptes-a-la-prefecture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 01:45:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'immigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Omar Oili]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=30561</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans une question écrite adressée au ministre de l’Intérieur, le 24 octobre 2024, le sénateur de Mayotte, Saïd Omar Oili, a souhaité connaître les données du bilan de la lutte contre l'immigration clandestine de la police aux frontières de Mayotte entre 2020 et 2023. Il a enfin eu la réponse en fin de semaine dernière…</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/10/immigration-clandestine-said-omar-oili-demande-des-comptes-a-la-prefecture/">Immigration clandestine : Saïd Omar Oili demande des comptes à la préfecture</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon les données du ministère de l’Intérieur, elles-mêmes émanant de la préfecture de Mayotte, il y aurait eu, entre 2020 et 2023, 107.291 personnes en situation irrégulière interpellées par les forces de l&rsquo;ordre. Mais les services du ministère indiquent par ailleurs qu&rsquo;il y a eu <em>« 21.028 éloignements non menés à terme entre 2020 et 2023, après l&rsquo;intervention de divers acteurs »</em> (…).</p>
<figure id="attachment_8845" aria-describedby="caption-attachment-8845" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8845" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-300x169.png" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-300x169.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-1024x576.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-768x432.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-1536x864.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-150x84.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-696x392.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-1068x601.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-1920x1080.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-1320x743.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1.png 1994w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-8845" class="wp-caption-text"><em>Le magistrat du siège du tribunal judiciaire est compétent pour examiner la régularité du placement en rétention des étrangers en situation irrégulière</em></figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il s’agit notamment du juge judiciaire. <em>« Le magistrat du siège du tribunal judiciaire est compétent pour examiner la régularité du placement en rétention des étrangers en situation irrégulière et peut ainsi ordonner la levée de la rétention s&rsquo;il considère la procédure précédant le placement en rétention comme irrégulière ou s&rsquo;il estime que les conditions de la prolongation de la rétention ne sont pas remplies »</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le tribunal administratif a aussi le pouvoir de statuer sur la légalité de la mesure d&rsquo;éloignement (…), en fonction de <em>« la situation personnelle et familiale de l&rsquo;étranger, de ses liens avec la France »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais aussi la préfecture de Mayotte, « après recours gracieux ». <em>« Les retenus, par le biais des deux associations présentes au centre de rétention administrative (CRA) peuvent saisir la préfecture afin de demander l’abrogation de l’OQTF (Obligation de quitter le territoire français) dont ils font l’objet et donc leur libération »</em>, indique le courrier de réponse adressé au sénateur.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La cour administrative d’appel. <em>« L’étranger a la possibilité d’interjeter appel d’une décision de rejet de sa requête par le tribunal administratif »</em>.</p>
<figure id="attachment_11290" aria-describedby="caption-attachment-11290" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11290" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-300x206.jpg" alt="Assemblée nationale, Estelle Youssouffa, Mayotte, Lampedusa, Comores" width="300" height="206" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-300x206.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-768x526.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-150x103.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-696x477.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-11290" class="wp-caption-text">Le Centre de rétention administrative</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’unité médicale du CRA peut également permettre le non éloignement d’un étranger en situation irrégulière. <em>« Un étranger placé en rétention peut faire état de ses problèmes de santé afin de demander la levée de sa rétention administrative. Un avis médical est donc sollicité afin d&rsquo;examiner la compatibilité de l&rsquo;état de santé du retenu avec les conditions de la rétention ou de l&rsquo;éloignement »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Enfin, l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) qui offre la possibilité à l&rsquo;étranger placé en rétention <em>« de solliciter l&rsquo;asile »</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ainsi, toujours selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, de 2020 à 2023, les motifs de libérations se répartissent de la façon suivante : Le juge judiciaire : 7.144 ; Le Tribunal administratif : 752 ; Les Recours gracieux de la préfecture : <strong>11.724 </strong>; La cour administrative : 31 ; L’unité médicale du CRA : 1.317 ; L’asile : 9 ; Et enfin, « autre » : 51.</p>
<figure id="attachment_10144" aria-describedby="caption-attachment-10144" style="width: 286px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-10144" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-300x175.png" alt="" width="286" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-300x175.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-1024x596.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-768x447.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-150x87.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-696x405.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-1068x622.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin.png 1240w" sizes="auto, (max-width: 286px) 100vw, 286px" /><figcaption id="caption-attachment-10144" class="wp-caption-text">Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, de 2020 à 2023, il y aurait eu 21.028 « éloignements non menés à terme »</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Soit un total de 21.028. En regardant ces chiffres de plus près, on constate que sur les 21.028 « éloignements non menés à terme entre 2020 et 2023 », plus de 50% émanent de la préfecture à « titre gracieux » !</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Aussi, dans une lettre adressée au représentant de l’État dans l’île, en outre le préfet de Mayotte, le sénateur Saïd Omar Oili souhaite connaitre les raisons <em>« des principaux motifs de recours gracieux retenus pour les 11.724 recours évoqués »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Affaire à suivre…</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/10/immigration-clandestine-said-omar-oili-demande-des-comptes-a-la-prefecture/">Immigration clandestine : Saïd Omar Oili demande des comptes à la préfecture</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>La préfecture et l&#8217;autorité judiciaire unies dans la lutte contre l&#8217;immigration clandestine</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/22/la-prefecture-et-lautorite-judiciaire-unis-dans-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 02:30:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[autorité judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[immigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[passeurs]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[procureur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=29344</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un boutre de plusieurs mètres de hauteur a été détruit, ce mercredi 21 mai, au port de Longoni. La destruction de ce bateau, utilisé par une filière de passeurs pour rejoindre Mayotte au départ de la Tanzanie, marque la fin de la première opération de lutte contre “l’immigration clandestine”, réalisée conjointement entre la préfecture et l’autorité judiciaire en France. Une coopération qui s’inscrit dans le plan Uhura wa Shaba, présenté par le président de la République en avril dernier.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/22/la-prefecture-et-lautorite-judiciaire-unis-dans-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/">La préfecture et l&rsquo;autorité judiciaire unies dans la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Sans forcer, la pince de la pelleteuse fait voler en éclats le bois sec, abimé par le soleil et le sel, d’un boutre, sur le quai du port de Longoni. En quelques secondes, dans un bruit de craquement, la cabine du bateau, de plusieurs mètres de hauteur, est démantelée, laissant apparaître les quelques affaires entassées à l’intérieur dans un nuage de poussière.</span></p>
<figure id="attachment_29414" aria-describedby="caption-attachment-29414" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-29414" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre-300x200.jpg" alt="Lutte contre l'immigration clandestine, préfet, François Xavier Bieuville, procureur, Guillaume Dupont, boutre" width="210" height="140" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Boutre.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px" /><figcaption id="caption-attachment-29414" class="wp-caption-text">Guillaume Dupont, procureur de la République et François-Xavier Bieuville, préfet de Mayotte, devant la destruction du boutre</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Au pied de la carcasse qui se délite peu à peu, le préfet François-Xavier Bieuville et le procureur de la République, Guillaume Dupont, posent pour la photo. La destruction de ce bateau marque la dernière étape de l’opération conjointe menée par l’autorité administrative : la préfecture, et l’autorité judiciaire, qui a permis d’arrêter l’embarcation en provenance de Tanzanie.</span></p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une première entre la préfecture et l&rsquo;autorité judiciaire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">« C’est la première fois dans le pays que la Marine nationale, que l’ensemble des services de police et que l’autorité judiciaire participent à une opération de lutte contre l’immigration clandestine</span></i><span style="font-weight: 400;">”, insiste François-Xavier Bieuville, qui précise que l’opération a été coordonnée à l’échelle régionale et sous la supervision du préfet de zone basé à La Réunion. Habituellement, les opérations conjointes concernent la lutte contre les « grands trafics mondiaux »,  dont le trafic de stupéfiants, cette opération illustre donc une volonté de s’attaquer davantage à la lutte contre « l’immigration clandestine ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">« Dès son arrivée à Mayotte, le procureur de la République s’est joint à notre autorité pour poursuivre cette opération »</span></i><span style="font-weight: 400;">, s’est réjouit le préfet qui compte perpétuer la mise en place de tels dispositifs. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Dans ce partenariat il y a la sanction et c’est justement le rôle de l’autorité judiciaire. L’objectif est de demander la sanction des passeurs</span></i><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">on parle de traite des êtres humains, les mots sont forts</span></i><span style="font-weight: 400;">”, a ajouté Guillaume Dupont. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Dans un contexte où la population mahoraise à soif de justice et veut que l’immigration clandestine soit une lutte permanente, nos deux autorités sont de concert sur ce sujet là ».</span></i></p>
<figure id="attachment_29422" aria-describedby="caption-attachment-29422" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29422" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-300x200.jpg" alt="Lutte contre l'immigration clandestine, préfet, François Xavier Bieuville, procureur, Guillaume Dupont, boutre" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/DSC_0018-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29422" class="wp-caption-text">Le préfet François-Xavier Bieuville a insisté sur le fait que cette opération conjointe sur la LIC est une première en France</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Un rapprochement des autorités qui s’inscrit dans le lancement du plan Uhura Wa Shabat (« mur de fer » en mahorais), annoncé par le président de la République lors de sa visite le 21 avril dernier et qui a pour objectif de passer de 25.000 retours à la frontière à 35.000. Une volonté qui nécessite des moyens renforcés pour l’autorité administrative afin d’augmenter le nombre d’interpellations, mais aussi l’implication de l’autorité judiciaire pour judiciariser les situations irrégulières, poursuivre les passeurs et ordonner la saisie des bateaux. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Je suis arrivé il y a un mois et demi, le constat est clair, l’immigration clandestine provient de filières organisées et donc c’est de notre responsabilité, de la Justice de l’Etat, d’affirmer la sévérité »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> continue Guillaume Dupont. « </span><i><span style="font-weight: 400;">En tant que procureur de la République je demanderai au tribunal, la plus grande fermeté par rapport aux personnes qui soudoient l’humanité et les personnes en souffrance, la fermeté sera au rendez-vous ».</span></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les passeurs en détention provisoire, la majorité des personnes expulsées</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Dans le cas du boutre arraisonné, Guillaume Dupont a précisé que moins d’une dizaine de passeurs ont été placés en détention provisoire, qu’un juge d’instruction a été saisi, et que le but est désormais de déterminer les responsabilités de chacun. Du côté des personnes transportées dans le bateau, 70 ont été interpellées. Certaines sont toujours au Centre de rétention administrative (CRA) et <em>« une bonne partie »</em> ont été reconduits, a expliqué François-Xavier Bieuville.</span></p>
<figure id="attachment_24326" aria-describedby="caption-attachment-24326" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24326" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3-300x200.jpg" alt="campement, Tsoundzou, exilés" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ts2-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24326" class="wp-caption-text">Depuis le 28 février dernier, des centaines de personnes ont été installées par la préfecture dans un camp à Tsoundzou, en proie à divers formes de violences</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« <em>Ces</em></span><em><span style="font-weight: 400;"> opérations ont des effets directs sur l’entrée irrégulière sur le territoire national.</span></em><i><span style="font-weight: 400;"> La bonne nouvelle c’est qu’on réussit à empêcher un certain nombre de personnes qui sont dans de très grandes difficultés, dans des situations de violences, de se retrouver à Mayotte, parce que les violences qu’elles rencontreront ici seront tout aussi importantes »</span></i><span style="font-weight: 400;">, souligne le préfet, laissant entendre que Mayotte ne dispose pas de moyens ni d&rsquo;une volonté suffisante pour accueillir ces personnes dont la plupart voient l’île française comme un moyen d&rsquo;accéder à de meilleures conditions de vie et à une certaine sécurité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Depuis le début de l’année, des personnes arrivées à Mayotte depuis les Comores, mais surtout depuis le continent africain, subissent — dans l’attente de l’obtention d’un titre de séjour ou d’une avancée dans leur demande d’asile — des conditions de vie parfois indignes, comme dans <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/07/apres-le-college-de-kwale-et-la-rue-les-exiles-installes-au-milieu-de-la-foret-a-tsoundzou-2/">le camp situé à la sortie de Tsoundzou II</a>. Selon des sources sur place, des viols ont eu lieu sur plusieurs femmes au sein du camp, et les attaques de jeunes des quartiers avoisinants sont nombreuses. Et si la préfecture fait des efforts pour trouver des logements aux personnes vulnérables, comme les enfants ou les femmes, la situation n’est pas tenable.</span></p>
<figure id="attachment_10636" aria-describedby="caption-attachment-10636" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10636" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1299-300x191.jpg" alt="" width="300" height="191" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1299-300x191.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1299-150x95.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1299-696x442.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1299.jpg 702w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-10636" class="wp-caption-text">Pour lutter contre les passeurs, une plus grande coopération régionale et internationale est nécessaire, sur le plan diplomatique mais aussi juridique</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Et pour empêcher davantage les passeurs de se rendre à Mayotte, le préfet et le procureur ont insisté sur le besoin d’une plus large coopération régionale et internationale. <em>« On est en relation avec l’ensemble de nos voisins, qu’ils soient africains ou insulaires proches et c’est dans ce dialogue international qui relève de l’autorité présidentielle que ces relations doivent être construites et développées”</em>, note François-Xavier Bieuville. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Au niveau judiciaire, la coopération internationale va également se développer »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> relève Guillaume Dupont.</span><i><span style="font-weight: 400;"> “Actuellement une réflexion est menée sous l’impulsion du parquet général de la cour d’appel de Saint-Denis de La Réunion, qui souhaite développer davantage ces liens. L’entraide pénale internationale aura toute sa force dans la lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte ».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/22/la-prefecture-et-lautorite-judiciaire-unis-dans-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/">La préfecture et l&rsquo;autorité judiciaire unies dans la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un choc des libertés aux portes de la préfecture</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/06/un-choc-des-libertes-aux-portes-de-la-prefecture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 May 2025 02:15:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[blocage]]></category>
		<category><![CDATA[bureau des étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif 2018]]></category>
		<category><![CDATA[exil]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’un côté de la route qui mène à la préfecture, ce lundi 5 mai, les membres du collectif des citoyens de Mayotte 2018, bloquent le passage et réclament la suppression du titre de séjour territorialisé "pour gagner la liberté de l’archipel face aux Comores", dans la lignée du combat des Chatouilleuses. De l’autre côté, des jeunes hommes attendent l'obtention de leurs papiers symbole d’un avenir à bâtir, de libertés individuelles à conquérir.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/06/un-choc-des-libertes-aux-portes-de-la-prefecture/">Un choc des libertés aux portes de la préfecture</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ce lundi 5 mai, à l’entrée de l’avenue de la préfecture à Mamoudzou, les forces de l’ordre ont mis en place un barrage filtrant en direction des services préfectoraux. Seuls les fonctionnaires ont le droit de passer après la présentation d&rsquo;un justificatif. Un contrôle établi pour éviter de créer des tensions devant l’entrée du bâtiment et le bureau des étrangers, bloqué depuis avril par les membres du collectif des citoyens de Mayotte 2018, qui réclament la suppression du titre de séjour territorialisé.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un combat pour la liberté de Mayotte</strong></h2>
<figure id="attachment_28267" aria-describedby="caption-attachment-28267" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-28267" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-300x225.jpeg" alt="Collectif 2018, blocage préfecture, bureau des étrangers, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-28267" class="wp-caption-text">Un drapeau représentant Zéna M&rsquo;déré, cheffe de file des Chatouilleuses dans les années 60&prime; et 70&prime;</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Les drapeaux français et ceux représentant la cheffe de file historique des Chatouilleuses, Zéna M’Déré, ont été décrochés du portail de la préfecture pour être installés quelques mètres plus loin, sur un grillage le long de la route, à la vue de tous. Juste à côté, assises à l’ombre, deux femmes âgées, des</span><i><span style="font-weight: 400;"> sorodas</span></i><span style="font-weight: 400;"> (soldats, combattants) qui ont lutté dans les années 60&prime; et 70&prime; pour que Mayotte reste française, sont présentes. Près de 50 ans après le second référendum du 8 février 1976, qui a entériné leur plus chère demande de demeurer au sein de la République française, leur combat n’est pas terminé. « </span><i><span style="font-weight: 400;">On a mal au cœur, ce n’est pas cette liberté qu’on voulait pour Mayotte »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> déplore l’une d’entre-elles, qui n’a pas souhaité donner son identité. « </span><i><span style="font-weight: 400;">On ne s’attendait pas à une telle situation, Mayotte est devenue un champ de guerre, on va se battre jusqu’au bout pour l’avenir de nos enfants, et pour que Mayotte soit libre »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> ajoute-t-elle, énervée par une situation sécuritaire qui, selon elle, se dégrade d’année en année, et s&rsquo;explique par l&rsquo;arrivée de personnes depuis les Comores.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Ce sont elles qui nous poussent à continuer le combat, on n&rsquo;a pas le droit d&rsquo;abandonner », </span></i><span style="font-weight: 400;">explique Safina Soula, présidente du collectif des citoyens de Mayotte 2018. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Après le référendum elles ont laissé la place aux politiques et aux nouvelles générations pour prendre la relève, mais aujourd&rsquo;hui on voit bien que cela n&rsquo;a pas abouti et elles se sont une nouvelle fois réveillées, elles sont encore vivantes pour la liberté de Mayotte ».</span></i></p>
<figure id="attachment_28266" aria-describedby="caption-attachment-28266" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-28266" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-6-300x225.jpg" alt="Collectif 2018, blocage préfecture, bureau des étrangers, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-6-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-6-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-6-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-6-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-6.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-28266" class="wp-caption-text">Une membre du collectif des citoyens de Mayotte 2018, qui fait partie de la « deuxième génération » des Chatouilleuses. Elles souhaitent poursuivre le combat pour la liberté de Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Safina Soula et son collectif réclament la suppression du titre de séjour territorialisé, une demande qui a été soutenue par le Conseil départemental <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/11/projet-loi-programme-le-conseil-departemental-a-donne-son-avis-au-gouvernement/">dans son avis consultatif donné au Gouvernement</a> sur le projet de loi programme, le 10 avril dernier, mais dont le sort n&rsquo;a pas été évoqué par Emmanuel Macron <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/22/a-mayotte-emmanuel-macron-face-aux-promesses-dune-lente-reconstruction/">lors de sa visite, le 21 avril dernier</a>. Le chef de l&rsquo;Etat avait décidé de mettre en avant l&rsquo;opération « </span><i><span style="font-weight: 400;">Uhura Wa Shabat</span></i><span style="font-weight: 400;"> » ou « mur de fer », pour renforcer la lutte contre « l&rsquo;immigration clandestine », avec son objectif de 35.000 retours chaque année à la frontière, une intention qui est loin de satisfaire Safina Soula.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un blocage jusqu&rsquo;aux amendements du projet de loi</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Son plan c&rsquo;est un jeu, mais nous on n&rsquo;est pas là pour jouer »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> réagit Safina Soula, qui compte maintenir le blocage en attendant le vote d&rsquo;amendements, en leur faveur, sur le projet de loi déposé le 22 avril au Sénat. « </span><i><span style="font-weight: 400;">On risque notre vie au quotidien à Mayotte, et le problème c&rsquo;est que les Mahorais et les Mahoraises quittent le territoire, même s&rsquo;ils aimeraient y vivre ».</span></i><span style="font-weight: 400;"> Le collectif souligne la baisse de l&rsquo;attractivité de Mayotte ces dernières années et craint un remplacement de la population mahoraise par une population venue des Comores et du continent africain. Des arrivées qu&rsquo;elle considère comme orchestrées directement par les Comores pour faire pression sur Mayotte et la France, ce qui inscrit leurs actions dans la lignée des combats menés par les Chatouilleuses.</span></p>
<figure id="attachment_28264" aria-describedby="caption-attachment-28264" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-28264" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-4-300x225.jpg" alt="Collectif 2018, blocage préfecture, bureau des étrangers, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-4-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-4-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-4-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-4-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/blocage-pref-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-28264" class="wp-caption-text">Le collectif dénonce la dégradation de l&rsquo;image et de la situation à Mayotte qui entrave l&rsquo;installation des Français, et qui entraîne le départ de la population mahoraise</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Ma mère était soroda, c&rsquo;est important pour moi de continuer ce combat. Elle me raconte encore comment elle vivait à l&rsquo;époque quand les Comoriens ne les considéraient pas, et maltraitaient les femmes »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> raconte Zena Nahouda, 47 ans, qui fait partie de la deuxième génération des Chatouilleuses. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Ma fille a vu de ses propres yeux un meurtre au lycée de Sada, c&rsquo;est triste de voir Mayotte sombrer dans le noir. On se bat pour nos enfants »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> poursuit celle qui se lève tous les jours à 4h du matin pour se rendre au blocage de la préfecture. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Mes enfants comprennent pourquoi je me bats, je leur ai appris notre histoire, mais ils ont peur que je me fasse agresser », </span></i><span style="font-weight: 400;">continue Zena Nahouda. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Les vrais Mahorais nous soutiennent et on reçoit beaucoup de messages, c&rsquo;est aussi grâce à ça qu&rsquo;on tient et qu&rsquo;on a le courage de venir ».</span></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Ce rendez-vous il n&rsquo;arrive pas deux fois »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">De l&rsquo;autre côté de la route, les yeux cernés, une sacoche en bandoulière, Amir 19 ans, arrivé à Mayotte en octobre dernier depuis l&rsquo;île comorienne d&rsquo;Anjouan regarde les minutes défiler sur son téléphone portable. L&rsquo;horloge indique 10h40 et le jeune homme avait rendez-vous à 9h au bureau des étrangers pour obtenir son visa qu&rsquo;il demande depuis octobre. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Je ne peux pas rentrer, j&rsquo;espère qu&rsquo;une voiture va me chercher pour passer le barrage, je ne sais pas quoi faire</span></i><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">j&rsquo;attends les instructions »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> dit-il désemparé. Bachelier au lycée de Sada, il attend avec impatience son visa qui lui a été accordé afin de pouvoir se rendre à Toulouse et de poursuivre un BTS en Management Commercial Opérationnel. « </span><i><span style="font-weight: 400;">J&rsquo;ai vraiment besoin de ce dernier document pour partir »</span></i><span style="font-weight: 400;">, confie Amir, visiblement stressé.</span></p>
<figure id="attachment_23767" aria-describedby="caption-attachment-23767" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23767" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-300x200.jpg" alt="exilés, collège de Kwalé, préfecture, immigration, asile" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-23767" class="wp-caption-text">Le blocage du bureau des étrangers empêche la poursuite des procédures d&rsquo;obtention des papiers comme les visas ou les titres de séjour pour de nombreuses personnes (photo d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Cette chance, ce rendez-vous il n&rsquo;arrive pas deux fois », </span></i><span style="font-weight: 400;">remarque Chadrak, 28 ans, originaire de la République démocratique du Congo, lui aussi bloqué devant la préfecture. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Je devais avoir un entretien avec l&rsquo;OFPRA pour ma demande d&rsquo;asile. Depuis Chido et les blocages, je n&rsquo;avais pas eu de retour de la préfecture, et j&rsquo;attendais avec impatience cette journée », </span></i><span style="font-weight: 400;">poursuit l&rsquo;homme arrivé en décembre à Mayotte. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Mon but est de partir en métropole, dès l&rsquo;obtention de papiers. Je ne comprends pas pourquoi elles bloquent le bâtiment ».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Comme eux, ils sont une dizaine ce lundi matin à attendre la réouverture du bureau des étrangers. Une ultime barrière pour certains qui aspirent à devenir, eux aussi, maîtres de leur destin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Victor Diwisch</span></p>
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		<title>Le bureau des étrangers de la préfecture bloqué pour dénoncer la loi-programme</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/08/le-bureau-des-etrangers-de-la-prefecture-bloque-pour-denoncer-le-loi-de-programmation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 02:45:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[blocage]]></category>
		<category><![CDATA[collectif des citoyens mouvement 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[Safina Soula]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour protester contre le projet de loi de programmation pour Mayotte, le collectif des citoyens de Mayotte a lancé un blocage du bureau des étrangers à la préfecture, ce lundi 7 avril, la veille de la visite du ministre des Outre-Mer, Manuel Valls.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Assis sur des nattes devant plusieurs banderoles affichées à l&rsquo;entrée de la préfecture, des membres du collectif des citoyens de Mayotte ont entamé ce lundi 7 avril au matin un blocage du bureau des étrangers, pour signifier leur désaccord vis-à-vis du projet de loi de programmation pour Mayotte, à la veille de la visite du ministre des Outre-Mer, Manuel Valls.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« <em>On souhaite dénoncer l’attitude de l’Etat qui n’indique pas clairement vouloir supprimer le titre de séjour territorialisé, c’est inacceptable. Si on est là c’est qu’on veut absolument faire figurer cette suppression dans le projet</em>« , insiste Safina Soula, présidente du collectif des citoyens mouvement 2018 qui rassemble plusieurs associations notamment le CODIM ou les Assoiffés de Mayotte. « </span><i><span style="font-weight: 400;">On dénonce également l’article 20 du projet de loi programme qui est la réincarnation de l’article 10 précédemment supprimé dans la loi d&rsquo;urgence »</span></i><span style="font-weight: 400;">, continue Safina Soula. Cet article avait été supprimé suite au vote du projet de loi d&rsquo;urgence pour Mayotte, adopté par le Parlement, le 13 février dernier. Il habilitait le Gouvernement à légiférer par ordonnance pour adapter des règles relatives à l’expropriation pour « </span><i><span style="font-weight: 400;">cause d’utilité publique »</span></i><span style="font-weight: 400;">, afin de reconstruire Mayotte après le cyclone. Le collectif estime que l’article 20 reprend ces mêmes dispositions.</span></p>
<figure id="attachment_26160" aria-describedby="caption-attachment-26160" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26160" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Safina-Soula--225x300.jpg" alt="blocage, préfecture, collectif citoyens de Mayotte, loi programmation" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Safina-Soula--225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Safina-Soula--768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Safina-Soula--150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Safina-Soula--300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Safina-Soula--696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Safina-Soula-.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-26160" class="wp-caption-text">Suppression du titre de séjour territorialisé, rejet de la piste longue à Bouyouni, et de l&rsquo;article 20 de la future loi-programme&#8230; les revendications sont nombreuses.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Autre point sensible pour le collectif : le projet de construction de la piste longue à Bouyouni, « </span><i><span style="font-weight: 400;">une mascarade »</span></i><span style="font-weight: 400;">, lance Safina Soula qui milite pour que la piste soit étendue directement sur le site de l’aéroport actuel en Petite-Terre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Enfin, Safina Soula prend comme une provocation l’appel à la mobilisation lancé par des élus comoriens, le 5 avril dernier, pour protester contre </span><span style="font-weight: 400;">l’installation d’une nouvelle base navale à Mayotte et dénoncer la militarisation d’un territoire.</span><span style="font-weight: 400;"> « </span><i><span style="font-weight: 400;">On est énervé. Ici c’est Mayotte, la France, pas les Comores. J’attends de Manuel Valls mais aussi d’Emmanuel Macron lors du Sommet de la Commission de l’Océan Indien de mettre ce sujet sur la table le 24 avril prochain ». </span></i><span style="font-weight: 400;">Un sommet présidé justement par les Comores.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Du côté de la préfecture, la présidente du collectif indique ne pas savoir combien de temps va durer le blocage du bureau des étrangers de la préfecture, un signe de sa détermination.</span></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/08/le-bureau-des-etrangers-de-la-prefecture-bloque-pour-denoncer-le-loi-de-programmation/">Le bureau des étrangers de la préfecture bloqué pour dénoncer la loi-programme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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