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	<title>Archives des préfecture de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des préfecture de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>À Mayotte, Tsoundzou II, le camp a fini par pousser jusqu’au lagon</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/a-mayotte-tsoundzou-ii-le-camp-a-fini-par-pousser-jusquau-lagon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 02:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Camp de Tsoundzou II]]></category>
		<category><![CDATA[Cavani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Tsoundzou II, après le camp de Cavani en 2023 puis celui de Tsoundzou II, apparu en 2024 et démantelé progressivement en 2025, un nouveau territoire de survie s’est installé aux portes de Mamoudzou. Depuis près d’un an, des centaines de personnes exilées, venues principalement d’Afrique des Grands Lacs mais aussi d’autres régions du monde, vivent dans ce qui est devenu un immense village précaire. Des premières cases au bord de la route jusqu’aux zones de mangrove, presque jusqu’au lagon, le camp s’est étendu au fil des arrivées.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/a-mayotte-tsoundzou-ii-le-camp-a-fini-par-pousser-jusquau-lagon/">À Mayotte, Tsoundzou II, le camp a fini par pousser jusqu’au lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Chaque matin, dans le camp de Tsoundzou II, la journée commence doucement. Les premières silhouettes sortent des abris faits de bâches et de bambous. Des enfants transportent des bidons. Des habitants se lavent, se brossent les dents, préparent les quelques affaires du jour. Derrière les toiles colorées, la vie reprend comme dans n’importe quel village.</p>
<figure id="attachment_56294" aria-describedby="caption-attachment-56294" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-56294" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56294" class="wp-caption-text">De la route aux zones de la mangrove, le camp de Tsoundzou II s’est étendu au fil des mois, où des milliers de personnes exilées attendent une issue administrative. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sauf qu’ici, les maisons sont provisoires, les rues n’existent pas vraiment et l’eau se mérite. À quelques mètres de la route, derrière l’organisme Coallia, un immense camp s’est développé depuis plusieurs mois. Il n’est plus seulement un alignement de tentes de fortune : il ressemble désormais à une ville parallèle, construite sans plan, au gré des arrivées et des besoins. Des cases sous bâches s’entassent dans les passages, s’enfoncent dans la végétation, gagnent les champs de bananiers, traversent les zones proches de la mangrove et avancent jusqu’aux abords du lagon.</p>
<p style="text-align: justify;">Tsoundzou II est devenu le troisième grand camp de personnes exilées à Mayotte ces dernières années. Après celui de Cavani, puis les regroupements autour de Kwalé et de la route nationale à Tsoundzou II, puis le camp installé à Tsoundzou II avant son démantèlement, les habitants se sont déplacés quelques centaines de mètres plus loin. Les lieux changent, mais la réalité demeure : des personnes ayant fui des conflits, des violences ou des situations d’insécurité attendent toujours une solution.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Depuis sept mois, nous vivotons. Nous essayons de vivre. Nous sommes là en train de patienter »</em>, raconte Arthur, 30 ans, originaire de République démocratique du Congo (RDC). Assis devant son abri, sur deux chaises en plastique, avec King, un autre habitant rencontré dans le camp, il observe cette vie suspendue. <em>« La situation est précaire. Il manque de l’eau. Les gens se battent pour prendre de l’eau. Les maisons sont dans des conditions inhumaines. Il n’y a pas d’aliments. Nous sommes des humains mais nous vivons dans des conditions inhumaines. On supporte tout ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La bataille quotidienne de l’eau</b></h2>
<figure id="attachment_56296" aria-describedby="caption-attachment-56296" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56296" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56296" class="wp-caption-text">À un des quatre robinets de la rampe d&rsquo;eau, enfants, jeunes, adultes et personnes fragilisées, font chaque jour la queue pour remplir leurs bidons, dans un camp où l’accès à cette ressource essentielle rythme la vie quotidienne. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le camp, la question de l’eau structure chaque journée. Quatre rampes sont installées pour permettre aux habitants de remplir leurs bidons. Pour certains, il faut marcher plusieurs centaines de mètres avant d’y accéder. Les files se forment devant les robinets. Les bouteilles et les réservoirs s’empilent. Les enfants participent eux aussi à cette tâche quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;">À côté du point d’eau, quelques sanitaires apparaissent. L’état des installations rappelle la fragilité de cette organisation improvisée. <em>« L’eau coupe. On nous a dit qu’on allait chercher des solutions mais cela fait trois ou quatre mois et ça coupe toujours »</em>, explique Arthur. <em>« Les toilettes sont minuscules, il y en a cinq et nous sommes peut-être deux mille personnes ». </em></p>
<figure id="attachment_56297" aria-describedby="caption-attachment-56297" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56297" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches, pénurie d'eau, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56297" class="wp-caption-text">Jusqu’aux grilles dans le camp, la pénurie d’eau s’affiche : un planning indique les horaires de distribution d’une ressource devenue rare au quotidien sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La zone d’accès à l’eau est un lieu où se concentrent les difficultés du camp. On y vient pour remplir ses réserves, mais aussi pour discuter, chercher des informations, raconter son parcours.</p>
<p style="text-align: justify;">Alexis, arrivé de République démocratique du Congo, explique faire bouillir l’eau avant de la boire. Ancien éleveur dans son pays, il dit connaître les risques liés à une eau de mauvaise qualité. <em>« J’ai étudié à l’école en RDC. Je sais que l’eau peut donner des maladies, donc je fais attention »</em>, raconte-t-il. Dans ce camp, quelques gestes simples deviennent des contraintes quotidiennes : trouver de l’eau, la transporter, la conserver, éviter les maladies.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des parcours marqués par la guerre</b></h2>
<figure id="attachment_56301" aria-describedby="caption-attachment-56301" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56301" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bambou, cases, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56301" class="wp-caption-text">Rencontrés dans le camp, après avoir fui la guerre en République démocratique du Congo, ces deux jeunes hommes racontent la dureté du quotidien mais aussi les violences traversées avant leur arrivée : « C’est difficile ici, mais ce n’est rien comparé à ce qu’on a vécu là-bas ». Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup d’habitants rencontrés viennent du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, une région marquée par les violences armées. Arthur et King racontent avoir fui lorsque le M23* est arrivé dans leur région. Le premier tenait une épicerie, le second était petit commerçant. Leur parcours les a conduits jusqu’en Tanzanie, où les conditions de vie sont devenues difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On a été obligés de quitter la Tanzanie car ils ont failli nous chasser et on a failli revenir au pays »</em>, racontent-ils. Ils ont ensuite rejoint Dar es-Salaam avant de prendre la mer vers les Comores, puis Mayotte à bord d’un kwassa. Arthur a laissé derrière lui sa femme et ses trois enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je ne sais pas s’ils vont bien aujourd’hui, ce qu’ils sont devenus »</em>, dit-il, ému. Depuis décembre, il attend. <em>« Nous avons des problèmes d’insécurité dans notre pays. Au niveau psychologique, on est instables. Nous voulons que la paix règne en RDC. Nous demandons l’asile, qu’on nous aide ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des histoires de violence et d’exil</b></h2>
<p style="text-align: justify;">À quelques mètres de là, Julienne sort d’un abri. Elle a 33 ans, elle vient également de RDC. Elle porte des vêtements rouges. Son regard est fixe lorsqu’elle raconte son histoire. Elle explique avoir été enlevée dans son pays alors qu’elle était enceinte de cinq mois, après que son mari a refusé de rejoindre un groupe armé. Elle raconte les violences subies, la fuite, la peur de retourner chez elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Son parcours l’a menée au Rwanda puis en Tanzanie avant son arrivée à Mayotte. Aujourd’hui, elle vit dans ce camp avec le souvenir de ce qu’elle a traversé et sans véritable perspective. Comme elle, Héritier raconte avoir tout laissé derrière lui. <em>« J’ai laissé ma maison. Je suis parti juste avec un pantalon et un caleçon »</em>, dit-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant la rampe d’eau, il décrit son quotidien avec colère et fatigue. <em>« Être dans une case de trois mètres carrés avec des enfants et des garçons de 13 ans, ce n’est pas normal ».</em>  Il évoque aussi les difficultés sanitaires, les passages dans la mangrove, les moustiques, les infections. <em>« Les associations font ce qu’elles peuvent, mais elles ne peuvent pas tout gérer ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les enfants grandissent dans l’attente</b></h2>
<figure id="attachment_56302" aria-describedby="caption-attachment-56302" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56302" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56302" class="wp-caption-text">Dans le camp de Tsoundzou II, cette jeune fille d’origine somalienne a appris l’anglais et le français, sans que l’attente et la précarité n’entament son énergie ni sa détermination. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans Tsoundzou II, les enfants sont partout. Ils jouent entre les cases, accompagnent leurs parents aux points d’eau, observent les adultes organiser la vie du camp. Mais certains ne vont pas à l’école. Claudine a 14 ans. Elle rêve d’écriture et de réalisation. Malgré le contexte, elle continue de créer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« J’avais un projet de réaliser un dessin animé mais c’est mal barré. Nous avons fui la guerre mais je continue à écrire. Je fais des scénarios, des dialogues »</em>, raconte-t-elle avec un sourire.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa sœur Dorcas attend une place en terminale. Maman Justine, une habitante du camp, tente d’organiser des activités pour les plus jeunes. Certains jours, ils sont plus de cinquante autour d’elle. Mais les moyens manquent. Des livres, des cahiers, des espaces adaptés : tout fait défaut.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une ville provisoire devenue durable</b></h2>
<figure id="attachment_56304" aria-describedby="caption-attachment-56304" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56304" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bambou, cases," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56304" class="wp-caption-text">Au bout du camp de Tsoundzou II, un homme marche vers les dernières cases en bambou construites entre la mangrove et les champs de bananiers, des abris destinés aux nouveaux arrivants dans un camp s&rsquo;étend désormais jusqu&rsquo;à la mer. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans les zones les plus éloignées de l’entrée du camp, les constructions sont plus récentes. Les nouveaux arrivants s’installent là où il reste de la place. Les bambous apparaissent partout. Les bâches deviennent des murs. Les habitants adaptent les abris aux contraintes du terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Quand l’eau arrive, tout est mouillé. Alors on construit en hauteur, sinon l’eau monte »</em>, explique Magnifique, l’un des responsables de la sécurité du camp. Plusieurs nationalités vivent aujourd’hui à Tsoundzou II : des personnes venues de RDC, mais aussi du Yémen, d’Éthiopie, du Rwanda, du Burundi, de Somalie ou encore d’Afghanistan.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’extérieur du camp, des policiers orientent parfois les nouveaux arrivants vers le site. <em>« Allez ici »</em>, leur indiquent-ils. Le camp continue donc de grandir. Chaque mois, selon plusieurs habitants, de nouvelles personnes arrivent. À Tsoundzou II, la question n’est plus celle d’un simple campement provisoire, mais celle d’une zone durablement installée dans le paysage de Mayotte.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Depuis trois ans, l’île voit apparaître ces espaces de survie, déplacés d’un quartier à l’autre au rythme des opérations d’évacuation. On démantèle les camps, mais on ne fait pas disparaître les trajectoires qui y conduisent. Derrière les bâches et les bambous, ce sont toujours les mêmes vies suspendues, les mêmes demandes d’asile, les mêmes attentes sans réponse. Jusqu’au lagon, Tsoundzou II raconte ainsi moins l’émergence d’un camp que l’installation silencieuse d’une réalité que les politiques publiques peinent à traiter.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p style="text-align: justify;">*Le Mouvement du 23 mars, également appelé M23, est un groupe armé, actif dans le Nord et le Sud-Kivu en république démocratique du Congo (RDC), créé le 6 mai 2012 par des officiers des forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), entrés en rébellion contre le gouvernement congolais.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/a-mayotte-tsoundzou-ii-le-camp-a-fini-par-pousser-jusquau-lagon/">À Mayotte, Tsoundzou II, le camp a fini par pousser jusqu’au lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Trois illégalités identifiées », six mois pour les corriger : la justice suspend l&#8217;autorisation de l&#8217;usine de dessalement d&#8217;Ironi Bé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/31/trois-illegalites-six-mois-pour-les-corriger-la-justice-suspend-lautorisation-de-lusine-de-dessalement-dironi-be/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 12:13:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Ironi Bé]]></category>
		<category><![CDATA[LEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal administratif]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tribunal administratif de Mayotte suspend l'autorisation environnementale de la future usine de dessalement d'Ironi Bé, tout en laissant six mois à l'État et au Syndicat Les Eaux de Mayotte (LEMA) pour régulariser trois manquements jugés illégaux. Une décision qui ne remet pas en cause le projet mais qui rappelle que l'urgence ne dispense pas du respect du droit de l'environnement. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/31/trois-illegalites-six-mois-pour-les-corriger-la-justice-suspend-lautorisation-de-lusine-de-dessalement-dironi-be/">« Trois illégalités identifiées », six mois pour les corriger : la justice suspend l&rsquo;autorisation de l&rsquo;usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La justice a tracé une ligne de crête entre urgence sanitaire et exigences environnementales. Dans une décision rendue ce vendredi 31 juillet 2026, le tribunal administratif de Mayotte a suspendu l&rsquo;autorisation environnementale délivrée le 3 juillet 2025 pour la construction de la future usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé, à Dembéni.</p>
<p style="text-align: justify;">Les juges ont toutefois choisi de ne pas annuler immédiatement le projet. Ils accordent au préfet de Mayotte et au Syndicat mixte Les Eaux de Mayotte (LEMA) un délai de six mois pour corriger trois irrégularités avant de statuer définitivement sur le recours porté par les associations Mayotte Nature Environnement (MNE), France Nature Environnement (FNE) et GEPOMAY. Dans un premier jugement rendu le 22 juillet dernier, le tribunal avait en revanche déclaré irrecevable la requête de Sea Shepherd France, déposée après la clôture de l&rsquo;instruction.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Trois manquements environnementaux jugés suffisamment sérieux</b></h2>
<figure id="attachment_11662" aria-describedby="caption-attachment-11662" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11662" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-11662" class="wp-caption-text">La mangrove d&rsquo;Ironi Bé, à Dembéni, est au cœur des enjeux environnementaux du projet de dessalement, pour lequel le tribunal administratif de Mayotte a notamment relevé une compensation insuffisante de la destruction des zones humides et l&rsquo;absence de mesures spécifiques en faveur du palétuvier gros poumon, une espèce végétale protégée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le tribunal a retenu <em>« trois illégalités »</em> précises. La première concerne le non-respect de plusieurs réserves émises dans l&rsquo;avis conforme du ministre chargé de la protection de la nature.</p>
<p style="text-align: justify;">Les juges relèvent notamment que le Parc naturel marin de Mayotte n&rsquo;avait pas été informé de <em>« la nature des molécules chimiques rejetées dans le lagon »</em> et que les mesures compensatoires prévues pour la destruction des zones humides restaient insuffisantes. Selon le jugement, <em>« les modalités de compensation (&#8230;) sont suffisantes au titre d&rsquo;un facteur un, mais insuffisantes au titre d&rsquo;un facteur trois</em>« , comme l&rsquo;exigeait l&rsquo;avis ministériel.</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième irrégularité vise l&rsquo;absence de mise en œuvre d&rsquo;un écran anti-matières en suspension (MES), destiné à limiter les impacts des travaux sur les fonds marins. Enfin, le tribunal relève qu&rsquo;aucune mesure spécifique n&rsquo;avait été prévue pour protéger le palétuvier gros poumon (<i>Bruguiera gymnorhiza</i>), une espèce végétale protégée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois manquements sont toutefois considérés comme régularisables. C&rsquo;est précisément ce qui conduit les juges à suspendre l&rsquo;autorisation tout en sursoyant à statuer, plutôt qu&rsquo;à prononcer son annulation immédiate. Si ces corrections interviennent dans le délai de six mois, le tribunal examinera alors si elles permettent de maintenir l&rsquo;autorisation environnementale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une usine jugée indispensable malgré les irrégularités</b></h2>
<figure id="attachment_12440" aria-describedby="caption-attachment-12440" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12440" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, TA, tribunal administratif, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-12440" class="wp-caption-text">Le tribunal administratif de Mayotte, a suspendu, ce 31 juillet 2026, l&rsquo;autorisation environnementale de la future usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé et accordé six mois au préfet de Mayotte et au Syndicat Les Eaux de Mayotte (LEMA) pour régulariser trois irrégularités avant de statuer définitivement sur le recours des associations environnementales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La décision marque aussi une victoire pour l&rsquo;État sur plusieurs autres points contestés par les associations. Le tribunal reconnaît notamment que le projet répond à une situation exceptionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rappelle que l&rsquo;usine de dessalement vise à faire face à <em>« une grave crise d&rsquo;approvisionnement de la population de Grande Terre en eau potable »</em>, aggravée par les conséquences du passage du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024 et de la tempête Dikéledi, passée le 18 janvier 2025. Dans ces conditions, les juges estiment que le projet participe<em> « directement à la mise en œuvre de préoccupations de santé et de salubrité publique »</em>, relevant de l&rsquo;ordre public.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre point sensible : la participation du public. Les magistrats reconnaissent que le projet aurait dû, en principe, faire l&rsquo;objet d&rsquo;une enquête publique en raison de son emprise sur le domaine public maritime. Mais ils considèrent que cette irrégularité n&rsquo;a pas privé les citoyens d&rsquo;une garantie, compte tenu de l&rsquo;importante consultation organisée entre le 18 mars et le 17 avril 2025. Le dossier a été consulté plus de 7 300 fois, téléchargé près de 1 300 fois et a recueilli 419 contributions. Dans ces conditions, le tribunal estime que l&rsquo;absence d&rsquo;enquête publique n&rsquo;a pas eu d&rsquo;influence sur le sens de la décision administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">La bataille judiciaire est donc loin d&rsquo;être achevée. En suspendant son jugement plutôt qu&rsquo;en annulant immédiatement l&rsquo;autorisation, le tribunal laisse une possibilité de régularisation, tout en rappelant que les exigences du droit de l&rsquo;environnement s&rsquo;imposent également aux projets présentés comme répondant à une situation d&rsquo;urgence. La décision définitive est désormais suspendue aux réponses qu&rsquo;apporteront l&rsquo;État et le LEMA dans les six mois à venir.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/31/trois-illegalites-six-mois-pour-les-corriger-la-justice-suspend-lautorisation-de-lusine-de-dessalement-dironi-be/">« Trois illégalités identifiées », six mois pour les corriger : la justice suspend l&rsquo;autorisation de l&rsquo;usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Être sans papiers à Mayotte, c&#8217;est plus compliqué qu&#8217;en France métropolitaine » : 47 médecins du CHM ont vécu dans l&#8217;angoisse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/20/etre-sans-papiers-a-mayotte-cest-plus-complique-quen-france-metropolitaine-47-medecins-du-chm-ont-vecu-dans-langoisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 02:30:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[blocage]]></category>
		<category><![CDATA[bureau des étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Centre hospitalier de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Forces vives]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Médecins]]></category>
		<category><![CDATA[PADHUE]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[titre de séjour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55556</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pendant près de trois mois, 47 médecins diplômés hors Union européenne exerçant au Centre hospitalier de Mayotte ont continué à soigner leurs patients alors que leur titre de séjour n'était plus renouvelé. Une situation finalement régularisée le 16 juillet, mais qui révèle la fragilité administrative de professionnels pourtant indispensables au système de santé mahorais.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/20/etre-sans-papiers-a-mayotte-cest-plus-complique-quen-france-metropolitaine-47-medecins-du-chm-ont-vecu-dans-langoisse/">« Être sans papiers à Mayotte, c&rsquo;est plus compliqué qu&rsquo;en France métropolitaine » : 47 médecins du CHM ont vécu dans l&rsquo;angoisse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ils passaient leurs journées et nuits au chevet des patients, tout en guettant un appel de la préfecture. Depuis près de trois mois, 47 médecins diplômés hors Union européenne (PADHUE) du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) vivaient dans un étrange entre-deux : indispensables au fonctionnement de l&rsquo;hôpital, mais sans titre de séjour valide.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant près de trois mois, ces praticiens ont continué à assurer consultations, gardes et urgences tout en craignant un contrôle de police, l&rsquo;impossibilité de rejoindre leurs proches ou une remise en cause de leur présence sur le territoire. Leur situation a finalement été régularisée jeudi 16 juillet, au lendemain de la réouverture de la préfecture. Mais pour eux, cette issue ne règle qu&rsquo;une urgence. Elle ne met pas fin à une précarité administrative qu&rsquo;ils redoutent de voir ressurgir au prochain blocage.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Ils soignaient la population, mais vivaient eux-mêmes dans l&rsquo;irrégularité</b></h2>
<figure id="attachment_6278" aria-describedby="caption-attachment-6278" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6278" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-300x200.webp" alt="Immigration, migrants, demandeurs, asile, blocage, forces vives" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-300x200.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1024x683.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-768x512.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1536x1024.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-2048x1366.webp 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-150x100.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-696x464.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1068x712.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1920x1280.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1320x880.webp 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6278" class="wp-caption-text">Les médecins ont finalement été reçus à la préfecture le 16 juillet, dès la réouverture du service des étrangers. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;histoire est restée discrète. Aucun communiqué, aucune manifestation, aucune prise de parole publique. Pendant plusieurs semaines, les 47 médecins concernés ont préféré continuer à exercer, convaincus que leur situation finirait par se débloquer.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, à mesure que les semaines passaient, leurs titres de séjour arrivaient à expiration sans être renouvelés. En cause, selon les différents témoignages recueillis, l&rsquo;impossibilité d&rsquo;accéder au service des étrangers de la préfecture, régulièrement paralysé par les blocages organisés par des collectifs opposés à l&rsquo;immigration ou à l&rsquo;accueil de réfugiés à Mayotte. Les conséquences, elles, se sont empilées.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans document de séjour valide, certains médecins racontent avoir été contrôlés par la Police aux frontières (Paf). D&rsquo;autres n&rsquo;ont pas pu quitter Mayotte pour retrouver leurs familles ou leurs enfants restés dans leur pays d&rsquo;origine. Plusieurs évoquent également des contrôles vécus comme particulièrement éprouvants, dans un climat où la question migratoire occupe une place centrale dans le débat public local.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« On sait que les collectifs vont encore fermer la préfecture d&rsquo;ici quelques mois » </em></strong></h2>
<figure id="attachment_53150" aria-describedby="caption-attachment-53150" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53150" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-300x200.jpg" alt="Mayotte, mobilisation, préfecture, bureau des étrangers, Comores," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53150" class="wp-caption-text">Les blocages du service des étrangers de la préfecture de Mayotte, organisés à plusieurs reprises par des collectifs, ont perturbé le traitement des demandes de renouvellement de titres de séjour, dont celles de ces médecins exerçant au CHM. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais, jeudi 16 juillet, la perspective d&rsquo;un dénouement a rapidement pris le dessus. <em>« Nous avons eu notre renouvellement de titre hier. La préfecture nous a bien reçus »</em>, raconte aujourd&rsquo;hui un médecin ayant requis l&rsquo;anonymat. Le soulagement est toutefois mesuré. <em>« On sait que les collectifs vont encore fermer la préfecture d&rsquo;ici quelques mois ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette inquiétude est d&rsquo;autant plus forte que la plupart de ces praticiens ne sont pas de passage. <em>« Cela nous donne un sentiment de frustration pour la suite car nous, les médecins diplômés hors Union européenne, nous restons longtemps ici à Mayotte. Nous prenons des contrats de longue durée ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis cette phrase, qui résume à elle seule le paradoxe et la subtilité de leur situation : <em>« J&rsquo;avoue qu&rsquo;être sans papiers à Mayotte, c&rsquo;est plus compliqué qu&rsquo;en France métropolitaine, même une seule journée ». </em>Puisqu&rsquo;à Mayotte, un titre de séjour n&rsquo;est pas seulement un document administratif. Il constitue surtout un sésame indispensable dans un territoire où les tensions autour de l&rsquo;immigration sont permanentes, où les contrôles sont fréquents et où le service des étrangers de la préfecture est régulièrement paralysé par des blocages. Pendant plusieurs semaines, ces médecins ont ainsi continué à faire fonctionner l&rsquo;unique hôpital de l&rsquo;île, tout en sachant qu&rsquo;un simple contrôle pouvait les placer dans une situation particulièrement délicate.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une régularisation soutenue par la direction du CHM</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, la direction du Centre hospitalier de Mayotte affirme avoir entrepris des démarches auprès des services de l&rsquo;État afin d&rsquo;aboutir à une résolution de ces difficultés. <em>« Nous avons pris contact avec la préfecture par le biais de l’ARS. La préfecture nous a expliqué que l’accès à ses services sont bloqués (&#8230;) Le collectif a libéré l’accès hier matin [ndlr : le 15 juillet]. Nous avons eu la garantie que les demandes seront traitées en prioritaire »</em>, nous indiquait la direction du CHM, jeudi 16 juillet 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Le même jour, la préfecture de Mayotte nous a confirmé cette chronologie. <em>« Les médecins concernés ont tous été reçus ce matin. Dès la réouverture des services, ils ont été les premiers usagers pris en charge afin que leur situation puisse être examinée en priorité. Leur situation administrative a désormais été régularisée et les démarches nécessaires ont été accomplies ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Tous les praticiens ont ainsi obtenu un document leur permettant de retrouver une situation régulière, mais pour des durées différentes. Certains médecins se sont vu délivrer un récépissé de demande de carte de séjour, valable trois mois. Ce document leur permet de justifier de leur situation administrative, mais il ne constitue qu&rsquo;une étape avant la délivrance d&rsquo;une carte de séjour, généralement valable un an selon les médecins interrogés. D&rsquo;autres, dont le contrat au CHM prend fin avant la fin de l&rsquo;année 2026, ont reçu une Autorisation provisoire de séjour (APS) valable jusqu&rsquo;au terme de leur engagement, soit trois ou quatre mois.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« La même galère recommencera encore et encore » </strong></em></h2>
<figure id="attachment_53149" aria-describedby="caption-attachment-53149" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53149" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-300x200.jpg" alt="Mayotte, mobilisation, préfecture, bureau des étrangers, Comores," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53149" class="wp-caption-text">Pour eux, le problème ne tient pas seulement au retard accumulé ces derniers mois, mais à un système qui les expose à la même incertitude à chaque renouvellement de titre de séjour. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une régularisation qui met fin à plusieurs mois d&rsquo;incertitude, mais qui, pour les praticiens concernés, ne règle pas définitivement la question. Car derrière le soulagement demeure une inquiétude : celle de voir cette même situation se reproduire dans quelques mois. Car le problème pourrait ressurgir très rapidement. Les récépissés délivrés cette semaine expirent dans trois mois. Si de nouveaux blocages de la préfecture intervenaient à compter du mois d&rsquo;octobre prochain, certains médecins craignent de se retrouver une nouvelle fois sans document valide avant même d&rsquo;avoir pu obtenir leur carte de séjour.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La même galère recommencera encore et encore »</em>, résume l&rsquo;un d&rsquo;eux. Les praticiens ne réclament pas un régime dérogatoire. Ils demandent que les médecins diplômés hors Union européenne exerçant durablement à Mayotte puissent bénéficier directement d&rsquo;une carte de séjour d&rsquo;au moins un an, comme cela se pratique généralement après le récépissé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette demande répond à une réalité professionnelle, estime encore l&rsquo;un d&rsquo;eux. Certains médecins doivent régulièrement se rendre à La Réunion ou en métropole pour effectuer des stages hospitaliers, suivre des Diplômes universitaires (DU), passer des examens ou présenter des concours indispensables à leur évolution de carrière. Or le récépissé actuellement délivré ne leur permet pas ces déplacements.</p>
<p style="text-align: justify;">À leurs yeux, cette revendication dépasse ainsi leur situation personnelle. <em>« Cela permettra d&rsquo;avoir des médecins mieux formés et plus compétents au service de la population mahoraise, tout en contribuant à réduire le nombre d&rsquo;évacuations sanitaires évitables »</em>, résume l&rsquo;un des praticiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Il aura fallu l&rsquo;intervention de l&rsquo;hôpital, de l&rsquo;ARS et la réouverture de la préfecture pour débloquer en quelques heures une situation qui durait depuis trois mois. Le cas des 47 médecins révèle une faille plus large : à Mayotte, les tensions autour de l&rsquo;immigration peuvent parfois paralyser un service administratif dont dépendent des milliers de parcours de vie. Même ceux qui soignent le territoire n&rsquo;y échappent pas.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/20/etre-sans-papiers-a-mayotte-cest-plus-complique-quen-france-metropolitaine-47-medecins-du-chm-ont-vecu-dans-langoisse/">« Être sans papiers à Mayotte, c&rsquo;est plus compliqué qu&rsquo;en France métropolitaine » : 47 médecins du CHM ont vécu dans l&rsquo;angoisse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Quand Mamoudzou va bien, Mayotte va mieux »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/15/quand-mamoudzou-va-bien-mayotte-va-mieux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 02:15:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ANRU]]></category>
		<category><![CDATA[convention pluriannuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mairie de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Transformation urbaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55538</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le préfet de Mayotte, Frédéric POISOT, et Ambdilwahedou SOUMAÏLA, maire de Mamoudzou, ont signé ce lundi 13 juillet une convention sur l’ajustement mineur n°2 concernant la rénovation urbaine de Kawéni.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/15/quand-mamoudzou-va-bien-mayotte-va-mieux/">« Quand Mamoudzou va bien, Mayotte va mieux »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La convention pluriannuelle définit une série d’études et de travaux pour améliorer le cadre de vie des habitants de Kawéni, quartier prioritaire de la ville. Initialement, cette convention concernait les secteurs du village, de la SPPM et de la zone scolaire, mais cet ajustement prévoit une extension à deux autres périmètres : la Geôle et le secteur Disma.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’État, à travers l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), renouvelle ainsi son partenariat avec la Ville de Mamoudzou pour un engagement financier supplémentaire de 4.279.000 euros. Cet ajustement s’inscrit dans le cadre d’un programme global de rénovation urbaine dont le coût total s’élève à 189 millions d’euros</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Un ajustement pour prendre en compte les dégâts causés par Chido</strong></h2>
<figure id="attachment_55540" aria-describedby="caption-attachment-55540" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-55540 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8682-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8682-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8682-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8682-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8682-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8682-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8682-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8682.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55540" class="wp-caption-text">« En cette période où l’argent se fait rare, cet engagement financier de plus de 4 millions d’euros est un signal important », se félicite le maire de Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour le maire de Mamoudzou, la signature de cette convention est <em>« un moment important car elle vise à transformer la première zone économique du territoire. C’est un secteur stratégique&#8230; »</em>, a-t-il rappelé. <em>« Régler les problèmes de Mamoudzou, c’est apporter des solutions aux Mahorais. Quand Mamoudzou va bien, Mayotte va mieux. En cette période où l’argent se fait rare, cet engagement financier de plus de 4 millions d’euros est un signal important »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En effet, cet ajustement va prendre en compte les dégâts occasionnés par le cyclone Chido dans le cadre des opérations sur le campus scolaire, la maison de projet, les travaux sur le secteur de Mahabourini et les espaces publics du village sur Lazérévouni et Bazama (plateformes de services urbains). Il va aussi examiner les surcoûts observés sur la zone scolaire et envisager la création de 2 nouvelles opérations étendant ainsi la convention à deux nouveaux secteurs : l’aménagement du secteur Disma (autour de la rue du clair de lune), et les travaux préparatoires (démolition, relogement) à l’aménagement du secteur la Geôle au niveau de l’impasse Bel Hamissi.</p>
<figure id="attachment_55541" aria-describedby="caption-attachment-55541" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-55541 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8691-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8691-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8691-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8691-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8691-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8691-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8691-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8691.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55541" class="wp-caption-text">Frédéric Poisot a tenu à rappeler le soutien de l’État dans l’achèvement de cette phase de transformation urbaine.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cet ajustement va aussi procéder au recalcul du nombre de constructions de logements et de réservations de logements dans les programmes de construction pour le bailleur ALMA comme le définit le règlement de l&rsquo;ANRU, <em>« sans oublier la prolongation de l’équipe projet jusqu’en 2030 »</em>, a insisté le maire de Mamoudzou.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A travers la signature de cette convention, Frédéric Poisot a, quant lui, tenu à rappeler le soutien de l’État dans l’achèvement de cette phase de transformation urbaine. <em style="font-weight: 400;">« On va au-delà de ce qui était prévu… Mon rôle en tant que préfet est d’accompagner les maires qui ont une vision politique ambitieuse afin de trouver des solutions pour ce territoire. Et pour ça, vous me trouverez à vos côtés ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/15/quand-mamoudzou-va-bien-mayotte-va-mieux/">« Quand Mamoudzou va bien, Mayotte va mieux »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Six heures d&#8217;eau en moins : Mayotte replonge dans la pénurie</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/11/six-heures-deau-en-moins-mayotte-replonge-dans-la-penurie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 07:12:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Comité de suivi de la ressource en eau]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[LEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[SMAE]]></category>
		<category><![CDATA[Tours d'eau]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55412</guid>

					<description><![CDATA[<p>À partir du 18 juillet prochain, les Mahorais subiront un nouveau durcissement des tours d'eau. Une décision jugée indispensable par Les Eaux de Mayotte pour préserver des réserves sous pression, en attendant le retour des pluies.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/11/six-heures-deau-en-moins-mayotte-replonge-dans-la-penurie/">Six heures d&rsquo;eau en moins : Mayotte replonge dans la pénurie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Comité de suivi de la ressource en eau a acté, vendredi 10 juillet 2026, un renforcement des restrictions d&rsquo;eau à Mayotte. Après plusieurs mois de déficit pluviométrique et face à des réserves insuffisantes, Les Eaux de Mayotte (LEMA) réduisent encore le temps de distribution. Une phase transitoire débutera le 15 juillet avant l&rsquo;entrée en vigueur du nouveau dispositif le 18 juillet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une distribution d&rsquo;eau encore réduite</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Les Mahorais devront désormais composer avec un nouveau rythme de distribution. À compter du 18 juillet prochain, l&rsquo;eau sera disponible pendant 30 heures avant une coupure de 42 heures, contre un cycle de 36 heures de distribution et 36 heures d&rsquo;interruption jusqu&rsquo;à présent. Une phase transitoire est prévue du 15 au 17 juillet afin de permettre le basculement vers cette nouvelle organisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les quatre secteurs de distribution ne changent pas. Comme habituellement en fonction du planning d&rsquo;eau, les foyers verront l&rsquo;eau se couper le matin, généralement vers 7h, et couler de nouveau en fin de journée, vers 18h. À ce sujet, le LEMA indique que le calendrier précis de ces rotations sera communiqué par la SMAE ultérieurement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des réserves insuffisantes pour tenir jusqu&rsquo;à la prochaine saison des pluies</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette décision s&rsquo;appuie sur les dernières projections établies par Météo-France Mayotte, le BRGM et la DEALM. Les analyses montrent que les ressources disponibles sont insuffisantes pour garantir une alimentation continue en eau potable jusqu&rsquo;au retour des précipitations.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Au regard de ces éléments, il apparaît nécessaire de renforcer les tours d&rsquo;eau afin de permettre à la ressource disponible de couvrir les besoins jusqu&rsquo;à la prochaine saison des pluies »</em>, indique le LEMA.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les tours d&rsquo;eau devraient rester le quotidien des Mahorais jusqu&rsquo;à la prochaine saison des pluies, les regards se tournent déjà vers les infrastructures à venir. La future usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé, dont la mise en service est attendue l&rsquo;an prochain, vise à augmenter les capacités de production d&rsquo;eau potable, sans que la question du stockage de la future eau produite et la restauration du réseau d&rsquo;eau existant ne soit concrètement précisée.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant cette échéance, les habitants devront faire face à un hiver austral sous le signe de plus grandes restrictions, avec six heures d&rsquo;eau en moins tous les trois jours, dans un contexte de pénurie chronique depuis plusieurs années.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/11/six-heures-deau-en-moins-mayotte-replonge-dans-la-penurie/">Six heures d&rsquo;eau en moins : Mayotte replonge dans la pénurie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le manifestant devant la préfecture de Mayotte donne sa version des faits et interpelle le préfet</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/08/le-manifestant-devant-la-prefecture-de-mayotte-donne-sa-version-des-faits-et-interpelle-le-prefet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 02:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif citoyen de Mayotte 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes leaders]]></category>
		<category><![CDATA[lettre ouverte]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Plainte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[service des étrangers]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55149</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mis en cause par les "Femmes Leaders" lors de la mobilisation de lundi devant la préfecture, le manifestant, Eddy Nocton, affirme que son action ne visait pas le collectif et a adressé une lettre ouverte au préfet pour dénoncer les difficultés rencontrées par sa famille. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/08/le-manifestant-devant-la-prefecture-de-mayotte-donne-sa-version-des-faits-et-interpelle-le-prefet/">Le manifestant devant la préfecture de Mayotte donne sa version des faits et interpelle le préfet</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le face-à-face qui s&rsquo;est joué devant les grilles de la préfecture de Mayotte prend une tournure beaucoup plus judiciaire et personnelle. Au lendemain des tensions qui ont opposé les « Femmes Leaders » à un manifestant nommé Eddy Nocton, ce dernier a souhaité partager sa version des faits.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un courriel adressé à notre rédaction, Eddy Nocton conteste plusieurs accusations formulées contre lui et affirme que sa mobilisation n&rsquo;avait pas pour objectif de provoquer les manifestantes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Sa version des incidents de lundi</strong></h2>
<figure id="attachment_55162" aria-describedby="caption-attachment-55162" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55162" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8880-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8880-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8880-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8880-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8880-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8880-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8880-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8880-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8880.jpg 853w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55162" class="wp-caption-text">L&rsquo;entrée du service étranger de la préfecture de Mayotte. (image d&rsquo;illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/une-mobilisation-des-femmes-leaders-devant-la-prefecture-de-mayotte-marquee-par-des-tensions/">Dans notre précédent article</a>, les « Femmes Leaders » expliquaient que celui-ci les filmait depuis plusieurs jours et dénonçaient une attitude qu&rsquo;elles jugeaient provocatrice. Il dément ces reproches et affirme, que sa manifestation n&rsquo;était pas contre le collectif, mais les difficultés rencontrées par les usagers du service des étrangers.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">« <em>Les manifestantes disent que je les filme depuis plusieurs jours sans leur consentement. Ces vidéos sont facilement visibles sur TikTok, en aucun cas je ne les ai filmées et je tiens même, me semble-t-il, des propos courtois sur ce mouvement en expliquant bien que je respecte leur droit de manifester malgré tout, et que mon sujet n&rsquo;est pas elles mais la façon dont la préfecture gère la situation pour les gens qui se retrouvent dans la difficulté, dès le début et sans ambiguïté</em> », écrit-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;enseignant précise également s&rsquo;être rendu au commissariat après les incidents survenus lundi, pour déposer plainte. <em>« Je suis allé porter plainte, non pas pour une « altercation » mais pour une agression. J&rsquo;ai aussi subi des insultes, il est profondément regrettable d&rsquo;en être arrivé à une telle situation </em>», déplore-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une lettre ouverte pour alerter le préfet</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En parallèle, le père de famille a adressé une lettre ouverte au préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, afin d&rsquo;expliquer les raisons de sa mobilisation. Enseignant au lycée de Petite-Terre à Pamandzi, il dit avoir été muté au sein de l&rsquo;académie de Besançon à compter de la prochaine rentrée scolaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Son épouse, étant de nationalité malgache, elle doit obtenir un visa de long séjour afin que sa famille puisse s&rsquo;installer définitivement dans l&rsquo;Hexagone. Mais leur demande, déposée depuis le 18 mai 2026, est toujours sans réponse, d&rsquo;après ses dires.</p>
<figure id="attachment_52267" aria-describedby="caption-attachment-52267" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52267" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52267" class="wp-caption-text">Le père de famille a adressé une lettre ouverte au préfet de Mayotte. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je suis conscient que les difficultés actuelles concernant la délivrance des visas résultent d&rsquo;une situation exceptionnelle et de décisions qui relèvent de votre responsabilité [en parlant du préfet]. Je ne me permets donc nullement de remettre en cause ces décisions, dont je comprends qu&rsquo;elles répondent à des contraintes qui me dépassent</em> », a-t-il écrit dans sa lettre.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, cette absence de réponse complique aujourd&rsquo;hui la situation de sa famille et compromet son futur professionnel. « <em>Devant quitter prochainement mon logement, je ne sais pas où loger ma famille tant que cette situation ne sera pas résolue. Je m&rsquo;interroge également sur la manière dont je pourrai m&rsquo;installer sereinement en métropole et préparer ma prise de fonctions à la rentrée</em> », poursuit l&rsquo;enseignant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La mobilisation comme dernier recours</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans ce document, Eddy Nocton explique également avoir multiplié les démarches depuis plusieurs semaines, sans obtenir de réponse de la part de la préfecture de Mayotte. « <em>Courriels, appels téléphoniques, demandes de rendez-vous… Malheureusement, nous ne recevons aucune réponse et personne ne semble en mesure de prendre notre situation en considération. Ce silence est particulièrement difficile à vivre</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ce silence qui l&rsquo;a d&rsquo;ailleurs poussé à rendre son histoire publique, ainsi qu&rsquo;à débuter un <em>sitting</em> devant le service étranger de la préfecture. « <em>Je ne sollicite aucun traitement de faveur. Je demande simplement de bien vouloir prendre en considération notre situation, comme celle de toutes les familles qui se trouvent aujourd&rsquo;hui confrontées aux mêmes difficultés, afin qu&rsquo;une solution puisse être trouvée dans les meilleurs délais</em> », conclut Eddy Nocton dans sa lettre adressée au préfet.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/08/le-manifestant-devant-la-prefecture-de-mayotte-donne-sa-version-des-faits-et-interpelle-le-prefet/">Le manifestant devant la préfecture de Mayotte donne sa version des faits et interpelle le préfet</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Une mobilisation des « Femmes Leaders » devant la préfecture de Mayotte marquée par des tensions</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/une-mobilisation-des-femmes-leaders-devant-la-prefecture-de-mayotte-marquee-par-des-tensions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 02:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Altercation]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif citoyen de Mayotte 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes leaders]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[services des étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Sitting]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55085</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lundi 6 juillet à Mamoudzou, devant la préfecture, plus d’une dizaine de "femmes leaders" étaient mobilisées devant le service des étrangers, dans le cadre d’une action collective et dans l’attente d’une rencontre prévue la semaine suivante avec le préfet.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/une-mobilisation-des-femmes-leaders-devant-la-prefecture-de-mayotte-marquee-par-des-tensions/">Une mobilisation des « Femmes Leaders » devant la préfecture de Mayotte marquée par des tensions</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La tension était palpable ce lundi matin devant la préfecture de Mayotte. Plus d&rsquo;une dizaine de « Femmes Leaders », vêtues de leurs salouvas Zéna M&rsquo;Déré, étaient rassemblées devant le service des étrangers avec leurs banderoles et des drapeaux tricolores. Comme chaque semaine, elles ont tenu leur sitting habituel, mais cette fois, elles ont décidé de renforcer leur mobilisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à elles se trouvait un homme, que les femmes surnomment « le métropolitain ». Présent depuis vendredi devant la préfecture, il mène sa propre action pour dénoncer les difficultés rencontrées au service des étrangers, notamment l&rsquo;impossibilité d&rsquo;obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de visa long séjour pour son épouse.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une matinée mouvementée </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dès leur arrivée devant la préfecture, les « Femmes Leaders » ont découvert la dégradation de leur site de manifestation situé à l&rsquo;entrée supérieur du bâtiment. Plusieurs banderoles ont été arrachées et abîmées puis abandonnées à même le sol. Pour Safina Souffou et ses collègues, ce geste n’a rien d’anodin.</p>
<figure id="attachment_55106" aria-describedby="caption-attachment-55106" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55106" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55106" class="wp-caption-text">La dégradation des deux banderoles a été perçue comme une provocation par les manifestantes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Elles estiment que la personne s’en est volontairement pris à la banderole réclamant le démantèlement du camp de Tsoundzou, l’une des principales revendications que le collectif entend défendre lors de sa rencontre avec le préfet Frédéric Poisot, lundi 13 juillet prochain dans l&rsquo;après-midi. « <em>Ils nous menacent chez nous, on les attend de pied ferme ! Ils ont détruit nos banderoles, c&rsquo;est de la provocation</em> », lance une des « femmes leaders ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Présidente du Collectif citoyen de Mayotte 2018, Safina Souffou explique que le mouvement a été volontairement renforcé. « <em>À l&rsquo;accoutumée, on avait déjà prévu notre sitting habituel ce matin. Sauf que cette fois, on l&rsquo;a renforcé avec plus de femmes. On a changé un peu le cap en voulant occuper carrément les deux entrées de la préfecture. Tant que nous n&rsquo;aurons pas été reçues par le préfet, on ne partira pas </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">La matinée a été marquée par plusieurs <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/blocage-de-la-prefecture-deux-altercations-eclatent-les-forces-de-lordre-interviennent/">tensions</a>, d’abord lors d’un échange entre une passante et les « Femmes Leaders », puis dans le cadre d’un différend avec le manifestant présent sur place. Le climat, déjà tendu depuis le début du rassemblement, s’est rapidement durci.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Il est venu pour ses intérêts »</strong></em></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Interrogée sur les critiques de certains usagers qui s&rsquo;étaient déplacés pour leurs démarches et qui ne comprennent pas le blocage de la préfecture, Safina Souffou assume pleinement cette stratégie. « <em>Ceux qui disent qu&rsquo;on ne sait pas ce qu&rsquo;on fait ne connaissent pas Mayotte et ne connaissent pas notre combat. Nous sommes les petits-enfants des femmes qui ont combattu pour que Mayotte soit ce qu&rsquo;elle est aujourd&rsquo;hui. Nous demandons simplement que ce combat soit respecté</em> ».</p>
<figure id="attachment_53147" aria-describedby="caption-attachment-53147" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53147" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-300x200.jpg" alt="Mayotte, mobilisation, préfecture, bureau des étrangers, Safina Soula," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53147" class="wp-caption-text">Safina Soula, porte-parole du Collectif des citoyens de Mayotte 2018, affirme ne pas être préoccupée par le fait que le manifestant porte plainte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Concernant l&rsquo;homme présent devant l&rsquo;entrée secondaire de la bâtisse, elle estime qu&rsquo;il est venu défendre une cause personnelle, celle de son épouse qui attend de pouvoir déposer une demande de titre de séjour. « <em>C&rsquo;est un provocateur, il a annoncé qu&rsquo;il venait aujourd&rsquo;hui et a appelé les Comoriens à venir manifester avec lui. Nous, on lui a fait comprendre qu&rsquo;il n&rsquo;a pas sa place ici</em> », explique la présidente des « Femmes Leaders ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L&rsquo;homme ayant annoncé son intention de déposer plainte après les incidents, Safina Souffou assure ne pas être inquiète par cette démarche. Selon elle, les images tournées sur place permettront d&rsquo;établir le déroulement des faits.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il peut porter plainte, nous n&rsquo;avons rien fait, nous n&rsquo;avons pas levé la main sur lui. Il est venu accompagné de deux bonhommes alors qu&rsquo;en face c&rsquo;est juste des mamans qui sont assises tranquillement</em>. <em>De plus, il sait que ce qu&rsquo;il a fait ce n&rsquo;est pas bien car il a supprimé les videos du réseau social </em>».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une mobilisation maintenue dans l&rsquo;attente de </strong><strong>réponses </strong></h2>
<figure id="attachment_55107" aria-describedby="caption-attachment-55107" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55107" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55107" class="wp-caption-text">Le blocus du service étranger de la préfecture de Mayotte va se poursuivre jusqu&rsquo;à l&rsquo;entrevue avec le préfet, Frédéric Poisot.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">En attendant leur entretien prévu lundi prochain avec le préfet, les « Femmes Leaders » assurent qu&rsquo;elles poursuivront leur mobilisation devant la préfecture. La suite du mouvement dépendra des réponses qui leur seront apportées à l&rsquo;issue de cette rencontre.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On verra après la réunion, je ne décide pas seule. Nous en discuterons avec les autres responsables et nous aviserons en fonction des réponses du préfet</em>  », affirme-t-elle.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/une-mobilisation-des-femmes-leaders-devant-la-prefecture-de-mayotte-marquee-par-des-tensions/">Une mobilisation des « Femmes Leaders » devant la préfecture de Mayotte marquée par des tensions</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Blocage de la préfecture : deux altercations éclatent, les forces de l&#8217;ordre interviennent</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/blocage-de-la-prefecture-deux-altercations-eclatent-les-forces-de-lordre-interviennent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 08:44:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Altercations]]></category>
		<category><![CDATA[blocage]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes leaders]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55039</guid>

					<description><![CDATA[<p>Deux altercations distinctes ont éclaté ce lundi 6 juillet en milieu de matinée devant la préfecture de Mamoudzou, à Mayotte, sur fond de blocage des demandes de séjour. Un homme impliqué dans l’un des incidents est reparti avec les forces de l’ordre pour déposer plainte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/blocage-de-la-prefecture-deux-altercations-eclatent-les-forces-de-lordre-interviennent/">Blocage de la préfecture : deux altercations éclatent, les forces de l&rsquo;ordre interviennent</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La tension était à son comble ce lundi 6 juillet en milieu de matinée devant la préfecture de Mayotte à Mamoudzou. Deux altercations distinctes ont éclaté dans un contexte de blocage récurrent du service des demandes de séjour. Un homme impliqué dans l’un des incidents a quitté les lieux avec les forces de l’ordre afin de déposer plainte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un contexte de blocage récurrent du service des demandes de séjour</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">La veille, dimanche 5 juillet, une usagère alertait sur une situation administrative dégradée, évoquant des difficultés d’accès aux rendez-vous, des appels restés sans réponse et des mails sans retour. Elle déclarait que plusieurs personnes se trouvaient en attente de rendez-vous pour des demandes de visa long séjour et appelait à une amélioration de l’accès au service.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><em>« Aucun rendez-vous possible, injoignable au téléphone et personne ne répond aux mails. Nous sommes plusieurs en attente de rendez-vous pour une demande de visa long séjour. Nous sommes en droit d’être reçus et de pouvoir déposer honnêtement notre dossier. C’est un service public, pourquoi est-ce bloqué ? »</em>, indiquait-elle à la presse.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Dans ce même contexte, un homme avait annoncé sa présence devant la préfecture, le lendemain, soit le lundi 6 juillet, fin de dénoncer ces difficultés et d’interpeller sur la situation du service public.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Deux altercations successives devant la préfecture</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Selon plusieurs témoins, lundi matin, une première altercation a opposé une femme leader à une passante venue dénoncer le blocage de la préfecture et le comportement des manifestantes. Les deux femmes ont failli en venir aux mains avant d’être séparées par des personnes présentes sur place.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Une seconde altercation est ensuite survenue entre les femmes leaders et l’homme présent sur les lieux. Les manifestantes l’accusent de les filmer depuis plusieurs jours sans leur consentement et de diffuser des vidéos sur TikTok.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Ici, c’est chez nous, c’est la préfecture de Mayotte »</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd">De son côté, l’homme affirme être présent pour dénoncer les difficultés d’accès à la préfecture et indique avoir été pris à partie lors de la réalisation de vidéos. Les femmes leaders lui auraient demandé à plusieurs reprises de ne pas les filmer.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À l’issue de l’incident, l’homme a quitté les lieux avec les forces de l’ordre afin de déposer plainte. Il présentait des égratignures au niveau des coudes, qu’il attribue à un frottement contre un mur lors de l’altercation. Une des femmes leaders s’est également blessée à un doigt. Au cours des tensions, plusieurs femmes leaders ont scandé : <em>« Ici, c’est chez nous, c’est la préfecture de Mayotte ».</em> Les circonstances précises de ces deux incidents devront être établies.</p>
<p>Mathilde Hangard et Shanyce Mathias Ali</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/blocage-de-la-prefecture-deux-altercations-eclatent-les-forces-de-lordre-interviennent/">Blocage de la préfecture : deux altercations éclatent, les forces de l&rsquo;ordre interviennent</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>L&#8217;État lance un appel à projets pour financer les associations mahoraises</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/20/letat-lance-un-appel-a-projets-pour-financer-les-associations-mahoraises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 09:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Appel à projets]]></category>
		<category><![CDATA[associations]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53924</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les associations mahoraises ont jusqu'au 20 juillet 2026 pour déposer leur dossier dans le cadre du dispositif de subventions BOP 123/4 "Conditions de vie en outre-mer", a annoncé la préfecture de Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/20/letat-lance-un-appel-a-projets-pour-financer-les-associations-mahoraises/">L&rsquo;État lance un appel à projets pour financer les associations mahoraises</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La préfecture de Mayotte a annoncé, samedi 20 juin, le lancement de la campagne 2026 du dispositif de subventions BOP 123/4 <em>« Conditions de vie en outre-mer »</em>, destiné à soutenir les associations et organismes à but non lucratif du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le communiqué, ce fonds vise à financer des projets en cohérence avec les priorités définies par l&rsquo;État dans plusieurs domaines : cohésion sociale, santé, éducation, jeunesse, sport, lutte contre les discriminations, égalité entre les femmes et les hommes, ou encore accompagnement des publics les plus vulnérables.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dossiers seront examinés selon plusieurs critères, notamment le caractère structurant et innovant du projet, son impact mesurable ainsi que son adéquation avec les besoins du territoire. La préfecture précise que le montant de l&rsquo;aide publique ne pourra pas dépasser 80 % du budget total du projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Les demandes doivent être déposées sur la plateforme gouvernementale <em>« Démarches simplifiées »</em> auprès des différents services de l&rsquo;État compétents selon la thématique concernée. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 20 juillet 2026 au plus tard, indique la préfecture. Les dossiers présélectionnés seront examinés par un comité réuni le 20 août 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Les notifications d&rsquo;attribution des subventions devraient être adressées aux structures retenues entre le 31 août et le 30 septembre 2026. La préfecture invite les associations intéressées à se rapprocher des services de l&rsquo;État pour obtenir davantage d&rsquo;informations sur les modalités de candidature.</p>
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		<title>« On est à un point de bascule », le préfet présente la feuille de route de la convergence sociale à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/on-est-a-un-point-de-bascule-le-prefet-presente-la-feuille-de-route-de-la-convergence-sociale-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 02:45:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[convergence sociale]]></category>
		<category><![CDATA[CSSM]]></category>
		<category><![CDATA[Loi de refondation pour la reconstruction de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité sociale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53811</guid>

					<description><![CDATA[<p>La préfecture a présenté ce 18 juin dans les locaux de la caisse de la sécurité sociale de Mayotte (CSSM), au centre Kinga de Kawéni, un vaste chantier de convergence sociale. Le dispositif prévoit un alignement progressif des droits sociaux avec le régime général français.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/on-est-a-un-point-de-bascule-le-prefet-presente-la-feuille-de-route-de-la-convergence-sociale-a-mayotte/">« On est à un point de bascule », le préfet présente la feuille de route de la convergence sociale à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Réunis au siège de la Caisse de la sécurité sociale de Mayotte, à Kawéni, le 18 juin, après-midi, des représentants de la Direction de la sécurité sociale, de la Direction générale de la cohésion sociale et de la Direction générale des outre-mer ont présenté les contours de la convergence sociale prévue par la loi du 11 août 2025 pour la refondation de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la réunion s’est tenue sans la presse, le préfet du département, Frédéric Poisot, a détaillé les principaux axes de cette réforme lors d’un point presse organisé à son issue. <em>« C’est quelque chose de complexe avec un engagement très fort du gouvernement »</em>, a-t-il déclaré, évoquant <em>« énormément d’attente »</em> autour d’un chantier destiné à aligner progressivement les droits sociaux des Mahorais sur ceux du reste du territoire national d’ici 2036.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un changement de cap pour le système social mahorais</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué diffusé le 18 juin, la préfecture rappelle que la convergence sociale vise un <em>« alignement complet des règles applicables en matière de protection sociale à Mayotte »</em> avec celles en vigueur dans les autres départements français.</p>
<p style="text-align: justify;">Engagée depuis la départementalisation mais accélérée par la loi de programmation de 2025, cette réforme repose sur un principe simple : faire du droit commun la règle. Selon la préfecture, les mesures sociales auront désormais vocation à s’appliquer de plein droit à Mayotte, seules certaines adaptations locales étant maintenues lorsqu’elles sont justifiées par les spécificités du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’État, cette évolution doit permettre de rendre effective l’égalité de traitement entre les assurés mahorais et ceux du reste du pays, tout en accompagnant les transformations économiques et sociales de l’archipel.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un calendrier progressif jusqu’en 2036</b></h2>
<figure id="attachment_53873" aria-describedby="caption-attachment-53873" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53873 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--300x167.jpg" alt="Ministère de la santé, du travail, des solidarités, SMIC, " width="300" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--300x167.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--768x427.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--150x83.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--696x387.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere--500x278.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/ministere-.jpg 774w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53873" class="wp-caption-text">Le SMIC mahorais poursuivra sa hausse progressive, avec une nouvelle augmentation prévue en 2027, a indiqué le préfet, dans le cadre du calendrier de convergence vers le niveau national. Photographie / AEF Info.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La trajectoire présentée par les services de l’État s’étale sur une décennie. Dès cette année, plusieurs mesures doivent entrer en vigueur, notamment l’application des exonérations de cotisations sociales de droit commun et des dispositifs prévus pour l’outre-mer, ainsi qu’une revalorisation de la prime d’activité.</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur le délai nécessaire pour parvenir à une convergence complète, le préfet a assumé le choix d’un calendrier progressif. <em>« Si ça pouvait se faire tout de suite, cela se saurait »</em>, a-t-il répondu. Il a rappelé que le SMIC mahorais avait déjà bénéficié d&rsquo;une hausse supplémentaire de 2,5 points au 1er janvier 2026 et qu&rsquo;une nouvelle augmentation du même ordre était prévue au 1er janvier 2027. La prime d&rsquo;activité, a-t-il souligné, doit également progresser de plus de 120 euros par mois.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il y a des choses qui sont de l’ordre de l’amélioration du quotidien immédiatement »</em>, a insisté le représentant de l’État, tout en reconnaissant que <em>« pour le reste, cela suppose encore un travail ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Une étape majeure est prévue en 2028 avec l’intégration de la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte au régime général. Les assurés mahorais seront alors affiliés au même système que ceux du reste du territoire national. La caisse locale deviendra un organisme de base du régime général tout en conservant son organisation et sa gouvernance actuelles. À l’horizon 2031, le SMIC mahorais doit être totalement aligné sur le SMIC national.</p>
<p style="text-align: justify;">Les prestations familiales, les aides liées à la maladie, la prime d’activité ainsi que plusieurs minima sociaux doivent également converger à cette échéance. La réforme doit s’achever en 2036 avec l’application complète des prestations de droit commun et la disparition progressive des dispositifs de solidarité spécifiques à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des effets concrets pour les familles et les bénéficiaires</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Parmi les mesures mises en avant figure la création progressive de nouvelles prestations aujourd’hui inexistantes sur le territoire. L’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) doit ainsi être introduite à partir de 2027, tandis que la prime à la naissance est annoncée pour 2029.</p>
<p style="text-align: justify;">Les services de l’État ont également détaillé la montée en charge des prestations familiales et des minima sociaux. Le RSA, l’allocation aux adultes handicapés (AAH), l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou encore les aides liées à la famille doivent faire l’objet d’un rapprochement progressif avec les montants de droit commun.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette convergence concerne aussi les cotisations sociales. Leur augmentation sera étalée dans le temps afin de limiter les effets sur l’économie locale, tout en permettant le financement progressif des nouveaux droits.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>« Un point de bascule » pour Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_36145" aria-describedby="caption-attachment-36145" style="width: 252px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-36145 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-252x300.jpeg" alt="Mayotte, Manuel Valls, visite officielle," width="252" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-252x300.jpeg 252w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-861x1024.jpeg 861w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-768x913.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-150x178.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-300x357.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-696x827.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada.jpeg 885w" sizes="auto, (max-width: 252px) 100vw, 252px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36145" class="wp-caption-text">Le préfet souhaite informer les citoyens de ces changements dès le mois prochain, en mettant en place des actions de communication au sein des structures France Services. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le préfet voit dans cette réforme une étape importante de l’histoire sociale du territoire, tout en appelant à la prudence. <em>« Oui mais il faut rester dans l’humilité »</em>, a-t-il répondu lorsqu’il lui a été demandé si Mayotte entrait dans une nouvelle phase de son histoire sociale. <em>« C’est un sujet complexe, qui touche au cœur de la vie des Mahorais et des Mahoraises dans leur travail, au quotidien, leur retraite à venir (&#8230;) mais on est à un point de bascule ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La préfecture insiste sur le caractère graduel du dispositif, présenté comme nécessaire pour préserver l’équilibre économique de l’île. Le suivi de la réforme sera assuré à deux niveaux : par les administrations nationales pour le pilotage général et, localement, par le préfet.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dernier a annoncé vouloir <em>« traduire tout cela de manière très opérationnelle ici à Mayotte »</em>, en associant élus et partenaires locaux au sein d’un comité de suivi. L’objectif, selon lui, sera de vérifier que les engagements pris sont tenus, d’identifier les éventuels manques et de poursuivre la mise en œuvre du calendrier fixé. Pour l’État, cette convergence doit permettre à terme de mettre fin aux nombreuses dérogations qui distinguent encore Mayotte du reste du territoire national. Pour les habitants, elle ouvre surtout une décennie de transformations sociales dont les premiers effets pourraient être attendus dès les prochains mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/on-est-a-un-point-de-bascule-le-prefet-presente-la-feuille-de-route-de-la-convergence-sociale-a-mayotte/">« On est à un point de bascule », le préfet présente la feuille de route de la convergence sociale à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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