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	<title>Archives des migrants - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des migrants - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>À Mayotte, Tsoundzou II, le camp a fini par pousser jusqu’au lagon</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/a-mayotte-tsoundzou-ii-le-camp-a-fini-par-pousser-jusquau-lagon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 02:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Camp de Tsoundzou II]]></category>
		<category><![CDATA[Cavani]]></category>
		<category><![CDATA[Crise migratoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Tsoundzou II, après le camp de Cavani en 2023 puis celui de Tsoundzou II, apparu en 2024 et démantelé progressivement en 2025, un nouveau territoire de survie s’est installé aux portes de Mamoudzou. Depuis près d’un an, des centaines de personnes exilées, venues principalement d’Afrique des Grands Lacs mais aussi d’autres régions du monde, vivent dans ce qui est devenu un immense village précaire. Des premières cases au bord de la route jusqu’aux zones de mangrove, presque jusqu’au lagon, le camp s’est étendu au fil des arrivées.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/a-mayotte-tsoundzou-ii-le-camp-a-fini-par-pousser-jusquau-lagon/">À Mayotte, Tsoundzou II, le camp a fini par pousser jusqu’au lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Chaque matin, dans le camp de Tsoundzou II, la journée commence doucement. Les premières silhouettes sortent des abris faits de bâches et de bambous. Des enfants transportent des bidons. Des habitants se lavent, se brossent les dents, préparent les quelques affaires du jour. Derrière les toiles colorées, la vie reprend comme dans n’importe quel village.</p>
<figure id="attachment_56294" aria-describedby="caption-attachment-56294" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-56294" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56294" class="wp-caption-text">De la route aux zones de la mangrove, le camp de Tsoundzou II s’est étendu au fil des mois, où des milliers de personnes exilées attendent une issue administrative. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sauf qu’ici, les maisons sont provisoires, les rues n’existent pas vraiment et l’eau se mérite. À quelques mètres de la route, derrière l’organisme Coallia, un immense camp s’est développé depuis plusieurs mois. Il n’est plus seulement un alignement de tentes de fortune : il ressemble désormais à une ville parallèle, construite sans plan, au gré des arrivées et des besoins. Des cases sous bâches s’entassent dans les passages, s’enfoncent dans la végétation, gagnent les champs de bananiers, traversent les zones proches de la mangrove et avancent jusqu’aux abords du lagon.</p>
<p style="text-align: justify;">Tsoundzou II est devenu le troisième grand camp de personnes exilées à Mayotte ces dernières années. Après celui de Cavani, puis les regroupements autour de Kwalé et de la route nationale à Tsoundzou II, puis le camp installé à Tsoundzou II avant son démantèlement, les habitants se sont déplacés quelques centaines de mètres plus loin. Les lieux changent, mais la réalité demeure : des personnes ayant fui des conflits, des violences ou des situations d’insécurité attendent toujours une solution.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Depuis sept mois, nous vivotons. Nous essayons de vivre. Nous sommes là en train de patienter »</em>, raconte Arthur, 30 ans, originaire de République démocratique du Congo (RDC). Assis devant son abri, sur deux chaises en plastique, avec King, un autre habitant rencontré dans le camp, il observe cette vie suspendue. <em>« La situation est précaire. Il manque de l’eau. Les gens se battent pour prendre de l’eau. Les maisons sont dans des conditions inhumaines. Il n’y a pas d’aliments. Nous sommes des humains mais nous vivons dans des conditions inhumaines. On supporte tout ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La bataille quotidienne de l’eau</b></h2>
<figure id="attachment_56296" aria-describedby="caption-attachment-56296" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56296" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56296" class="wp-caption-text">À un des quatre robinets de la rampe d&rsquo;eau, enfants, jeunes, adultes et personnes fragilisées, font chaque jour la queue pour remplir leurs bidons, dans un camp où l’accès à cette ressource essentielle rythme la vie quotidienne. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le camp, la question de l’eau structure chaque journée. Quatre rampes sont installées pour permettre aux habitants de remplir leurs bidons. Pour certains, il faut marcher plusieurs centaines de mètres avant d’y accéder. Les files se forment devant les robinets. Les bouteilles et les réservoirs s’empilent. Les enfants participent eux aussi à cette tâche quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;">À côté du point d’eau, quelques sanitaires apparaissent. L’état des installations rappelle la fragilité de cette organisation improvisée. <em>« L’eau coupe. On nous a dit qu’on allait chercher des solutions mais cela fait trois ou quatre mois et ça coupe toujours »</em>, explique Arthur. <em>« Les toilettes sont minuscules, il y en a cinq et nous sommes peut-être deux mille personnes ». </em></p>
<figure id="attachment_56297" aria-describedby="caption-attachment-56297" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56297" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches, pénurie d'eau, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56297" class="wp-caption-text">Jusqu’aux grilles dans le camp, la pénurie d’eau s’affiche : un planning indique les horaires de distribution d’une ressource devenue rare au quotidien sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La zone d’accès à l’eau est un lieu où se concentrent les difficultés du camp. On y vient pour remplir ses réserves, mais aussi pour discuter, chercher des informations, raconter son parcours.</p>
<p style="text-align: justify;">Alexis, arrivé de République démocratique du Congo, explique faire bouillir l’eau avant de la boire. Ancien éleveur dans son pays, il dit connaître les risques liés à une eau de mauvaise qualité. <em>« J’ai étudié à l’école en RDC. Je sais que l’eau peut donner des maladies, donc je fais attention »</em>, raconte-t-il. Dans ce camp, quelques gestes simples deviennent des contraintes quotidiennes : trouver de l’eau, la transporter, la conserver, éviter les maladies.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des parcours marqués par la guerre</b></h2>
<figure id="attachment_56301" aria-describedby="caption-attachment-56301" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56301" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bambou, cases, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56301" class="wp-caption-text">Rencontrés dans le camp, après avoir fui la guerre en République démocratique du Congo, ces deux jeunes hommes racontent la dureté du quotidien mais aussi les violences traversées avant leur arrivée : « C’est difficile ici, mais ce n’est rien comparé à ce qu’on a vécu là-bas ». Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup d’habitants rencontrés viennent du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, une région marquée par les violences armées. Arthur et King racontent avoir fui lorsque le M23* est arrivé dans leur région. Le premier tenait une épicerie, le second était petit commerçant. Leur parcours les a conduits jusqu’en Tanzanie, où les conditions de vie sont devenues difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On a été obligés de quitter la Tanzanie car ils ont failli nous chasser et on a failli revenir au pays »</em>, racontent-ils. Ils ont ensuite rejoint Dar es-Salaam avant de prendre la mer vers les Comores, puis Mayotte à bord d’un kwassa. Arthur a laissé derrière lui sa femme et ses trois enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je ne sais pas s’ils vont bien aujourd’hui, ce qu’ils sont devenus »</em>, dit-il, ému. Depuis décembre, il attend. <em>« Nous avons des problèmes d’insécurité dans notre pays. Au niveau psychologique, on est instables. Nous voulons que la paix règne en RDC. Nous demandons l’asile, qu’on nous aide ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des histoires de violence et d’exil</b></h2>
<p style="text-align: justify;">À quelques mètres de là, Julienne sort d’un abri. Elle a 33 ans, elle vient également de RDC. Elle porte des vêtements rouges. Son regard est fixe lorsqu’elle raconte son histoire. Elle explique avoir été enlevée dans son pays alors qu’elle était enceinte de cinq mois, après que son mari a refusé de rejoindre un groupe armé. Elle raconte les violences subies, la fuite, la peur de retourner chez elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Son parcours l’a menée au Rwanda puis en Tanzanie avant son arrivée à Mayotte. Aujourd’hui, elle vit dans ce camp avec le souvenir de ce qu’elle a traversé et sans véritable perspective. Comme elle, Héritier raconte avoir tout laissé derrière lui. <em>« J’ai laissé ma maison. Je suis parti juste avec un pantalon et un caleçon »</em>, dit-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant la rampe d’eau, il décrit son quotidien avec colère et fatigue. <em>« Être dans une case de trois mètres carrés avec des enfants et des garçons de 13 ans, ce n’est pas normal ».</em>  Il évoque aussi les difficultés sanitaires, les passages dans la mangrove, les moustiques, les infections. <em>« Les associations font ce qu’elles peuvent, mais elles ne peuvent pas tout gérer ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les enfants grandissent dans l’attente</b></h2>
<figure id="attachment_56302" aria-describedby="caption-attachment-56302" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56302" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56302" class="wp-caption-text">Dans le camp de Tsoundzou II, cette jeune fille d’origine somalienne a appris l’anglais et le français, sans que l’attente et la précarité n’entament son énergie ni sa détermination. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans Tsoundzou II, les enfants sont partout. Ils jouent entre les cases, accompagnent leurs parents aux points d’eau, observent les adultes organiser la vie du camp. Mais certains ne vont pas à l’école. Claudine a 14 ans. Elle rêve d’écriture et de réalisation. Malgré le contexte, elle continue de créer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« J’avais un projet de réaliser un dessin animé mais c’est mal barré. Nous avons fui la guerre mais je continue à écrire. Je fais des scénarios, des dialogues »</em>, raconte-t-elle avec un sourire.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa sœur Dorcas attend une place en terminale. Maman Justine, une habitante du camp, tente d’organiser des activités pour les plus jeunes. Certains jours, ils sont plus de cinquante autour d’elle. Mais les moyens manquent. Des livres, des cahiers, des espaces adaptés : tout fait défaut.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une ville provisoire devenue durable</b></h2>
<figure id="attachment_56304" aria-describedby="caption-attachment-56304" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56304" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bambou, cases," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56304" class="wp-caption-text">Au bout du camp de Tsoundzou II, un homme marche vers les dernières cases en bambou construites entre la mangrove et les champs de bananiers, des abris destinés aux nouveaux arrivants dans un camp s&rsquo;étend désormais jusqu&rsquo;à la mer. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans les zones les plus éloignées de l’entrée du camp, les constructions sont plus récentes. Les nouveaux arrivants s’installent là où il reste de la place. Les bambous apparaissent partout. Les bâches deviennent des murs. Les habitants adaptent les abris aux contraintes du terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Quand l’eau arrive, tout est mouillé. Alors on construit en hauteur, sinon l’eau monte »</em>, explique Magnifique, l’un des responsables de la sécurité du camp. Plusieurs nationalités vivent aujourd’hui à Tsoundzou II : des personnes venues de RDC, mais aussi du Yémen, d’Éthiopie, du Rwanda, du Burundi, de Somalie ou encore d’Afghanistan.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’extérieur du camp, des policiers orientent parfois les nouveaux arrivants vers le site. <em>« Allez ici »</em>, leur indiquent-ils. Le camp continue donc de grandir. Chaque mois, selon plusieurs habitants, de nouvelles personnes arrivent. À Tsoundzou II, la question n’est plus celle d’un simple campement provisoire, mais celle d’une zone durablement installée dans le paysage de Mayotte.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Depuis trois ans, l’île voit apparaître ces espaces de survie, déplacés d’un quartier à l’autre au rythme des opérations d’évacuation. On démantèle les camps, mais on ne fait pas disparaître les trajectoires qui y conduisent. Derrière les bâches et les bambous, ce sont toujours les mêmes vies suspendues, les mêmes demandes d’asile, les mêmes attentes sans réponse. Jusqu’au lagon, Tsoundzou II raconte ainsi moins l’émergence d’un camp que l’installation silencieuse d’une réalité que les politiques publiques peinent à traiter.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p style="text-align: justify;">*Le Mouvement du 23 mars, également appelé M23, est un groupe armé, actif dans le Nord et le Sud-Kivu en république démocratique du Congo (RDC), créé le 6 mai 2012 par des officiers des forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), entrés en rébellion contre le gouvernement congolais.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/a-mayotte-tsoundzou-ii-le-camp-a-fini-par-pousser-jusquau-lagon/">À Mayotte, Tsoundzou II, le camp a fini par pousser jusqu’au lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Près de 14.000 migrants recensés sur la route des Comores vers Mayotte entre juillet et décembre 2025</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/pres-de-14-000-migrants-recenses-sur-la-route-des-comores-vers-mayotte-entre-juillet-et-decembre-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 02:30:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[exilés]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[OIM]]></category>
		<category><![CDATA[routes migratoires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53081</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour la première fois, l'OIM documente les départs vers Mayotte depuis plusieurs points côtiers des Comores. L'étude éclaire les dynamiques migratoires régionales et les risques humains liés aux traversées clandestines.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/pres-de-14-000-migrants-recenses-sur-la-route-des-comores-vers-mayotte-entre-juillet-et-decembre-2025/">Près de 14.000 migrants recensés sur la route des Comores vers Mayotte entre juillet et décembre 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">13.914 personnes ont été recensées entre juillet et décembre 2025 sur la route maritime reliant les Comores à Mayotte, selon <a href="https://dtm.iom.int/fr/reports/les-comores-outil-de-suivi-des-zones-de-depart-damt-mouvements-vers-mayotte-juin-decembre">un premier rapport</a> de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), publié la semaine dernière. Ces données proviennent d’un dispositif de suivi des zones de départ mis en place dans l’archipel comorien afin d’observer les dynamiques de déplacements en amont des traversées vers Mayotte.</p>
<figure id="attachment_53090" aria-describedby="caption-attachment-53090" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53090" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-3-300x273.png" alt="OIM, rapport, routes migratoires, Comores, Mayotte" width="300" height="273" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-3-300x273.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-3-150x136.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-3.png 377w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53090" class="wp-caption-text">Les données récoltées sur la période juin &#8211; décembre 2025.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les chiffres publiés ne correspondent pas à des arrivées enregistrées sur le territoire mahorais, mais à des observations réalisées dans des zones identifiées comme points de départ ou de transit. Ils constituent des indicateurs issus d’un système encore en phase de déploiement.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les mouvements observés présentent une forte concentration durant la saison sèche. Les données font état de 3.778 personnes en juillet, puis d’un pic à 5.278 en août. Les chiffres diminuent ensuite à 2.696 personnes en septembre avant de chuter à partir d’octobre (728), novembre (749) et décembre (684). Selon les premières analyses, cette baisse pourrait être liée à la dégradation des conditions de navigation avec l’arrivée de la saison des pluies dans le canal du Mozambique.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les résultats confirment que les Comores constituent un corridor important de migration irrégulière dans le canal du Mozambique, avec des migrants transitant principalement depuis l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et Madagascar en direction de Mayotte »</em>, note le rapport. <em>« Les migrants partaient d’Afrique centrale via la Tanzanie, ainsi que directement de Madagascar, et transitaient par Ngazidja, Anjouan et Mohéli, avec pour objectif principal d’atteindre Mayotte, leur destination finale ».</em></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le dispositif a permis de confirmer plusieurs zones de départ régulières sur les trois îles de l’Union des Comores. Parmi elles figurent Marahare et Sadapouani à Anjouan, Chindini-Ourouveni en Grande Comore, ainsi que Kangani à Anjouan. <em>« Au cours de la période considérée, Kangani et Marahare à Anjouan ont été identifiés comme les principaux points de départ vers Mayotte ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des profils majoritairement masculins et très diversifiés</strong></h2>
<figure id="attachment_53091" aria-describedby="caption-attachment-53091" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-e1781080463710-300x118.png" alt="OIM, rapport, routes migratoires, Comores, Mayotte" width="300" height="118" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-e1781080463710-300x118.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-e1781080463710-768x302.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-e1781080463710-150x59.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-e1781080463710-696x274.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-e1781080463710-500x197.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-e1781080463710.png 776w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53091" class="wp-caption-text">Aperçu des profils des personnes arrivant à Mayotte depuis les Comores (Capture d&rsquo;écran OIM).</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les données collectées indiquent que les ressortissants malgaches représentent 32 % des personnes observées. Ils sont suivis par les Congolais (12 %), les Burundais (7 %), les Rwandais (5 %), les Tanzaniens (2 %) et les Kényans (1 %). Dans 42 % des cas, la nationalité n’a pas pu être identifiée.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le profil démographique fait apparaître une majorité d’hommes adultes (73 %). Les femmes représentent 17 %, tandis que les enfants (garçons et filles) comptent pour une part minoritaire des observations.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres confirment également l&rsquo;arrivée en plus grande nombre des ressortissants Congolais qui fuient la violence du conflit qui ravage l&rsquo;est du pays. <em>« En 2025, 50% de ressortissants congolais ont demandé l&rsquo;asile à Mayotte », </em>selon les chiffres de l&rsquo;Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), contre 13% de Comoriens.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Naufrages et traite, des traversées à haut risque</strong></h2>
<figure id="attachment_53089" aria-describedby="caption-attachment-53089" style="width: 220px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53089" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-2-220x300.png" alt="" width="220" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-2-220x300.png 220w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-2-150x204.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-2-300x409.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/OIM-2.png 501w" sizes="auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px" /><figcaption id="caption-attachment-53089" class="wp-caption-text">Dynamiques et routes migratoires dans l’océan Indien occidental. (Capture d&rsquo;écran rapport OIM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les premières consultations menées dans le cadre du projet ont confirmé que la migration maritime irrégulière empruntant la route de l&rsquo;océan Indien occidental vers Mayotte comportait des risques graves », </em>ajoute l&rsquo;OIM, dans une section intitulée <em>« Risques liées aux mouvements maritimes irréguliers ».</em></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cela s&rsquo;explique en premier lieu, selon l&rsquo;OIM, en raison de traversées effectuées à bord de kwassa-kwassa, souvent surchargés et inadaptés aux conditions de navigation dans le canal du Mozambique. L’OIM met en avant des risques élevés de naufrages, de disparitions en mer et d’exploitation par des réseaux de passeurs. Les femmes et les enfants figurent parmi les profils les plus vulnérables. <em>« Au total, 15 incidents maritimes ont été signalés par les points focaux communautaires au cours de la période considérée ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les migrants étaient extrêmement vulnérables aux abus, à l’extorsion et à l’exploitation »</em>, poursuit le rapport. <em>« Cette vulnérabilité était particulièrement aiguë pour les mineurs, ainsi que pour les femmes et les filles malgaches victimes de transport irrégulier. Ces risques étaient exacerbés par l&rsquo;éloignement des principaux points de départ confirmés, notamment Marahare et Sadapouani et Chindini-Ourouveni, qui sont difficiles à surveiller et facilitent le fonctionnement des réseaux de passeurs ».</em></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L’organisation estime toutefois que ces données restent partielles en raison du caractère clandestin des traversées et des difficultés d’accès à certaines zones.</p>
<p style="text-align: justify;">En début de semaine, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/chavirage-dun-kwassa-a-la-pointe-de-koungou-onze-passagers-secourus/">une embarcation a d&rsquo;ailleurs chaviré près de la pointe de Koungou</a>, selon la préfecture de Mayotte. Onze passagers ont été secourus. Les passagers étaient tous des ressortissants comoriens.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une méthodologie basée sur des observateurs de terrain</strong></h2>
<figure id="attachment_4056" aria-describedby="caption-attachment-4056" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4056" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Anjouan-cotes-Mutsamudu--300x213.jpg" alt="Comores, Azali, USA, américains, ZEE, Emmanuel Macron" width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Anjouan-cotes-Mutsamudu--300x213.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Anjouan-cotes-Mutsamudu--768x544.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Anjouan-cotes-Mutsamudu--150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Anjouan-cotes-Mutsamudu--696x493.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Anjouan-cotes-Mutsamudu-.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-4056" class="wp-caption-text">Kangani et Marahare à Anjouan ont été identifiés comme les principaux points de départ vers Mayotte.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le dispositif repose sur une méthodologie en trois volets : la cartographie et la validation des principaux sites de départ, le déploiement de six observateurs communautaires et la collecte systématique d’informations sur les événements liés aux mouvements maritimes.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Ces observateurs ont été identifiés, formés et déployés sur les trois îles (un à Grande Comore, trois à Anjouan et deux à Mohéli), selon l&rsquo;organisation. Leur mission consiste à suivre les zones identifiées, à recueillir des informations auprès de sources locales et à documenter les incidents liés aux traversées.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Ces données sont collectées à l’aide d’un formulaire standardisé, puis consolidées par les équipes de l’OIM. Elles permettent d’identifier des tendances sur les départs et les profils observés, sans prétendre à une exhaustivité des mouvements.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&rsquo;OIM, <em>« ce premier cycle a permis de poser les bases opérationnelles d’un suivi systématique des migrations maritimes irrégulières aux Comores »</em>. Il permet aussi <em>« de mettre en évidence à la fois l’importance stratégique de cette route et les risques significatifs encourus par les migrants ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un premier cycle qui en appel d&rsquo;autres</strong></h2>
<figure id="attachment_43660" aria-describedby="caption-attachment-43660" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43660" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0864-300x200.jpg" alt="Tsoundzou, camp, exilés, Coallia, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0864-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0864-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0864-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0864-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0864-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0864-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0864-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0864-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0864-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/DSC_0864-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43660" class="wp-caption-text">Le camp de Tsoundzou 2, point de chute de centaines de déplacés à Mayotte. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Dans le rapport, l&rsquo;OIM précise que l’ensemble des résultats doit être interprété comme des tendances et non comme une mesure complète des mouvements entre les Comores et Mayotte. Les prochaines phases de collecte permettront d’affiner progressivement l’analyse et de renforcer la couverture du système de suivi.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">A noter que l’Organisation internationale pour les migrations est une agence intergouvernementale rattachée au système des Nations Unies depuis 2016. Elle accompagne les États dans la gestion des migrations, la protection des personnes vulnérables et la production de données sur les mobilités humaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’océan Indien, l’OIM développe des dispositifs de suivi des mouvements migratoires afin de mieux comprendre les routes utilisées et les risques associés, notamment dans le cadre des traversées entre les Comores et Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le premier cycle du projet DAMT a permis de lancer avec succès un suivi systématique aux Comores, en mettant en place le cadre opérationnel grâce au recrutement, à la formation et au déploiement de six agents de protection des communautés (PCF), ainsi qu’à la validation des principaux lieux sensibles sur les trois îles »</em>, conclut l&rsquo;OIM.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les données de référence ont confirmé le rôle crucial de la route de l&rsquo;océan Indien occidental dans le réseau de migration irrégulière et ont mis en évidence les risques extrêmes en matière de protection liés à la sécurité des navires et à la traite des êtres humains ».</em></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/pres-de-14-000-migrants-recenses-sur-la-route-des-comores-vers-mayotte-entre-juillet-et-decembre-2025/">Près de 14.000 migrants recensés sur la route des Comores vers Mayotte entre juillet et décembre 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Comores : Des migrants voulant se rendre à Mayotte volatilisés sur fond d’épidémie d’Ebola en RDC</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/comores-des-migrants-voulant-se-rendre-a-mayotte-volatilises-sur-fond-depidemie-debola-en-rdc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 02:15:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[République démocratique du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[virus Ebola]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51868</guid>

					<description><![CDATA[<p>La dernière vague de migrants interceptés dans la petite île de l’archipel est introuvable. Ces personnes en provenance des pays des Grands Lacs, plus précisément en République démocratique du Congo avaient manifesté leur volonté de se rendre à Mayotte pour tenter ensuite de rejoindre l’Europe. Une mission officielle congolaise est arrivée à Moroni dans la semaine.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/comores-des-migrants-voulant-se-rendre-a-mayotte-volatilises-sur-fond-depidemie-debola-en-rdc/">Comores : Des migrants voulant se rendre à Mayotte volatilisés sur fond d’épidémie d’Ebola en RDC</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les 63 migrants arrivés le samedi 16 mai dernier à Mohéli, la petite des Comores, sont introuvables. Cette nouvelle vague était composée de 17 mineurs, dont un bébé de 9 mois, 14 femmes et plus d’une quarantaine d’hommes. Au départ de la Tanzanie le mercredi 13 mai, les migrants ont été abandonnés par leurs passeurs après trois nuits pour rejoindre Mayotte, selon le média comorien Al-watwan.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>500 personnes atteintes d’Ebola en RDC</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les migrants vont se retrouver seuls dans des îlots de Mohéli sans eau ni nourriture ni kits sanitaires. Une chaîne de solidarité s’est vite constituée pour leur venir en aide en attendant les autorités. Mais, à la grande surprise, les 63 migrants se sont volatilisés dans la nature. « <em>Ils se sont évaporés dans la nature.</em>  <em>Nul ne sait où ils se trouvent actuellement</em> », a affirmé le chef du village de Hamavuna, un petit village situé sur la rive à proximité des îlots où les migrants, en grande majorité de la République démocratique du Congo (RDC) avaient reçu les premiers secours par des habitants.</p>
<figure id="attachment_51872" aria-describedby="caption-attachment-51872" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51872" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-39-40-300x195.jpg" alt="" width="300" height="195" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-39-40-300x195.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-39-40-150x98.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-39-40-696x452.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-39-40-500x325.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-39-40.jpg 720w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51872" class="wp-caption-text">La rencontre entre des officiels comoriens et une délégation congolaise au ministère de l’Intérieur à Moroni.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une situation qui entretient l’inquiétude aux Comores à cause de l’épidémie d’Ebola qui sévit, depuis le 15 mai en RDC et dont les proportions préoccupent l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les agences et structures internationales de lutte contre les maladies. L’épidémie touche désormais l’Ouganda avec de potentiels risques de propagation en Tanzanie. « <em>Plus de 500 personnes suspectées d&rsquo;être porteuses de la maladie et plus de 130 décès ont été signalés dans plusieurs zones de santé. Le même jour, l’Ouganda a également déclaré la présence de la maladie sur son territoire</em> », souligne Médecins Sans Frontières (MSF) qui cite des sources des autorités locales.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Des voix s’élèvent dans l’archipel pour demander des mesures fermes contre l’arrivée de ces migrants et craignent que leur présence ne contribue à introduire de maladies dangereuses dans les îles. « <em>Beaucoup de migrants venant de la région des Grands Lacs transitent aux Comores, en particulier au Sud de Mwali, pour tenter de relier Mayotte. Ce voyage s’effectue en collaboration avec des passeurs comoriens. Sachant qu’il y a plusieurs maladies hautement contagieuses qui circulent dans cette zone africaine, l’introduction d’une maladie n’est pas une piste inévitable </em>», a souligné un ancien procureur général nommé Soilihi Mahamoud connu sous le surnom de « Sako ».</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une délégation officielle de la RDC à Moroni</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les autorités comoriennes restent impuissantes face à la multiplication des arrivées de migrants dans l’archipel. Si les Comores disposent d’un arsenal juridique de répression contre les trafics d’êtres humains et collaborent avec l’Organisation internationale des migrations (OIM) pour lutter contre ces vagues migratoires, l’Etat ne dispose pas de ressources financières et logistiques suffisantes face à l’ampleur du phénomène. Un bureau de l’OIM a été ouvert en 2018 aux Comores. Les autorités ont adopté une loi en la matière et mis en place une brigade mixte anti-migrants et collaborent avec diverses instances internationales pour faire face à ce fléau. Mais le manque de moyens d’accueil temporaire rend hypothétique toute maitrise des flux migratoires entre la Tanzanie et les Comores.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>En réalité, nous devrons avoir un site d’isolement pour les mettre en quarantaine dès leur arrivée à Mwali afin de mieux les contrôler. Malheureusement, on ne dispose pas de cette infrastructure. En plus de cela, nos moyens logistiques et techniques sont très limités pour faire face à des maladies hautement dangereuses. Cette situation doit interpeller tout le monde car nul ne sera épargné en cas de maladie comme Ebola</em> », a souligné l’épidémiologiste Rachad Attoumane alias Keke.</p>
<figure id="attachment_51873" aria-describedby="caption-attachment-51873" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51873" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-42-18-300x135.jpg" alt="" width="300" height="135" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-42-18-300x135.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-42-18-1024x461.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-42-18-768x346.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-42-18-150x68.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-42-18-696x313.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-42-18-500x225.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-42-18-800x360.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-21-17-42-18.jpg 1040w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51873" class="wp-caption-text">La délégation de la RDC arrivée aux Comores souhaite un dispositif bilatéral de lutte contre les migrations et un mécanisme humanitaire en cas de décès.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En avril dernier, 18 migrants majoritairement congolais avaient trouvé la mort à la Grande Comores alors qu’ils s’apprêtaient à rejoindre l’île de Mayotte. C’est dans ce cadre qu’une mission officielle congolaise s’est rendue cette semaine à Moroni pour évaluer la situation, réfléchir sur des instruments communs en vue de faire face à ces vagues de migrants. Les deux parties ont convenu de mettre en avant « <em>la prise en charge humanitaire</em> » et « <em>améliorer les protocoles d’accueil et de soins pour les migrants en détresse. La fluidification des procédures</em> » mais aussi « <em>optimiser les mécanismes de rapatriement et la coordination entre les services nationaux</em> » avant de prévoir «<em> le partage de données » par la mise d’un système d’échange d’informations en temps réel entre les deux nations pour prévenir de nouvelles tragédies </em>», selon les conclusions d’une réunion technique organisée au ministère de l’Intérieur à Moroni.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Les deux parties ont réaffirmé l&rsquo;impératif absolu du respect des conventions internationales, garantissant la protection de la dignité humaine, quelles que soient les circonstances</em> », ont souligné les autorités techniques comoriennes et congolaises. « <em>La gestion des migrations est une problématique transversale qui ne peut être traitée de manière isolée</em> », d’après un officiel congolais qui a insisté sur la nécessité d&rsquo;une réponse collective. La police comorienne a lancé un avis de recherche des 63 migrants portés disparus dans l’archipel depuis cinq jours.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A.S Kemba</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/comores-des-migrants-voulant-se-rendre-a-mayotte-volatilises-sur-fond-depidemie-debola-en-rdc/">Comores : Des migrants voulant se rendre à Mayotte volatilisés sur fond d’épidémie d’Ebola en RDC</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Au camp de Tsoundzou 2, la députée Anchya Bamana dénonce « une honte de la nation française »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/au-camp-de-tsoundzou-2-la-deputee-anchya-bamana-denonce-une-honte-de-la-nation-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 02:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Anchya Bamana]]></category>
		<category><![CDATA[camp]]></category>
		<category><![CDATA[demandeurs d'asile]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[rassemblement nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Tsoundzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50629</guid>

					<description><![CDATA[<p>La députée demande le retour des demandeurs d’asile déboutés vers le continent africain, le transfert des réfugiés éligibles vers la France hexagonale, l’accélération des procédures administratives, ainsi que le démantèlement du camp de Tsoundzou 2.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/au-camp-de-tsoundzou-2-la-deputee-anchya-bamana-denonce-une-honte-de-la-nation-francaise/">Au camp de Tsoundzou 2, la députée Anchya Bamana dénonce « une honte de la nation française »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La députée de Mayotte, Anchya Bamana (RN), s’est rendue ce mardi 28 avril en début d’après-midi au <em>« camp de migrants »</em> de Tsoundzou 2, qui accueille depuis octobre dernier plusieurs centaines d’exilés, majoritairement des demandeurs d’asile originaires notamment de la République démocratique du Congo, de la Somalie, du Burundi, mais aussi d’Éthiopie, du Yémen ou encore d’Afghanistan. Installés dans des conditions particulièrement précaires, ces exilés vivent entre la mangrove et la route nationale, faute de places disponibles en hébergement d’urgence, dans l’attente de l’examen de leur demande d’asile.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un appel à la diplomatie et à la solidarité nationale pour organiser les retours des déboutés et l’accueil des réfugiés</strong></h2>
<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto [content-visibility:auto] supports-[content-visibility:auto]:[contain-intrinsic-size:auto_100lvh] R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom,0px)+var(--thread-response-height))] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-WEB:0f6bda15-69e4-4b6b-bab9-e2e99cb622eb-11" data-testid="conversation-turn-10" data-scroll-anchor="false" data-turn="assistant">
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<figure id="attachment_50636" aria-describedby="caption-attachment-50636" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50636" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8517-300x200.jpg" alt="Camp, tsoundzou 2, migrants, exilés, Anchya Bamana" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8517-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8517-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8517-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8517-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8517-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8517-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8517-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8517-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8517-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8517-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50636" class="wp-caption-text">La députée appelle à la destruction du camp existant, sans volonté de trouver un autre moyen d&rsquo;accueil de ces personnes, qui continuent à arriver à Mayotte. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="125" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><em style="text-align: justify;">« Je suis venue ici voir de près la réalité du camp de migrants installé dans la mangrove de Tsoundzou 2. J&rsquo;ai écrit au ministre de l&rsquo;Intérieur, au ministre des Affaires étrangères et de l&rsquo;Europe pour les sensibiliser sur la situation d&rsquo;insécurité et la situation migratoire de l&rsquo;île, mais aussi tout ce que nous subissons suite aux conséquences de l&rsquo;immigration illégale massive non contrôlée »</em><span style="text-align: justify;">, explique-t-elle à son arrivée, devant de nombreuses personnes, surprises par sa présence et celle des forces de l&rsquo;ordre.</span></p>
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</section>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il faut absolument faire marcher la diplomatie pour renvoyer en Afrique des Grands Lacs tous ceux qui sont déboutés du droit d&rsquo;asile et envoyer en métropole dans le cadre de la solidarité nationale tous ceux qui ont droit à l&rsquo;asile. Ce camp de la honte doit être démantelé par la France, notre France ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le Gouvernement se débrouille (pour détruire le camp), le 13 avril dernier, le préfet a ouvertement dit qu&rsquo;avec l&rsquo;autorisation du Gouvernement, il envisage d&rsquo;installer un camp officiel. Et comme les arrivées illégales ne s&rsquo;arrêtent pas, cela veut dire que tout Mayotte va devenir un camp géant. Aucun maire ne va délivrer un terrain pour ça ! Les Mahorais ne veulent pas de ce camp de la honte ! »</em>, assène-t-elle, tout en soulignant que <em>« ce qui se passe ici c&rsquo;est une honte de la nation française. Des enfants, des femmes, ne peuvent pas vivre dans une mangrove, c&rsquo;est indigne de la République française ! ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La préfecture annule sa visite par refus d&rsquo;instrumentalisation à des fins politiques</strong></h2>
<figure id="attachment_50638" aria-describedby="caption-attachment-50638" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50638" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8494-300x200.jpg" alt="Camp, tsoundzou 2, migrants, exilés, Anchya Bamana" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8494-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8494-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8494-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8494-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8494-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8494-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8494-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8494-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8494-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8494-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50638" class="wp-caption-text">Les forces de l’ordre étaient présentes sur place, suscitant l’inquiétude parmi les personnes qui redoutaient un démantèlement imminent du camp. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Initialement, la députée avait invité le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, ainsi que le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, à participer à la visite du camp, en demandant la protection de la police aux frontières et de la police municipale. Ils n&rsquo;ont finalement pas participé.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il est en effet apparu ce matin que les conditions nécessaires à un déroulement serein, constructif et respectueux, conformément à l&rsquo;objectif initial de cette visite, ne sont plus réunies. L&rsquo;événement, tel qu&rsquo;il avait été initialement sollicité auprès de la préfecture et organisé par ses soins, a connu des modifications substantielles de la part de Madame la députée (appel au rassemblement de la population et de la presse), qui en ont altéré la nature, le détournant de sa finalité première »</em>, a fait savoir la préfecture dans un communiqué, peu avant la visite. <em>« Par respect pour les personnes présentes sur site et par refus d’instrumentalisation de sa venue à des fins politiques, le préfet a pris la décision d’annuler son déplacement ce jour. Cette décision ne remet nullement en cause l&rsquo;engagement de l&rsquo;État dans le suivi de la situation sanitaire, sociale et environnementale du site de Tsoundzou ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">La députée demande l’accélération du traitement des dossiers d’asile des exilés. Ces derniers sont d’ailleurs d’accord avec elle. Pour la plupart, dont certains rencontrés pendant la visite, ils ne souhaitent pas rester à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une solution plus humaine de transition ? : <em>« On les met nulle part à Mayotte »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_50635" aria-describedby="caption-attachment-50635" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50635" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8528-300x200.jpg" alt="Camp, tsoundzou 2, migrants, exilés, Anchya Bamana" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8528-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8528-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8528-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8528-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8528-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8528-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8528-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8528-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8528-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8528-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50635" class="wp-caption-text">Plus de 1.000 personnes vivent dans le camp depuis octobre. La majorité des demandeurs d&rsquo;asile. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Interrogée sur l’arrivée quasiment continue des personnes depuis l’Afrique continentale, et sur la nécessité de proposer un <em>« nouveau camp »</em>, un espace qui permettrait d’accueillir les personnes <em>« dans de meilleures conditions »</em>, la députée répond :<em> « on les met nulle part à Mayotte ! Pourquoi le Gouvernement ne met pas le Mur de Fer en haute mer avant que les kwassas n’arrivent dans les eaux internationales pour leur faire barrage ? Les routes migratoires sont clairement identifiées. La France connaît parfaitement ce dossier, pourquoi ils n’appliquent pas la diplomatie pour arrêter ces arrivées illégales ? »</em>, questionne-t-elle avant de s’engouffrer au milieu des tentes dans le camp.</p>
<p style="text-align: justify;">Une question qui sonne comme une insulte pour un ressortissant congolais qui a écouté les échanges. <em>« Elle croit qu&rsquo;elle pourrait vivre ce que nous avons vécu au Congo ? »</em>, demande-t-il, confus. Comme en Méditerranée depuis des dizaines d’années, les politiques restrictives et les renvois n’influencent en aucun cas la volonté des personnes de sauver leur vie, et ces dernières continuent d’arriver en Europe : on compte ces dernières années plusieurs centaines de milliers de traversées irrégulières chaque année vers l’Union européenne.</p>
<p style="text-align: justify;">Le conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo s’inscrit dans l’un des drames humanitaires les plus lourds de ces dernières décennies. Depuis la fin des années 1990, les violences armées, impliquant une multitude de groupes rebelles et d’interventions étrangères, ont fait environ 5 à 6 millions de morts selon les estimations des organisations internationales, directement ou indirectement liées aux combats, aux famines et aux maladies. La région reste également marquée par des déplacements massifs de population, avec plusieurs millions de personnes contraintes de fuir au fil des années. Depuis la résurgence du M23 en 2021, la situation s’est de nouveau fortement dégradée dans le Nord-Kivu, entraînant une intensification des combats, plusieurs milliers de morts supplémentaires ces derniers mois — dont près de 7.000 lors de phases d’offensives récentes selon des estimations onusiennes — et des centaines de milliers de nouveaux déplacés, aggravant une crise humanitaire déjà chronique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le conflit en Somalie lui s’inscrit dans l’un des plus longs et persistants épisodes d’instabilité armée du continent africain. Depuis l’effondrement de l’État central en 1991, le pays est plongé dans une guerre civile fragmentée impliquant des clans armés, des milices locales et des groupes jihadistes, notamment Al-Shabaab, affilié à Al-Qaïda.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur plusieurs décennies, les violences, combinées aux famines récurrentes, aux sécheresses extrêmes et à l’effondrement des services publics, auraient causé plusieurs centaines de milliers de morts, certaines estimations allant jusqu’à plus d’un million de victimes indirectes sur la longue durée. La situation humanitaire reste extrêmement fragile, avec des épisodes de famine particulièrement graves, notamment celle de 2011 qui aurait fait environ 250.000 morts selon les Nations unies.</p>
<p style="text-align: justify;">Le conflit a également entraîné des déplacements massifs de population : on estime que plusieurs millions de Somaliens ont été déplacés à l’intérieur du pays ou ont fui vers les pays voisins (Kenya, Éthiopie, Djibouti), créant l’une des plus importantes crises de réfugiés de la région.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/au-camp-de-tsoundzou-2-la-deputee-anchya-bamana-denonce-une-honte-de-la-nation-francaise/">Au camp de Tsoundzou 2, la députée Anchya Bamana dénonce « une honte de la nation française »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Comores : une quarantaine de migrants interceptés, un mort</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/comores-une-quarantaine-de-migrants-interceptes-un-mort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 01:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50320</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’embarcation de fortune a chaviré près des côtes d’un village de l’île de Mwali. Les villageois et une association locale organisent les premiers secours de ces migrants logés provisoirement dans une école en attendant les consignes des autorités.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/comores-une-quarantaine-de-migrants-interceptes-un-mort/">Comores : une quarantaine de migrants interceptés, un mort</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="s8" style="text-align: justify;"><span class="s6">Les drames d</span><span class="s6">e migrants se multiplient aux</span><span class="s6"> Comores. </span><span class="s6">Samedi 18 avril, un contingent a été intercepté à Mwali, la petite île de l’archipel. Les migrants, au nombre de 45, ont été secourus par des volontaires après <em>« </em></span><span class="s7"><em>trois jours en mer »</em>,</span><span class="s6"> selon le journal comorien Al-watwan qui évoque <em>« </em></span><em><span class="s7">deux enfants de moins de trois ans ainsi qu’une femme enceinte » </span></em><span class="s6">parmi</span><span class="s6"> les </span><span class="s6">personnes identifiées</span><span class="s6"> dans une embarcation de fortune</span><span class="s6"> près des cotes d’un village nommé Hamavouna</span><span class="s6">.</span></p>
<h2 class="s3" style="text-align: center;"><strong><span class="s2">La faim et l’épuisement</span></strong></h2>
<p class="s8" style="text-align: justify;"><span class="s6">Il s’agit, selon les </span><span class="s6">premières</span><span class="s6"> informations de migrants d’origine tanzanienne, burundaise et </span><span class="s6">kenyane</span><span class="s6">. « <em>C</em></span><em><span class="s7">es migrants auraient été déposés la veille, samedi 18 avril, sur la plage de Daani, une petite crique sablonneuse située à quelques mètres de Hamavuna »</span></em><span class="s6">, souligne le journal qui ajoute que les migrants <em>« </em></span><em><span class="s7">auraient quitté leur point de débarquement, poussés par la faim et l’épuisement, dans l’espoir de trouver de l’aide ». </span></em></p>
<p class="s8" style="text-align: justify;"><span class="s6">Seulement, au cours de l’opération de sauvetage, l’un des migrants aurait pris peur et s’est jeté dans l’eau, selon un témoin qui explique </span><span class="s6">que les infortunés</span><span class="s6"> ont été <em>« </em></span><em><span class="s7">coincés entre la marée haute et une falaise rocheuse, ils ont tenté de traverser une zone dangereuse » </span></em><span class="s6">et que la personne décédée</span><em><span class="s7"> « aurait glissé et chuté dans la mer. Il ne savait pas nager ». </span></em></p>
<h2 class="s3" style="text-align: center;"><strong><span class="s2">18 migrants morts en mars dernier aux Comores</span></strong></h2>
<p class="s8" style="text-align: justify;"><span class="s6">Le corps a été inhumé par les habitants du village dans la soirée. Les autres migra</span><span class="s6">nts ont été pris en charge par le village. Des salles de classes ont été réquisitionnées pour les accueillir. L’ass</span><span class="s6">ociation Ulanga</span><span class="s6"> a lancé un appel à la solidarité pour venir en aide à ces migrants. <em>« </em></span><em><span class="s7">Nous avons mobilisé les femmes du village pour qu’elles partagent ce qu’elles avaient »</span></em><span class="s6">, a indiqu</span><span class="s6">é Nabouhane Madi, l’un des responsables de cette association locale.</span></p>
<p class="s8" style="text-align: justify;"><span class="s6">Cette interception intervient, un mois jour pour jour, après un drame de migrants ayant fait 18 victimes</span><span class="s6"> dans l’archipel. Les complices, qui opèrent principalement depuis la Tanzanie et l’Ouganda, travaillent en bande criminelle pour arnaquer des centaines de personnes, originaires de la région des Grands Lacs qui embrassent le rêve de toucher l’Europe via Mayotte. </span></p>
<p class="s8" style="text-align: justify;"><span class="s6">Abandonnés près d</span><span class="s6">es côtes comoriennes, les migrants croient arriver sur les rives de l’île au lagon avant de découvrir la malheureuse réalité. Si les Comores disposent déjà d’un cadre législatif régissant la gestion des migrants, l’archipel ne dispose pas assez de moyens pour prendre </span><span class="s6">en charge ces migrants. Ces derniers</span><span class="s6"> disparaissent </span><span class="s6">souvent </span><span class="s6">dans la nature.</span></p>
<p>A.S. Kemba</p>
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		<title>Comores : 18 migrants venant d&#8217;Afrique centrale morts noyés</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/20/comores-18-migrants-venant-dafrique-centrale-morts-noyes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 02:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48632</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les victimes étaient à bord d'une vedette qui a vraisemblablement échoué en voulant atteindre le rivage de la ville de Mitsamihouli en Grande-Comores. Les services de secours ont pu sauver "une trentaine" sur "une cinquantaine à bord".</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/20/comores-18-migrants-venant-dafrique-centrale-morts-noyes/">Comores : 18 migrants venant d&rsquo;Afrique centrale morts noyés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les autorités comoriennes ont annoncé la mort de « 18 migrants » venus d&rsquo;Afrique centrale à bord d&rsquo;une vedette. Les passeurs ont fait croire aux voyageurs qu&rsquo;ils étaient bien arrivés à Mayotte, première étape d&rsquo;un voyage en Europe, en France plus précisément.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« Des cris de détresse au large »</em></strong></h3>
<figure id="attachment_48633" aria-describedby="caption-attachment-48633" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48633" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/comores-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/comores-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/comores-768x433.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/comores-150x85.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/comores-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/comores.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48633" class="wp-caption-text">À l&rsquo;hôpital de Mitsamihouli où les survivants ont été pris en charge. (Crédit photo : Ibrahim Youssouf/Al-watwan).</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A quelques kilomètres de la rive, certains voulaient échapper à la vigilance de potentiels habitants en voulant débarquer de la vedette rapidement pour toucher la terre ferme en toute clandestinité. Mais, ils se sont noyés en pleine nuit, selon les témoignages des premiers secouristes. <em>« Nous avons entendu des cris de détresse au large. Nous avons cherché à savoir de quoi il s&rsquo;agissait avant de nous rendre compte finalement que c&rsquo;étaient des migrants noyés »</em>, a souligné un membre de l&rsquo;équipe de volontaires formée à la hâte pour venir en aide aux naufragés.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon le ministère de l&rsquo;Intérieur, 8 corps ont été repêchés dans la nuit et 10 autres en plein jour. <em>« Nous avons un bilan de 18 personnes décédées suite à ce drame »</em>, a indiqué le ministre de l&rsquo;Intérieur, Mohamed Ahmed Assoumani, au cours d&rsquo;un point de presse tenu en début d&rsquo;après-midi.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Les voyages de la mort</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48639 alignright" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-19-19-10-44-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-19-19-10-44-211x300.jpg 211w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-19-19-10-44-721x1024.jpg 721w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-19-19-10-44-150x213.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-19-19-10-44-300x426.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-19-19-10-44-696x989.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-19-19-10-44.jpg 760w" sizes="auto, (max-width: 211px) 100vw, 211px" />La communauté de Mitsamihouli, sur ordre du maire, Mchangama Abbas, a procédé à l&rsquo;inhumation des corps repêchés. Les rescapés, dont des femmes et des enfants, ont été admis à l&rsquo;hôpital de la ville où ils ont été pris en charge par le service des urgences puis par des unités de la Sécurité civile.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L&rsquo;archipel fait face ces dernières années à un flux de migrants qui échouent, pour la majorité, à Mitsamihouli qui offre une beauté et un paysage similaire à celle d&rsquo;une ville de Mayotte. Il y a moins d&rsquo;un an, une cinquantaine de migrants venant de la région des Grands Lacs avait été secourue par la communauté de Mitsamihouli avant de disparaître dans la nature. Les passeurs dont des Comoriens jouent avec la naïveté des candidats à l&rsquo;immigration clandestine et organisent, via la Tanzanie, ces voyagent de la mort moyennant des sommes variant entre 3.000 et 6.000 euros par migrant, selon des informations compilées par les services comoriens.</p>
<p style="text-align: justify;">A.S. Kemba</p>
<p>Photo de Une : Des unités de la sécurité civile continuent à rechercher d&rsquo;autres corps ou survivants. ( Crédit photo : Ibrahim Youssouf/Al-watwan).</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/20/comores-18-migrants-venant-dafrique-centrale-morts-noyes/">Comores : 18 migrants venant d&rsquo;Afrique centrale morts noyés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Tsoundzou 2, les installations du camp retirées devant le chantier de la STEP de Mamoudzou Sud</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/16/a-tsoundzou-2-les-installations-du-camp-retirees-devant-le-chantier-de-la-step-de-mamoudzou-sud/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 02:15:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[camp]]></category>
		<category><![CDATA[exilés]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Tsoundzou 2]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46627</guid>

					<description><![CDATA[<p>Afin de permettre la continuité des travaux de la station d'épuration et l'accès au site de Coallia, une partie du camp de Tsoundzou 2 a été détruite ce vendredi 13 février. Le reste du site continue de grandir et accueille plus de 1.000 personnes. Une situation intenable avec un sans doute un nouveau démantèlement inévitable.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/16/a-tsoundzou-2-les-installations-du-camp-retirees-devant-le-chantier-de-la-step-de-mamoudzou-sud/">À Tsoundzou 2, les installations du camp retirées devant le chantier de la STEP de Mamoudzou Sud</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« <em>Celui qui reconstruit sa maison ici, on va l&#8217;embarquer ! »</em>, lance un policier aux dizaines de personnes devant lui, venues se masser devant le portail du lotissement de Coallia, à Tsoundzou 2 en attente de réponses. Suite à un arrêté préfectoral du 10 février, l&rsquo;entrée du camp doit être évacuée afin de libérer l&rsquo;accès au chantier de la station d&rsquo;épuration de Mamoudzou Sud et au site de Coallia.</p>
<figure id="attachment_46655" aria-describedby="caption-attachment-46655" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46655" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46655" class="wp-caption-text">Un homme quitte les lieux avec son matelas pour éviter de le perdre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En lien direct avec les autorités, des exilés ont dressé une liste des personnes concernées par l&rsquo;évacuation. Le but est de leur permettre de s&rsquo;installer plus loin, à l&rsquo;arrière du camp, autour des rampes d&rsquo;eau mises en place par l’ONG Solidarités International, afin qu&rsquo;elles n&rsquo;entravent pas la circulation et l&rsquo;accès aux chantiers, ni ne s&rsquo;exposent aux dangers des travaux et de la nationale 2. « <em>Si vous ne m&rsquo;écoutez pas, vous ne serez pas sur la liste ! »</em>, ajoute le policier, souhaitant mettre fin à l&rsquo;attroupement.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tard, un camion achemine une benne à ordures, et les premiers logements de fortune sont démontés. Palettes, bambous et autres matériaux sont rassemblés, sous le regard des familles, les pieds dans la boue. Certains quittent les lieux pour tenter de sauver leurs maigres affaires, comme un matelas.</p>
<figure id="attachment_46666" aria-describedby="caption-attachment-46666" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46666" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-7-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-7-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-7-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-7-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-7-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-7-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-7-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-7-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-7-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-7-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-7-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46666" class="wp-caption-text">La commune de Mamoudzou ainsi que les propriétaires auront la charge d&#8217;empêcher toute nouvelle tentative de réinstallation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le moment, seule cette partie du camp semble concernée par le démantèlement, comme l&rsquo;indique la préfecture. Cependant, l’arrêté préfectoral précise aussi que le camp se situe à proximité immédiate d’une mangrove, espace naturel sensible soumis à une réglementation stricte en raison des risques environnementaux et de submersion. Il souligne aussi que l’implantation d’habitats non autorisés à proximité d&rsquo;un transformateur électrique et utilisant des branchements non conformes, constitue une atteinte à la sécurité publique. Des éléments qui concernent l’ensemble du camp, et qui laisse envisager une destruction entière de ce dernier.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une situation plus que prévisible</strong></h2>
<figure id="attachment_46659" aria-describedby="caption-attachment-46659" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46659" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-4-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-4-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-4-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-4-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46659" class="wp-caption-text">Depuis l&rsquo;arrivée des premières personnes sur le site en octobre, la population ne fait que grandir pour atteindre aujourd&rsquo;hui plus de 1.000 exilés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/28/entre-mangrove-et-route-nationale-des-centaines-de-personnes-a-la-rue-apres-le-demantelement-du-camp-de-tsoundzou-2/">l&rsquo;installation des premières personnes en octobre dernier</a>, après le démantèlement du camp de La Guinguette, toujours à Tsoundzou 2, la scène de ce vendredi matin était prévisible. La population du camp ne cesse de s&rsquo;agrandir. Des centaines de personnes en octobre, à <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/18/a-tsoundzou-2-plus-de-800-personnes-vivent-dans-le-nouveau-camp-aux-abords-de-coallia/">plus de 800 en décembre</a>, le camp accueille aujourd&rsquo;hui plus de 1.000 habitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès les premières constructions, l&rsquo;impact sur la mangrove était identifié. De nombreux déchets sont présents sous les palétuviers et dans la boue, mais surtout, les nouvelles constructions piétinent la zone humide, et créent des chemins dans la mangrove, propice à sa destruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Les exilés eux-mêmes essayent pourtant de préserver le milieu, des panonceaux ont été installés par certains d&rsquo;entre eux et l&rsquo;association « Club Okapi », afin de signaler de ne pas jeter les déchets dans la zone. Une initiative notable mais insignifiante pour beaucoup de personnes dans le camp qui tentent de survivre au quotidien, sans ressources et qui n&rsquo;ont que la mangrove pour se nettoyer, s&rsquo;abriter du soleil ou s&rsquo;aérer l&rsquo;esprit.</p>
<figure id="attachment_46661" aria-describedby="caption-attachment-46661" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46661" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46661" class="wp-caption-text">Une grande partie du camp est située autour de la mangrove. Un danger réel pour cet écosystème. Exilés et associations réalisent de petites actions pour tenter d&rsquo;y limiter les déchets.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le blocage du chantier de la station d’épuration était, lui aussi, prévisible depuis plusieurs mois. Zone principale d’accès au camp, elle est rapidement devenue le cœur des échanges avec l’extérieur : c’est ici que se garent les scooters, que quelques marchands installent leurs étals, et que les habitants se rassemblent pour échapper à la chaleur écrasante des tentes et à la promiscuité du camp.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la démolition du camp de la Guinguette, la préfecture avait réalisé une opération de relogement qui selon le préfet était <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/23/le-camp-de-tsoundzou-2-demantele-le-prefet-defend-la-plus-grosse-mise-a-labri-depuis-deux-ans/">« <em>la plus grosse mise à l’abri »</em> </a>depuis deux ans. 402 personnes avaient pu être réparties à travers plusieurs logements sur le territoire. Les 900 autres personnes, faute de solutions, avaient été laissées à la rue.</p>
<figure id="attachment_30599" aria-describedby="caption-attachment-30599" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-30599" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-5-300x200.jpg" alt="exilés, migrants, camp, Tsoundzou 2, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-5-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-5-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-5-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-5-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Tsoundzou-2-5.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-30599" class="wp-caption-text">Le camp de La Guinguette à Tsoundzou 2 avant son démantèlement le 22 octobre 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La Direction de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DEETS), indiquait ne pas pouvoir formuler une notification de relogement ou une notification d’hébergement à l’ensemble des ménages en raison du <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/10/demantelement-du-camp-a-tsoundzou-2-900-personnes-laissees-sans-solutions-de-logement/">manque de places d’hébergement</a> mobilisables. Un argument repris récemment avant la destruction des habitations en tôle, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/15/a-passamainty-plus-de-20-ans-de-vie-en-communaute-bientot-effaces/">le long de la Gouloué</a>, où la DEETS a ajouté que le cyclone Chido a détruit « <em data-start="1314" data-end="1391">68 % des logements collectifs et 36 % des logements résidentiels en dur »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la question du relogement n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs plus obligatoire depuis l&rsquo;entrée en vigueur de loi pour la refondation de Mayotte et son <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000052075994">article 18</a>*, et l&rsquo;opération de ce vendredi n&rsquo;a aucunement eu pour objectif de favoriser le relogement des déplacés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong> Une boucle sans fin, f</strong><strong>aute de volonté politique</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La gestion du camp autour du stade de Cavani en mars 2023, a été un avertissement pour les autorités, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/01/08/refugies-de-cavani-le-mirage-dune-terre-promise/">marquant le début de l&rsquo;arrivée importante de demandeurs d&rsquo;asile à Mayotte</a>, que l&rsquo;on peut qualifier de première. Depuis, les scénarios sont les mêmes et si la totalité du camp n&rsquo;est pour l&rsquo;instant pas démantelée, l&rsquo;action de ce vendredi matin n&rsquo;est pas nouvelle, elle est symptomatique de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/07/apres-le-college-de-kwale-et-la-rue-les-exiles-installes-au-milieu-de-la-foret-a-tsoundzou-2/">la politique menée ces dernières années</a>.</p>
<figure id="attachment_4945" aria-describedby="caption-attachment-4945" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4945" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2657-scaled-1-225x300.webp" alt="Enfants, réfugiés, Cavani, démantèlement" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2657-scaled-1-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2657-scaled-1-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2657-scaled-1-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2657-scaled-1-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2657-scaled-1-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2657-scaled-1-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2657-scaled-1-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2657-scaled-1-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2657-scaled-1-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2657-scaled-1.webp 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-4945" class="wp-caption-text">Enfants du camp de réfugiés, jouant dans les flaques d&rsquo;eau causées par les pluies, le jeudi 25 janvier 2024.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="496" data-end="1260">Des exilés arrivent, principalement des demandeurs d’asile fuyant des pays en guerre comme la République Démocratique du Congo ou la Somalie. Leur première demande traîne dans les méandres administratifs&#8230; et ils s’installent dans un camp de fortune, insalubre et dangereux. Les mois passent et les exilés construisent leurs habitations et retrouvent un peu de dignité. Des associations leur viennent en aide pour y installer un accès à l&rsquo;eau. Mais l’environnement en souffre, tout comme la vie du village voisin. Le camp s&rsquo;agrandit, la situation est intenable. La couverture médiatique s&rsquo;intensifie et un démantèlement est annoncé, en guise de solution. Les engins de chantier débarquent, les discours officiels se succèdent, chacun pose pour la photo mais aucun relogement n’est proposé. Surtout, la volonté politique de trouver une solution durable fait défaut. Les personnes se retrouvent à la rue et se réinstallent dans un nouveau camp… et la boucle recommence, inlassablement.</p>
<figure id="attachment_46660" aria-describedby="caption-attachment-46660" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46660" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/evac-STEP-5-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46660" class="wp-caption-text">L&rsquo;extension du camp illustrée par ces nouvelles habitations en construction montre que les arrivées sur le territoire se poursuivent.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="496" data-end="1260">Les exilés, la population et les autorités compétentes, tout le monde connaît cette réalité et pourtant la situation reste la même, au détriment de tous. L&rsquo;heure n&rsquo;est plus de savoir si un camp ou non doit être démantelé, si l&rsquo;endroit est ou n&rsquo;est pas insalubre, mais à la mise en place d&rsquo;une solution durable. Le contexte politique actuel, avec les élections municipales et bientôt présidentielles, laisse peu de places à un débat constructif. La société civile reste elle aussi divisée, entre volonté de soutien, amalgames et quotidien rendus difficiles. Une solution, ou du moins un début d&rsquo;initiative, ne peut pas non plus venir uniquement de Mayotte, ni même de la France, et nécessite des discussions à l&rsquo;échelle régionale.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="496" data-end="1260">Mais en attendant l&rsquo;urgence est là. Les ressortissants congolais de la RDC sont désormais majoritaires parmi les primo-demandeurs d&rsquo;asile à Mayotte, relève l&rsquo;Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), et les arrivées en bateau sont régulières sur les côtes mahoraises, malgré les volontés affichées de créer un « <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/20/rideau-de-fer-ou-rideau-de-fumee-said-omar-oili-presse-le-ministre-des-armees/">Rideau de Fer »</a>. Estimer que le « flux » s&rsquo;arrêtera est illusoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="496" data-end="1260">« <em>Si on bouge d&rsquo;ici, je vais faire quoi à votre avis ? Suivre les autres et me réinstaller ailleurs, je n&rsquo;ai pas le choix »</em>, confie Emmanuel* venue de la RDC. « <em>Cela fait 6 mois que j&rsquo;attends ne serait-ce qu&rsquo;un premier retour suite à ma demande d&rsquo;asile. Mais pour l&rsquo;instant rien, rien du tout ». </em>Après avoir été évacué du camp de la Guinguette, il se prépare à l&rsquo;être une seconde fois. <em>Bis repetita</em>&#8230;</p>
<p data-start="496" data-end="1260">Victor Diwisch</p>
<p data-start="496" data-end="1260">*A Mayotte, lorsque des locaux ou des installations édifiés sans droit ni titre constituant un habitat informel (&#8230;) le représentant de l&rsquo;Etat dans le département peut, par arrêté, ordonner aux occupants de ces locaux et de ces installations d&rsquo;évacuer les lieux et aux propriétaires de procéder à leur démolition à l&rsquo;issue de l&rsquo;évacuation.</p>
<p data-start="496" data-end="1260">**le prénom a été modifié pour préserver l&rsquo;anonymat</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/16/a-tsoundzou-2-les-installations-du-camp-retirees-devant-le-chantier-de-la-step-de-mamoudzou-sud/">À Tsoundzou 2, les installations du camp retirées devant le chantier de la STEP de Mamoudzou Sud</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comores : dix événements pour raconter 2025</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/29/comores-dix-evenements-pour-raconter-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 01:15:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[5G]]></category>
		<category><![CDATA[Cœlacanthes]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[football]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[JIOI Comores 2027]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43946</guid>

					<description><![CDATA[<p>De la diplomatie aux drames, des ambitions sportives aux secousses sociales, 2025 a concentré aux Comores une année dense, contrastée et sous tension.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/29/comores-dix-evenements-pour-raconter-2025/">Comores : dix événements pour raconter 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="s6" style="text-align: justify;"><span class="s5">Cinquantenaire de l’indépendance, marqué par la visite de Samia Suluhu à Moroni, feu vert pour l’organisation de Jeux des îles de l’Océan indien 2027, assassinat crapuleux d’une jeune femme, accidents mortels ayant fait neuf morts ou encore condamnation</span><span class="s5"> définitive</span><span class="s5"> de passeurs de kwasa en direction de Mayotte, </span><span class="s5">vague</span><span class="s5"> successive</span><span class="s5"> de migrants, </span><span class="s5">lancement de la 5G, </span><span class="s5">l’année 2025 a été aussi marquée par un changement d’horaires de travail dans l’administration</span><span class="s5"> publique</span><span class="s5"> et l’opportunité manquée de Cœlacanthes</span><span class="s5"> de </span><span class="s5">se qualifier à une phase finale d’une Coupe du monde.  </span></p>
<p class="s6" style="text-align: justify;"><span class="s8">Que pouvons-nous retenir de l’année 2025 dans l’archipel des Comores ? Des dizaines de faits, largement relayés par les médias, ont ponctué et rythmé les douze derniers mois. La presse en a ainsi fait longuement l’écho. Mais, à lire de près les milliers de pages, de vidéos et des post partagés en 2025, on s’aperçoit que dix évènements se sont distingués pendant l’année qui vient de s’écouler.</span></p>
<h2 class="s6" style="text-align: center;"><strong><span class="s2">Le bilan des 50 ans de l’indépendance</span></strong></h2>
<figure id="attachment_43953" aria-describedby="caption-attachment-43953" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43953" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.--300x200.jpg" alt="Comores, indépendance, Moroni, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.--300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.--1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.--768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.--1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.--150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.--696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.--1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.--1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.--1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Une-manifestation-a-Moroni-celebrant-la-cinquantenaire-de-lindependance-et-ladhesion-de-larchipel-a-lONU.-.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43953" class="wp-caption-text">Une manifestation à Moroni célébrant la cinquantenaire de l’indépendance et l’adhésion de l’archipel à l’ONU.</figcaption></figure>
<p class="s7" style="text-align: justify;"><span class="s8">Le premier fait majeur n’est autre que la célébration du cinquantenaire de l’indépendance (1975-2025).</span><span class="s8"> L’archipel a célébré en grande pompe un demi-siècle de souveraineté internationale. Et pour l’occasion, des chefs d’Etat dont la Tanzanienne Samia Suluhu Hassan, avaient fait le déplacement à Moroni</span><span class="s8"> lors de la fête nationale du 6 juillet</span><span class="s8">. De nombreuses manifestations</span><span class="s8"> artistiques, </span><span class="s8">scientifiques</span><span class="s8"> et culturelles</span><span class="s8"> avaient rythmé cette célébration.</span><span class="s8"> Des troupes tanzaniennes, chinoises et marocaines avaient défilé aux côtés de l’armée comorienne au stade de Maluzini.</span><span class="s8"> Les autorités ont fait le bilan des 50 ans d’indépendance, se disant<em> « </em></span><em><span class="s10">fières du chemin parcouru</span></em><span class="s8"><em> »</em> avant d’appeler à<em> « </em></span><em><span class="s10">un sursaut </span></em><span class="s8"><em>»</em> pour penser avec confiance les 50 prochaines années.</span><span class="s8"> Cette célébration a été marquée par le lancement du grand chantier de reconstruction du plus grand lycée de l’archipel et l’expérimentation du premier programme d’Assurance Maladie Généralisée (AMG) dans l’archipel.</span></p>
<p class="s7" style="text-align: justify;"><span class="s8">L’assassinat crapuleux en janvier 2025 d’une jeune femme nommée Himidi Hikima Ahamada, avait suscité émotion et colère dans l’opinion à cause du profil de la victime et de la nature de l’acte. Le tueur, connu sous le sobriquet de <em>« Mikiro »</em> a été arrêté, jugé et condamné à la peine de mort. L’autre fait marquant de l’année est l’accident tragique ayant fait <em>« neuf</em></span><em><span class="s10"> morts</span></em><span class="s8"><em> »</em> sur l’île de Ndzuani (Anjouan), suscitant également une vague d’émotion. Un problème de freinage a été à l’origine de cet accident. Toujours à Anjouan, des éboulements de terrain ont causé la mort de trois personnes dans les hauteurs de la capitale Mutsamudu.</span></p>
<h2 class="s9" style="text-align: center;"><strong><span class="s2">Les JIOI Comores 2027</span></strong></h2>
<p class="s7" style="text-align: justify;"><span class="s8">En 2025, l’archipel a fait l’objet d’une inspection de la part du Comité international des Jeux (CIJ). Celui-ci a fait part de son optimisme quant à la capacité du pays à organiser les 12eme Jeux des îles de l’Océan indien (JIOI Comores 2027). Un comité des jeux a été mis en place. Les travaux de construction de sites et plateformes sportifs sont engagés avant une nouvelle inspection du CIJ au premier trimestre 2026.</span></p>
<p class="s7" style="text-align: justify;"><span class="s8">L’archipel a a</span><span class="s8">ussi connu le délibéré de son</span><em><span class="s8"> « </span><span class="s10">premier procès</span></em><span class="s8"><em> »</em> de passeurs de kwassa vers Mayotte</span><span class="s8">. Les audiences avaient démarré à la fin de l’année 2024. Les faits remontent à respectivement aux </span><span class="s8">année</span><span class="s8">s</span><span class="s8"> 2019</span><span class="s8"> et 2021</span><span class="s8">. Une vedette a chaviré au large de Mayotte causant la mort d</span><span class="s8">e plus d’une</span><span class="s8"> dizaine de personnes. Pour la </span><span class="s8">première</span><span class="s8"> fois, la justice comorienne a condamné les passeurs, poursuivis pour les chefs </span><em><span class="s8">« </span><span class="s10">de trafic illicite de migrants,</span> <span class="s10">d’homicides involontaires et de mise en danger de la vie d’autrui</span></em><span class="s8"><em> ».</em> Les passeurs purgent leurs peines dans les prisons comoriennes.</span><span class="s8"> Un autre fait tragique a bouclé l’année. Il s’agit du décès suspect d’</span><span class="s8">un dénommé Akbar I</span><span class="s8">ssoufa qui avait des démêlés avec le tribunal de Mutsamudu (Anjouan) suite à une plainte pour <em>« </em></span><em><span class="s10">escroquerie, abus de confiance, abandon de famille</span></em><span class="s8"><em> »</em> présumés déposée par son ex-femme de nationalité égyptienne. L’affaire continue toujours de frayer la chronique à cause de ce décès et des zones d’ombre qui entourent l’histoire. </span></p>
<h2 class="s9" style="text-align: center;"><strong><span class="s2">Une vague de migrants </span></strong></h2>
<p class="s7" style="text-align: justify;"><span class="s8">L’autre fait enregistré en 2025 dans l’archipel est l’arrivée massive de migrants avec la complicité de Comoriens, selon de nombreuses enquêtes. Les vedettes de ces migrants échouent sur les côtes de </span><span class="s8">Ngazidja (Grande-Comore). Ces migrants viennent en grande partie de la région des Grands Lacs avec comme objectif l’Europe via l’archipel des Comores.</span></p>
<h2 class="s9" style="text-align: center;"><strong><span class="s2">Le déploiement de la 5G</span></strong></h2>
<p class="s7" style="text-align: justify;"><span class="s8">L’année 2025 a été marquée par le lancement de la 5G aux Comores. La nouvelle technologie n’est toujours pas déployée, officiellement <em>« </em></span><em><span class="s10">pour des raisons techniques</span></em><span class="s8"><em> »,</em> s</span><span class="s8">elon la ministre en charge des P</span><span class="s8">ostes et des </span><span class="s8">T</span><span class="s8">élécommunications en charge du développement du Numérique. <em>« </em></span><em><span class="s10">La 5G est là mais il nous faut des équipements déjà commandés pour pouvoir bien la déployer</span></em><span class="s8"><em> »,</em> a souligné le ministre Oumouri Mmadi Hassani lors d’un séminaire gouvernemental organisé</span><span class="s8"> fin novembre</span><span class="s8"> au Palais du peuple.</span></p>
<h2 class="s9" style="text-align: center;"><strong><span class="s2">L’occasion ratée des Cœlacanthes</span></strong></h2>
<figure id="attachment_43952" aria-describedby="caption-attachment-43952" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Les-Coelacanthes-ont-rate-leur-qualification-a-la-Coupe-du-monde-2026-mais-participent-a-leur-deuxieme-CAN-au-Maroc.-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43952" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Les-Coelacanthes-ont-rate-leur-qualification-a-la-Coupe-du-monde-2026-mais-participent-a-leur-deuxieme-CAN-au-Maroc.--300x187.jpg" alt="" width="300" height="187" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Les-Coelacanthes-ont-rate-leur-qualification-a-la-Coupe-du-monde-2026-mais-participent-a-leur-deuxieme-CAN-au-Maroc.--300x187.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Les-Coelacanthes-ont-rate-leur-qualification-a-la-Coupe-du-monde-2026-mais-participent-a-leur-deuxieme-CAN-au-Maroc.--768x480.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Les-Coelacanthes-ont-rate-leur-qualification-a-la-Coupe-du-monde-2026-mais-participent-a-leur-deuxieme-CAN-au-Maroc.--150x94.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Les-Coelacanthes-ont-rate-leur-qualification-a-la-Coupe-du-monde-2026-mais-participent-a-leur-deuxieme-CAN-au-Maroc.--696x435.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Les-Coelacanthes-ont-rate-leur-qualification-a-la-Coupe-du-monde-2026-mais-participent-a-leur-deuxieme-CAN-au-Maroc.-.jpg 932w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43952" class="wp-caption-text">Les Cœlacanthes ont raté leur qualification à la Coupe du monde 2026 mais participent à leur deuxième CAN au Maroc (photographie/HB/Abacapress)</figcaption></figure>
<p class="s7" style="text-align: justify;"><span class="s8">L’archipel a, pour la première fois de son histoire, modifié les horaires de travail dans l’administration publique. Les agents de l’État travaillent désormais de 8h à 17h avec une pause d’une heure entre 12h et 13h. Jusqu’ici, l’administration était ouverte de 7h30 à 14h du lundi au samedi. Mais depuis septembre dernier, tout a changé. Les agents publics bénéficient de deux jours de repos, soit le samedi et le dimanche. Un changement qui avait suscité d’interminables débats dans l’opinion</span><span class="s8"> à cause surtout du changement de l’heure de la prière du vendredi.</span></p>
<p class="s7" style="text-align: justify;"><span class="s8">L’autre fait majeur de l’année 2025 est l’opportunité manqué des Cœlacanthes à se qualifier, pour la première fois, à une phase finale d’une Coupe du monde. L’équipe nationale de football avait fait preuve d’une endurance exceptionnelle </span><span class="s8">dans certains matchs </span><span class="s8">comme face à de grandes nations comme le Ghana mais a perdu les deux rencontres décisives avec le Mali et Madagascar </span><span class="s8">qui auraient pu se jouer à Moroni</span><span class="s8">.</span><span class="s8"> Cette opportunité n’a pas toutefois mis hors scène les Cœlacanthes qui participent actuellement à leur deuxième CAN au Maroc.</span></p>
<p class="s9" style="text-align: justify;"><span class="s2">A.S.Kemba</span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/29/comores-dix-evenements-pour-raconter-2025/">Comores : dix événements pour raconter 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kwassa à M’tsamboro : pas de paludisme selon le CHM</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/kwassa-a-mtsamboro-pas-de-paludisme-selon-le-chm/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 01:15:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Secours]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Kwassa]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42915</guid>

					<description><![CDATA[<p>À M’tsamboro, l’arrivée d’un kwassa transportant une trentaine de ressortissants congolais a suscité une vigilance sanitaire, mais aucun cas de paludisme n’a été confirmé. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/kwassa-a-mtsamboro-pas-de-paludisme-selon-le-chm/">Kwassa à M’tsamboro : pas de paludisme selon le CHM</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vendredi 5 décembre au soir, à M’tsamboro, l’accostage d’un kwassa a entraîné une mobilisation sanitaire par précaution. Selon le Centre hospitalier de Mayotte (CHM), aucun cas suspect de paludisme n’a été identifié.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une arrivée sous surveillance sanitaire</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="741" data-end="1057">L’embarcation a touché terre à Tsoha en début de soirée, transportant une trentaine de ressortissants congolais. Les autorités ont immédiatement mis en place une surveillance sanitaire, mais le CHM précise qu’<em>« un seul cas suspect est venu au CHM, mais aucune suspicion de paludisme à notre niveau d’informations ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1059" data-end="1313">Tous les passagers ont été dépistés au Centre de rétention administrative, rapporte le CHM. Les interventions des pompiers et de la gendarmerie ont été principalement logistiques et préventives, pour garantir la sécurité et le suivi médical des personnes concernées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Contexte épidémiologique et riposte organisée</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1374" data-end="1770">Mayotte reste attentive au paludisme, maladie encore présente sur l’île. Selon le dernier bulletin épidémiologique régional de Santé publique France-Mayotte, du 14 novembre 2025, 111 cas ont été détectés depuis le début de l’année, dont 85 importés, majoritairement en provenance des Comores, et 16 autochtones. La moitié des cas locaux a été recensée dans un foyer de transmission à Bandrélé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1374" data-end="1770">Malgré les rumeurs ayant circulé sur les réseaux sociaux, aucun cas de paludisme n’a été confirmé à la suite de cet accostage. Les autorités sanitaires restent mobilisées pour assurer le suivi médical des personnes arrivées par le kwassa et intervenir rapidement si nécessaire, avec l’appui du maire de M’tsamboro et de l’Agence régionale de santé (ARS).</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<item>
		<title>Comores : plus de 250 migrants d’Afrique arrivés illégalement dans l’archipel</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/28/comores-plus-de-250-migrants-dafrique-arrives-illegalement-dans-larchipel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 02:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[bassin du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Comores]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[region des Grands Lacs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=40072</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ces migrants viennent de la region des Grands Lacs, plus particulièrement du Burundi, de la RDC et du Rwanda. La Tanzanie serait devenue le point de départ de ces migrants avant les Comores dans l’objectif de se rendre à Mayotte puis l’Europe via la France.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/28/comores-plus-de-250-migrants-dafrique-arrives-illegalement-dans-larchipel/">Comores : plus de 250 migrants d’Afrique arrivés illégalement dans l’archipel</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une nouvelle vague de migrants, venus du bassin du Congo, ont été appréhendés ce lundi 27 octobre dans la ville côtière de Mitsamihuli au nord de la Grande-Comores. Ils ont été pris en charge provisoirement par la commune et la préfecture de la region en attendant des directives du ministère de l’Intérieur des Comores.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Destination à Mayotte</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le préfet de la région, Mchangama Abbas, dans une déclaration faite sur les réseaux sociaux, évoque « <em>un nombre important</em> » de migrants, « <em>environ 250 personnes</em> » qui ont échoué sur les côtes de cette ville balnéaire à bord d’une embarcation dont l’identification n’a pas été indiquée.</p>
<figure id="attachment_40073" aria-describedby="caption-attachment-40073" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-40073 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/PHOTO-2025-10-27-17-10-12-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/PHOTO-2025-10-27-17-10-12-300x222.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/PHOTO-2025-10-27-17-10-12-768x568.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/PHOTO-2025-10-27-17-10-12-150x111.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/PHOTO-2025-10-27-17-10-12-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/PHOTO-2025-10-27-17-10-12-696x515.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/PHOTO-2025-10-27-17-10-12.jpg 798w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40073" class="wp-caption-text">La communauté leur a servi du thé, de l’eau et des habits</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Nous avons immédiatement alerté la gendarmerie, informé les autorités et pris des dispositions pour leur assurer un minimum vital</em> », a-t-il expliqué. « <em>La communauté leur a servi du thé, de l’eau et des habits. Nous attendons maintenant les consignes des autorités</em> », a ajouté le fonctionnaire. « <em>Nous avons noté des hommes, des femmes et des enfants en bas âge</em> », a aussi indiqué le préfet.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les autorités comoriennes n’ont pas encore annoncé des dispositions particulières après l’arrivée de ces migrants. Un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur a seulement annoncé la tenue « <em>d’une réunion de crise dans les prochaines heures</em> » pour « <em>prendre les mesures qu’il faut</em> », ajoutant que « <em>le sujet a été évoqué au ministère mais n’a pas encore fait l’objet d’une réflexion spécifique</em> ». On apprend que les passeurs ont annoncé aux migrants qu’ils étaient bien arrivés à Mayotte.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des moyens nautiques limités face aux flux de migrants</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’archipel fait face à un afflux de migrants ces dernières années. Selon une note d’information, partagée par le bureau de l’OIM (Organisation internationale pour les migrations) à Moroni, ces migrants viennent de la region des Grands Lacs, plus particulièrement du Burundi, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda. L’on apprend que la Tanzanie est devenue le point de départ avant les Comores dans l’objectif de se rendre ensuite à Mayotte.</p>
<figure id="attachment_40075" aria-describedby="caption-attachment-40075" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40075" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-27-a-17.28.01-300x249.png" alt="" width="300" height="249" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-27-a-17.28.01-300x249.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-27-a-17.28.01-768x636.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-27-a-17.28.01-150x124.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-27-a-17.28.01-696x577.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-27-a-17.28.01.png 946w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40075" class="wp-caption-text">L’archipel ne dispose pas des moyens techniques et humains pour faire face aux flux des migrants. (DR)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il y a deux semaines, deux autres vagues de migrants ont été enregistrées aux Comores, à Salimani et à Chindini respectivement, à moins de 15 km et 40 km de Moroni. Ils ont été tous pris en charge par les responsables des régions où ils étaient interceptés. En 2024, un autre groupe de migrants a été également intercepté à Mohéli, la petite île de l’archipel.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les Comores disposent d’une unité de garde-côtes mais les capacités d’interception semblent inopérantes. Le pays dispose d’un arsenal juridique en la matière et a mis en place il y a deux ans une Brigade mixte anti-migrants. Mais les moyens nautiques et surtout les renseignements demeurent faibles pour stopper ces vagues de migrants. L’archipel a signé le pacte de Marrakech qui recommande les Etats signataires à prendre « <em>toutes les mesures pour assurer une migration ordonnée, sûre et régulière</em> ».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>A.S.Kemba</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/28/comores-plus-de-250-migrants-dafrique-arrives-illegalement-dans-larchipel/">Comores : plus de 250 migrants d’Afrique arrivés illégalement dans l’archipel</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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