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	<title>Archives des Lutte contre l&#039;immigration clandestine - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Lutte contre l&#039;immigration clandestine - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À Mayotte, des étudiants sans papiers coincés entre cours et contrôles</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/19/a-mayotte-des-etudiants-sans-papiers-coinces-entre-cours-et-controles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 02:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[titre de séjour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il a 18 ans, il est brillant… et pourtant, malgré une attestation officielle de dépôt de demande sur le site de l’ANEF, il continue à être interpellé et envoyé au centre de rétention.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/19/a-mayotte-des-etudiants-sans-papiers-coinces-entre-cours-et-controles/">À Mayotte, des étudiants sans papiers coincés entre cours et contrôles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, des étudiants majeurs, scolarisés mais sans titre de séjour, vivent un paradoxe cruel : ils sont parmi les meilleurs de leur classe, mais chaque trajet vers l’école peut tourner au cauchemar administratif. Même avec une attestation de l&rsquo;Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) censée les protéger, certains se retrouvent encore au centre de rétention. Nous avons rencontré l’un d’eux, que nous appellerons <em>« l’étudiant de Petite-Terre »,</em> pour préserver son anonymat.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Quand aller en cours devient un parcours du combattant</b></h2>
<figure id="attachment_43692" aria-describedby="caption-attachment-43692" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-43692" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-300x200.jpg" alt="Mayotte, barge, contrôles, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/BARGE-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43692" class="wp-caption-text">Contrôles d’identité aux abords des transports à Mayotte. Pour de nombreux étudiants majeurs sans titre de séjour, ces vérifications répétées transforment chaque déplacement scolaire en risque d’interpellation ou de placement en centre de rétention.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Au début de l’année 2024, je pouvais traverser facilement, il n’y avait pas de gêne, je pouvais aller à l’école. Mais depuis le passage du cyclone Chido, tout est plus compliqué »,</em> raconte notre étudiant, la voix ponctuée d’un mélange de résignation et de frustration. Né aux Comores et installé à Mayotte depuis 2017, il vit à Labattoir avec sa mère. Depuis qu’il a 18 ans, chaque sortie devient une épreuve : <em>« Quand on est majeur et sans papiers, c’est compliqué ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il poursuit : <em>« Le matin, à la barge de 5h ou 6h, pour aller étudier, on nous arrête. Soit j’arrive à passer, soit j’ai une garde à vue, soit je vais au CRA… je suis un peu traumatisé. Quand je sors de chez moi et que je vois les agents, je fais demi-tour, je ne vais pas étudier juste pour éviter les contrôles ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le paradoxe est cruel. Brillant, ambitieux, il est pourtant réduit à la débrouille pour pouvoir suivre sa scolarité. <em>« Je fais partie des meilleurs éléments de ma classe »</em>, dit-il. Ses professeurs confirment : son absence se fait sentir dans le groupe, tant son rôle est central.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des interpellations répétées malgré une attestation officielle</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis mars 2025, il est régulièrement interpellé à Mamoudzou, Dzaoudzi ou autour de l’ancien hôpital de Dzaoudzi. <em>« Ils savent que j’ai le droit à un titre de séjour, c’est juste que je n’arrive pas à obtenir un rendez-vous à la préfecture, au bureau de l’immigration »,</em> explique-t-il. Ces interpellations répétées sont non seulement humiliantes, mais elles compromettent aussi sa scolarité et sa santé mentale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce qui me cause de la souffrance, c’est comment on nous traite. Même si on coopère, on nous traite comme des criminels, psychologiquement tu te retrouves à te faire dépouiller, c’est dégradant »</em>, confie-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une scolarité fragilisée et des ambitions freinées</b></h2>
<figure id="attachment_30808" aria-describedby="caption-attachment-30808" style="width: 274px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Bamana-3-696x464-1.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-30808 " src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Bamana-3-696x464-1-300x107.jpg" alt="Mayotte, école, classe, " width="274" height="97" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Bamana-3-696x464-1-300x107.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Bamana-3-696x464-1-150x53.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Bamana-3-696x464-1.jpg 696w" sizes="(max-width: 274px) 100vw, 274px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30808" class="wp-caption-text">Les absences répétées d’étudiants sans papiers, contraints d’éviter les contrôles, perturbent leur scolarité malgré leur investissement et leur niveau scolaire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malgré ces obstacles, l’étudiant poursuit son BTS au Lycée des Lumières en deuxième année. Mais chaque interpellation, chaque absence forcée pèse lourdement. <em>« Aujourd’hui, je vois carrément l’échec de ma vie devant moi »</em>, admet-il, l’air grave. Les cours manqués, il les rattrape grâce aux vidéos et liens transmis par ses professeurs. Une débrouille quotidienne qui témoigne de sa motivation, mais aussi de la précarité dans laquelle il se trouve.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa vie professionnelle est également entravée. Il devait effectuer un stage chez Carrefour, qui voulait l’embaucher et envisager un partenariat avec La Réunion. Impossible sans papiers. En janvier 2026, il commencera un stage dans les PMU sur la gestion des petites et moyennes entreprises et la gestion des risques. Mais là encore, l’absence de titre de séjour complique les démarches administratives. <em>« Quand on part en stage, c’est compliqué pour nous, sans pièce d’identité ou de titre de séjour »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’étudiant nourrit pourtant de grands projets. <em>« J&rsquo;ai beaucoup d&rsquo;idées, j&rsquo;aimerais créer ma propre entreprise plus tard. J’ai analysé tous les statuts, mais je ne peux pas le faire tant que je n’ai pas mes papiers ».</em> Le contraste est frappant : un jeune capable de gérer des projets complexes, mais bloqué par un simple rendez-vous administratif.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des arnaques et une administration difficilement accessible</b></h2>
<figure id="attachment_43696" aria-describedby="caption-attachment-43696" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-43696" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-300x173.jpg" alt="Mayotte, ANEF, ministère de l'intérieur, " width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-300x173.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-1024x589.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-768x442.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-150x86.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-696x400.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-1068x614.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43696" class="wp-caption-text">Alors qu&rsquo;il pourrait disposer d&rsquo;un titre de séjour, cet étudiant s&rsquo;est vu refuser sa demande sans raisons.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La précarité administrative crée aussi des vulnérabilités. <em>« Je me suis fait arnaquer deux fois. J’ai payé des gens qui se sont fait passer pour des cyber pour obtenir un rendez-vous, et rien n’a été fait »</em>, raconte-t-il. Les sites officiels comme l’ANEF sont saturés ou restreints à certains profils, familiaux notamment, comme des personnes ayant des enfants français, ou sur le point de se marier à une personne de nationalité française. Pour les étudiants comme lui, le système reste inaccessible.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Depuis l’année dernière, on ne peut rien y faire. Les rendez-vous ne sont pas ouverts, mais ils continuent de contrôler les gens et d’être sévères, ce n&rsquo;est pas logique »</em>, résume-t-il, amer. Il décrit avec précision la situation de certains de ses amis : les interpellations dans les bus scolaires, l’impossibilité de déposer une demande, la frustration des enseignants et la solitude face à l’administration. <em>« J&rsquo;ai des amis qui vivent au Sud de Mayotte et quand ils prennent le bus, la police vient faire des contrôles jusque dans les bus ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une administration muette face aux difficultés</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Contactée le 17 décembre 2025, la préfecture a choisi de ne pas répondre à nos questions sur les fondements juridiques de ces interpellations, l’impact sur la scolarité et les solutions concrètes pour obtenir un rendez-vous. Cette absence de réponse accentue le sentiment de découragement des étudiants concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’étudiant, la frustration est quotidienne : <em>« Je passe mes journées à me poser des questions matin et soir, je ne sais pas comment je vais faire »</em>, confie-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La voix des droits humains</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="71" data-end="485">Il avait pourtant déposé une demande de régularisation sur le site de l’ANEF et disposait d’une attestation officielle censée le protéger.<em> « En théorie, ce document doit faire foi lors des contrôles et empêcher tout placement en centre de rétention administrative »,</em> rappelle le référent de la Ligue des droits de l’homme à Mayotte. Mais la clôture automatique de son dossier a rendu l’attestation caduque.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="487" data-end="962">Sur le terrain, l’écart entre le droit et la pratique est saisissant. Ce dysfonctionnement administratif, loin d’être isolé, entraîne des conséquences lourdes : interruptions de scolarité, fragilisation psychologique et incertitude quant à l’avenir professionnel. Le parcours de cet étudiant illustre une problématique plus large : comment permettre aux jeunes de Mayotte de contribuer pleinement à la reconstruction de l’île sans se perdre dans les méandres administratifs ?</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="964" data-end="1199" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Pour l’heure, la question reste ouverte. Chaque matin, des dizaines d’étudiants se voient refuser le passage lors des contrôles, contraints de rebrousser chemin, leurs projets suspendus à un rendez-vous administratif qui tarde à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/19/a-mayotte-des-etudiants-sans-papiers-coinces-entre-cours-et-controles/">À Mayotte, des étudiants sans papiers coincés entre cours et contrôles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mtsamboro : le ponton autorisé en intégrant la fragilité du lagon</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/mtsamboro-le-ponton-autorise-malgre-la-fragilite-du-lagon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 02:15:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'immigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ponton de Mtsamboro]]></category>
		<category><![CDATA[Ura Wa Shabat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43072</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sur un îlot battu par le vent, au large de Mayotte, la commune va bientôt ériger un ponton de 194 mètres. Officiellement, c’est un projet de valorisation du patrimoine naturel et culturel. Dans les faits, c’est surtout une petite avancée stratégique dans le contrôle maritime.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/mtsamboro-le-ponton-autorise-malgre-la-fragilite-du-lagon/">Mtsamboro : le ponton autorisé en intégrant la fragilité du lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un arrêté préfectoral signé le 12 novembre 2025, autorise la construction d’un ponton sur l’îlot de Mtsamboro. Deux millions d’euros, trois mois de travaux, des pieux, de l’aluminium et du bois… et une série de prescriptions qui semblent parfois plus destinées à cocher des cases qu’à protéger réellement le fragile écosystème du lagon.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1010" data-end="1059"><strong>Des pieux au lagon : un chantier millimétré</strong></h2>
<figure id="attachment_26471" aria-describedby="caption-attachment-26471" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26471" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-225x300.jpg" alt="Manuel Valls, Mayotte, Visite officielle, îlot Mtsamboro," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2333-1320x1760.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26471" class="wp-caption-text">Les pieux du futur ponton seront battus sur place à l’aide de barges et de machines spécialisées, pour limiter les nuisances sonores et respecter les espèces protégées, mentionne l&rsquo;arrêté.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1180" data-end="1773">La commune de Mtsamboro est désormais officiellement autorisée à planter 194 mètres de ponton sur un plateau corallien, avec atterrage sur un éperon basaltique et aménagement de sentiers et d’observatoires terrestres. Le projet prévoit la construction d’un ponton de 194 mètres, destiné à faciliter l’accostage de navires de petite taille. Les travaux devraient durer trois mois, dont deux consacrés au battage des pieux. Le ponton pourra accueillir deux navires de sept tonnes, avec un tirant d’eau de 1,5 mètre. Il sera construit en acier et aluminium, habillé de bois, avec poteaux, échelles et signalisation lumineuse, tandis que l’îlot accueillera également des sentiers, des abris de type « faré » et un observatoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1180" data-end="1773">Officiellement, l’objectif est de<em> « valoriser le patrimoine naturel et culturel ».</em> Officieusement, on sait que l’endroit servira aussi de base pour les missions de contrôle maritime et d’interception des kwassas, ces embarcations qui traversent le canal du Mozambique dans le but de rejoindre Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1775" data-end="2271">Le texte de l’arrêté détaille chaque étape des travaux. Les pieux seront battus avec des machines calibrées pour limiter le bruit et respecter les seuils acoustiques pour les espèces marines protégées. Les déchets devront être triés, stockés et évacués vers des filières agréées. Le personnel sera sensibilisé aux risques environnementaux et sanitaires. Chaque aléa naturel, tels que les cyclones, des mouvements de terrain, un recul du trait de côte, la sismicité, est pris en compte. En somme, tout est prévu sur le papier.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2278" data-end="2317"><strong>Les promesses d’un chantier écolo</strong></h2>
<figure id="attachment_2270" aria-describedby="caption-attachment-2270" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2270" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpg-300x225.webp" alt="Mayotte, PAF, expulsions," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpg-300x225.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpg-768x576.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpg-150x113.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpg-696x522.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/PAF-jpg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2270" class="wp-caption-text">Le ponton servira de point d’appui pour les missions de surveillance maritime et l’interception des kwassas.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2319" data-end="2720">Le préfet de Mayotte et la Direction de l&rsquo;Environnement, de l&rsquo;Aménagement, du Logement et de la Mer de Mayotte (DEALM), ont encadré l’opération avec une batterie de prescriptions : éviter la période de présence des baleines à bosse, transplanter les herbiers détruits, limiter les collisions avec les tortues, protéger les dugongs, surveiller le bruit, le front récifal et même la qualité de l’eau. Un comité de suivi réunira représentants de l’État, associations locales et experts scientifiques.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2722" data-end="3166">Sur le terrain, cela se traduira par des battages limités à la journée, des barges et engins de chantier confinés, des kits anti-pollution à portée de main et des consignes strictes pour ne pas laisser traîner de matériaux générant des eaux stagnantes. L’ensemble ressemble à un manuel de bonnes pratiques presque utopique, où chaque geste est contrôlé, documenté, et surveillé… tout en sachant que l’îlot n’est pas exactement un laboratoire.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3173" data-end="3220"><strong>Quand l’environnement devient un prétexte</strong></h2>
<figure id="attachment_27447" aria-describedby="caption-attachment-27447" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-6.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27447" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-6-300x200.jpg" alt="VO, visite officielle, Mayotte, Emmanuel Macron, avion présidentiel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Macron-6.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27447" class="wp-caption-text">Le président de la République était monté à bord d&rsquo;un intercepteur de la police aux frontières mahoraise, en avril dernier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3222" data-end="3805">Malgré ces précautions, l’ambiance sur l’îlot n’est pas celle d’un sanctuaire marin. L’opération s’inscrit dans un contexte beaucoup plus pragmatique : renforcer la présence maritime et faciliter l’action des intercepteurs. Déjà, lors de la dernière visite du président de la République à Mayotte, le <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/22/a-mayotte-emmanuel-macron-face-aux-promesses-dune-lente-reconstruction/">21 avril dernier,</a> le ponton avait été montré comme un point stratégique pour la lutte contre l’immigration clandestine. « <i>Tout l’enjeu est d’anticiper les mouvements (ndlr : </i><i>des kwassas)  </i><i>pour opérer les contrôles »,</i> avait déclaré Emmanuel Macron. Le texte de l’arrêté, lui, consacre plusieurs pages aux mesures environnementales, mais la logique globale reste celle d’un aménagement à double usage : un peu de tourisme, beaucoup de surveillance.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3807" data-end="4086">En somme, Mtsamboro verra bientôt pousser son ponton, encadré par des dizaines de prescriptions et de protocoles. Pieux, bois, aluminium et paperasse : un pont entre la réglementation et la réalité du terrain, là où l’écologie et la sécurité se croisent… et parfois s’ignorent.</p>
<p data-start="3807" data-end="4086">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/mtsamboro-le-ponton-autorise-malgre-la-fragilite-du-lagon/">Mtsamboro : le ponton autorisé en intégrant la fragilité du lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Mayotte : une stratégie quinquennale ambitieuse face aux limites persistantes de la lutte contre l’immigration clandestine</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/17/mayotte-une-strategie-quinquennale-ambitieuse-face-aux-limites-persistantes-de-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 02:15:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'immigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[refondation de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie quinquennale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=33162</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bien qu’érigée en priorité pour le développement et la reconstruction de l’île, la lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte révèle ses limites depuis vingt-cinq ans. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/17/mayotte-une-strategie-quinquennale-ambitieuse-face-aux-limites-persistantes-de-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/">Mayotte : une stratégie quinquennale ambitieuse face aux limites persistantes de la lutte contre l’immigration clandestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="635" data-end="1309">La refondation de Mayotte, inscrite dans <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/10/la-refondation-de-mayotte-principal-enjeu-du-3e-comite-interministeriel-des-outre-mer/">une stratégie quinquennale 2026-2031</a>, entend répondre aux défis majeurs du territoire, parmi lesquels la lutte contre l’immigration clandestine. Ce plan s’appuie notamment sur le renforcement des capacités de surveillance et d’interception, ainsi que sur une réorganisation institutionnelle du territoire. Pourtant, les bilans récents, notamment ceux de la préfecture de Mayotte, ainsi que les analyses critiques d’élus comme le sénateur mahorais Saïd Omar Oili, soulignent que la voie sécuritaire seule peine à enrayer durablement les flux migratoires de l&rsquo;île, posant la question d’une autre approche.</p>
<p style="text-align: center;" data-start="635" data-end="1309"><strong style="color: var(--td_text_color, #111111); font-family: var(--td_default_google_font_2, 'Roboto', sans-serif); font-size: 27px; text-align: center;" data-start="1316" data-end="1407">Une stratégie quinquennale centrée sur le renforcement sécuritaire et institutionnel</strong></p>
<figure id="attachment_33166" aria-describedby="caption-attachment-33166" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Capture-decran-2025-07-16-a-14.15.05.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33166" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Capture-decran-2025-07-16-a-14.15.05-300x106.png" alt="Mayotte, CIOM, stratégie, reconstruction, développement, " width="300" height="106" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Capture-decran-2025-07-16-a-14.15.05-300x106.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Capture-decran-2025-07-16-a-14.15.05-1024x363.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Capture-decran-2025-07-16-a-14.15.05-768x272.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Capture-decran-2025-07-16-a-14.15.05-1536x545.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Capture-decran-2025-07-16-a-14.15.05-150x53.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Capture-decran-2025-07-16-a-14.15.05-696x247.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Capture-decran-2025-07-16-a-14.15.05-1068x379.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Capture-decran-2025-07-16-a-14.15.05-1320x468.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Capture-decran-2025-07-16-a-14.15.05.png 1686w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-33166" class="wp-caption-text">Entre 2023 et 2024, les activités de la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine ont été moins efficaces (tableau figurant dans la stratégie quinquennale du CIOM pour le développement et la reconstruction de Mayotte de 2026 à 2031)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1316" data-end="2193">Le plan stratégique 2026-2031 pour Mayotte, présenté en juillet 2025, s’articule autour de trois axes majeurs : protéger la population locale, garantir l’accès aux ressources essentielles et préparer l’avenir du territoire. Au cœur de cette démarche, la lutte contre l’immigration clandestine (LIC) figure en priorité. La stratégie prévoit ainsi un accroissement significatif des capacités de surveillance maritime et terrestre, la réhabilitation des infrastructures (radars, vedettes, CRA) et la mise en place d’un état-major opérationnel interministériel dédié (EMOLIC). Le président de la République a par ailleurs fixé comme objectif une augmentation notable du nombre de reconduites à la frontière, condition jugée essentielle pour la réussite de la reconstruction post-cyclone Chido.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2200" data-end="3054"><strong data-start="2200" data-end="2296">Des résultats en demi-teinte, entre baisse des interceptions et critiques parlementaires</strong></h2>
<figure id="attachment_29336" aria-describedby="caption-attachment-29336" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Omar-Oili-2.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-29336 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Omar-Oili-2-300x184.jpeg" alt="" width="300" height="184" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Omar-Oili-2-300x184.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Omar-Oili-2-768x470.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Omar-Oili-2-150x92.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Omar-Oili-2-696x426.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Omar-Oili-2.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-29336" class="wp-caption-text">Le sénateur de Mayotte, Saïd Omar Oili, avait reproché la diffusion tardive du rapport préfectoral concernant l’immigration, pointant du doigt un déficit de transparence lors des discussions sur la refonte de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2200" data-end="3054">Pourtant, malgré les ambitions affichées, le bilan préfectoral de 2024 révèle une baisse de 21 % des reconduites à la frontière et une réduction de 25 % des interceptions en mer, avec seulement 61 % des kwassas détectés interceptés en 2024, contre 79 % en 2023. Ce constat suscite la méfiance de certains élus, dont le sénateur Saïd Omar Oili, qui dénonce un <em>« manque de transparence »</em> et regrette que <em>« la représentation nationale a été privée d’informations essentielles »</em> au moment des débats sur la loi de refondation pour la reconstruction de Mayotte, adoptée le 10 juillet dernier. Pour le sénateur, ces chiffres « <em>illustrent encore une fois l’échec des politiques publiques de lutte contre l’immigration clandestine »</em> et témoignent d’un <em>« décalage entre les politiques publiques et la nature de leurs effets sur le territoire »,</em> tel qu&rsquo;il l’avait exprimé en<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/20/mayotte-25-ans-de-lutte-contre-limmigration-clandestine-un-bilan-dechec-selon-le-senateur-said-omar-oili/"> conférence de presse le 19 juin dernier. </a></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3061" data-end="4114"><strong data-start="3061" data-end="3154">Vers une nécessaire révision de l’approche migratoire : sociale, régionale et éducative</strong></h2>
<figure id="attachment_26581" aria-describedby="caption-attachment-26581" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26581 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-300x225.jpg" alt="Mayotte, police aux frontières, PAF, radar" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26581" class="wp-caption-text">Le 19 juin dernier, Saïd Omar Oili, dressait un constat sévère sur l’inefficacité des politiques migratoires depuis 25 ans à Mayotte, appelant à une refonte urgente et globale de l’approche régionale et sociale du territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="166" data-end="819">Au-delà des chiffres, la critique principale formulée par le sénateur Oili est que, malgré les moyens déployés, l’État met un point d’honneur à maintenir une politique migratoire ambitieuse, même si celle-ci montre ses limites à Mayotte. En effet, la stratégie actuelle privilégie une approche sécuritaire, qui ne suffit pas à enrayer durablement l’immigration. Dans un rapport dressant un bilan de 25 ans de lutte, il souligne que <em>« près d’un habitant sur deux est de nationalité étrangère à Mayotte »</em>, dont une majorité en situation irrégulière, et que les moyens déployés en mer sont paradoxalement moins efficaces que les interpellations sur terre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="821" data-end="1382">Face à cet échec, il plaide pour une <em>« refonte urgente et globale »</em> de la politique migratoire, intégrant notamment une coopération renforcée avec les pays voisins (Comores, Madagascar, pays d’Afrique de la région des Grands Lacs), mais aussi une prise en compte des enjeux sociaux et éducatifs locaux. Il rappelle notamment que <em>« l’école est obligatoire »</em> pour les enfants étrangers, alors que les infrastructures sont largement insuffisantes, aggravées par les conséquences du cyclone Chido, compliquant encore l’intégration et le développement du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1384" data-end="1685">La stratégie quinquennale 2026-2031 affiche certes une volonté forte de renforcer la lutte contre l’immigration clandestine, mais ses limites démontrent que les approches antérieures, tout en étant coûteuses, n’ont pas porté leurs fruits, ce qui impose aujourd’hui une révision profonde et nécessaire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4121" data-end="4695">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/17/mayotte-une-strategie-quinquennale-ambitieuse-face-aux-limites-persistantes-de-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/">Mayotte : une stratégie quinquennale ambitieuse face aux limites persistantes de la lutte contre l’immigration clandestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Où était le bilan migratoire pendant les débats sur le projet de loi de refondation de Mayotte ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/01/ou-etait-le-bilan-migratoire-pendant-les-debats-sur-le-projet-de-loi-de-refondation-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 02:30:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'immigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi pour la refondation de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Omar Oili]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=32100</guid>

					<description><![CDATA[<p>"La représentation nationale a été privée d’informations essentielles", regrette le sénateur Saïd Omar Oili, alors que les débats sur la refondation de Mayotte viennent de s’achever à l’Assemblée nationale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/01/ou-etait-le-bilan-migratoire-pendant-les-debats-sur-le-projet-de-loi-de-refondation-de-mayotte/">Où était le bilan migratoire pendant les débats sur le projet de loi de refondation de Mayotte ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="364" data-end="559">Le timing interroge. Alors que l’Assemblée nationale vient de clôturer les discussions sur le projet de loi de refondation pour la reconstruction de Mayotte, le sénateur Saïd Omar Oili dénonce la réception tardive du bilan préfectoral 2024 sur la lutte contre l’immigration clandestine. Dans un courrier adressé le 30 juin, l’élu de Mayotte se questionne sur les raisons de cette communication différée, estimant que les données transmises auraient dû éclairer les débats parlementaires sur l’avenir du territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1074" data-end="1124"><strong>Une communication tardive, jugée suspecte</strong></h2>
<figure id="attachment_25000" aria-describedby="caption-attachment-25000" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Omar-OIli.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-25000" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Omar-OIli-300x222.jpg" alt="Justice, Mayotte, Said Omar, Oili , Sénat, prison" width="300" height="222" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Omar-OIli-300x222.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Omar-OIli-768x568.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Omar-OIli-150x111.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Omar-OIli-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Omar-OIli-696x515.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Omar-OIli.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-25000" class="wp-caption-text">Le sénateur Saïd Omar Oili critique la communication tardive du bilan préfectoral sur l&rsquo;immigration, dénonçant un manque de transparence durant les débats sur la refondation de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1126" data-end="1516">« <em>Dans un courrier du 18 mars 2025, j’avais demandé au Préfet un bilan des opérations de lutte contre l’immigration clandestine pour l’année 2024&Prime;</em>, rappelle Saïd Omar Oili. Selon lui, cette demande restée sans réponse pendant plus de trois mois rompt avec les habitudes locales : « <em>Tous les ans en début d’année, la préfecture communiquait très largement sur le bilan de l’année précédente »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1518" data-end="1884">La réception du bilan, le 28 juin 2025, soit au lendemain de la clôture des débats à l’Assemblée sur la loi de refondation de Mayotte, suscite la méfiance du sénateur : « <em>Je ne crois pas au hasard »</em>. Il estime que cette transmission « <em>prive la représentation nationale d’informations essentielles</em> » pour évaluer les politiques en cours, notamment dans le cadre du nouveau projet de loi.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1886" data-end="1954"><strong data-start="1891" data-end="1954">Des chiffres en baisse malgré les annonces gouvernementales</strong></h2>
<figure id="attachment_32114" aria-describedby="caption-attachment-32114" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-30-a-17.00.55.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32114" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-30-a-17.00.55-300x291.png" alt="Mayotte, immigration, bilan, préfecture de Mayotte, " width="300" height="291" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-30-a-17.00.55-300x291.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-30-a-17.00.55-1024x993.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-30-a-17.00.55-768x745.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-30-a-17.00.55-1536x1489.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-30-a-17.00.55-150x145.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-30-a-17.00.55-696x675.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-30-a-17.00.55-1068x1035.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-30-a-17.00.55-1320x1280.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-30-a-17.00.55.png 1572w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32114" class="wp-caption-text">Sur ce document de la préfecture rendu public par le sénateur, on peut lire que 61 % des kwassas détectés ont été interceptés, contre 79 % en 2023.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1956" data-end="2503">Le document transmis par la préfecture de Mayotte, désormais rendu public par le sénateur, confirme une tendance à la baisse des actions de lutte contre l’immigration irrégulière : –21 % de reconduites à la frontière, –25 % de kwassas interceptés en mer. Des chiffres qui contrastent avec les discours officiels. En 2024, le ministre de l’Intérieur avait mis en avant deux mesures phares pour Mayotte : les opérations visant à démanteler les bidonvilles, et la mise en place d’un « rideau de fer » pour mieux contrôler les frontières maritimes de l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2505" data-end="2817">Pour Saïd Omar Oili, ce décalage entre les intentions affichées et les résultats obtenus <em>« illustre encore une fois l’échec des politiques publiques de lutte contre l’immigration clandestine »</em>, comme il l’avait déjà explicité en<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/20/mayotte-25-ans-de-lutte-contre-limmigration-clandestine-un-bilan-dechec-selon-le-senateur-said-omar-oili/"> conférence de presse le 19 juin dernier, </a>appuyé d&rsquo;un bilan écrit dressant le récapitulatif de 25 ans de politiques migratoires sur le territoire de Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2819" data-end="2878"><strong data-start="2824" data-end="2878">Un débat législatif pourtant crucial pour l’avenir du département</strong></h2>
<figure id="attachment_7043" aria-describedby="caption-attachment-7043" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7043" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1-300x199.jpg" alt="Elections législatives 2024 à Mayotte" width="300" height="199" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1-300x199.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-7043" class="wp-caption-text">Les députés voteront le texte de refondation pour la reconstruction de Mayotte, ce mardi 1er juillet 2025 (photographie/crédits : AN)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2880" data-end="3367">La réception tardive de ce bilan intervient dans un contexte politique sensible. Le projet de loi de refondation de Mayotte, débattu ce mois-ci à l’Assemblée nationale, entend poser les bases d’un plan de refondation pour la reconstruction du territoire, six mois après le passage du cyclone Chido. Ce texte comporte un volet important consacré à la lutte contre l’immigration irrégulière, dont les élus locaux attendent des mesures concrètes et durables.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3369" data-end="3821">Mais pour le sénateur, cette réforme ne saurait être pleinement efficace sans une remise à plat de l’architecture administrative actuelle, en particulier du dispositif des cartes de séjour territorialisées, dont la suppression progressive est prévue d’ici 2030 dans le projet de loi. « <em>Ces éléments confortent la revendication unanime des élus mahorais de mettre fin aux cartes de séjour territorialisées le plus rapidement possible sur Mayotte »</em>, insiste-t-il dans son courrier, estimant que ce texte et son calendrier restent insuffisamment ambitieux.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3369" data-end="3821">À l’heure où se joue l’avenir de Mayotte, le fait que ce bilan ait été communiqué aussi tardivement interroge sur la transparence des informations indispensables à l’évaluation et à l’efficacité des mesures jusque-là annoncées.</p>
<p data-start="3369" data-end="3821">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/01/ou-etait-le-bilan-migratoire-pendant-les-debats-sur-le-projet-de-loi-de-refondation-de-mayotte/">Où était le bilan migratoire pendant les débats sur le projet de loi de refondation de Mayotte ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Mayotte : 25 ans de lutte contre l’immigration clandestine, un bilan d’échec selon le sénateur Saïd Omar Oili</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/20/mayotte-25-ans-de-lutte-contre-limmigration-clandestine-un-bilan-dechec-selon-le-senateur-said-omar-oili/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 02:15:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[25 ans]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'immigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rapport]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Omar Oili]]></category>
		<category><![CDATA[Sénateur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=31328</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le sénateur de Mayotte dresse un constat sévère sur l’inefficacité des politiques migratoires, appelant à une refonte urgente et globale de l’approche régionale et sociale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/20/mayotte-25-ans-de-lutte-contre-limmigration-clandestine-un-bilan-dechec-selon-le-senateur-said-omar-oili/">Mayotte : 25 ans de lutte contre l’immigration clandestine, un bilan d’échec selon le sénateur Saïd Omar Oili</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="360" data-end="885">Ce jeudi 19 juin, Saïd Omar Oili, sénateur de Mayotte, a présenté un rapport réalisé en collaboration avec une étudiante de Sciences Po, dressant le bilan de 25 ans de lutte contre l’immigration clandestine sur l’île. Fruit d’une analyse rigoureuse appuyée sur des données issues de l’Insee, de la préfecture de Mayotte, et de rapports parlementaires, ce travail vise à apporter une vision claire, « <em>loin des présupposés idéologiques ou des opérations de communication</em>”. « <em>Comme vous le savez, je n’ai pas l’habitude de dissimuler des réalités »</em>, a-t-il insisté.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="892" data-end="970"><strong>Un constat d’inefficacité et une population étrangère en forte progression</strong></h2>
<figure id="attachment_26569" aria-describedby="caption-attachment-26569" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26569" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-300x225.jpg" alt="Mayotte, police aux frontières, PAF," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2347-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26569" class="wp-caption-text">7 jours/7, 24h sur 24h, les agents de la police aux frontières (PAF) surveillent les eaux mahoraises</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="972" data-end="1445">Le sénateur dresse un constat sans concessions. Malgré les moyens déployés, « <em>on constate une inefficacité de l’État et un décalage entre les politiques publiques et la nature de leurs effets sur le territoire</em>”. Il rappelle l’évolution démographique marquante de Mayotte, où la population étrangère est passée de 14 % en 1991 à 34,7 % en 2021. « <em>La majorité est en situation irrégulière »</em>, précise-t-il, et « <em>près d’un habitant sur deux est de nationalité étrangère à Mayotte</em>« .</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1510" data-end="1839">Le rapport souligne un paradoxe dans la stratégie actuelle de lutte contre l’immigration clandestine : « <em>On met beaucoup de moyens en mer mais on intercepte plus en terre que sur la mer</em>« . Saïd Omar Oili questionne cette approche : « <em>Pourquoi on met des moyens d’intercepter en mer alors qu’elles (ndlr : les personnes en situation irrégulière) sont plutôt interceptés en terre ?</em>« .</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1510" data-end="1839">D&rsquo;après le rapport, entre 2001 et 2023, plus de 327.000 éloignements auraient été réalisés, sans freiner durablement les flux migratoires. Cette politique de lutte contre l&rsquo;immigration clandestine, analysée par les gouvernements et experts successifs sur ce sujet à travers douze rapports et soixante-dix-sept recommandations, n’a pas atteint ses objectifs, selon le sénateur.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="118" data-end="194"><strong>Face à l’immigration, social et éducatif en première ligne</strong></h2>
<figure id="attachment_10094" aria-describedby="caption-attachment-10094" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-surchargees-2019-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10094" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-surchargees-2019--300x192.jpg" alt="" width="300" height="192" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-surchargees-2019--300x192.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-surchargees-2019--768x492.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-surchargees-2019--150x96.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-surchargees-2019--696x446.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecoles-surchargees-2019-.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-10094" class="wp-caption-text">En 2019, plusieurs manifestations contre la surpopulation scolaire avaient éclaté.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="196" data-end="576">Au cours de la conférence de presse, Saïd Omar Oili a souligné que la lutte contre l’immigration clandestine ne peut se limiter à des mesures sécuritaires. « <em>Il faut faire la différence entre un étranger venu d’ailleurs et celui qui vit à Mayotte. On a beaucoup d’enfants étrangers à Mayotte. Dans ce contexte, il faut les scolariser, car l’école est obligatoir</em>e », a-t-il expliqué.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="578" data-end="962">Pourtant, le sénateur a rappelé que le système éducatif local est sous pression, avec un déficit criant d’infrastructures : « <em>Il manquait encore sept collèges, quatre lycées, et douze mille classes » </em>avant le passage du cyclone Chido. Pour lui, ces défis éducatifs s’ajoutent à la complexité de l’intégration des jeunes nés sur le territoire, qui « même <em>avec leur bac en poche, ne peuvent pas partir</em>« . L’enjeu social et éducatif apparaît ainsi comme un volet central dans la gestion de l’immigration et dans la perspective du développement du territoire, nettement sous-estimé jusqu&rsquo;alors.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2828" data-end="2898"><strong>Une loi de refondation controversée et des réserves parlementaires</strong></h2>
<figure id="attachment_21349" aria-describedby="caption-attachment-21349" style="width: 265px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Combani-Mirereni-violences.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21349" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Combani-Mirereni-violences-265x300.jpg" alt="" width="265" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Combani-Mirereni-violences-265x300.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Combani-Mirereni-violences-150x170.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Combani-Mirereni-violences-300x339.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Combani-Mirereni-violences.jpg 644w" sizes="auto, (max-width: 265px) 100vw, 265px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21349" class="wp-caption-text">Régulièrement, les forces de l’ordre interviennent sur des barrages, des caillassages ou des affrontements entre jeunes de villages rivaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2900" data-end="3149">Le projet de loi pour la refondation de Mayotte, actuellement débattu au Parlement, prévoit des mesures renforcées sur la question migratoire, l’éducation, les infrastructures, ainsi que des dispositifs facilitant les expropriations et expulsions. Saïd Omar Oili, qui a voté en faveur du texte lors du vote solennel au Sénat, a toutefois exprimé de fortes réserves, qualifiant ce projet de « <em>fuite en avant</em>« . Il doute de l’efficacité des mesures restrictives, rappelant que « <em>la loi de 2018, avec ses restrictions sur la nationalité, n’a pas porté ses fruits</em>« .</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3465" data-end="3847">Pour lui, « <em>la refondation devrait avoir un regard très large sur ce qu’il s’est passé avant et maintenant sur le territoire</em>« . Il appelle à une coopération régionale renforcée avec les Comores, Madagascar, et des pays d&rsquo;Afrique, notamment de la région des Grands Lacs, afin de « <em>mieux traiter les causes profondes de l’immigration, plutôt que de se limiter à des mesures restrictives ». </em>Il souligne que <em>« les réfugiés des Grands Lacs n’étaient pas là il y a dix ans »</em> et que les dynamiques migratoires ont profondément évolué. Pour y faire face, il appelle à dépasser une approche strictement sécuritaire, afin de mieux tenir compte de la complexité démographique et des réalités humaines de l’île, alors que les réponses actuelles montrent leurs limites.</p>
<p data-start="4053" data-end="4439">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/20/mayotte-25-ans-de-lutte-contre-limmigration-clandestine-un-bilan-dechec-selon-le-senateur-said-omar-oili/">Mayotte : 25 ans de lutte contre l’immigration clandestine, un bilan d’échec selon le sénateur Saïd Omar Oili</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Immigration clandestine : Saïd Omar Oili demande des comptes à la préfecture</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/10/immigration-clandestine-said-omar-oili-demande-des-comptes-a-la-prefecture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 01:45:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'immigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Omar Oili]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=30561</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans une question écrite adressée au ministre de l’Intérieur, le 24 octobre 2024, le sénateur de Mayotte, Saïd Omar Oili, a souhaité connaître les données du bilan de la lutte contre l'immigration clandestine de la police aux frontières de Mayotte entre 2020 et 2023. Il a enfin eu la réponse en fin de semaine dernière…</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/10/immigration-clandestine-said-omar-oili-demande-des-comptes-a-la-prefecture/">Immigration clandestine : Saïd Omar Oili demande des comptes à la préfecture</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon les données du ministère de l’Intérieur, elles-mêmes émanant de la préfecture de Mayotte, il y aurait eu, entre 2020 et 2023, 107.291 personnes en situation irrégulière interpellées par les forces de l&rsquo;ordre. Mais les services du ministère indiquent par ailleurs qu&rsquo;il y a eu <em>« 21.028 éloignements non menés à terme entre 2020 et 2023, après l&rsquo;intervention de divers acteurs »</em> (…).</p>
<figure id="attachment_8845" aria-describedby="caption-attachment-8845" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8845" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-300x169.png" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-300x169.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-1024x576.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-768x432.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-1536x864.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-150x84.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-696x392.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-1068x601.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-1920x1080.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1-1320x743.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-2-1.png 1994w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-8845" class="wp-caption-text"><em>Le magistrat du siège du tribunal judiciaire est compétent pour examiner la régularité du placement en rétention des étrangers en situation irrégulière</em></figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il s’agit notamment du juge judiciaire. <em>« Le magistrat du siège du tribunal judiciaire est compétent pour examiner la régularité du placement en rétention des étrangers en situation irrégulière et peut ainsi ordonner la levée de la rétention s&rsquo;il considère la procédure précédant le placement en rétention comme irrégulière ou s&rsquo;il estime que les conditions de la prolongation de la rétention ne sont pas remplies »</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le tribunal administratif a aussi le pouvoir de statuer sur la légalité de la mesure d&rsquo;éloignement (…), en fonction de <em>« la situation personnelle et familiale de l&rsquo;étranger, de ses liens avec la France »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais aussi la préfecture de Mayotte, « après recours gracieux ». <em>« Les retenus, par le biais des deux associations présentes au centre de rétention administrative (CRA) peuvent saisir la préfecture afin de demander l’abrogation de l’OQTF (Obligation de quitter le territoire français) dont ils font l’objet et donc leur libération »</em>, indique le courrier de réponse adressé au sénateur.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La cour administrative d’appel. <em>« L’étranger a la possibilité d’interjeter appel d’une décision de rejet de sa requête par le tribunal administratif »</em>.</p>
<figure id="attachment_11290" aria-describedby="caption-attachment-11290" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11290" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-300x206.jpg" alt="Assemblée nationale, Estelle Youssouffa, Mayotte, Lampedusa, Comores" width="300" height="206" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-300x206.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-768x526.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-150x103.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom-696x477.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-zoom.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-11290" class="wp-caption-text">Le Centre de rétention administrative</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’unité médicale du CRA peut également permettre le non éloignement d’un étranger en situation irrégulière. <em>« Un étranger placé en rétention peut faire état de ses problèmes de santé afin de demander la levée de sa rétention administrative. Un avis médical est donc sollicité afin d&rsquo;examiner la compatibilité de l&rsquo;état de santé du retenu avec les conditions de la rétention ou de l&rsquo;éloignement »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Enfin, l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) qui offre la possibilité à l&rsquo;étranger placé en rétention <em>« de solliciter l&rsquo;asile »</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ainsi, toujours selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, de 2020 à 2023, les motifs de libérations se répartissent de la façon suivante : Le juge judiciaire : 7.144 ; Le Tribunal administratif : 752 ; Les Recours gracieux de la préfecture : <strong>11.724 </strong>; La cour administrative : 31 ; L’unité médicale du CRA : 1.317 ; L’asile : 9 ; Et enfin, « autre » : 51.</p>
<figure id="attachment_10144" aria-describedby="caption-attachment-10144" style="width: 286px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-10144" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-300x175.png" alt="" width="286" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-300x175.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-1024x596.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-768x447.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-150x87.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-696x405.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin-1068x622.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/lutte-vs-clandestin.png 1240w" sizes="auto, (max-width: 286px) 100vw, 286px" /><figcaption id="caption-attachment-10144" class="wp-caption-text">Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, de 2020 à 2023, il y aurait eu 21.028 « éloignements non menés à terme »</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Soit un total de 21.028. En regardant ces chiffres de plus près, on constate que sur les 21.028 « éloignements non menés à terme entre 2020 et 2023 », plus de 50% émanent de la préfecture à « titre gracieux » !</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Aussi, dans une lettre adressée au représentant de l’État dans l’île, en outre le préfet de Mayotte, le sénateur Saïd Omar Oili souhaite connaitre les raisons <em>« des principaux motifs de recours gracieux retenus pour les 11.724 recours évoqués »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Affaire à suivre…</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/10/immigration-clandestine-said-omar-oili-demande-des-comptes-a-la-prefecture/">Immigration clandestine : Saïd Omar Oili demande des comptes à la préfecture</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le rideau de fer sous la surveillance constante de la police aux frontières</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/11/le-rideau-de-fer-sous-la-surveillance-constante-de-la-police-aux-frontieres/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/11/le-rideau-de-fer-sous-la-surveillance-constante-de-la-police-aux-frontieres/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 02:15:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'immigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[PAF]]></category>
		<category><![CDATA[police aux frontières]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=26524</guid>

					<description><![CDATA[<p>Reportage – Dans le lagon mahorais, aux côtés de la police aux frontières, entre surveillance, secours et imprévisibilité. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/11/le-rideau-de-fer-sous-la-surveillance-constante-de-la-police-aux-frontieres/">Le rideau de fer sous la surveillance constante de la police aux frontières</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Mayotte, Dzaoudzi</em> &#8211; À la surface, la mer se donne des airs de miroir. Sous la coque de l’intercepteur rapide de la police aux frontières (PAF), les reflets turquoises vibrent à peine. À 9h, ce jeudi matin, sur le ponton de la direction des transports maritimes (DTM) de Petite-Terre, la chaleur monte d’un cran. L’air est dense. Le soleil cogne sur le « vecteur », un des bateaux de l&rsquo;unité nautique, comme on les appelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis Paris, le gouvernement avait promis d’ériger un « <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/08/29/immigration-premieres-esquisses-du-rideau-de-fer-maritime/">rideau de fer</a> » contre l’immigration clandestine à Mayotte. À plus de 8.000 kilomètres de la métropole, ce discours résonne dans chaque interpellation en mer, chaque kwassa intercepté, chaque silhouette aperçue à l’horizon. Mais sur cette frontière liquide, devenue une traque silencieuse, l’annonce politique prend les traits concrets d’une guerre d’usure.</p>
<h2 class="LC20lb MBeuO DKV0Md" style="text-align: center;"><strong>Des vecteurs en mer </strong><strong>24h/24 et 7j/7</strong></h2>
<figure id="attachment_26472" aria-describedby="caption-attachment-26472" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26472" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-300x225.jpg" alt="Manuel Valls, Mayotte, Visite officielle, îlot Mtsamboro," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2323-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26472" class="wp-caption-text">Les agents de la policière aux frontières disposeront prochainement d&rsquo;un ponton sur l&rsquo;îlot Mtsamboro</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le quai, trois agents s’activent. Éric, le chef de bord, fait l’inventaire. Deux moteurs de 300 chevaux, matériels de sécurité, brassières, kits de secours, radios, filets de remorquage, tout y est. Ben, chef de l’unité nautique, monte à bord, concentré sur le programme de la journée à venir et sur ses réponses à nos questions. Bruno détache la vedette accrochée sur un autre bateau et l&rsquo;installe plus loin sur le ponton. À Mayotte, la mission de la PAF ne commence jamais vraiment : elle se poursuit, sans interruption, jour et nuit, autour de l’île. Et ce jour-là, comme tant d’autres, les routes maritimes vers Bandrélé et Hajangua sont à couvrir. Tout le monde monte à bord. Bruno largue les amarres. La mission peut commencer.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le trajet, Ben rappelle les ravages laissés par le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024. La houle, les pluies torrentielles et des vents soufflant à plus de 200 km/h ont laissé des traces indélébiles, visibles comme invisibles. Toutes les infrastructures publiques de l&rsquo;île ont été profondément affectées. Dans ce chaos généralisé, les moyens étatiques n’ont pas tous échappé à la dévastation. Les deux vedettes côtières de surveillance maritime ont été échouées et endommagées. Certains radars de surveillance, installés aux quatre coins de l&rsquo;île, ont été partiellement abîmés mais remplacés depuis. Les pontons des ports de Mamoudzou et de Dzaoudzi ont été détruits, et la station d’essence est devenue inutilisable. « <em>Aujourd’hui, on fonctionne avec une seule station d’avitaillement, sur une logistique disruptive »</em>, explique Ben.</p>
<figure id="attachment_26599" aria-describedby="caption-attachment-26599" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/3940182b-0885-4a96-a5f9-194e03347910.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26599" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/3940182b-0885-4a96-a5f9-194e03347910-300x169.jpg" alt="Mayotte, police aux frontières, PAF, ponton, port de Mamoudzou " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/3940182b-0885-4a96-a5f9-194e03347910-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/3940182b-0885-4a96-a5f9-194e03347910-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/3940182b-0885-4a96-a5f9-194e03347910-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/3940182b-0885-4a96-a5f9-194e03347910-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/3940182b-0885-4a96-a5f9-194e03347910.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26599" class="wp-caption-text">Le port de Mamoudzou quatre mois après Chido, avant le démarrage des opérations de sortie d&rsquo;épaves du lagon</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malgré ces pertes, les patrouilles n’ont jamais cessé. Deux vecteurs de jour et deux vecteurs de nuit ont sillonné le lagon pour assurer la continuité du service. Bien que ses moyens aient été temporairement mis à mal, la LIC n&rsquo;a jamais interrompu sa mission, après le passage du cyclone, contrairement à ce qu’ont pu avancer certains responsables politiques, plus soucieux d&rsquo;alimenter un buzz médiatique et de diffuser des inquiétudes dans un contexte déjà très tendu, pour se démarquer de leurs opposants.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui, comme après Chido, ces patrouilles de police se poursuivent. Parmi les 52 agents de l’unité nautique, environ dix-sept sont permanents. Les autres, sont contractuels, et pourraient quitter le territoire une fois leur mission terminée. Après le cyclone, la situation humaine, de certains agents, est toujours tendue. De nombreux logements ont été détruits, des collègues policiers ont été relogés chez d&rsquo;autres, une situation personnelle qui, à moyen et long terme, peut épuiser. « <em>Beaucoup d&rsquo;agents se posent des questions sur leur suite ici après Chido. Mais on continue. Parce que les passages, eux, ne s’arrêtent pas</em>« , soutient le chef d&rsquo;unité nautique, déterminé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Identifier et prévenir les menaces </strong></h2>
<figure id="attachment_3699" aria-describedby="caption-attachment-3699" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pecheurs-barques-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-3699" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pecheurs-barques-jpg-300x201.webp" alt="" width="300" height="201" /></a><figcaption id="caption-attachment-3699" class="wp-caption-text">Les embarcations de pêcheurs sont identiques à celles utilisées lors du transport de migrants</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À bord, le silence est rompu par le bruit régulier des moteurs et les radios qui s&rsquo;animent. Sur l’écran du radar, un point lumineux se déplace lentement. Cap stable, vitesse modérée. Impossible de savoir à l’œil si c’est un pêcheur ou un passeur. Il faut s’approcher. « <em>Dès qu&rsquo;on a un cap et une certaine vitesse, on doit s&rsquo;y déplacer pour lever les doutes</em>« , explique Ben. Mauvaise pioche, c&rsquo;est une barque de pêcheurs. Connu des services, le pêcheur est en règle, il ne sera pas contrôlé. « <em>C&rsquo;est aussi cela la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine. Elle intègre la protection de l’environnement, la police des pêches, le trafic de contrebandes, le trafic de stupéfiants&#8230;</em>« , explique Ben.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais pour les agents de la police aux frontières, ce sont surtout les contrôles des kwassas qui représentent la majeure partie de leur activité. « <em>À Mayotte, un kwassa peut tout réunir plusieurs délits. Les passeurs font entrer des migrants en situation irrégulière, de manière illégale sur le territoire. Ils peuvent aussi transporter des marchandises illégales ou des stupéfiants</em>« , commentent unanimement les agents.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un dispositif efficace face à des passeurs plus violents</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Présent sur le territoire depuis une dizaine d&rsquo;années, le chef d&rsquo;unité est arrivé pour la première fois à Mayotte en 2006. Il explique qu&rsquo;avant, seul le Nord de Mayotte faisait figure de point de repère pour les passeurs de kwassas. Car au Nord, à Mtsamboro, où Anjouan n’est qu’un trait à l’horizon, la frontière entre les Comores et Mayotte se dilue dans le paysage des vallées au loin. Aujourd&rsquo;hui, les kwassas peuvent affluer de toute part sur l&rsquo;île : autant au Nord, qu&rsquo;au Sud, qu&rsquo;à l&rsquo;Ouest et qu&rsquo;à l&rsquo;Est. La raison ? La traque des embarcations illégales s&rsquo;est <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/03/le-gouvernement-va-renforcer-sa-politique-de-controle-de-limmigration/">intensifiée</a> et la justice sanctionne <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/06/05/justice-un-passeur-lourdement-sanctionne-apres-un-naufrage/">sévèrement</a> les passeurs. Les passeurs tentent alors par tout moyen d&rsquo;arriver à Mayotte, coûte que coûte, en dépit des courants et de la vie des passagers, notamment sur les derniers kilomètres.</p>
<figure id="attachment_26581" aria-describedby="caption-attachment-26581" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-300x225.jpg" alt="Mayotte, police aux frontières, PAF, radar" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2348-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26581" class="wp-caption-text">Les radars, répartis sur l&rsquo;île, permettent de dresser une image tactique en temps réel des eaux intérieures et de la mer territoriale de Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face aux moyens déployés par la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine, les réseaux des passeurs se sont adaptés : ils ont trouvé de nouveaux itinéraires, des relais sur terre pour leur indiquer des zones plus accessibles pour s&rsquo;infiltrer et tentent de masquer leurs embarcations en se faisant passer pour des pêcheurs en réutilisant de vieilles immatriculations d&#8217;embarcations mahoraises. <em>« On voit arriver des barques faussement immatriculées avec deux moteurs de quarante chevaux. Ils veulent aller vite, contourner les patrouilles, poser les passagers et repartir sans se faire prendre</em>« , explique Éric, les yeux fixés sur l’horizon. « <em>Il y a aussi des embarcations qu&rsquo;on appelle V.I.P, où seuls deux passagers sont à bord, ils payent alors très cher la traversée, et essaient de se faire passer pour des pêcheurs.</em>« </p>
<p style="text-align: justify;">Et plus la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine s&rsquo;est renforcée et adaptée, notamment avec la mise en place du <em>plan <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/05/12/bilan-de-loperation-shikandra/">Shikandra</a> en 2018,</em> plus les comportements des passeurs sont devenus violents. « <em>On a déjà eu des collègues blessés lors de caillassages car certains passeurs passeurs partent avec des cailloux dans le bateau pour nous viser mais surtout, ils essaient par tout moyen de crever nos bateaux avec des machettes ou des lances attachées au bout d’une perche</em>… », raconte le chef d&rsquo;unité. Face à ces attaques, les agents de la police aux frontières ont des protections&#8230;cachées. « <em>Comme on passe douze heures en mer, on a des uniformes légers, mais on a aussi des armements intermédiaires, des casques, des boucliers, des gilets par balle, du matériel de sécurité, dans des coffres…</em> » Souvent des cibles des passeurs, ces incidents conduisent bien souvent à des drames que les policiers tentent d&rsquo;éviter. « <em>Quand un passeur refuse d&rsquo;obtempérer, il prend de la vitesse et il fait des zigzags dangereux pour nous éviter, on est obligés de faire des 180 degrés pour l&rsquo;intercepter », </em>évoque Éric, avant de nous montrer la manoeuvre en nous suggérant de nous attacher vivement. « Une fois, un<em> passeur a foncé à toute allure sur notre bateau et le kwassa s&rsquo;est fendu en plusieurs morceaux, les gens se sont retrouvés à l&rsquo;eau, et nous avons réussi à sauver l&rsquo;ensemble des passagers, alors que les agents n&rsquo;étaient que trois », se remémore Ben. </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>À bord, secours et contrôle entremêlés</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le moins que l&rsquo;on puisse dire c&rsquo;est que le quotidien des agents de la police aux frontières est loin d&rsquo;être monotone. Près d&rsquo;Hanjangua, Ben et ses collègues racontent qu&rsquo;une nuit, ils ont intercepté jusqu&rsquo;à sept embarcations illégales en seulement quelques heures, quand d&rsquo;autres journées, le compteur était à zéro. « <em>C&rsquo;est très cyclique. Parfois il n’y a pas de départs d’Anjouan</em>« , mentionnent-t-ils. Plusieurs facteurs entrent en jeu. « <em>Certains jours,</em> l<em>a mer est trop agitée, le calendrier scolaire ou religieux a également des répercussions sur l&rsquo;activité de ces passage</em>s », commentent les policiers. Et le profil des personnes varie considérablement d&rsquo;une embarcation à une autre. « <em>Il arrive qu&rsquo;il n&rsquo;y ait que des hommes à bord, parfois des familles, avec des enfants, des marchandises et des animaux&#8230; »</em></p>
<figure id="attachment_26568" aria-describedby="caption-attachment-26568" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26568" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-300x225.jpg" alt="Mayotte, police aux frontières, PAF," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2352-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26568" class="wp-caption-text">« Souvent, des gens me disent merci car on les sauve d’une traversée qui était dangereuse même s’ils sont déçus de ne pas être arrivés à Mayotte comme ils le voulaient et inquiets de la suite, forcément », confie le chef d&rsquo;unité</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans tous les cas, « <em>la priorité c&rsquo;est de mettre en sécurité les personnes »</em>, explique le chef d&rsquo;unité. Lorsqu’un kwassa est intercepté, la procédure est rodée. Un premier contact, visuel et sonore. Puis la mise à l’arrêt. Si le passeur coopère, les passagers sont transférés un à un sur le vecteur. La barque est remorquée, ou pilotée par un agent de police si les conditions le permettent. À bord de l’intercepteur, les passagers sont regroupés à l’avant, sous surveillance. Le passeur présumé est menotté et isolé à l&rsquo;arrière du bateau. Une brassière lui est également donnée « <em>pour éviter qu&rsquo;il ne se jette par dessus bord car c&rsquo;est déjà arrivé</em>« , se souvient l&rsquo;agent de police.</p>
<p style="text-align: justify;">Les agents ont des modules de flottabilité stockés dans des trappes hermétiques pour secourir jusqu’à 30 personnes en cas de problème. Le secours est intégré à la mission. « <em>Après un tel périple, la plupart des gens à bord sont fatigués, trempés, parfois blessés. On les traite avec humanité, quelle que soit leur situation administrative »</em>, insiste Ben. À l’arrivée à quai, une cellule sanitaire effectue une première évaluation. Moins de 2 % des personnes nécessitent une prise en charge médicale urgente. La suite se joue ensuite dans le centre de rétention administrative (CRA), où les procédures administratives et judiciaires prennent le relais. La plupart des passagers font l’objet d’une obligation de quitter le territoire et sont reconduits dès le lendemain.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="0" data-end="37"><strong data-start="0" data-end="37">Une mission sous forte adrénaline</strong></h2>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="39" data-end="926">Sur les routes maritimes, la pression ne faiblit jamais. Les agents de la police aux frontières se confrontent quotidiennement à des enjeux sensibles, où se mêlent impératifs sécuritaires et humanitaires, dans un climat social tendu et complexe. Le chef de l’unité nautique en mesure pleinement l’intensité : « <em>On nous reproche parfois de ne pas en faire assez. Mais nous faisons le maximum, chaque jour, avec l’ensemble des services mobilisés. Certes, il y a plus de kwassas qu&rsquo;au début des années 2000, mais nous les interceptons mieux. </em><em>Ce n’est pas une mission facile certes, mais elle est unique</em>« , confie Ben, qui fait la promotion de son unité, pour attirer de nouveaux talents, et notamment des femmes policières, qui sont encore trop peu nombreuses dans cette filière. « <em>Sur les 52 agents de l&rsquo;unité, quatre sont des femmes. Cette unité est spécifique et elle a besoin de nouveaux agents passionnés par ce type d&rsquo;opération. Nous avons développé une formation précise, reconnue. La formation est construite sur mesure, en fonction des réalités de notre métier. Les agents font partie intégrante de la stratégie globale de réflexion et apportent des propositions concrètes. C’est rare dans une administration</em>. »</p>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="1192" data-end="1496">À cet instant précis, une alerte résonne dans le poste. Un point radar a été détecté au Nord, près de Mtsamboro. Les trois agents se concentrent sur la radio, scrutant les coordonnées de l’embarcation. À tout moment, ils peuvent se lancer, prêts à intervenir, dans cette mission où chaque seconde compte.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/11/le-rideau-de-fer-sous-la-surveillance-constante-de-la-police-aux-frontieres/">Le rideau de fer sous la surveillance constante de la police aux frontières</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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