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	<title>Archives des Koungou - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Koungou - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Koungou : Quand les sports de combat s&#8217;invitent hors des rings pour conquérir la jeunesse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/16/koungou-quand-les-sports-de-combat-sinvitent-hors-des-rings-pour-conquerir-la-jeunesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 02:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil départemental]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Scène]]></category>
		<category><![CDATA[Journée des Sports de Combat]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La semaine dernière, l'Espace Scène de Koungou a vibré au rythme des uppercuts, des katas et des pas de capoeira. Co-organisée par la municipalité et le Conseil départemental de Mayotte, la première édition de la Journée des Sports de Combat a rassemblé des centaines de jeunes. Entre apprentissage des règles, mixité et création de vocations, le sport s’impose ici comme un levier d’inclusion majeur au service de la population.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/16/koungou-quand-les-sports-de-combat-sinvitent-hors-des-rings-pour-conquerir-la-jeunesse/">Koungou : Quand les sports de combat s&rsquo;invitent hors des rings pour conquérir la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le bruit sec des gants de boxe qui s’entrechoquent se mêle aux éclats de rire et aux encouragements des parents. Sous les barnums installés à côté de la Poste de Koungou, la poussière vole sous les assauts enthousiastes de dizaines d&rsquo;enfants en sueur. Pour cette matinée inédite, ouverte de 7h à midi, l&rsquo;horizon du lagon s&rsquo;est effacé pour laisser place aux tatamis. L’Espace Scène s’est transformé en une arène bouillonnante où le judo, le karaté, la boxe, le taekwondo et la capoeira ont régné en maîtres.</p>
<figure id="attachment_55478" aria-describedby="caption-attachment-55478" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-55478" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6321-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6321-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6321-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6321-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6321-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6321-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6321.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55478" class="wp-caption-text">Le Département-Région et des associations sportives ont mobilisé des animateurs pour la matinée. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette initiative, portée par la nouvelle équipe municipale, est bien décidée à faire de l&rsquo;activité physique un pilier de son action sociale. Sur le terrain, Seydemari Ali, animateur communal et coordinateur de l&rsquo;événement, s&rsquo;active sans relâche pour canaliser l&rsquo;énergie débordante des participants. Pour cet éducateur sportif de métier, l&rsquo;enjeu de cette matinée dépasse le simple cadre du divertissement : il s&rsquo;agit de briser la suprématie absolue du ballon rond dans le cœur des jeunes Mahorais.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Souvent, on est tout le temps sur le football. À Koungou, vous voyez des jeunes se défouler sur les terrains de 6h du matin jusqu&rsquo;à 19h. L&rsquo;objectif aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est justement de leur dire qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas que le football. On veut leur faire découvrir ces cinq disciplines pour qu’ils puissent s’orienter demain vers d&rsquo;autres sports qu&rsquo;ils n&rsquo;auraient jamais testé autrement »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour maximiser l&rsquo;impact dans une commune où les plus jeunes peinent parfois à trouver leur place sur des terrains souvent accaparés par les plus grands, les animateurs ont déployé une véritable stratégie de proximité. Durant plus de deux semaines, ils ont arpenté les différents quartiers de Koungou pour aller à la rencontre des familles et faire signer les autorisations parentales obligatoires. <em>« Beaucoup de jeunes sont aussi arrivés directement des quartiers sans papier signé, mais on ne peut pas les refuser, c&rsquo;est une journée de découverte ! L&rsquo;essentiel est qu&rsquo;ils s&rsquo;initient »</em>, poursuit Seydemari Ali.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>L&rsquo;urgence d&rsquo;offrir un cadre structuré à la jeunesse</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette mobilisation conjointe entre les ligues sportives de karaté, de judo, de capoeira, les associations locales et les institutions répond à un besoin criant d&rsquo;encadrement sur l&rsquo;île.</p>
<figure id="attachment_55479" aria-describedby="caption-attachment-55479" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55479" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6355-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6355-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6355-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6355-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6355-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6355-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6355.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55479" class="wp-caption-text">L&rsquo;objectif était d&rsquo;inciter les jeunes à pratiquer de nouveaux sports. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Comme le rappelle Chris Kordjee, directrice de la jeunesse et des sports du Département-Région de Mayotte, ce déploiement sur le terrain s&rsquo;inscrit dans un programme d&rsquo;activités intensifié depuis le passage dévastateur du cyclone Chido. <em>« Suite à Chido, nous étions face à un constat difficile : de nombreuses infrastructures sportives étaient totalement hors-service. Il a fallu partir très vite pour proposer une offre d’animations et d&rsquo;initiations à la jeunesse. On ne pouvait pas se permettre d&rsquo;attendre que tout soit parfait pour commencer »</em>, souligne-t-elle.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans un territoire où 60 % de la population a moins de 20 ans, occuper de manière constructive le temps libre des jeunes — en particulier ceux qui ne partent pas pendant les vacances scolaires — est une priorité absolue. Les sports de combat offrent, par leur philosophie, un excellent vecteur éducatif. <em>« Cela permet une expression libre, mais sous le contrôle d&rsquo;éducateurs passionnés et diplômés. Dans ces disciplines, il y a des règles précises : on apprend ce qu&rsquo;on peut faire et ce qu&rsquo;on ne peut pas faire. On apprend à écouter les consignes, à travailler en groupe. Ce sont des valeurs de respect et de solidarité qui structurent la vie quotidienne »</em>, insiste Chris Kordjee.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Sur la question de la délinquance à Koungou, la directrice refuse toute stigmatisation : <em>« Notre approche est universelle. Partout à Mayotte, il y a une jeunesse riche et vivante qui n&rsquo;a qu&rsquo;une envie, c&rsquo;est de s&rsquo;exprimer. Nous apportons une offre globale, ouverte à tous, sans distinction »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>L&rsquo;étincelle des gants de boxe dans les yeux des enfants</strong></h2>
<figure id="attachment_55480" aria-describedby="caption-attachment-55480" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55480" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6347-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6347-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6347-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6347-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6347-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6347-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6347.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55480" class="wp-caption-text">Certains enfants pratiquaient des sports de combat pour la première fois. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Sur les tatamis improvisés, la retransmission de ces valeurs se fait sous des airs profondément ludiques, et le succès est total. Plus d’une centaine de personnes ont arpenté les stands au cours de la matinée. Nasia, 10 ans, affiche un sourire radieux après son initiation. <em>« J&rsquo;ai trouvé la journée spéciale ! J&rsquo;aimerais vraiment encore rejouer une autre fois »</em>. À ses côtés, une de ses amies de 11 ans, pourtant déjà inscrite dans un club de handball, se prend à rêver de nouveaux horizons : <em>« On a fait du karaté et du judo, c&rsquo;était trop cool et génial. Je ne sais pas encore si je vais m&rsquo;inscrire à la rentrée, mais j&rsquo;ai adoré »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">C&rsquo;est la boxe qui semble avoir remporté tous les suffrages auprès des jeunes filles de la commune. <em>« Le jeu de la boxe, c&rsquo;est le meilleur ! On aime bien donner des coups de poing. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on a préféré aujourd&rsquo;hui, bien plus que le karaté »</em>, lancent-elles en chœur. L&rsquo;émulation est telle que les enfants planifient déjà leurs prochaines sorties sportives de l&rsquo;été, quitte à devoir négocier avec le calendrier des Manzaraka.</p>
<figure id="attachment_55481" aria-describedby="caption-attachment-55481" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55481" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6415-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6415-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6415-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6415-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6415-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6415-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A6415.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55481" class="wp-caption-text">Plusieurs initiatives comme celle-ci sont prévues dans d&rsquo;autres communes de Mayotte. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Alors que la matinée s&rsquo;achève et que le matériel est remballé, la dynamique sportive à Koungou ne fait que commencer. La municipalité ambitionne désormais de pérenniser cette impulsion en créant plusieurs clubs sportifs résidentiels dans la commune pour encadrer durablement ces jeunes talents. Quant au Conseil départemental, il donne rendez-vous aux familles le samedi 18 juillet prochain à l&rsquo;hémicycle Bamana pour le grand rassemblement annuel des « Jeunes Talents Mahorais » (JTM) dédié au sport de haut niveau. La preuve éclatante qu&rsquo;à Mayotte, lorsque les institutions enfilent les gants de la proximité, c&rsquo;est toujours la jeunesse qui gagne par KO.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/16/koungou-quand-les-sports-de-combat-sinvitent-hors-des-rings-pour-conquerir-la-jeunesse/">Koungou : Quand les sports de combat s&rsquo;invitent hors des rings pour conquérir la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Koungou, la fin annoncée des collations scolaires inquiète familles et enseignants</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/a-koungou-la-fin-annoncee-des-collations-scolaires-inquiete-familles-et-enseignants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 02:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[collation]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[mairie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54161</guid>

					<description><![CDATA[<p>La suppression annoncée des collations scolaires à Koungou suscite de vives inquiétudes parmi les parents d'élèves et les équipes éducatives. Alors que plusieurs familles évoquent déjà des difficultés pour nourrir quotidiennement leurs enfants, beaucoup s'interrogent sur les conséquences d'une telle mesure sans solution de remplacement annoncée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/a-koungou-la-fin-annoncee-des-collations-scolaires-inquiete-familles-et-enseignants/">À Koungou, la fin annoncée des collations scolaires inquiète familles et enseignants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Devant le portail du groupe scolaire Maraîcher, à Koungou, ce mardi 23 juin, peu avant midi, Mariama* vient récupérer deux de ses trois enfants pour la pause de la mi-journée. Avant de se diriger vers l&rsquo;école, elle a acheté quelques provisions auprès d&rsquo;une vendeuse installée sous un parasol, à même le sol, en face de l&rsquo;établissement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un euro par jour et par enfant</strong></h2>
<figure id="attachment_54215" aria-describedby="caption-attachment-54215" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54215" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-300x200.jpg" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54215" class="wp-caption-text">Le sac que Mariama remettra à son fils, contenant des chips et un jus pour son goûter. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le petit sac qu&rsquo;elle remettra à son fils, scolarisé en CE1, elle glisse une brique de jus et un sachet de chips achetés pour quelques centimes. Un geste qu&rsquo;elle répète chaque jour pour offrir à son enfant de quoi se restaurer, en complément des collations distribuées à l&rsquo;école.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« J’ai un euro par jour et par enfant pour leur goûter. Parfois, quand ça va un peu mieux, je peux monter à 1,50 euro, voire 2 euros, mais pas plus »</em>, raconte-t-elle, la main sur le front pour se protéger du soleil tout en essayant d’apercevoir ses enfants à travers la grille.</p>
<p style="text-align: justify;">L’annonce, samedi 20 juin, sur les réseaux sociaux, par le maire de Koungou, Saïd Ahamadi Raos, de la suppression du financement des collations scolaires distribuées par la Caisse des écoles dans les écoles maternelles et élémentaires de la commune, dont bénéficiaient jusqu&rsquo;à présent ses enfants, l&rsquo;inquiète fortement.</p>
<figure id="attachment_54212" aria-describedby="caption-attachment-54212" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54212" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-300x200.jpg" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-3-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54212" class="wp-caption-text">Les parents récupèrent les enfants à l&rsquo;école maternelle du groupe scolaire Maraîcher de Koungou. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« C&rsquo;est inquiétant, mais on n&rsquo;a pas le choix »</em>, souffle-t-elle. <em>« On n’a pas de l’argent tous les jours. Sans les collations, ça va devenir compliqué de donner aux enfants un petit-déjeuner avant qu’ils partent à l’école »,</em> poursuit Moina*, elle aussi parent d’élève à l’école maternelle Maraîcher.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Moi, j’ai cinq enfants. J’achète des petits gâteaux, je donne ce que j’ai le matin, comme des bananes ou des crêpes. S’il n’y a plus de collations, ça va être la galère »</em>, continue-t-elle, tandis que sa fille se tient à ses côtés, un morceau de pain à la main.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un appel à la responsabilité des parents</b></h2>
<figure id="attachment_54222" aria-describedby="caption-attachment-54222" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54222" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos-300x247.png" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="247" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos-300x247.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos-150x123.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos-696x572.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos-500x411.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Raos.png 720w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54222" class="wp-caption-text">Dans un post publié sur Facebook samedi 20 juin, le maire de Koungou Raos Said Ahamadi annonce qu&rsquo;à la rentrée prochaine, la mairie ne financera plus les collations scolaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Oui, il y a eu des produits périmés, mais il y avait aussi parfois de bonnes choses. On veut simplement une meilleure qualité pour la suite »</em>, insiste-t-elle, en réponse aux propos du maire, qui indiquait vouloir <em>« restructurer la Caisse des écoles avant de relancer un service plus adapté pour que nos enfants mangent des goûters de meilleure qualité et non plus des produits souvent périmés ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Saïd Ahamadi Raos affirme également qu&rsquo;au sein de la Caisse des écoles de la commune, <em>« il y avait de l&rsquo;argent volé »</em>, sans fournir davantage d&rsquo;éléments. À ce stade, cette affirmation n&rsquo;a pas pu être vérifiée. Contactés par message, le cabinet du maire et l&rsquo;ancienne direction de la Caisse des écoles n&rsquo;ont pas donné suite à nos sollicitations.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant cette <em>« restructuration »</em>, le maire en appelle à la <em>« responsabilité des parents pour prendre le relais, cuisiner pour leurs enfants et ne pas les laisser livrés à eux-mêmes, car ils doivent être choyés ». </em>Avant d&rsquo;ajouter que la Caisse d&rsquo;allocations familiales (Caf) et la Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM) <em>« doivent verser directement les allocations aux familles concernées ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Des mots forts dans une commune où une partie des foyers fait face à une forte précarité, et surtout une décision prise dans l’urgence, qui place enfants, parents, enseignants et personnels des établissements devant le fait accompli.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une décision rapide, sans « solution de remplacement »</strong></h2>
<figure id="attachment_54207" aria-describedby="caption-attachment-54207" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54207" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-300x200.jpg" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-12-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54207" class="wp-caption-text">Les familles devaient s&rsquo;acquitter d&rsquo;une participation comprise entre 17 et 25 euros par enfant pour bénéficier du dispositif de collations pour l&rsquo;année 25-26. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Habituellement, dans les écoles maternelles de la commune, un petit-déjeuner est distribué à l&rsquo;arrivée des enfants, à 7 h 30, puis une collation à 9 h 30. L&rsquo;après-midi, les élèves bénéficient à nouveau d&rsquo;une collation lors de la récréation de 14 h. À l&rsquo;école élémentaire, les élèves ne reçoivent plus de petit-déjeuner mais conservent les deux autres collations.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les tarifs publiés par la Caisse des écoles de Koungou pour l&rsquo;année scolaire 2025-2026, les familles devaient s&rsquo;acquitter d&rsquo;une participation comprise entre 17 et 25 euros par enfant pour bénéficier du dispositif de collations. Le montant variait en fonction de la date d&rsquo;inscription : 25 euros entre août et décembre, 23 euros entre janvier et février, puis 17 euros à partir du mois de mars.</p>
<p style="text-align: justify;">Au groupe scolaire Maraîcher, quatre fournisseurs assurent jusqu&rsquo;à présent la livraison des collations. Selon les jours, les élèves reçoivent <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/29/sport-fruits-et-bonne-humeur-une-journee-essentielle-pour-les-maternelles-de-koungou/">des jus, des gâteaux, des fromages</a> et parfois des fruits ou des yaourts. De quoi garantir à tous un minimum d&rsquo;apports nutritionnels pour tenir la journée en classe et favoriser leur concentration.</p>
<figure id="attachment_54213" aria-describedby="caption-attachment-54213" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54213" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-300x200.jpg" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54213" class="wp-caption-text">Un garçon porte des paquets de chips en attendant la sortie des élèves. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Car la fin annoncée des collations pourrait également renforcer le recours aux achats spontanés devant les écoles. Des produits peu coûteux, mais pauvres sur le plan nutritionnel, qui risquent de se substituer davantage aux collations distribuées jusqu&rsquo;à présent dans les établissements.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Cela fait déjà quatre ou cinq ans qu’il y a des collations dans les écoles, et du jour au lendemain, tout s&rsquo;arrête ! Je ne comprends pas »</em>, souligne une employée de la Caisse des écoles, également parent d&rsquo;élève.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le maire actuel souhaite supprimer les collations en raison de leur mauvaise qualité. Cette décision peut se comprendre, mais il aurait fallu prévoir une solution de remplacement avant d&rsquo;annoncer des mesures aussi drastiques »</em>, remarque une enseignante à Koungou. Pour le moment, aucune information n&rsquo;a été transmise à propos d&rsquo;une éventuelle <em>« solution de remplacement ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je suis en première ligne pour connaître ce que vivent une grande partie de nos élèves. De nombreuses familles ne disposent pas de revenus suffisants pour acheter un goûter chaque jour à leurs enfants. Cette mesure risque donc d&rsquo;accentuer encore davantage les inégalités sociales, ce qui est particulièrement regrettable ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le petit-déjeuner du rectorat, dernier filet de sécurité</strong></h2>
<figure id="attachment_54211" aria-describedby="caption-attachment-54211" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54211" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-300x200.jpg" alt="école, maternelle, élémentaire, collation, parents, repas, Koungou" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Collation-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54211" class="wp-caption-text">La fin annoncée des collations pourrait renforcer le recours aux achats spontanés devant les écoles. Des produits peu coûteux, mais pauvres sur le plan nutritionnel. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si les collations de la Caisse des écoles sont effectivement supprimées à la rentrée prochaine, certains établissements scolaires obtiennent toutefois un petit-déjeuner scolaire financée par le rectorat.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous espérons qu&rsquo;il ne sera pas supprimé à son tour »,</em> observe l&rsquo;enseignante, qui précise que toutes les écoles n&rsquo;en bénéficient pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, au sein même du groupe scolaire Maraîcher, l&rsquo;école maternelle perçoit cette collation, tandis que l&rsquo;école élémentaire n&rsquo;en dispose pas. L&rsquo;un des deux enfants de Mariama continuera donc à recevoir une collation à l&rsquo;école. L&rsquo;autre non. De quoi créer des disparités au sein même des familles.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce dispositif est, à ce stade, maintenu dans l’académie »,</em> assure le rectorat. <em>« Toutefois, le volume d’élèves concernés ainsi que les modalités précises de mise en œuvre sont en cours d’arbitrage au niveau du ministère durant la période estivale ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>* les prénoms ont été modifiés pour préserver l&rsquo;anonymat.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/a-koungou-la-fin-annoncee-des-collations-scolaires-inquiete-familles-et-enseignants/">À Koungou, la fin annoncée des collations scolaires inquiète familles et enseignants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Abdou Mrendada : l’exception qui confirme que tout est possible</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/23/abdou-mrendada-lexception-qui-confirme-que-tout-est-possible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 02:15:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[études supérieures]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse mahoraise]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Réussite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54033</guid>

					<description><![CDATA[<p>Abdou Mrendada, âgé de moins de 30 ans, pourrait être l’exception qui confirme la règle… Né en 1997 à Koungou dans une famille extrêmement modeste, il a réussi de brillantes études sans jamais redoubler jusqu’à devenir le plus jeune directeur de cabinet de l’île. Preuve que même si le système éducatif à Mayotte est en décalage avec les autres territoires de la République, avec persévérance et goût de l’effort on peut s’en sortir et réussir.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/23/abdou-mrendada-lexception-qui-confirme-que-tout-est-possible/">Abdou Mrendada : l’exception qui confirme que tout est possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Abdou Mrendada est le symbole de cette jeunesse mahoraise qui a compris que l’éducation est un moyen de s’élever et de sortir de sa condition, et que même si à Mayotte on n’a pas les mêmes armes qu’en métropole, il est possible de réussir. <em>« Mes parents vendaient des bananes… Illettrés, ils n’ont pas fait d’études et ne possèdent aucun diplôme. Les conditions de vie étaient difficiles à la maison : pas de TV, pas d’Internet&#8230; En tant qu’aîné de la famille et seul garçon j’avais l’obligation de réussir, je me devais de donner l’exemple »</em>, explique-t-il.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><em><strong>« Je me suis débrouillé tout seul »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_23120" aria-describedby="caption-attachment-23120" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23120" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2-300x156.jpg" alt="commune de Koungou, police municipale, sécurité" width="300" height="156" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2-300x156.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2-150x78.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2.jpg 660w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-23120" class="wp-caption-text">Abdou a suivi ses années de collège à Koungou. (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après avoir effectué son école primaire et son collège à Koungou, Abdou a fait ses années de lycée à Chirongui. <em>« Au début de ma seconde j’étais au lycée de Kawéni mais à cette époque il y avait pas mal de problèmes avec des bandes… Mon père habitant à Malamani j’ai fait seul les démarches et utilisé son adresse pour m’inscrire au lycée de Chirongui où la situation était plus apaisée »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il faut dire qu’Abdou était motivé pour suivre ses études sereinement en évitant un maximum d’obstacles et en mettant toutes les chances de son côté, même au prix de nombreux efforts et sacrifices. <em>« Tous les jours je me levais à 4h, je prenais le premier bus vers 4h30 à Koungou… il nous déposait à la rocade de Mamoudzou vers 6h et là je reprenais un autre bus direction Chirongui où j’arrivais vers 6h50 juste avant le début des cours », </em>se souvient-il<em>. </em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le soir, il fallait faire le même trajet mais cette fois-ci dans l’autre sens.<em> « Après 8h de cours je reprenais le bus, j’arrivais chez moi à Koungou sur les coups de 20h. C’était compliqué, fatiguant, épuisant, j’étais KO ! Je mangeais et après je faisais mes devoirs et le lendemain je recommençais. Je n’avais pas le choix, pour réussir à Mayotte, il faut mettre les bouchées doubles »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Abdou a adopté ce rythme de vie pendant trois ans, de la seconde à la terminale, et a eu son bac L avec mention « assez bien » (AB). <em>« Durant tout ce temps je me suis débrouillé tout seul, je n’avais personne pour m’accompagner dans mes devoirs à la maison. Mes parents n’ont pas pu bénéficier d’un système éducatif… Aussi ma mère se battait pour payer mes études jusqu’à réussir à me trouver un smartphone ».</em></p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« Rien de grand ne s&rsquo;est jamais accompli dans le monde sans passion »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_54035" aria-describedby="caption-attachment-54035" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54035" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images-300x300.jpeg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images-300x299.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images-150x149.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images.jpeg 419w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54035" class="wp-caption-text">Le philosophe Hegel a nourri la pensée d&rsquo;Abdou (illustration/ source : German Culture)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En 2015, une fois son bac en poche, Abdou a poursuivi ses études en licence de philosophie à l’université d’Aix-Marseille. <em>« Plus jeune je rêvais d’intégrer le GIGN, </em>sourit-il<em>. J’allais souvent chez ma voisine pour regarder des séries TV avec le FBI… »</em>. Mais la vie en a visiblement décidé autrement et l’a orienté, dans un premier temps, vers la philosophie. <em>« C’est mon professeur de philosophie en terminale au lycée de Chirongui, Hamidani-Attoumani AMBRIRIKI, qui m’a donné envie de poursuivre dans cette voie. Il était docteur en philosophie, le premier Mahorais docteur en philosophie ! Cela m’a frappé d’emblée ! Je me suis dit : je veux devenir comme lui ! »</em>, raconte le jeune homme.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une fois arrivé à Aix, après un parcours non moins éprouvant (1<sup>er</sup> voyage en avion et en métropole, changement de climat…), Abdou a dû s’adapter à son nouvel environnement. <em>« C’était la première fois que je quittais Mayotte… J’ai choisi Aix car je savais qu’il y avait une importante communauté comorienne. Je me suis dit que ce serait plus facile pour moi d’avoir de l’aide et m’adapter à cette vie nouvelle »</em>. Une fois inscrit en licence de philosophie, Abdou constate qu’il est l’unique Mahorais. <em>« J’étais seul, il y avait que des mzungu ! »,</em> dit-il en plaisantant. <em>« Toutefois je voulais devenir philosophe, j’avais l’ambition de réussir, de faire quelque chose de grand, prouver que tout est possible même quand on vient de Koungou. Comme disait le philosophe Hegel : Rien de grand ne s&rsquo;est jamais accompli dans le monde sans passion »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Durant les vacances, Abdou ne rentrait pas dans son île natale mais restait en métropole, à Aix, où il faisait des petits boulots pour payer ses études. <em>« Je n’avais pas d’autre choix que de réussir. Je n’étais pas dans les mêmes conditions qu’un étudiant originaire de métropole… Aussi, je finançais mes études en travaillant dans un hôpital psychiatrique. J’accompagnais notamment les personnes malades dépendantes à la drogue et à l’alcool »</em>, se remémore-t-il.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Professeur de philosophie puis directeur de cabinet</strong></h2>
<figure id="attachment_46240" aria-describedby="caption-attachment-46240" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46240" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46240" class="wp-caption-text">Abdou a enseigné la philosophie durant 2 ans au lycée des Lumières à Kawéni.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Lauréat d’une licence de philosophie, le Mahorais se destine à être enseignant. Pour cela il s’inscrit à l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPE), devenue par la suite l’INSPE (Institut National Supérieur du Professorat et de l’Éducation), où il obtient son master du premier coup. <em>« J’ai suivi cette formation pour être professeur avec une spécialité ingénierie de la formation mais je n’ai pas passé le concours »</em>, précise-t-il. Abdou décide alors de rentrer à Mayotte, nous sommes en 2020. Il postule pour devenir professeur contractuel. <em>« J’ai enseigné la philosophie pendant 2 ans au lycée de Kaweni. J’étais le plus jeune prof de l’établissement »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">C’est un <em>« concours de circonstances »</em>, comme il dit, qui le fera démissionner de son poste de professeur pour s’investir dans sa commune natale. <em>« En 2021 il y a eu l’incendie de l’Hôtel de ville à Koungou… il y avait une rupture des liens avec la jeunesse, elle saccageait tout. J’ai alors proposé un projet au maire de l’époque : « les assises de la jeunesse » afin de recréer du lien entre la municipalité et les jeunes. Visiblement ça lui a plu puisque peu de temps après il a fait appel à moi en me proposant de devenir son directeur de cabinet. Je suis devenu alors le plus jeune « dircab » de l’île »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ne se reposant pas sur ses lauriers et poursuivant sa philosophie de : on n’a rien sans rien, le Kounguai décide de reprendre ses études et d’intégrer l’École des directeurs de cabinet. <em>« J’ai souhaité aller plus loin, comprendre les choses, j’avais besoin de formation… J’ai alors déposé un dossier pour faire l’École des directeurs de cabinet et j’ai été accepté »</em>. Une surcharge de travail en plus pour le jeune « dircab » puisqu’il suivait ses cours en distantiel les week-ends.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« C’était compliqué car cela s’ajoutait en plus de mon travail. Je devais quand même continuer à gérer les urgences au sein de la mairie, sans compter qu’il y avait le décalage horaire… C’était des semaines très denses »</em>, raconte Abdou. Mais une fois de plus, il fait un parcours sans fautes puisqu’il réussit ses examens et obtient son diplôme de directeur de cabinet. <em>« J’ai encore dû travailler double pour réussir, au prix de nombreux sacrifices, mais ça a payé ! Je suis le premier à l’avoir eu en étant originaire de Koungou »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Mettre plus de moyens pour accompagner la jeunesse mahoraise</strong></h2>
<figure id="attachment_54036" aria-describedby="caption-attachment-54036" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54036 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-300x249.jpg" alt="" width="300" height="249" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-300x249.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-768x638.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-150x125.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-696x578.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-500x415.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-800x664.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab.jpg 903w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54036" class="wp-caption-text">Abdou a été le plus jeune directeur de cabinet de l&rsquo;île, à seulement 25 ans. Ici lors de la cérémonie de remise de son diplôme à Paris.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Malgré son brillant parcours, Abdou reste lucide concernant les conditions d’enseignement sur notre territoire et porte un regard parfois critique. <em>« C’est plus difficile ici… A Mayotte on n’a pas le choix, on n’a pas les mêmes conditions qu’en métropole. Pour moi, l’égalité des chances à Mayotte est discutable, moi je n’y crois pas ! »</em>, soutient-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il en veut pour preuve la fragilité sociale de nombreuses familles mahoraises, des classes surchargées, l’absence d’accueil périscolaire et de moyens pour accompagner la jeunesse, ou encore des méthodes d’enseignement inadaptées au territoire. <em>« Le niveau est très hétérogène ici à Mayotte. La fragilité sociale est omniprésente. Pour la plupart des élèves il n’y a pas de continuité éducative à la maison, c’est un véritable handicap, les conditions sont extrêmement fragiles. Le cyclone Chido a été un révélateur et n’a fait qu’aggraver les choses. Pour s’en sortir il ne faut pas travailler deux fois plus mais au moins quatre fois plus ! »</em>, martèle le Kounguai.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il déplore ainsi l’absence d’accompagnement des familles et des élèves qui pourrait selon lui résoudre bien des problèmes. <em>« Je pense qu’il est nécessaire de s’adapter pour amener les élèves à la réussite. Cela passe par de l’innovation pédagogique, par une autre méthodologie. L’enseignement à Mayotte est différent de celui que l’on peut avoir à Paris ou à Lyon par exemple. Pour moi, les méthodes de la métropole sont difficilement applicables ici »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En outre, il plaide pour une collaboration renforcée entre les municipalités et le Rectorat afin d’encadrer les élèves après les cours notamment. <em>« Il faut mettre plus de moyens pour accompagner la jeunesse en généralisant par exemple l’aide aux devoirs et en recrutant des éducateurs pour suivre et rassurer les familles. Il faut apprendre dès le plus jeune âge le goût du travail, de l’effort, le sens du sacrifice pour réussir. Les jeunes n’ont pas les mêmes chances à la maison, ils n’ont d’autres choix que de s’accrocher aux études pour s’en sortir »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Abdou souhaiterait également voir se mettre en place un petit déjeuner gratuit chaque matin dans les établissements scolaires. Une idée que l’ancien recteur, Jacques Mikulovic, avait déjà posé sur la table. <em>« Les élèves se lèvent très tôt, ils arrivent à l’école le matin le ventre vide. Pas étonnant qu’à la mi-journée ils dorment ! »</em>, déplore le Mahorais.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Enfin selon lui, il faudrait mettre l’accent sur l’école primaire. <em>« Il faut donner des réponses pour encourager les études, cela peut passer par exemple par la distribution de kits scolaires. Beaucoup de familles n’ont pas accès à Internet et ont encore moins les moyens d’acheter des tablettes… Leur priorité c’est de manger en achetant notamment des cartons de poulet ! Il faut changer les choses, ouvrir les esprits, combler les manques, proposer des alternatives aux jeunes. En somme, offrir des rêves, un idéal »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/23/abdou-mrendada-lexception-qui-confirme-que-tout-est-possible/">Abdou Mrendada : l’exception qui confirme que tout est possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Second tour des élections municipales : une mobilisation en hausse malgré une météo maussade</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/23/second-tour-des-elections-municipales-une-mobilisation-en-hausse-malgre-une-meteo-maussade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 02:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[élections municipales 2026 à Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[Petite-Terre]]></category>
		<category><![CDATA[second tour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48693</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’occasion du 2nd tour des élections municipales, le JdM s’est rendu à Koungou et en Petite-Terre là où les enjeux du scrutin, comme l’école et le manque d’infrastructures ou encore la gestion des déchets, avaient une importance majeure pour les habitants.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/23/second-tour-des-elections-municipales-une-mobilisation-en-hausse-malgre-une-meteo-maussade/">Second tour des élections municipales : une mobilisation en hausse malgré une météo maussade</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après un premier tour très disputé le 15 mars dernier, la tension restait vive dans la plupart des bureaux de vote de Mayotte ce dimanche 22 mars pour le second tour des municipales. Le taux de participation à 17h était estimé à 59.10%, en légère hausse par rapport au 1er tour la semaine dernière à la même heure (58.20%) ainsi qu&rsquo;au second tour des dernières élections municipales de 2020 (58.62%).</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>À Koungou, une triangulaire pour une population en attente de changements majeurs</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il y a une semaine, cinq candidats s’étaient qualifiés à l’issue du premier scrutin. Ce dimanche 22 mars, seuls les trois premiers poursuivaient la course : Saïd Raos Ahamadi (LDVG), arrivé en tête avec 26,90 % des suffrages, devant le candidat de la majorité sortante, M’Dallah Mahamoudou (LDVD) avec 25,56 %, et Ayouba Ridjali (LDVG), crédité de 14,77 % des voix. Les deux autres candidats, Fadja Rachid (14,62 %, LDVG) et Amidou Dzanga Hamidou Salim (11,74 %, LDVD), avaient retiré leurs listes avant ce second tour.</p>
<figure id="attachment_48695" aria-describedby="caption-attachment-48695" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48695" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.30-1-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.30-1-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.30-1-1024x682.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.30-1-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.30-1-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.30-1-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.30-1-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.30-1-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.30-1-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.30-1-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.30-1-1320x880.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48695" class="wp-caption-text">Du fait des fortes pluies dimanche matin les électeurs sont venus au « compte-gouttes »&#8230;</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En cette fin de matinée, les électeurs sont arrivés au compte-gouttes au bureau de vote du groupe scolaire Koungou Maraîcher. <em>“Je pense que ce sont les fortes pluies de ce matin qui découragent et empêchent les gens de venir voter”</em>, souligne Leelow, 31 ans, habitante de Koungou-village, en s’abritant sous le préau de l’école après avoir voté.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>“La semaine dernière on y croyait, cette fois-ci on a du mal. Les habitants sont déçus des résultats du premier tour et ils n’ont plus espoir en un réel changement”</em>, estime de son côté Amida*, elle aussi résidente du village, qui voyait en ce second tour un duel plus qu’une triangulaire, faisant référence aux deux candidats au coude-à-coude, le premier déjà élu maire entre 2001 et 2008 et le second issu de la majorité sortante. “<em>Ce second tour c’est un choix entre la peste et le choléra ! Je ne veux pas qu&rsquo;une personne déjà élue remporte la victoire, car depuis 15 ans pas grand-chose n’a été fait, les routes sont cassées, les écoles pas réparées. Pourtant, l&rsquo;éducation doit être la priorité, tout comme l’insertion des jeunes”</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Un sentiment partagé par Leelow : <em>“Il faut tout revoir dans la commune de Koungou. Les routes ne ressemblent plus à rien, il n’y a plus d’écoles, la délinquance est encore présente, j’ai envie que tout change, c’est l’avenir de la commune qui se joue”</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>“Vous voyez l’école, je suis sûr que lundi, avec toute cette pluie, elle ne va pas ouvrir et les enfants resteront chez eux. Ce n’est pas normal”</em>, insiste Faïza*, 30 ans, venue voter malgré la pluie. <em>“Koungou a besoin de plus d’écoles, et surtout il ne faut pas prendre des enfants d’autres communes pour les insérer ici car il y a déjà une population très importante. Les enfants mahorais souffrent des rotations. Il y a aussi tout un travail à faire pour mettre en avant la culture et la commune de Koungou. Je voudrais du nouveau !”</em>, nous a-t-elle confié.</p>
<figure id="attachment_48704" aria-describedby="caption-attachment-48704" style="width: 200px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48704" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29-200x300.jpeg" alt="" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29-200x300.jpeg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29-682x1024.jpeg 682w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29-768x1152.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29-1024x1536.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29-1365x2048.jpeg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29-150x225.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29-300x450.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29-696x1044.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29-1068x1603.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29-1320x1981.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-15.31.29.jpeg 1706w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-48704" class="wp-caption-text">Dans la mairie annexe de Koungou, 171 votants se sont manifestés aux alentours de midi, sur un total de 815 inscrits.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Sur les hauteurs de Majicavo Koropa, dans la mairie annexe, l’ambiance était similaire. 171 votants se sont manifestés aux alentours de midi, sur un total de 815 inscrits. <em>“On espère un réel changement. Les années passent mais il n’y a pas d’évolution, cela m’inquiète pour l’avenir”</em>, remarque Ismaël*, la vingtaine. <em>“On a besoin que la population soit entendue, on n’en peut plus de l’état des routes, des écoles et surtout des déchets, il y en a partout et c’est de pire en pire”</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À Koungou comme à Majicavo, plusieurs habitants regrettent également les soupçons de fraudes qui ont entouré le premier tour : trafics de procurations, ajout de bulletins de vote et achats de voix auprès de jeunes en échange d’argent. Ces rumeurs, bien que non confirmées par les autorités, circulent largement sur les réseaux sociaux et dans les messageries téléphoniques, laissant de nombreux électeurs dans l’incertitude quant à la transparence du scrutin et le poids réel de leur vote. Malgré cela, la plupart insistent sur l’importance de réaliser ce “devoir citoyen” dans l’espoir de “voir les choses s’améliorer”.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>En Petite-Terre malgré des alliances jugées contre nature par les électeurs, l’attention s’est concentrée sur le scrutin</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À Dzaoudzi-Labattoir, 7.204 électeurs étaient appelés à départager les deux candidats encore en lice au second tour des élections municipales, après une séquence politique marquée par des alliances inattendues. Lors du premier tour, le maire sortant Mikidache Houmadi était arrivé en tête avec 36,48 % des suffrages, suivi du sénateur Saïd Omar Oili avec 30,64 %, tandis que Freddy Novou, tête de liste du Mouvement de Développement de Mayotte (MDM), obtenait 29,41 %, et Darmi Salim 3,48 %.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans les jours qui ont suivi, les discussions politiques ont vite pris de la place, avec des relations tendues entre les deux premiers candidats qui rendaient une alliance compliquée, donc beaucoup s’attendaient plutôt à une triangulaire pour ce second tour. En effet, à l’origine, le maire sortant et le sénateur évoluaient dans la même famille politique avant de se retrouver en opposition.</p>
<figure id="attachment_21264" aria-describedby="caption-attachment-21264" style="width: 228px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21264" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Saïd-Omar-Oili-228x300.jpg" alt="" width="228" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Saïd-Omar-Oili-228x300.jpg 228w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Saïd-Omar-Oili-150x198.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Saïd-Omar-Oili-300x396.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Saïd-Omar-Oili-696x918.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Saïd-Omar-Oili.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 228px) 100vw, 228px" /><figcaption id="caption-attachment-21264" class="wp-caption-text">En début de semaine dernière, Saïd Omar Oili avait finalement annoncé son retrait, accompagné de la fusion de son parti « Néma » avec la liste portée par Freddy Novou.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais en début de semaine dernière, Saïd Omar Oili avait finalement annoncé son retrait, accompagné de la fusion de son parti « Néma » avec la liste portée par Freddy Novou. Concrètement, cette fusion s’est traduite par l’intégration de membres de sa liste au sein de celle du candidat du MDM, à l’issue de discussions entre les deux camps.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette recomposition a profondément modifié le second tour, désormais réduit à un duel entre le maire sortant et la liste MDM–Néma conduite par Freddy Novou. Une configuration qui a suscité de nombreuses réactions, notamment sur les réseaux sociaux et dans les échanges locaux, où certains militants ont exprimé leur incompréhension face à ce rapprochement entre deux forces historiquement opposées. Si des rapprochements ponctuels ont déjà existé par le passé entre ces deux forces politiques, notamment lors d’autres échéances locales, cette fusion reste marquante dans le contexte actuel.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce dimanche, les électeurs se sont déplacés progressivement dans les bureaux de vote, avec une participation de 34% soit 2450 votants à la mi-journée, aux alentours de 13h à Labattoir. Au bureau de Labattoir 7, l’affluence est restée très faible dans la matiné, le site étant habituellement peu fréquenté, et les électeurs semblaient attendre une accalmie pour se déplacer. <em>« Cette matinée, on n’a pas eu beaucoup d’affluence à cause de la pluie, mais on pense qu’en fin de journée il y aura plus de monde »</em>, nous expliquaient alors les assesseurs.</p>
<figure id="attachment_48705" aria-describedby="caption-attachment-48705" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48705 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.02-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.02-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.02-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.02-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.02-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.02-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.02-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.02-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.02.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48705" class="wp-caption-text">Au bureau central à Labattoir 1 l’affluence était bien présente malgré la pluie.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En revanche, au bureau central à Labattoir 1 l’affluence était bien présente malgré la pluie. Cependant les longues files d’attentes observées lors du premier tour n’étaient plus visibles cette fois-ci. <em>« Les gens viennent voter même s’ils prennent leur temps, mais ils viennent »</em>, observait le président du bureau central.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans les files, les électeurs exprimaient surtout leurs attentes pour la commune, au-delà des enjeux politiques. <em>« J’espère que la personne qui prendra le siège de maire fera bien son travail et mettra les querelles de côté »</em>, nous confiait Sitina, habitante de la commune, tout en évoquant plusieurs urgences locales, notamment l’école Labattoir 2 détruite par le cyclone, ou encore la gestion des déchets.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Saïd Madi, un autre habitant, partageait le même constat : <em>« Il y a eu un retournement de situation auquel on ne s’attendait pas, mais maintenant ce qui nous intéresse, c’est d’avoir un maire qui fera avancer la commune »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans l’autre commune de Petite-Terre, à Pamandzi, le second tour s’est déroulé dans une configuration différente, avec quatre candidats encore en lice. Lors du premier tour, onze candidats étaient en compétition, ce qui avait fortement dispersé les voix et conduit à des scores relativement serrés entre les différentes listes, rendant l’issue du scrutin incertaine. Ici, tous les candidats pouvant se présenter ont décidé de continuer la course.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les candidats encore en lice étaient Issoufi Maandhui, arrivé en tête avec 15,80 %, suivi de Arbabiddini Chanfi avec 14,95 puis Siti Ali M’dahoma avec 14,53 %  et enfin Labyade Mahadali avec 10,47 %.</p>
<figure id="attachment_48706" aria-describedby="caption-attachment-48706" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48706" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.08-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.08-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.08-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.08-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.08-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.08-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.08-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.08-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-22-at-16.20.08.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48706" class="wp-caption-text">À la mi-journée, au bureau situé à l’école Pamandzi 1, la participation s’établissait à 342 votants.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À la mi-journée, au bureau situé à l’école Pamandzi 1, la participation s’établissait à 342 votants, dans un contexte de mobilisation encore progressive. <em>« Les gens viennent petit à petit, la pluie s’est calmée, donc on pense que dans les heures qui suivent il y aura plus de mouvement »</em>, indiquait un agent sur place.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Halida, mère de famille et habitante de Pamandzi, considère qu&rsquo;il faut dynamiser les choses. <em>« On a besoin d’un maire qui fera vivre la commune, parce qu’on a l’impression de vivre dans une ville fantôme. Y’a rien qui est fait, y’a pas d’infrastructure pour les jeunes ! Il faudrait aussi plus de commerces pour créer de l’emploi et dynamiser la commune ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la plupart des habitants de l&rsquo;île où qu&rsquo;ils vivent, les enjeux des élections municipales restent globalement les mêmes : construction et reconstruction d’écoles, gestion des déchets, place de la jeunesse, ou encore emploi et développement économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwish et Shanyce Mathias Ali.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/23/second-tour-des-elections-municipales-une-mobilisation-en-hausse-malgre-une-meteo-maussade/">Second tour des élections municipales : une mobilisation en hausse malgré une météo maussade</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Premier tour des élections municipales 2026 : une participation en hausse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/16/premier-tour-des-elections-municipales-2026-une-participation-en-hausse-a-17h-ce-dimanche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 02:30:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[1er tour]]></category>
		<category><![CDATA[élections municipales 2026 à Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48300</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’occasion du 1er tour des élections municipales, 109.512 électeurs inscrits sur liste principale à Mayotte (Insee) étaient appelés aux urnes ce dimanche 15 mars 2026. Le JdM est allé à la rencontre des Mahorais qui sont allés voter pour recueillir leur ressenti mais surtout leurs attentes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/16/premier-tour-des-elections-municipales-2026-une-participation-en-hausse-a-17h-ce-dimanche/">Premier tour des élections municipales 2026 : une participation en hausse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une participation au-dessus de la moyenne à Mamoudzou à la mi-journée</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À Mamoudzou, au bureau de vote de l’Hôtel de Ville, la participation atteignait 28,5 % à la mi-journée, ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales, contre 17,3 % pour l’ensemble du territoire mahorais. Dans le bureau, les assesseurs ont évoqué un nombre important de procurations, signe que certains électeurs ont tenu à participer au scrutin malgré leur absence.</p>
<figure id="attachment_48291" aria-describedby="caption-attachment-48291" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48291 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-13.26.25-1-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-13.26.25-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-13.26.25-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-13.26.25-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-13.26.25-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-13.26.25-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-13.26.25-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-13.26.25-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-13.26.25-1.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48291" class="wp-caption-text">À Mamoudzou, au bureau de vote de l’Hôtel de Ville, la participation atteignait 28,5 % à la mi-journée ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À la sortie du bureau, les habitants ont fait part de leurs attentes pour l’avenir de la commune. Ainsi, une jeune électrice de 25 ans dit espérer <em>« une avancée pour Mamoudzou »</em>. Elle souhaite notamment de meilleures infrastructures afin que la ville soit <em>« vraiment représentative de son statut de chef-lieu »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Elle a indiqué aussi un manque d’activités pour les jeunes. <em>« J’aimerais une ville moderne, avec plus de divertissements pour le sport, peut-être un bowling. Il y a un cinéma </em>(ndlr, encore en reconstruction après Chido dont la réouverture est prévue en septembre 2026)<em>, mais j’aimerais plus d’endroits pour sortir, des choses pour les jeunes »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une habitante de Mamoudzou âgée de 50 ans, habitant le quartier Bonovo à Mtsapéré, a insisté sur les difficultés du quotidien. <em>« Je vis dans la boue, je veux que ça change. Il y a des sous-quartiers ici à Mamoudzou »</em>, explique-t-elle, appelant à davantage d’aménagements et d’améliorations dans certains secteurs de la commune laissés à l’abandon. <em>« C’est important pour moi de voter, comme ça je dirai que j’ai voté aux autres du quartier et je pourrai parler en disant que j’ai voté ! »</em>, insiste la quinquagénaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Un homme de 70 ans nous a confié avoir <em>« toujours voté depuis l’âge de 18 ans. C’est un devoir. Sinon on n’a pas le droit de se plaindre. Pour moi c’est un droit et à mon avis ça devrait être obligatoire. C’est du respect par rapport à nos ancêtres qui se sont battus pour la liberté et la démocratie. On a aussi un devoir par rapport à tous les peuples opprimés dans le monde qui rêvent de pouvoir s’exprimer ou qui luttent pour survivre, notamment en Iran en ce moment ou en Ukraine »</em>.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>A Koungou les habitants veulent que les choses changent</strong></h3>
<figure id="attachment_48301" aria-describedby="caption-attachment-48301" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48301 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/elections-municipales-2026-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/elections-municipales-2026-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/elections-municipales-2026-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/elections-municipales-2026-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/elections-municipales-2026-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/elections-municipales-2026-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/elections-municipales-2026-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/elections-municipales-2026-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/elections-municipales-2026-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/elections-municipales-2026-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/elections-municipales-2026.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48301" class="wp-caption-text">A Koungou, beaucoup d&rsquo;électeurs sont venus voter en famille.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À 14 h, dans la salle de classe de l’école primaire Koungou Mairie, transformée en bureau de vote, Momo, 57 ans, laisse à sa fille de 7 ans le soin de porter le bulletin jusqu’à l’urne, aux côtés de sa petite sœur de 6 ans. Un geste citoyen important selon lui, qu’il compte transmettre dès à présent à ses enfants.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« C’est un droit pour moi d’aller voter, si je ne le fais pas je n’existe pas »</em>, souligne-t-il en sortant du bâtiment. <em>« Nous espérons que les choses vont changer à Koungou d’un point de vue général, au niveau de l’activité, mais aussi des écoles, de l’aménagement et surtout de la propreté ! »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Assise patiemment sur une chaise dans la file d’attente, avant d’être appelée pour vérifier son inscription sur le registre des votants, Amina*, 38 ans, rappelle à quel point il est important de voter. <em>« À chaque fois que je peux voter je le fais, en métropole ou à Mayotte. Chaque voix compte, ce n’est pas en restant chez soi qu’il y aura du changement !</em> <em>Je tiens beaucoup à l’environnement, et j’ai vraiment l’envie et l’espoir de retrouver le cadre de vie de quand j’étais jeune, avec la verdure et les arbres »</em>, souligne-t-elle. <em>« Avec le changement climatique c’est une question majeure dont il faut se préoccuper »</em>.</p>
<figure id="attachment_48293" aria-describedby="caption-attachment-48293" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48293" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-14.19.30-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48293" class="wp-caption-text">A 14h ce dimanche, dans la salle de classe de l’école primaire Koungou Mairie, transformée en bureau de vote, le nombre de votants s’élevait à 279.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Frédéric, 18 ans, vient voter pour la première fois. À la sortie du bureau de vote, il ne peut s’empêcher de sourire légèrement. <em>« J’étais stressé ! »</em>, confie le jeune homme. <em>« Pour Koungou, j’ai envie que mon village évolue et que les routes soient réparées »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Un sentiment partagé par un autre jeune engagé et convaincu : <em>« je veux que mon candidat il répare tout Koungou après Chido ! »</em>, lance-t-il en montrant de la main l’école encore endommagée et les bâches.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A 14h ce dimanche, le nombre de votants dans le bureau de vote s’élevait à 279. Les résultats pour la deuxième ville de Mayotte en termes de population seront scrutés avec impatience, notamment à la suite de la condamnation et de l’inéligibilité du maire sortant Assani Saindou Bamcolo.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une forte mobilisation en Petite-Terre</strong></h3>
<figure id="attachment_48305" aria-describedby="caption-attachment-48305" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48305" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-copie-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-copie-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-copie-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-copie-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-copie-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-copie-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-copie-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-copie-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-copie-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-copie-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-copie.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48305" class="wp-caption-text">De longues files d&rsquo;attente ont été constatées en Petite-Terre (ici à l&rsquo;école Pamandzi 3).</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À Dzaoudzi-Labattoir, en Petite-Terre, les rues étaient animées ce dimanche à l’occasion des élections municipales. 7.335 électeurs sont inscrits sur les listes électorales. Pour cette élection, quatre candidats briguent la mairie.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans la commune, 11 bureaux de vote accueillent les électeurs. La matinée s’est déroulée dans un climat plutôt calme. Dans certains bureaux, le passage restait fluide, tandis que dans d’autres, des files d’attente se formaient peu à peu. Vers la mi-journée, environ 1.785 votants avaient déjà été comptabilisés.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Quelques petits couacs ont tout de même été signalés. Certains électeurs ont été redirigés vers d’autres bureaux de vote. Plusieurs établissements scolaires habituellement utilisés pour le scrutin ayant été endommagés par le cyclone Chido, certains bureaux ont dû être déplacés. Résultat : des habitants se présentaient dans leur bureau habituel sans savoir qu’il avait changé, créant parfois de l’attente.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Autre difficulté relevée sur place : les procurations. Certaines personnes ont affirmé ne pas retrouver leur procuration sur les listes électorales. Un point sensible, car lors des municipales, les procurations jouent un rôle crucial. Comme ailleurs sur l’île, quelques petits soucis ont été signalés dans certains bureaux, mais <em>« rien de majeur »</em> selon les assesseurs présents sur place.</p>
<figure id="attachment_48306" aria-describedby="caption-attachment-48306" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48306 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.10.17.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48306" class="wp-caption-text">De nombreux habitants ont choisi de venir voter dès le début de la journée, afin de pouvoir consacrer le reste du dimanche à d’autres activités.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Aussi, de nombreux habitants ont choisi de venir voter dès le début de la journée, afin de pouvoir consacrer le reste du dimanche à d’autres activités. <em>« Je suis venue tôt, comme ça je peux rentrer tranquillement et profiter du reste de la journée pour préparer le repas et les préparatifs pour l’Aïd »</em>, explique Maria, habitante de la commune.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans certains bureaux, l’attente commençait toutefois à se faire sentir. <em>« Je suis arrivé il y a 40 minutes et j’attends toujours. Mais je n’ai pas le choix, je veux absolument voter. C’est important, il y a énormément de choses à faire avancer dans notre commune »</em>, raconte Abdou.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À quelques kilomètres de là dans la commune vloisine, à Pamandzi, l’ambiance était tout aussi animée. Ici aussi, les électeurs se sont déplacés en nombre pour exercer leur droit de vote. En effet, pas moins de 11 candidats se disputent la mairie. Pour accueillir les électeurs, 6 bureaux de vote ont été installés dans la commune.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Comme à Labattoir, l’affluence varie selon les bureaux. Certains restaient assez fluides, tandis que d’autres voyaient les files d’attente s’allonger au fil de la matinée. <em>« On voit que les gens se déplacent nombreux, et les files d’attente dans plusieurs bureaux de vote le montrent bien »</em>, remarque un des assesseurs. Sur le terrain, l’affluence était réelle avec une participation importante à l’image de l’école Pamandzi 3, dans le bureau 165, où environ 713 électeurs étaient inscrits. Vers la mi-journée ce dimanche, près de la moitié avaient déjà voté, illustrant parfaitement le flux régulier évoqué par l’assesseur.</p>
<figure id="attachment_48308" aria-describedby="caption-attachment-48308" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48308 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.11.21-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.11.21-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.11.21-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.11.21-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.11.21-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.11.21-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.11.21-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.11.21-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.11.21-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.11.21-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-16.11.21.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48308" class="wp-caption-text">Dans les files d’attente, on croise aussi de nouveaux électeurs, venus voter pour la toute première fois.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans ces files d’attente, on croise aussi de nouveaux électeurs, venus voter pour la toute première fois. <em>« J’ai eu 18 ans l’année dernière et j’étais super excitée pour les municipales parce que c’est ma première fois. Je viens juste de sortir du bureau de vote et je me sens vraiment comme une adulte. Je suis fière de moi et j’espère avoir fait le bon choix »</em>, raconte Inès.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Un autre habitant témoigne : <em>« D’habitude, je vote blanc, mais cette année, je me suis dit qu’il fallait aussi que je participe pour ma commune. Bouder les municipales ne fera pas avancer Pamandzi !»</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">A la mi-journée, le taux de participation à Mayotte était en baisse par rapport à 2020 (17,3 % vs 24,9 %), mais beaucoup de Mahorais ont attendu le dernier moment pour se rendre aux urnes puisqu&rsquo;à 17h, le taux de participation estimé était de 58,20 %, soit presque 10 points de plus qu&rsquo;en 2020 à la même heure (49,75 %). Le taux de participation définitif du premier tour des élections municipales en 2020 était estimé à 69,7 %.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mathilde Hangard avec Victor Diwish et Shanyce Mathias Ali</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/16/premier-tour-des-elections-municipales-2026-une-participation-en-hausse-a-17h-ce-dimanche/">Premier tour des élections municipales 2026 : une participation en hausse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>L’entreprise IBS visée par deux arrêtés préfectoraux de mise en demeure</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/09/lentreprise-ibs-visee-par-deux-arretes-prefectoraux-de-mise-en-demeure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 01:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[arrêtés préfectoraux]]></category>
		<category><![CDATA[IBS]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[mise en demeure]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux arrêtés signés le 9 février 2026 par la préfecture de Mayotte mettent en demeure la société IBS de régulariser la situation administrative de plusieurs installations exploitées à Kangani, dans la commune de Koungou, dont une carrière, une installation de concassage et une centrale à béton.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/09/lentreprise-ibs-visee-par-deux-arretes-prefectoraux-de-mise-en-demeure/">L’entreprise IBS visée par deux arrêtés préfectoraux de mise en demeure</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Un arrêté préfectoral du 9 février 2026 met en demeure la société IBS – Ingénierie Bétons Systèmes, exploitante de la carrière de Miangani située à Kangani, dans la commune de Koungou, de régulariser sa situation administrative et de se conformer à plusieurs prescriptions environnementales.</p>
<p style="text-align: justify;">Une décision qui fait suite à de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/06/10/kangani-les-habitants-exigent-la-route-de-contournement-avant-lexploitation-de-la-carriere-par-vinci/">multiples mobilisations des habitants de Kangani</a> contre la pollution générée par le passage des camions se rendant sur ce site, avant son exploitation par Vinci.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L&rsquo;exploitation d&rsquo;une carrière sans autorisation environnementale</strong></h2>
<figure id="attachment_6903" aria-describedby="caption-attachment-6903" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Banderole-IBS-Vinci-camions.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6903 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Banderole-IBS-Vinci-camions-300x203.jpeg" alt="IBS, Hold Invest, Vinci, Mayotte" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Banderole-IBS-Vinci-camions-300x203.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Banderole-IBS-Vinci-camions-768x520.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Banderole-IBS-Vinci-camions-150x102.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Banderole-IBS-Vinci-camions-696x472.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Banderole-IBS-Vinci-camions.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6903" class="wp-caption-text">Des 38 tonnes défilaient devant la banderole « Stop les camions, IBS ou Vinci même combat » en 2024</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Dans cet arrêté (n°2026/DEALM/SEPR/084), le préfet de Mayotte indique qu’une inspection réalisée le 19 novembre 2025 a constaté l’exploitation d’une carrière de roches basaltiques « <em>sans qu’aucune autorisation environnementale ne lui ait été accordée depuis l’échéance de la précédente, le 14 mars 2023&Prime;</em>. L’inspection relève également l’absence de surveillance des retombées atmosphériques de poussières ainsi que des non-conformités dans l’exploitation du front d’abattage.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">En conséquence, l’État met en demeure l’exploitant de régulariser sa situation avant le 31 mars 2026, soit en déposant un dossier complet d’autorisation environnementale, soit en déposant un dossier de cessation d’activité. L’arrêté impose également la mise en place d’un dispositif de surveillance des retombées de poussières et la réalisation de gradins sur le front d’exploitation.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le document précise que « <em>l’exploitation de l’installation en cause, dans des conditions irrégulières, peut présenter des dangers et nuisances pour l’environnement »</em>. En cas de non-respect des obligations fixées par l’arrêté dans les délais impartis, des sanctions administratives pourraient être prises, sans préjudice d’éventuelles poursuites pénales.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Régulariser l&rsquo;installation de broyage-concassage et d&rsquo;une centrale à béton</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Un second arrêté préfectoral (n°2026/DEALM/SEPR/087) du même jour vise encore la société IBS. Le préfet de Mayotte met une nouvelle fois en demeure l’entreprise de régulariser la situation administrative d’une installation de broyage-concassage et d’une centrale à béton.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Selon le document, une inspection menée le 19 novembre 2025 par les services des installations classées a constaté l’exploitation de ces installations sans autorisation environnementale. Or, ces équipements relèvent de la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L’arrêté indique que l’exploitation <em>« dans des conditions irrégulières est susceptible de présenter des dangers ou des inconvénients pour l’environnement et la santé publique »</em>. L’entreprise doit désormais, avant le 31 mars 2026, déposer un dossier complet d’autorisation environnementale ou engager une procédure de cessation d’activité.</p>
<p style="text-align: justify;">À défaut, l’exploitant s’expose à des sanctions administratives, « <em>indépendamment d’éventuelles poursuites pénales »</em>, précise l’arrêté signé par le préfet, François-Xavier Bieuville.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/09/lentreprise-ibs-visee-par-deux-arretes-prefectoraux-de-mise-en-demeure/">L’entreprise IBS visée par deux arrêtés préfectoraux de mise en demeure</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Fibre optique : SFR connecte son premier client de Grande Terre à Koungou</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/05/fibre-optique-sfr-connecte-son-premier-client-de-grande-terre-a-koungou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 09:59:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Fibre]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[SFR]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une semaine après le déploiement de la fibre optique à Petite Terre, SFR Mayotte annonce avoir connecté ce vendredi 5 décembre son tout premier client sur Grande Terre, à Koungou. Les habitants de la commune, éligibles, peuvent désormais accéder à de l&#8217;internet très haut débit. « Après les dégâts causés par le cyclone Chido sur le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une semaine après le déploiement de la fibre optique à Petite Terre, SFR Mayotte annonce avoir connecté ce vendredi 5 décembre son tout premier client sur Grande Terre, à Koungou. Les habitants de la commune, éligibles, peuvent désormais accéder à de l&rsquo;internet très haut débit.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Après les dégâts causés par le cyclone Chido sur le réseau cuivre, SFR transforme l’essai et réaffirme son engagement en remplaçant des infrastructures vieillissantes par une technologie d’avenir, pérenne et ultra-performante »</em>, insiste SFR dans un communiqué, ce vendredi matin. « <em>Cette accélération du calendrier est le fruit d’un travail de plusieurs mois. Sur le terrain, les équipes techniques de SFR Mayotte et ses partenaires œuvrent sans relâche, pour tirer les câbles, installer les équipements et raccorder les clients le plus rapidement possible ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">SFR indique que le déploiement se « <em>poursuivra zone par zone, en complémentarité avec le réseau 5G qui couvre déjà 55% de la population, taux qui ne cesse d’augmenter de semaine en semaine ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Connecter Koungou seulement quelques jours après Petite Terre est un signal fort : nous</em><br />
<em>sommes en ordre de marche. Nos équipes font un travail exceptionnel, pour reconstruire et</em><br />
<em>moderniser le réseau de l&rsquo;île. Notre objectif est clair : apporter le Très Haut Débit au plus grand nombre, au plus vite. Nous réaffirmons notre détermination à offrir à Mayotte les infrastructures numériques qu&rsquo;elle mérite »</em>, appuie Yves Gauvin, directeur général de SFR Mayotte.</p>
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		<item>
		<title>Procès du maire de Koungou : Assani Saindou Bamcolo a-t-il franchi les « lignes rouges » ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/26/proces-du-maire-de-koungou-assani-saindou-bamcolo-a-t-il-franchi-les-lignes-rouges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 02:30:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Assani Saindou Bamcolo]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[prises illégales d’intérêts et de détournements de fonds publics]]></category>
		<category><![CDATA[procès]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41993</guid>

					<description><![CDATA[<p>Favoritisme, manquements aux règles de la concurrence ou simples irrégularités administratives ? Détournement de fonds publics ou choix motivés par l’intérêt de la commune ? Après plus de 4h30 d’audience ce mardi, les débats de ce procès se sont clos sur ces interrogations.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/26/proces-du-maire-de-koungou-assani-saindou-bamcolo-a-t-il-franchi-les-lignes-rouges/">Procès du maire de Koungou : Assani Saindou Bamcolo a-t-il franchi les « lignes rouges » ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="101" data-end="410">Poursuivi pour des soupçons de favoritisme, de prises illégales d’intérêts et de détournements de fonds publics liés principalement à l’attribution de marchés publics de la municipalité, le maire de Koungou, Assani Saindou Bamcolo, a comparu ce mardi 25 novembre devant le tribunal correctionnel de Mamoudzou.</p>
<figure id="attachment_33035" aria-describedby="caption-attachment-33035" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33035" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33035" class="wp-caption-text">Le tribunal judiciaire de Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="412" data-end="869">Des accusations similaires avaient déjà été examinées lors d’un premier procès en octobre 2021, finalement annulé en raison d’une enquête jugée « bâclée », avant même l’ouverture des débats. Trois ans plus tard, le 12 avril 2024, l’élu et son directeur général des services (DGS) avaient de nouveau été placés en garde à vue dans le cadre d’investigations portant sur des soupçons de favoritisme, de détournements de fonds publics et de prise illégale d’intérêts.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="871" data-end="1110">À la suite de cette garde à vue, une audience avait été programmée le 20 mai 2025, mais le procès avait alors été renvoyé à ce 25 novembre. Cette fois-ci, les échanges ont bien eu lieu et se sont déroulés pendant près de quatre heures et demie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="111" data-end="415">Le chef d’accusation concernant une supposée prise illégale d’intérêts liée aux fonctions du maire lorsqu’il présidait le SIDEVAM, des faits qui remonteraient sur la période 2015-2020, n’a pas été abordé lors de l’audience, le procureur n’en étant pas encore saisi.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="111" data-end="415"><strong>Détournement de fonds publics et non respect des règles de l&rsquo;attribution des marchés publics</strong></h2>
<figure id="attachment_36368" aria-describedby="caption-attachment-36368" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36368" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-300x201.jpeg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire de Mamoudzou," width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-300x201.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-1024x685.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-768x514.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-1536x1027.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-696x465.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-1068x714.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-1320x883.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-36368" class="wp-caption-text">Le procureur de la République, Guillaume Dupont.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="417" data-end="710">L’audience s’est donc focalisée sur deux volets. D’une part, des soupçons de détournement de fonds publics liés à la gestion de biens municipaux en 2022, qui concerne la location d&rsquo;un véhicule 4&#215;4 entre février et mars 2022, d’autre part, des accusations de non-respect des règles de mise en concurrence dans l’attribution de marchés publics entre 2018 et 2022.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="416" data-end="1077">Au cours de l’audience, le procureur de la République, Guillaume Dupont, a présenté neuf marchés publics identifiés comme problématiques après enquête. Le premier marché de prévention de 2018, divisé en six lots pour le renforcement du réseau fluvial, d’un montant total de 1,7 million d’euros, a été particulièrement souligné. Selon le rapport, les formules de calcul et les notes attribuées auraient été modifiées, quatre lots posant problème et deux présentant des erreurs de calcul, entraînant une perte estimée à 269.313 euros pour la commune. Ces anomalies ont été interprétées comme un exemple flagrant de favoritisme et de violation des principes d’égalité et de transparence.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1079" data-end="1342">Le marché de réhabilitation de la mairie en 2020, pour 664.000 euros, et le marché de sécurisation et de rénovation des bâtiments communaux en 2018 ont été jugés irréguliers en raison de méthodes de notation incohérentes et de critères techniques mal appliqués.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1344" data-end="2130">Le marché de fourniture de structures métalliques en 2019 pour 279.350 euros et la livraison de collations pour les écoles en 2018 pour 1,7 million d’euros ont été signalés pour publicité insuffisante et concurrence restreinte. Un contrat de location de matériel de communication entre 2019 et 2020, pour 114.000 euros puis 90.000 euros, ainsi que plusieurs marchés de nettoyage des bâtiments municipaux et des écoles, d’abord reconduits tacitement depuis 2014 puis fractionnés en 2021 pour un total proche de 900.000 euros, ont aussi été pointés pour absence de mise en concurrence. Les conventions successives avec la société de formation SMFP, pour 29.000, 46.000, puis deux fois 63.000 euros, ont été relevées pour absence de publicité et fractionnement apparent d’un même marché.</p>
<figure id="attachment_12051" aria-describedby="caption-attachment-12051" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12051" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mairie-Koungou-1-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mairie-Koungou-1-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mairie-Koungou-1-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mairie-Koungou-1-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mairie-Koungou-1-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mairie-Koungou-1-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mairie-Koungou-1-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mairie-Koungou-1-1-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mairie-Koungou-1-1.jpg 1382w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-12051" class="wp-caption-text">9 attributions de marchés publics ont été pointés du doigt par l&rsquo;enquête pour des accusations de non-respect des règles de mise en concurrence.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2132" data-end="2861">Enfin, un marché de prestations de maîtrise d’œuvre a été confié au bureau d’études EIC pour 80.000 euros. Ce marché aurait dû respecter les règles de publicité et de mise en concurrence, ce qui n’a pas été le cas. Le gérant de la société EIC, ainsi que plusieurs autres gérants impliqués dans la location de matériel, le nettoyage et la formation, ont reconnu leur rôle dans le cadre d’une Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC). Après de nombreux échanges avec leurs avocats, ils ont accepté la qualification juridique de recel de favoritisme et la peine proposée. Ils ont reconnu que leur implication constituait un recel du délit de favoritisme, avec le maire Assani Saindou Bamcolo comme auteur principal. « <em>Ça n’engage que eux, madame la présidente »</em>, a indiqué le maire de Koungou, interrogé à la barre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2132" data-end="2861">Tout au long du procès, le maire a évoqué les difficultés de recruter des personnes compétentes au sein de la mairie de Koungou. « <em>On reçoit des candidatures mais aussi beaucoup de désistements à cause des faits divers ». </em>Des incompétences qui le pousse à signer la plupart des documents et attributions de marchés publics. « <em>Ils n&rsquo;assument pas leur responsabilité donc je le fais »</em>. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 2020 que ses DGS ont obtenu la délégation pour s&rsquo;occuper de ces dossiers précise-t-il, et ce n&rsquo;est qu&rsquo;après un second rapport de la Chambre régionale des comptes de 2023, que la Ville met en place des mesures pour pallier les problèmes récurrents liés aux marchés publics.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2132" data-end="2861"><strong>« Que votre défense est pauvre à la barre »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="584"><em data-start="120" data-end="340">« M. Bamcolo, que votre défense est pauvre à la barre. Je suis assez stupéfait de cette pauvreté dans vos déclarations alors qu’entre 2018 et 2024, 230 marchés publics ont été signés pour près de 60 millions d’euros »</em>, lance Guillaume Dupont, qui a rappelé qu&rsquo;il ne baissera pas les bras face à la corruption. <em data-start="433" data-end="581">« Un élu de longue date doit savoir ce qui convient de faire en matière de marché public et s’il ne l&rsquo;a pas fait c’est de manière intentionnelle »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="586" data-end="905">Le procureur s&rsquo;est également appuyé sur le premier rapport de la Chambre régionale des comptes de 2018. « <em data-start="690" data-end="902">Ce rapport est accablant. Procédures peut respectueuses en matière de marché public comme l&rsquo;absence de publicité et lorsqu&rsquo;il y en a, les procédures elles sont ensuite modifiées. Le stock des procédures le concernant commence à prendre de l’épaisseur ».</em></p>
<figure id="attachment_7601" aria-describedby="caption-attachment-7601" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7601" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2022-12-30-at-10.45.41-1-e1672758174455-300x247.jpeg" alt="" width="300" height="247" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2022-12-30-at-10.45.41-1-e1672758174455-300x247.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2022-12-30-at-10.45.41-1-e1672758174455-1024x842.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2022-12-30-at-10.45.41-1-e1672758174455-768x632.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2022-12-30-at-10.45.41-1-e1672758174455-150x123.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2022-12-30-at-10.45.41-1-e1672758174455-696x572.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2022-12-30-at-10.45.41-1-e1672758174455-1068x878.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2022-12-30-at-10.45.41-1-e1672758174455.jpeg 1132w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-7601" class="wp-caption-text">Le maire défend la location d&rsquo;un véhicule 4&#215;4 par la mairie pour pouvoir se déplacer à cause de la boue lors de la saison des pluies.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les soupçons de détournement de fonds publics. Cela concerne la location de 4 véhicules de « prestige » pour un montant de 8.444 euros début 2022. Pour le procureur, le maire disposant déjà d’un véhicule fourni par la collectivité, ces locations sont non nécessaires et injustifiées. La justification apportée par la défense et le maire, est qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une location d&rsquo;intérêt pour la commune puisque en période des pluies, avec de la boue, notamment sur le terrain de l&rsquo;élu, ce véhicule lui permettait de se déplacer et travailler.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ses observations, le procureur a requis 36 mois de prison, dont 18 mois avec sursis, assortis d’un mandat de dépôt différé au regard de la gravité des faits. Il a également demandé 2 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Absence d&rsquo;éléments matériels et intentionnels, la défense demande la relaxe</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="184" data-end="869">Après les réquisitions, la défense, représentée par deux avocats, a insisté sur le fait qu’à aucun moment le maire n&rsquo;était poursuivi pour corruption et qu’aucun élément du dossier ne démontre un enrichissement personnel ou un avantage indu. Elle a rappelé qu’en 2018, Assani Saindou Bamcolo, élu maire depuis 2012, était moins aguerri, notamment sur les marchés publics, et n’occupait pas les fonctions de Directeur général des services, chargé d’assister, d’alerter et d’organiser les marchés. Dans ce contexte, et compte tenu des spécificités de la commune de Koungou et des difficultés structurelles à Mayotte, les irrégularités relevées s&rsquo;apparentaient souvent à des problèmes administratifs ou techniques et non à des décisions délibérées du maire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="871" data-end="1733">La défense a souligné également qu&rsquo;il n’avait pas personnellement choisi les procédures ni les critères d’attribution, et qu’il n’avait pas participé aux décisions de rejet des offres. Les marchés étudiés, tels que ceux concernant les cantines, le nettoyage des bâtiments ou les prestations ponctuelles notamment liées à la crise du Covid, ont été passés selon les besoins opérationnels, parfois sans appel d’offres, mais dans un cadre légal ou justifié par l’urgence. La défense a également contesté certaines analyses du procureur, estimant qu’elles reposaient sur des méthodes fictionnelles et ne permettaient pas de conclure que les offres retenues n’étaient pas économiquement avantageuses pour la commune.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1735" data-end="2067">Concernant les soupçons de détournement de fonds liés à la location de véhicules, la défense a précisé que ces locations répondaient à un intérêt professionnel de la commune pour faire face à des besoins ponctuels et que le maire n’en avait tiré aucun avantage personnel.</p>
<figure id="attachment_17526" aria-describedby="caption-attachment-17526" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-17526" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/balance-justice-law-legal-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/balance-justice-law-legal-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/balance-justice-law-legal-768x513.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/balance-justice-law-legal-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/balance-justice-law-legal-696x465.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/balance-justice-law-legal.jpg 910w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-17526" class="wp-caption-text">Les juges trancheront le 16 décembre prochain.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1735" data-end="2067">La défense a insisté sur l’absence d’éléments matériels et intentionnels permettant de caractériser un délit. La connaissance d’irrégularités administratives ne suffit pas à établir l’intentionnalité du délit, et la jurisprudence confirme que sans acte matériel ni volonté délictueuse, la relaxe est justifiée. Enfin, selon ses avocats, depuis les faits, Assani Saindou Bamcolo et la Ville ont mis en place des mesures correctives pour améliorer la gestion des marchés publics, démontrant sa bonne foi et sa volonté de remédier aux difficultés constatées. La défense a conclu en invoquant le principe de proportionnalité des peines, rappelant qu’une condamnation disproportionnée porterait atteinte aux fonctions d’un élu et au choix des électeurs.</p>
<p data-start="1735" data-end="2067">Le délibéré est attendu le 16 décembre prochain.</p>
<p data-start="1735" data-end="2067">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/26/proces-du-maire-de-koungou-assani-saindou-bamcolo-a-t-il-franchi-les-lignes-rouges/">Procès du maire de Koungou : Assani Saindou Bamcolo a-t-il franchi les « lignes rouges » ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Koungou inaugure, après des années d&#8217;attente, sa Protection Maternelle et Infantile</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/koungou-inaugure-apres-des-annees-dattente-sa-protection-maternelle-et-infantile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 02:30:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[parents]]></category>
		<category><![CDATA[PMI]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41909</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les parents, les femmes enceintes et les enfants de 0 à 6 ans de Koungou et des environs pourront bénéficier d’une large gamme de soins et d’accompagnements sociaux, répartis sur deux étages.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/koungou-inaugure-apres-des-annees-dattente-sa-protection-maternelle-et-infantile/">Koungou inaugure, après des années d&rsquo;attente, sa Protection Maternelle et Infantile</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="139" data-end="838">Après de nombreuses années d’attente, la Protection Maternelle et Infantile (PMI) de Koungou, située à proximité du collège Frédéric d’Achery et à l&rsquo;entrée du village de Trévani, a été inaugurée ce lundi 24 novembre. Ces structures départementales jouent un rôle clé à Mayotte : elles assurent le suivi médical, social et préventif des femmes enceintes et des jeunes enfants, accompagnent les grossesses, organisent les vaccinations et offrent des conseils de santé aux familles. La PMI de l’île est répartie en cinq circonscriptions — Nord, Centre, Grand-Mamoudzou, Sud et Petite-Terre — et comprend une vingtaine de points de consultation, garantissant un suivi de proximité pour la population.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="139" data-end="838"><strong>Une longue attente malgré un bâtiment primordial</strong></h2>
<figure id="attachment_41926" aria-describedby="caption-attachment-41926" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41926" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41926" class="wp-caption-text">Le projet était attendu depuis longtemps à Koungou, mais différents freins ont empêché sa concrétisation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="196" data-end="1425">En 2006, lorsque la compétence en matière de Protection Maternelle et Infantile (PMI) est transférée au Département, les femmes enceintes et les jeunes enfants du village et des alentours sont soignés et accompagnés au sein du dispensaire communal, dans des locaux fortement sollicités et inadaptés. Mais sans enveloppe budgétaire nouvelle pour mettre en place cette compétence, le Département ne lance aucun projet de construction d&rsquo;une PMI alors même que la population de la commune augmente rapidement et que les besoins en accompagnement maternel et infantile s’intensifient.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="196" data-end="1425">Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 2018 que l’État accorde une compensation financière rétroactive ainsi qu’une dotation annuelle et une enveloppe spécifique pour la construction et la rénovation de centres de PMI. L&rsquo;idée d&rsquo;en construire une à Koungou voie le jour. Mais là encore ces moyens sont interprétés comme des plafonds budgétaires et sont en partie réorientés vers l’Aide sociale à l’enfance, ralentissant la concrétisation des projets de PMI.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="196" data-end="1425">Il faut attendre 2021, pour que la forte saturation des services existants, avec un nombre de consultations très élevé et un personnel insuffisant, mette en évidence l’urgence de créer une nouvelle structure afin de désengorger le dispensaire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1427" data-end="2498">Le projet de la PMI de Koungou entre dans une phase plus concrète à partir de 2022, mais se heurte cette-fois-ci à un blocage foncier. La parcelle initialement retenue étant classée en zone naturelle, le permis de construire est refusé par la DEAL. La mairie engage alors, en 2023, une procédure de déclassement du terrain et de modification du Plan local d’urbanisme, impliquant une enquête publique et de longues démarches administratives, qui ralentissent l’avancée du dossier, malgré l’identification définitive du site et une première esquisse évaluée à environ 2 millions d’euros.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1427" data-end="2498">Fin 2024, alors que le bâtiment est prêt à ouvrir, le passage du cyclone Chido endommage la structure et décale encore l&rsquo;ouverture des lieux.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1427" data-end="2498"><strong>Des locaux adaptés et des services en nombre sur deux étages</strong></h2>
<figure id="attachment_41928" aria-describedby="caption-attachment-41928" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41928" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41928" class="wp-caption-text">Le Docteur Pierre Sauves, directeur des PMI de Mayotte a inauguré le bâtiment avec le président du Conseil départemental, Ben Issa Ousséni.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1427" data-end="2498">De son côté, la demande n’a pas diminué. Ce lundi, plusieurs femmes attendaient déjà aux abords de la PMI pour bénéficier d’un suivi de leur grossesse. À Mayotte, les PMI accompagnent les femmes tout au long de leur grossesse, avant que la majorité n’accouche au CHM de Mamoudzou. Sur l’ensemble du territoire, ces structures assurent le suivi d’environ 8.000 grossesses par an sur 10.000 enregistrées et prennent en charge près de 85 % des vaccinations.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le projet a mis du temps à arriver à terme, mais ce sont des locaux à la hauteur des besoins de Koungou et de sa population »</em>, assure le Dr. Pierre Sauves, directeur des PMI auprès du Conseil départemental. « <em>Les familles ne seront plus obligées de rentrer dans le secteur de Mamoudzou pour bénéficier d&rsquo;un suivi. Sachant qu&rsquo;après Koungou il faut encore deux heures de route en raison des bouchons, c&rsquo;est un endroit stratégique »</em>.</p>
<figure id="attachment_41929" aria-describedby="caption-attachment-41929" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41929" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41929" class="wp-caption-text">L’accueil et la salle d’attente ouverts ont pour objectif de créer un espace de rencontre entre les services, favorisant un parcours de soins optimisé.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="112" data-end="996">La PMI de Koungou s’étend sur deux étages, où se conjuguent soins médicaux et accompagnement social. Le rez-de-chaussée est consacré aux suivis médicaux, tandis que l’étage supérieur offre un espace pour les missions sociales et le suivi des familles. Une salle particulière accueille le Lieu d’Accueil Parents-Enfants (LAEP), favorisant les échanges entre parents et enfants. L’accueil commun et la salle d’attente, ouverts et lumineux, créent un véritable point de rencontre entre les services, renforçant le lien entre professionnels et usagers. Grâce à cette organisation, toutes les équipes — des sages-femmes et infirmières aux éducateurs santé, psychologue et conseillères conjugales, en passant par le personnel chargé du dépistage et de l’accompagnement social — peuvent collaborer efficacement pour assurer un suivi complet et coordonné des familles et des jeunes enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’objectif est de créer un accueil unique où chacun peut exposer sa situation et être immédiatement orienté vers le service le plus adapté. Cela permettra également, si la personne n’est pas présente sur place, de lui fixer un rendez-vous directement ici plutôt que de la renvoyer vers plusieurs services différents »,</em> précise Pierre Sauves.<em> « Disposer d’une offre centralisée facilitera un accompagnement global de la parentalité dans son ensemble ».</em></p>
<figure id="attachment_41924" aria-describedby="caption-attachment-41924" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41924" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41924" class="wp-caption-text">Des dizaines de femmes enceintes pourront bénéficier chaque jour d’un suivi dans des locaux adaptés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le projet a coûté plus de 3 millions d&rsquo;euros, financés à hauteur de 1.345 million d&rsquo;euros par les fonds européens (FEDER) et de 1.7 million par le Conseil départemental. Il s&rsquo;inscrit dans un projet plus large de rénovations et de constructions de PMI, dont la dernière a été inaugurée fin septembre à Mtsamboro. Suivront Iloni, Mronabéja, Mtsapere, Vahibé ou encore Chiconi.</p>
<p style="text-align: justify;">Les PMI de Dzoumogné, Poroani et de Bandrélé, très endommagées après le passage du cyclone Chido et des actes de vandalisme ne sont plus opérationnelles, ce qui vient perturber encore le maillage du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/koungou-inaugure-apres-des-annees-dattente-sa-protection-maternelle-et-infantile/">Koungou inaugure, après des années d&rsquo;attente, sa Protection Maternelle et Infantile</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Deux ans de prison pour un homme impliqué dans l&#8217;enlèvement de sa voisine à Koungou</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/05/deux-ans-de-prison-pour-un-homme-implique-dans-lenlevement-de-sa-voisine-a-koungou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 02:15:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[2 ans de prison avec sursis]]></category>
		<category><![CDATA[Agressions]]></category>
		<category><![CDATA[enlèvement]]></category>
		<category><![CDATA[Escroquerie]]></category>
		<category><![CDATA[Kidnapping]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[Séquestration]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=40611</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce mardi, au Tribunal de Mamoudzou Haoussam A. a été jugé pour l’enlèvement et la séquestration de sa voisine, survenus à Koungou en septembre 2018. Le tribunal a retenu sa culpabilité après l’enquête sur cette affaire impliquant plusieurs complices.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/05/deux-ans-de-prison-pour-un-homme-implique-dans-lenlevement-de-sa-voisine-a-koungou/">Deux ans de prison pour un homme impliqué dans l&rsquo;enlèvement de sa voisine à Koungou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Quand Haoussam A. entre dans la salle d’audience du tribunal de Mamoudzou, il semble ailleurs. Le regard vide, les mains jointes, le prévenu avance lentement jusqu’à la barre. Sur son visage, une confusion : il ne comprend pas vraiment pourquoi il est là.</p>
<figure id="attachment_40650" aria-describedby="caption-attachment-40650" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40650" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40650" class="wp-caption-text">la salle d&rsquo;audience B où avait lieu l&rsquo;audition d&rsquo;Haoussam A.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’affaire débute lorsque la mère de la victime Anrafa S. a alerté les autorités pour signaler l’enlèvement de sa fille. Elle raconte qu’un homme l’a contactée, affirmant que sa fille lui devait de l’argent et qu’elle ne pourrait la revoir qu’après paiement de la somme réclamée. Au fil des investigations, il apparaît que la victime proposait à des personnes en situation irrégulière des promesses de papiers administratifs en échange d’argent en prétextant avoir des contacts&#8230; Elle allait également vers des personnes leur demandant de lui ramener des clients, parmi lesquels l&rsquo;accusé, menuisier et voisin, a qui elle avait aussi fait la promesse de régulariser sa situation administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque certains clients ont réalisé qu’ils ne seraient jamais remboursés et n&rsquo;allaient jamais avoir les fameux papiers, la situation a dégénéré. Entre le 2 et le 4 septembre 2018, à Koungou, l&rsquo;accusé et trois autres hommes se rendent au domicile d’Anrafa dans le but de l&rsquo;intimider et la forcer à rendre l&rsquo;argent. Ce déplacement était prémédité : ils avaient prévu d’aller chez la victime pour la menacer et lui mettre la pression, mais la situation a rapidement dégénéré en enlèvement. Ce n’est qu’ensuite que certains se sont introduits dans sa maison pour saisir ses biens. Les faits retenus par la justice sont donc l&rsquo;enlèvement et la séquestration ainsi que des violences aggravées par trois circonstances, entraînant une incapacité de moins de 8 jours.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Le prévenu conteste son implication et explique son rôle</strong></h3>
<figure id="attachment_19725" aria-describedby="caption-attachment-19725" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19725" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19725" class="wp-caption-text">À la barre, le père de famille a d’abord nié avoir participé activement à l’enlèvement de sa voisine</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À la barre, le père de famille a d’abord nié avoir participé activement à l’enlèvement de sa voisine. Il affirme être arrivé sur les lieux alors que la séquestration avait déjà eu lieu et la saisie des biens étaient déjà en cours. « <em>Je n’ai pas participé à l’enlèvement, on en a parlé c’est vrai, mais je n’étais pas là quand ça s’est passé</em> », assure-t-il. Selon lui, il était chez lui avec sa femme et ses enfants, puis est parti chercher du bois pour son atelier, et n’a fait que constater ce qui se déroulait à son retour.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, Haoussam finit par admettre qu’à l’origine, il avait proposé de kidnapper le petit garçon de la victime, expliquant que cela aurait mis plus de pression sur la mère et permis de récupérer l’argent plus rapidement. Il va jusqu&rsquo;à dire que l&rsquo;enfant l&rsquo;aurait suivi sans souci étant donné qu&rsquo;ils étaient voisins et qu&rsquo;ils se connaissaient. Le prévenu a insisté sur le fait qu’il n’a jamais approuvé la violence et qu’il a agi pour protéger le fils d’Anrafa S. lorsque les autres saisissaient les biens dans sa demeure. Il raconte avoir pris un meuble qu’il avait lui-même confectionné pour la victime, demandant aux autres de le lui remettre puisqu’elle ne l’avait pas encore payé. Quand Anrafa est revenue, il lui aurait remis son fils ainsi que le meuble, assurant qu’ils étaient en sécurité. « <em>Si vraiment j&rsquo;avais voulu lui faire du mal je ne me serais pas occupé de son fils et je n&rsquo;aurais pas mis son meuble en sécurité chez moi, au contraire j&rsquo;aurais profiter de la situation</em> »,  a défendu Haoussam A. face à la présidente.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1590" data-end="1978">L&rsquo;accusé a également souligné le fait qu’il s’est toujours interposé lorsque la victime a été menacée par le passé par d’autres créanciers. Il se défend en disant que les accusations reposent principalement sur les témoignages des trois autres mis en cause : « <em>Qu’ils disent que j’y étais, je ne vais pas le nier, mais dire que j’ai participé, c’est leur parole contre la mienne</em> », explique-t-il. Pour ses trois complices, en revanche, Haoussam était bien présent et impliqué lors de l’enlèvement et de la récupération des biens, créant une contradiction directe avec sa version. L’accusé, en situation irrégulière et espérant obtenir ses papiers grâce aux business d’Anrafa, avait déjà été expulsé deux fois.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="385" data-end="784"><strong>Sursis, interdiction d’arme et de territoire </strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="385" data-end="784">À la barre, le mis en cause se décrit comme quelqu’un de tranquille, pour qui c’est la première expérience au tribunal. Il implore la clémence du procureur et rappelle qu’il a déjà manqué une convocation, présentant ses excuses. « <em>Je m’excuse si jamais j’ai fait une erreur et pour la dernière fois où j’ai manqué une audience, et je vous demande d’être </em><i>compréhensif</i> ».</p>
<figure id="attachment_21815" aria-describedby="caption-attachment-21815" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21815" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-pénitentiaire-Majicavo-300x197.jpg" alt="Covid, prison, Mayotte" width="300" height="197" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-pénitentiaire-Majicavo-300x197.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-pénitentiaire-Majicavo-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-pénitentiaire-Majicavo-696x458.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-pénitentiaire-Majicavo.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-21815" class="wp-caption-text">Un mandat de dépôt a été prononcé à l&rsquo;encontre du prévenu</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="385" data-end="784">Le prévenu va aussi plaider le fait qu&rsquo;il ne savait que ce qu&rsquo;il faisait était grave : « <em>Je ne savais pas que cela allait me mener ici, je n&rsquo;étais pas conscient des conséquences</em> », a-t-il exprimé à la présidente avec une pointe de regret dans la voix. Le procureur, de son côté, a insisté sur la gravité des faits et rappelle qu’Haoussam A. n’est pas la première personne à subir les pratiques d’Anrafa S., il y&rsquo;aurait des faits remontant à plusieurs années selon ses déclarations et celles d’autres victimes. Il a ensuite souligné la préméditation et les violences aggravées et demandé que la justice soit ferme.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1137" data-end="1530">À l’issue des délibérations, le tribunal a retenu la culpabilité du prévenu. Il est condamné à deux ans de prison avec sursis simple, assortis de cinq ans d’interdiction de détenir ou de porter une arme et de cinq ans d’interdiction de séjour sur le territoire français. Un mandat de dépôt est également prononcé, et l’accusé dispose de 10 jours pour faire appel s’il conteste cette décision.</p>
<p data-start="1137" data-end="1530">Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/05/deux-ans-de-prison-pour-un-homme-implique-dans-lenlevement-de-sa-voisine-a-koungou/">Deux ans de prison pour un homme impliqué dans l&rsquo;enlèvement de sa voisine à Koungou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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