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	<title>Archives des Kingia - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Kingia - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Kingia : l&#8217;UNICEF s’inquiète des effets de l’opération sur les enfants à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/kingia-lunicef-sinquiete-des-effets-de-loperation-sur-les-enfants-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 01:30:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cimade]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des enfants]]></category>
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		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>
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		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué commun publié ce mercredi 27 mai 2026, l'UNICEF France, Human Rights Watch, la Cimade et Médecins du Monde, alertent sur les effets de l’opération "Kingia" à Mayotte. Les organisations craignent une aggravation des ruptures de droits pour les enfants et les familles les plus vulnérables.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/kingia-lunicef-sinquiete-des-effets-de-loperation-sur-les-enfants-a-mayotte/">Kingia : l&rsquo;UNICEF s’inquiète des effets de l’opération sur les enfants à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Écoles, centres de santé, quartiers d’habitat informel&#8230; À Mayotte, l’opération « Kingia », menée depuis le 7 avril dernier, suscite une vive inquiétude parmi les associations de défense des droits humains. Dans un territoire déjà fragilisé par la pauvreté et les conséquences du cyclone Chido, plusieurs ONG dénoncent des interventions qui pourraient avoir de lourdes conséquences sur les enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué conjoint transmis à la presse ce mercredi 27 mai, l’UNICEF France, Human Rights Watch, la Cimade et Médecins du Monde tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences des opérations sécuritaires engagées sur l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Les organisations disent vouloir alerter sur <em>« les conséquences que les interventions sécuritaires, les démolitions d’habitats informels et les contrôles menés aux abords ou au sein d’établissements scolaires peuvent avoir sur les enfants et leurs familles ».</em> Une prise de parole forte dans un contexte particulièrement sensible à Mayotte, où les questions migratoires, sécuritaires et sociales s’entremêlent depuis plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;">Les ONG estiment que <em>« dans un territoire où près d’un habitant sur deux est un enfant, et déjà marqué par de profondes vulnérabilités sociales, sanitaires et éducatives, toute politique publique doit être conduite dans le strict respect des droits fondamentaux de l’enfant ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Après les opérations « Wuambushu » en 2023 et « Place nette Mayotte » en 2024, « Kingia » s’inscrit dans la continuité d’une stratégie sécuritaire renforcée, portée par l’État français. Mais pour les associations signataires, les impératifs de sécurité ne peuvent être réalisés au détriment des droits des enfants.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une opération sécuritaire menée dans des zones de forte précarité sociale</strong></h2>
<figure id="attachment_49865" aria-describedby="caption-attachment-49865" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-49865" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-300x201.png" alt="" width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-300x201.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1024x685.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-768x514.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1536x1027.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-2048x1370.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-696x466.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1068x714.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1920x1284.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1320x883.png 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49865" class="wp-caption-text">Les associations et organisations humanitaires signalent des risques de rupture de parcours pour les familles lors des opérations de démolition et d’évacuation. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lancée officiellement le 7 avril 2026, l’opération « Kingia » est présentée par l’État comme une réponse aux problématiques de délinquance, d’habitat informel, d’économie parallèle et d’immigration irrégulière à Mayotte. Les associations replacent toutefois cette opération dans une succession d’interventions d’ampleur menées ces dernières années. Après « Wuambushu » puis « Place nette Mayotte », elles estiment que les méthodes employées continuent d’avoir des effets lourds sur les populations les plus précaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les ONG pointent particulièrement les opérations menées dans certains quartiers d’habitat informel, notamment à Sada, Combani et Dembéni. Elles évoquent <em>« de fortes préoccupations lorsque des familles avec enfants se retrouvent sans solution effective de mise à l’abri ou de relogement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des démolitions et des évacuations, les signataires alertent sur les conséquences humaines et sociales provoquées par ces interventions. <em>« Pour les enfants concernés, ces interventions peuvent entraîner des ruptures majeures dans leur parcours de vie : déscolarisations, déplacements forcés, pertes de repères, séparations familiales, interruptions de l’accès aux soins ou encore aggravations de situations de grande précarité »</em>, écrivent-elles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un département déjà confronté à des difficultés structurelles majeures, les associations redoutent un basculement encore plus important de nombreuses familles dans la précarité. Le communiqué insiste notamment sur le fait que les enfants demeurent les premières victimes collatérales de ces opérations.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les écoles et les centres de soins au cœur des inquiétudes</b></h2>
<figure id="attachment_41406" aria-describedby="caption-attachment-41406" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-41406" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, Jacaranda," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41406" class="wp-caption-text">Les ONG s’inquiètent des contrôles aux abords des structures médicales, susceptibles d’entraver l’accès aux soins en nourrissant un climat de crainte de se faire arrêter, chez certaines familles. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parmi les points les plus sensibles soulevés dans le communiqué, figure la question des contrôles menés à proximité des établissements scolaires et des structures de santé. Les organisations expriment <em>« leur préoccupation face aux opérations de contrôle menées aux abords, voire au sein, de certains centres de santé publiques et d’établissements scolaires ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les signataires, ces pratiques risquent d’installer un climat de peur chez les familles, avec des conséquences directes sur la fréquentation scolaire ou l’accès aux soins. Elles rappellent que <em>« si la protection des élèves et des personnels éducatifs constitue une priorité, ces interventions doivent être strictement encadrées afin de ne pas compromettre le droit à l’éducation ni créer un climat d’anxiété pour les enfants ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le communiqué insiste également sur le rôle fondamental des écoles et des hôpitaux dans un territoire aussi fragile socialement que Mayotte.<em> « L’école ainsi que l’hôpital doivent demeurer des lieux sûrs, protecteurs et accessibles à tous les enfants, sans discrimination liée à leur origine, leur situation administrative ou celle de leur famille »</em>, écrivent les ONG.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces inquiétudes interviennent alors que Mayotte traverse déjà une crise sociale profonde. Les associations rappellent que le territoire reste marqué par <em>« des fragilités structurelles profondes »</em>, aggravées par <em>« les conséquences du cyclone Chido »</em> survenu le 14 décembre 2024. Elles citent notamment : la pauvreté, les difficultés d’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation, à l’hébergement et aux services essentiels.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, les organisations craignent que la répétition d’opérations sécuritaires intensives accentue encore davantage les situations de rupture. Elles estiment que <em>« la répétition d’opérations intensives, si elle n’est pas accompagnée de garanties sociales suffisantes, risque d’aggraver les ruptures de parcours et les situations de non-recours aux droits ». </em>Autrement dit, certaines familles pourraient être conduites à renoncer à envoyer leurs enfants à l’école ou à consulter dans les structures de santé, un phénomène de retrait déjà observé et susceptible de s’aggraver, en raison de la peur des contrôles administratifs ou des interpellations.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les ONG réclament des garanties immédiates pour les enfants</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, l’UNICEF France, Human Rights Watch, la Cimade et Médecins du Monde demandent aux pouvoirs publics de renforcer les garanties de protection des enfants et des familles. Les organisations rappellent que <em>« la France est tenue de respecter ses engagements internationaux en matière de droits humains et de droits de l’enfant ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elles soulignent également un principe central du droit international : <em>« Toute décision publique susceptible d’affecter des enfants doit faire de leur intérêt supérieur une considération primordiale ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans leur communiqué, les ONG formulent une série de demandes précises. Elles réclament notamment <em>« une évaluation préalable et systématique de l’impact de ce type d’opérations sur les enfants et leurs familles ».</em> Elles demandent aussi <em>« la continuité effective de la scolarisation de tous les enfants, y compris en cas de déplacement, d’évacuation ou de démolition d’habitat ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les associations exigent également<em> « l’interdiction de toute pratique susceptible de dissuader les familles d’envoyer leurs enfants à l’école ou d’avoir accès aux soins ».</em> Elles demandent encore <em>« l’accès à une solution d’hébergement ou de relogement adaptée avant toute évacuation de familles avec enfants ». </em>Le communiqué insiste aussi sur<em> « la continuité de l’accès à l’eau, à l’alimentation et aux services essentiels</em>« , ainsi que sur <em>« la protection contre toute séparation familiale non justifiée par l’intérêt supérieur de l’enfant ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les organisations souhaitent que les acteurs de terrain soient davantage associés aux décisions publiques. Elles réclament <em>« l’association des acteurs de la protection de l’enfance, de la santé, de l’éducation, de l’action sociale et du secteur associatif aux décisions affectant les enfants ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans leur conclusion, les ONG estiment que la réponse aux difficultés de Mayotte ne peut être uniquement sécuritaire. <em>« Face à la gravité de la situation à Mayotte, nos organisations réaffirment que la réponse aux difficultés rencontrées par le territoire ne peut reposer uniquement sur des opérations sécuritaires ponctuelles »</em>, écrivent-elles. Elles appellent à <em>« une politique publique durable, fondée sur la protection des enfants, l’accès effectif aux droits fondamentaux et l’investissement massif dans les services essentiels pour l’ensemble de la population ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une alerte qui ravive le débat sur l’équilibre entre, d’un côté, une politique sécuritaire justifiée par la lutte contre l’immigration irrégulière, l’habitat insalubre et l’insécurité dans le département, et, de l’autre, le respect des droits fondamentaux, dans le 101ème département français.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/kingia-lunicef-sinquiete-des-effets-de-loperation-sur-les-enfants-a-mayotte/">Kingia : l&rsquo;UNICEF s’inquiète des effets de l’opération sur les enfants à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le préfet condamne l’incendie volontaire de la déchèterie de Kahani et les attaques contre les secours</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/le-prefet-condamne-lincendie-volontaire-de-la-decheterie-de-kahani-et-les-attaques-contre-les-secours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 12:32:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Incendie]]></category>
		<category><![CDATA[Kahani]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à l'opération de résorption de l'habitat insalubre menée dans le quartier de Kardjavendza à Kahani, le jeudi 21 mai, un bâtiment a été incendié volontairement, selon la préfecture. Les sapeurs-pompiers dépéchés sur place ont été victimes de projectiles. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/le-prefet-condamne-lincendie-volontaire-de-la-decheterie-de-kahani-et-les-attaques-contre-les-secours/">Le préfet condamne l’incendie volontaire de la déchèterie de Kahani et les attaques contre les secours</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, <em>« condamne fermement les incendies volontaires visant la déchèterie de Kahani »</em>, survenus hier, jeudi 21 mai, dans la soirée, dans un communiqué publié ce vendredi.</p>
<p><strong>Un incendie volontaire</strong></p>
<figure id="attachment_51849" aria-describedby="caption-attachment-51849" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-51849" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8085-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8085-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8085-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8085-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8085-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8085-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8085-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8085.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51849" class="wp-caption-text">150 cases ont été détruites lors de l&rsquo;opération dans le quartier Kardjavendza jeudi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La préfecture indique qu&rsquo;un <em>« incendie volontaire a détruit un bâtiment situé à proximité du quai de transfert de déchets de Kahani. Le bâtiment abritait notamment le poste de commandement déployé par la Gendarmerie dans le cadre de l’opération de résorption de l’habitat indigne et insalubre actuellement conduite sur le secteur dit de « Kardjavendza ». Un engin de chantier stationné à proximité, mais non utilisé sur cette opération, a également été incendié ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Hier tôt dans la matinée, avant l’opération de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/operation-kingia-plus-de-150-cases-detruites-sur-la-commune-de-ouangani/">décasage du quartier de « Kardjavendza »</a>, au cours de laquelle 150 cases en tôle ont été détruites, des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/21/barrages-a-kahani-ce-matin-avant-une-operation-de-decasage/">barrages</a> avaient été érigés sur les axes menant à Kahani, signe des tensions.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les sapeurs-pompiers du SDIS de Mayotte, appelés rapidement pour intervenir, ont été délibérément visés par des jets de projectiles, retardant sensiblement leur intervention »</em>, ajoute le communiqué. Les circonstances exactes des faits font actuellement l’objet d’investigations de police judiciaire.</p>
<p><strong>Identifier et présenter à la justice les auteurs</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Toutes les actions sont mises en œuvre pour identifier et présenter à la justice les auteurs de ces faits », </em>assure la préfecture.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ces actes inadmissibles n&rsquo;ont pas leur place à Mayotte et ne sauront en aucun cas remettre en cause la poursuite des opérations engagées par les services de l’État. Les forces de sécurité intérieures restent pleinement mobilisées pour assurer le respect du droit, la protection des populations ainsi que le maintien de l’ordre public ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le préfet de Mayotte apporte son plein soutien aux forces de l&rsquo;ordre, aux sapeurs-pompiers, aux élus et aux habitants de la commune ».</em></p>
<p>V.D</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/22/le-prefet-condamne-lincendie-volontaire-de-la-decheterie-de-kahani-et-les-attaques-contre-les-secours/">Le préfet condamne l’incendie volontaire de la déchèterie de Kahani et les attaques contre les secours</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Logement social dans les Outre-mer : la baisse des crédits inquiète fortement les acteurs</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/04/logement-social-dans-les-outre-mer-la-baisse-des-credits-inquiete-fortement-les-acteurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 02:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[LBU]]></category>
		<category><![CDATA[Logement social]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[relogement]]></category>
		<category><![CDATA[Union sociale pour l’habitat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50771</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Union sociale pour l’habitat alerte sur la baisse des crédits de la LBU en Outre-mer qui pourrait freiner la production de logements sociaux dans des territoires déjà sous forte pression démographique et marqués par un habitat précaire important, notamment à Mayotte, où les besoins de relogement et de construction sont particulièrement élevés.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/04/logement-social-dans-les-outre-mer-la-baisse-des-credits-inquiete-fortement-les-acteurs/">Logement social dans les Outre-mer : la baisse des crédits inquiète fortement les acteurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’Union sociale pour l’habitat (USH) tire la sonnette d’alarme face à la diminution annoncée des crédits de la Ligne budgétaire unique (LBU), principal outil de financement du logement social dans les départements et régions d’Outre-mer. Pour l&rsquo;année 2026, l’enveloppe globale est estimée à 127 millions d’euros, répartis entre les territoires ultramarins : 15 millions pour la Guadeloupe, 15 millions pour la Martinique, 24 millions pour la Guyane, 27 millions pour La Réunion et 46 millions pour Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres restent à ce stade des estimations. En effet, s’ils semblent confirmés pour La Réunion et la Guyane, ils ne sont pas encore officiels pour Mayotte, où ils pourraient même s’avérer inférieurs aux annonces actuelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans des territoires où la pression démographique est forte et les besoins en logements sociaux structurellement élevés, cette trajectoire budgétaire suscite d&rsquo;importantes inquiétudes. L’USH dénonce une baisse qui intervient dans un contexte déjà marqué par une contraction des moyens alloués au logement social, avec une diminution de <em>« moins 20 % »</em> des autorisations d’engagement <em>« sur les deux dernières lois de finances »</em>, rapporte-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une tension structurelle sur le logement social dans les Outre-mer</b></h2>
<figure id="attachment_26839" aria-describedby="caption-attachment-26839" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26839 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3-300x225.jpg" alt="SIM, logements, inauguration, Mamoudzou" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26839" class="wp-caption-text">À Mayotte, les acteurs et experts du secteur estiment qu’il serait nécessaire de construire environ 2.000 logements supplémentaires par an afin de répondre aux besoins et de résorber la tension sur le parc immobilier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les Outre-mer concentrent une part importante des difficultés d’accès au logement social en France. Selon les données relayées par l’USH, environ 104.000 demandes de logements sociaux ont été recensées en 2025 dans l’ensemble des territoires ultramarins. Par ailleurs, près de 64 % de la population serait éligible au logement social, ce qui illustre l’ampleur des besoins.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation résulte d’un ensemble de facteurs structurels : croissance démographique plus rapide que dans l’Hexagone, urbanisation accélérée, contraintes foncières importantes, coûts de construction élevés, et forte proportion d’habitat précaire dans certains territoires.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une baisse budgétaire aux effets potentiellement en cascade</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, la réduction annoncée des crédits de la LBU est perçue par les acteurs du logement comme un signal préoccupant. Selon l’USH, cette baisse pourrait entraîner un ralentissement significatif de la production de logements sociaux, avec des conséquences directes sur les opérations en cours et à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les faits, plusieurs types d’effets sont redoutés. D’abord, le report ou l’abandon de projets déjà engagés, y compris des opérations prêtes à démarrer. Ensuite, une diminution du nombre de nouvelles constructions, alors même que la demande continue de croître. Enfin, un ralentissement des programmes de réhabilitation, pourtant essentiels dans des territoires où une partie du parc immobilier est vieillissante ou dégradée.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation pourrait également allonger les délais d’attente pour les ménages demandeurs de logements sociaux, déjà particulièrement longs dans plusieurs territoires ultramarins. À terme, cela risque d’aggraver les situations de mal-logement, voire de renforcer le recours à des solutions d’habitat informel.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un impact économique qui dépasse le seul secteur du logement</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des conséquences sociales, la baisse des crédits de la LBU pourrait également avoir des effets économiques significatifs. Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) est en effet fortement dépendant de la commande publique dans les Outre-mer. La construction de logements sociaux constitue une part importante de l’activité de nombreuses entreprises locales. Une réduction des investissements pourrait donc entraîner un ralentissement de l’activité, avec des répercussions sur l’emploi, l’artisanat et l’ensemble de la chaîne économique liée au bâtiment.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans des économies insulaires souvent fragiles et dépendantes de la dépense publique, ce type de contraction budgétaire peut avoir un effet multiplicateur négatif. Plusieurs acteurs du secteur redoutent ainsi un effet domino : moins de projets, moins d’activité, moins d’emplois, donc une fragilisation accrue du tissu économique local.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mayotte en première ligne </b></h2>
<figure id="attachment_18749" aria-describedby="caption-attachment-18749" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-18749 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-18749" class="wp-caption-text">Des opérations de résorption de l’habitat illégal sont actuellement menées à Mayotte, soulevant la question du relogement durable des populations concernées. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mayotte apparaît comme l’un des territoires les plus sensibles à cette évolution budgétaire. Si une enveloppe de 46 millions d’euros au titre de la LBU pour 2026 est évoquée, cette donnée n’est pas encore officielle. Le montant pourrait même être très nettement inférieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, cette dotation s’inscrit dans une réalité sociale et économique particulièrement difficile, seize mois après le passage du cyclone Chido. Le 101e département fait face à une croissance démographique rapide, estimée entre +2,5 % et +3 % par an ces dernières années, contre environ +0,3 % à +0,4 % en Hexagone. Cette dynamique, portée à la fois par un taux de natalité élevé et des mobilités de population, exerce une pression continue sur le marché du logement. Même dans le parc privé, elle contribue également à la hausse du prix des loyers, dans un contexte où l’offre reste largement insuffisante pour répondre à la demande.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, une part importante de la population vit encore dans des conditions d’habitat précaire, voire informel. Sur l&rsquo;île, plusieurs dizaines de milliers de logements sont considérés comme de l’habitat de fortune, avec 22.369 habitats précaires recensés (Sénat, étude d’impact, 2024). Dans certaines communes comme Mamoudzou ou Koungou, près de 40 % des logements relèvent de formes d’habitat informel (Sénat, 2024). Plus largement, 60 % des logements ne disposent pas de tout le confort de base (Préfecture de Mayotte, appel à projets RHI, 2023).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation intervient au moment où l’État a lancé des opérations de lutte contre la délinquance et l&rsquo;habitat illégal sur l&rsquo;île, logées sous l&rsquo;appellation <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/"><em>« Kingia »</em></a>, dont les actions visent notamment à démanteler des habitats informels et à expulser certains occupants. Or, la baisse des financements de la LBU pourrait freiner la construction de nouveaux logements, alors même que les besoins restent particulièrement élevés, et raviver la question du relogement durable des populations concernées par les opérations de résorption de l’habitat illégal.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« Le logement ne peut pas être la variable d’ajustement »</em></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Des acteurs alertent également sur une pression croissante dans un secteur déjà fragilisé par des contraintes structurelles.<em> « Dans des territoires où le logement social est un pilier de la cohésion sociale et du développement économique, cette baisse des crédits fait peser un poids supplémentaire sur l’activité des organismes HLM »</em>, souligne l’Union sociale pour l’habitat, rappelant que de <em>« nombreux freins spécifiques à ces territoires affectent déjà lourdement le secteur ». </em></p>
<figure id="attachment_29148" aria-describedby="caption-attachment-29148" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29148" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29148" class="wp-caption-text">Emmanuelle Cosse, présidente de l&rsquo;Union sociale pour l&rsquo;habitat (USH), lors de sa venue à Mayotte en mai 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés sont bien connues : coûts de construction plus élevés qu’en Hexagone, dépendance aux importations de matériaux, délais administratifs rallongés et tension foncière dans des territoires densément occupés&#8230; Autant de facteurs qui ralentissent déjà la production de logements sociaux, alors que de nombreux projets sont en attente de financement ou prêts à démarrer.</p>
<p style="text-align: justify;">La présidente de l’USH, Emmanuelle Cosse, estime que <em>« le logement ne peut pas être la variable d’ajustement : il est au cœur de la cohésion sociale, dans les Outre-mer comme partout ailleurs ».</em> Elle ajoute que <em>« la LBU constitue un levier essentiel du financement du logement locatif social en Outre-mer et doit en rester le socle »</em>, alertant sur une baisse qui pourrait <em>« bloquer des projets sur le point d’être lancés »</em>, dans un contexte où <em>« le Gouvernement annonce un plan de relance du logement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>*d&rsquo;après les données de l&rsquo;INSEE, la population de Mayotte est passée d’environ 250.000 habitants en 2016 à près de 329.000 en 2025, soit une progression d’environ 90.000 personnes en dix ans, portée principalement par un excédent naturel des naissances sur les décès.</em></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/04/logement-social-dans-les-outre-mer-la-baisse-des-credits-inquiete-fortement-les-acteurs/">Logement social dans les Outre-mer : la baisse des crédits inquiète fortement les acteurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Agression à Longoni : les pompiers pris pour cible lors d’une intervention</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/02/agression-a-longoni-les-pompiers-pris-pour-cible-lors-dune-intervention/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 10:01:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[Longoni]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[SDIS]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux blessés, une intervention sous tension et des secours contraints de battre en retraite face à des violences.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/02/agression-a-longoni-les-pompiers-pris-pour-cible-lors-dune-intervention/">Agression à Longoni : les pompiers pris pour cible lors d’une intervention</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vendredi 1er mai, à Longoni, une intervention de secours s’est transformée en opération à haut risque après une agression à l’arme blanche, dans un climat sécuritaire déjà dégradé sur l’île. Peu avant 20 heures, les sapeurs-pompiers ont été alertés d&rsquo;une agression sur la voie publique visant deux personnes. À leur arrivée, une première victime, blessée par des coups de machette aux membres supérieurs, a pu être rapidement prise en charge puis transportée au centre hospitalier.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation s’est toutefois compliquée pour la seconde victime. En tentant d’intervenir, les secours ont été violemment pris à partie. <em>« On s’est fait caillasser »</em>, confirment les pompiers, contraints de faire demi-tour face aux risques. L’intervention n’a pu reprendre qu’après la sécurisation des lieux par les forces de l’ordre. La deuxième victime a alors été évacuée vers un centre de soins.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="53" data-end="295">Cet épisode survient dans un contexte sécuritaire tendu. Ces derniers jours, plusieurs communes, dont Mamoudzou, Koungou et Dembéni, ont été marquées par des agressions, des barrages routiers et des affrontements avec les forces de l’ordre. Ces événements interviennent alors que l’opération <em>« Kingia »</em>, lancée le 7 avril 2026 par la préfecture pour lutter contre la délinquance, est en cours de déploiement, dans la continuité des dispositifs <em>« Wuambushu »</em> et <em>« Place Nette ».</em> Lors de la <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/">présentation</a> du dispositif, le préfet du département avait précisé que <em>« des troubles à l’ordre public »</em> pouvaient survenir<em> « au démarrage »</em> avant d’être <em>« maîtrisés ».</em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/02/agression-a-longoni-les-pompiers-pris-pour-cible-lors-dune-intervention/">Agression à Longoni : les pompiers pris pour cible lors d’une intervention</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Kingia : le préfet et le procureur de la République dressent le bilan à mi-parcours</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/kingia-le-prefet-et-le-procureur-de-la-republique-dressent-le-bilan-a-mi-parcours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 02:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>
		<category><![CDATA[CODAF]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[François-Xavier Bieuville]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Dupont]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[moto-taxi]]></category>
		<category><![CDATA[Opération]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50729</guid>

					<description><![CDATA[<p>En marge d’une opération de contrôle des taxis-motos à Mamoudzou, ce 29 avril, le préfet François-Xavier Bieuville et le procureur Guillaume Dupont ont dévoilé les premiers résultats de l’opération Kingia, près d'un mois après son lancement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/kingia-le-prefet-et-le-procureur-de-la-republique-dressent-le-bilan-a-mi-parcours/">Kingia : le préfet et le procureur de la République dressent le bilan à mi-parcours</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dépité, debout à côté d’un feu de signalisation, un homme d’une trentaine d’années tient dans ses bras deux casques de moto, regardant son scooter se faire embarquer par la police, au carrefour situé devant le magasin Baobab à Mamoudzou. <em>« Ils m’ont pris pour un moto-taxi alors que je transportais simplement un ami. Je ne comprends pas pourquoi ils me prennent mon scooter »</em>, confie-t-il, inquiet.</p>
<figure id="attachment_50744" aria-describedby="caption-attachment-50744" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50744" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-300x200.jpg" alt="Kingia, contrôle, scooter, moto, moto-taxi, amende, économie informelle, mabawa, police, préfet, procureur, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8758-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50744" class="wp-caption-text">Plusieurs scooters ont été saisis dans le cadre de l’opération et pourraient être restitués à leurs propriétaires, en fonction des suites judiciaires engagées. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En plus de perdre son moyen de déplacement, il devra s’acquitter d’une amende de 500 euros, ainsi que des frais de mise en fourrière, qui augmentent progressivement avec le temps, pour pouvoir récupérer son véhicule, sous réserve des suites judiciaires engagées.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme lui, une vingtaine de conducteurs de deux-roues ont été interpellés par les forces de l’ordre dans le cadre d’une opération menée par les Comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF) et de l’opération Kingia ce mercredi 29 avril en fin d’après-midi. Les procès-verbaux dressés à leur encontre comportent trois infractions principales : défaut de BSR (brevet de sécurité routière) ou de permis de conduire, activité illégale de moto-taxi et travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tenter de repérer les motos-taxis, les forces de l’ordre ciblent <em>« les motos sur lesquelles se trouvent deux personnes</em>. <em>Une fois sur le bas-côté, nous procédons à un interrogatoire. Souvent, les individus affirment être de la même famille, mais lorsqu’on leur demande le nom de l’autre, ils ne savent pas répondre. Les récits ne sont pas concordants, ce qui permet de caractériser le travail illégal »</em>, explique un membre de la gendarmerie. Si les forces de l’ordre estiment que l’activité illégale est suffisamment caractérisée pour engager une procédure, le scooter est alors saisi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>53 interpellations, 1.700 reconduites à la frontière</strong></h2>
<figure id="attachment_50745" aria-describedby="caption-attachment-50745" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50745" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-300x200.jpg" alt="Kingia, contrôle, scooter, moto, moto-taxi, amende, économie informelle, mabawa, police, préfet, procureur, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8737-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50745" class="wp-caption-text">L’objectif est de mettre fin à une économie informelle qui pénalise ceux qui respectent la réglementation. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une opération saluée par le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, et le procureur de la République, Guillaume Dupont, présents sur place. Elle a également permis d’établir un premier bilan de l’opération Kingia, près d’un mois après son lancement officiel, le 7 avril dernier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En à peine un mois, nous comptons déjà 53 interpellations de cibles prioritaires. Le ministre de l’Intérieur nous avait fixé un objectif de 70 sur l’ensemble de l’opération. Nous avons donc dépassé cette trajectoire et espérons atteindre une centaine d’interpellations au total »</em>, indique le préfet. Il rappelle que les <em>« cibles prioritaires »</em> sont déterminées par le procureur, en fonction du degré d’implication des individus dans des réseaux ou organisations délictuelles et criminelles.</p>
<figure id="attachment_50008" aria-describedby="caption-attachment-50008" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50008" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-300x200.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte, préfet, Tsingoni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50008" class="wp-caption-text">Un décasage dans un quartier de Combani, le 15 avril dernier, dans le cadre de Kingia. (Victor Diwisch / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parmi les actions menées, le préfet évoque 50 opérations CODAF, notamment contre des marchands de sommeil à Dzaoudzi-Labattoir, des contrôles de commerces en bord de route, ainsi que des opérations ciblant les motos-taxis qu’il qualifie de <em>« taxis mabawas »</em>. <em>« Plusieurs dizaines d’infractions ont été constatées en cette fin d’après-midi. Elles feront l’objet de procédures avant d’être transmises à la justice, notamment dans le cadre de saisies de scooters »</em>, précise-t-il. <em>« L’objectif est de mettre fin à une économie informelle qui pénalise ceux qui respectent la réglementation, en particulier les taxis. La plupart du temps, derrière cette économie se trouvent des personnes en situation irrégulière. L’objectif est donc double »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des interpellations de cibles prioritaires et des opérations CODAF, <em>« plus de 1.700 personnes ont été reconduites à la frontière et trois opérations ELAN de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/operation-kingia-a-combani-un-decasage-marque-par-une-nuit-de-violences/">décasage</a> ont été menées depuis le début de Kingia »</em>, poursuit le préfet, qui indique <em>« en avoir d’autres en préparation dans les semaines à venir, notamment à la demande de plusieurs maires, dont celui de Ouangani »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>237 réponses pénales, 87 déferrements, la justice au rendez-vous</strong></h2>
<figure id="attachment_50746" aria-describedby="caption-attachment-50746" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50746" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-300x200.jpg" alt="Kingia, contrôle, scooter, moto, moto-taxi, amende, économie informelle, mabawa, police, préfet, procureur, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8678-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50746" class="wp-caption-text">Le procureur de la République, Guillaume Dupont. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">De son côté, Guillaume Dupont insiste sur l’activité du parquet, qui a <em>« absorbé les objectifs fixés par les services de l’État, avec plus de 248 gardes à vue depuis le début de Kingia</em>.<em> Parmi celles-ci, 237 ont donné lieu à une réponse pénale, dont 87 déferrements, avec 60 % en comparution immédiate »</em>, précise-t-il. <em>« Une journée, nous avons enregistré jusqu’à 16 déferrements, alors qu’habituellement nous en traitons entre cinq et sept »</em>, illustre le procureur, qui conclut : <em>« le parquet a été au rendez-vous de l’opération Kingia, et il reste encore un mois de travail »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogés sur la pérennité de ces efforts, tant sur le plan opérationnel que judiciaire, les deux responsables se veulent rassurants. Le préfet souligne qu’après les opérations Wuambushu et Place Nette, <em>« une tendance durable à la baisse de la délinquance »</em> a été observée.<em> « On constate une amélioration globale de la sécurité à Mayotte, avec un effet de pacification et de retour progressif de l’ordre public pour les Mahorais. Un effet qui s’inscrit dans la durée »</em>, affirme-t-il. Des propos qui ne sont pas toujours partagés par la population, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">notamment à Vahibé</a>, et qui ne peuvent être effectivement vérifiés. De nombreux épisodes de violence comme à <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/05/a-tsoundzou-vivre-la-violence-au-quotidien-sans-espoir-de-repit/">Tsoundzou</a> récemment, ou bien à <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/a-mangajou-une-nuit-de-violences-declenche-colere-et-barrages/">Mangajou</a> en novembre 2025 illustrent encore les forts problèmes de délinquance dans l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Guillaume Dupont rappelle de son côté que la justice reste mobilisée : <em>« La même politique pénale de fermeté, avec une réponse lisible et claire, continuera d’être appliquée après l’opération Kingia ». </em>Une réponse judiciaire qui risque toutefois de se heurter rapidement à la question de la surpopulation carcérale du Centre pénitentiaire de Majicavo, qui demeure à ce jour le seul établissement pénitentiaire de Mayotte.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/kingia-le-prefet-et-le-procureur-de-la-republique-dressent-le-bilan-a-mi-parcours/">Kingia : le préfet et le procureur de la République dressent le bilan à mi-parcours</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Opération Kingia : à Combani, un décasage marqué par une nuit de violences</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/operation-kingia-a-combani-un-decasage-marque-par-une-nuit-de-violences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 02:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Combani]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[RHI]]></category>
		<category><![CDATA[Tsingoni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une nuit d’affrontements et de dégradations, l’opération de décasage de 43 habitations illégales à Combani, dans le cadre de Kingia, a bien eu lieu. Le préfet déplore une tentative d’intimidation et se veut rassurant pour la population, tandis que les habitants, eux, restent inquiets pour les prochains jours.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/operation-kingia-a-combani-un-decasage-marque-par-une-nuit-de-violences/">Opération Kingia : à Combani, un décasage marqué par une nuit de violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto [content-visibility:auto] supports-[content-visibility:auto]:[contain-intrinsic-size:auto_100lvh] R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom,0px)+var(--thread-response-height))] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-WEB:48698c23-edc6-4657-9cb3-3b4b06516d9f-13" data-testid="conversation-turn-28" data-scroll-anchor="false" data-turn="assistant">
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<p class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden" style="text-align: justify;">Au centre-ville de Combani, ce matin du 15 avril, les automobilistes découvrent, derrière leurs vitres, des marques de brûlures en travers de la route, stigmates des barrages et des affrontements entre forces de l’ordre et délinquants, qui ont duré plusieurs heures dans la nuit. Ils marquent aussi un temps d’arrêt devant le passage des agents communaux, munis de râteaux et de sacs poubelles, qui déblayent les derniers débris sur la chaussée, sous les regards des passants, parfois indifférents, souvent surpris.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Combani se réveille dans la confusion et l&rsquo;inquiétude</strong></h2>
<figure id="attachment_49953" aria-describedby="caption-attachment-49953" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49953" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-300x225.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte, préfet, Tsingoni" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49953" class="wp-caption-text">Les traces de brûlures en plein centre de Combani. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">Mohamed*, écouteurs sur les oreilles, regardent la scène derrière le comptoir du café où il travaille, à côté du marché central. <em>« </em></span><em>On a ouvert plus tard ce matin en raison des affrontements »</em><em style="text-align: justify;">,</em><span style="text-align: justify;"> indique le jeune homme d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années.</span><em style="text-align: justify;"> « Hier soir tard je regardais les matchs de football quand j&rsquo;ai entendu les premiers éclats et ce matin je découvre tout ça »</em><span style="text-align: justify;">.</span></p>
<div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn" style="text-align: justify;">
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<div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden">
<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling"><span style="text-align: justify;">Un peu plus loin, deux amies se retrouvent pour acheter des fruits et légumes sur les étals du marché. « </span><em style="text-align: justify;">Ce matin j&rsquo;ai attendu que les choses se calment pour sortir de chez moi. Mon téléphone n&rsquo;arrêtait pas de sonner, tout le monde me demandait si la route était ouverte pour aller travailler »</em><span style="text-align: justify;">, témoigne l&rsquo;une d&rsquo;elles, visiblement inquiète.</span></p>
<figure id="attachment_49952" aria-describedby="caption-attachment-49952" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49952" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-300x200.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte, voiture, incendie" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49952" class="wp-caption-text">Les carcasses de voitures incendiées durant la nuit. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p><span style="text-align: justify;">Des échauffourées et des dégradations qui ont éclaté en amont d’une </span><em style="text-align: justify;">« opération de résorption de l’habitat indigne, insalubre et illégal »</em><span style="text-align: justify;"> menée dans le quartier Kiyama, à l’arrière du site du RSMA, rue Moubikini, à quelques encablures du terrain de golf.</span></p>
</div>
<p class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" tabindex="0" data-message-author-role="assistant" data-message-id="57bcd099-082e-492c-bf82-735d117cf517" data-message-model-slug="gpt-5-3-mini" data-turn-start-message="true"><span style="text-align: justify;">Peu avant 8 h, le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, a donné rendez-vous aux élus, notamment au maire de Tsingoni, Issilamou Hamada, à quelques mètres du site, avant d’observer le décasage. Derrière eux, au moment des poignées de main, trois carcasses de voitures brûlées quelques heures plus tôt gisent sur le parking de la résidence « Le Golf », la fumée s’échappant encore de l’unes d’entre elles.</span></p>
<p class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" tabindex="0" data-message-author-role="assistant" data-message-id="57bcd099-082e-492c-bf82-735d117cf517" data-message-model-slug="gpt-5-3-mini" data-turn-start-message="true"><span style="text-align: justify;">Au total, 43 habitations de tôle et de bois ont été détruites. À l’arrivée du cortège, elles étaient déjà toutes réduites à des amas de gravats par les bulldozers et les pelleteuses, encadrés par les forces de l&rsquo;ordre qui ont bouclé le périmètre.</span></p>
</div>
</div>
<div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn" style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un projet de place publique prévu depuis des années</strong></h2>
<figure id="attachment_49949" aria-describedby="caption-attachment-49949" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49949" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-300x200.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49949" class="wp-caption-text">La municipalité a obtenu les financements nécessaires à la création de l’espace public, permettant ainsi à la préfecture de valider l&rsquo;opération de libération du foncier VD / JDM.</figcaption></figure>
<p class="z-0 flex min-h-[46px] justify-start" style="text-align: justify;">Si la destruction des cases est réalisée dans le cadre de l’opération « Kingia », lancée officiellement le 7 avril dernier, elle vise à libérer plusieurs hectares de foncier appartenant à la municipalité, qui demande depuis longtemps à récupérer les lieux. Depuis une dizaine d’années, et sous la mandature de l’ancien maire Mohamed Bacar, un projet de construction d’un espace public comprenant notamment un jardin est porté sur ce site.</p>
</div>
</section>
<p style="text-align: justify;">Interpellé par un journaliste sur les évènements de la nuit, le préfet a préféré débuter sur<em> « l&rsquo;essentiel »</em>, selon lui, à savoir : l&rsquo;opération de décasage. « <em>C&rsquo;est une opération utile pour la commune puisqu&rsquo;on va créer une place publique qui va permettre d&rsquo;avoir un lieu de convivialité. À tous les fâcheux et les grincheux, qui pensent que (ndlr : l&rsquo;opération) Kingia n&rsquo;a pas été montée en concertation avec les élus, on a la preuve ici d&rsquo;une opération conjointe », </em>assène-t-il devant les micros.</p>
<figure id="attachment_49947" aria-describedby="caption-attachment-49947" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49947" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-300x200.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, préfet, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49947" class="wp-caption-text">Le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, a qualifié les « quelques incidents » de « petite méthode » d’intimidation, assurant qu’elle ne fonctionnait pas. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le plus important c&rsquo;est de restituer aux communes les terrains nécessaires pour leurs projets et mettre fin à des marchands de sommeil que nous avons bien identifiés et que l&rsquo;on va traduire en justice et qui louent des terres à des personnes désoeuvrées, fragiles, pour permettre cette économie informelle, qui est l&rsquo;un des grands maux de Mayotte ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Suite à des enquêtes sociales menées dans le cadre d&rsquo;une opération ELAN, le préfet affirme que la majorité des personnes ont eu des propositions de relogement, indiquant que certaines ont accepté tandis que d&rsquo;autres non, sans toutefois donner de chiffres précis. « <em>Nous sommes encore en phase d’enquête sociale et disposons toujours de propositions d’hébergement d’urgence. Nous serons en mesure de donner le chiffre exact des familles relogées lorsque toutes auront été prises en charge, qu’elles aient accepté ou refusé les solutions proposées ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« La grande majorité silencieuse n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;avoir peur »</strong></h2>
<figure id="attachment_49960" aria-describedby="caption-attachment-49960" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49960 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-300x225.jpeg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte, préfet, Tsingoni" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49960" class="wp-caption-text">Une partie de la population craint que les violences ne recommencent dans les prochains jours. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Concernant les quelques incidents qui ont émaillé la veille du décasage, il n&rsquo;y a rien d&rsquo;étonnant, comme d&rsquo;habitude », </em>poursuit le préfet. <em>« Nous avons des familles qui n&rsquo;acceptent pas le décasage, qui vont exciter un certain nombre de personnes qui vont commettre des exactions</em><em>. Seules des carcasses ont été brûlées pas de véhicules roulants »,</em> remarque-t-il. <em>« C&rsquo;est encore cette petite méthode de l&rsquo;intimidation qui ne marche pas devant les opérations qui se déroulent dans de bonnes conditions. Il n&rsquo;y a aucune adversité et je m&rsquo;en félicite ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La population mahoraise, la grande majorité silencieuse, n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;avoir peur et elle sait très bien ce que nous faisons et elle nous remercie de le faire »,</em> assure François-Xavier Bieuville, à propos de l&rsquo;inquiétude que pourrait ressentir une partie de la population au vu des évènements de cette nuit, mais aussi des dernières semaines, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">notamment à Vahibé</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pour tous ceux qui seraient des grincheux, posez-vous la question de savoir ce qui se passerait si nous ne faisions pas tout cela. Nous le faisons parce que cela permet à une commune de se développer, parce que l’État est un partenaire des communes, et parce que nous considérons que l’intérêt public consiste à porter des projets publics »</em>, poursuit le préfet. <em>« Tout cela doit être rassurant pour les uns et les autres. Il faut bien comprendre qu’un certain nombre de personnes n’ont pas d’intérêt à cette opération Kingia et que c’est pour eux l’occasion de commettre des désordres, des exactions, afin de gêner notre travail ».</em></p>
<figure id="attachment_49950" aria-describedby="caption-attachment-49950" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49950 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-300x207.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte, gendarmerie, préfet" width="300" height="207" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-300x207.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-1024x708.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-768x531.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-1536x1062.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-2048x1416.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-150x104.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-696x481.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-1068x738.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-1920x1328.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-1320x913.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49950" class="wp-caption-text">Les forces de l’ordre étaient déployées en nombre autour du site. Reste à savoir si, après leur départ, les affrontements reprendront ou non. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous continuerons de travailler dans de bonnes conditions car la grande majorité des mahorais savent que ce que nous faisons est juste pour Mayotte », </em>insiste-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Les travaux à Kiyama sont prévus pour durer toute la semaine. Et pour les riverains, les mots du préfet ne suffisent pas à les rassurer. <em>« C’est sûr que les affrontements vont reprendre cette nuit. C’est une évidence »</em>, anticipe une habitante. <em>« Hier soir, je n’ai pas vu grand-chose, mais ce matin au réveil je réalise. C’est traumatisant de voir tous ces dégâts »</em>, note un jeune homme qui habite juste à côté du site déblayé. Ce soir, il s’enfermera à nouveau chez lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>*le prénom a été modifié pour préserver l&rsquo;anonymat.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/operation-kingia-a-combani-un-decasage-marque-par-une-nuit-de-violences/">Opération Kingia : à Combani, un décasage marqué par une nuit de violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Les marchands de sommeil dans le viseur des autorités lors d’une opération de contrôle</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/les-marchands-de-sommeil-dans-le-viseur-des-autorites-lors-dune-operation-de-controle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 02:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CODAF]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[marchands de sommeil]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce mardi matin, dans le cadre de l'opération "Kingia", une intervention coordonnée par l’État a mobilisé plusieurs agents à Dzaoudzi-Labattoir pour contrôler des habitations jugées insalubres et identifier des pratiques illégales de location.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/les-marchands-de-sommeil-dans-le-viseur-des-autorites-lors-dune-operation-de-controle/">Les marchands de sommeil dans le viseur des autorités lors d’une opération de contrôle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans les hauteurs de la rue Ciné 2000, à Labattoir, plusieurs services de l’État se sont déployés dans le cadre d’une opération du Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF), en présence du préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, des gendarmes ainsi que de la Police aux frontières. Cette intervention s’inscrit dans le volet consacré à la lutte contre l’habitat indigne dans le cadre de<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/"> l’opération Kingia</a>, qui comprend plusieurs axes, dont celui des marchands de sommeil.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des habitations aux conditions de vie difficiles</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur place, quatre parcelles appartenant à quatre propriétaires différents ont été contrôlées, avec sur chacune d’elles plusieurs habitations, parfois entre quatre et dix, dans lesquelles vivent de nombreuses familles. Des espaces réduits, avec des pièces étroites dans des conditions marquées par des installations électriques précaires et un accès à l’eau non contrôlé. « <em>Ces opérations permettent de démontrer qu’on a des parcelles qui sont louées dans des conditions insalubres</em> », souligne le préfet.</p>
<figure id="attachment_49854" aria-describedby="caption-attachment-49854" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49854" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49854" class="wp-caption-text">Ces habitations peuvent héberger plusieurs familles. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le déploiement vise en effet des bailleurs français d’origine mahoraise soupçonnés de louer ces logements sans déclarer les revenus perçus, parfois avec des loyers élevés malgré des conditions de vie jugées indignes. Ces pratiques relèvent notamment d’infractions à la loi fiscale, mais aussi au code de l’urbanisme et de l’habitation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le préfet évoque également des éléments retrouvés sur place qui pourraient appuyer ces soupçons, dont la découverte d’une somme d’argent liquide jugée conséquente. Le propriétaire affirme qu’il s’agit d’un « Shikowa », une forme d&rsquo;épargne locale utilisée pour financer des projets familiaux ou professionnels, un point qui devra être vérifié dans la suite de l’enquête. « <em>On a saisi une somme d&rsquo;argent liquide donc ça veut dire qu&rsquo;il y&rsquo;a quelque chose qui se trame</em> », précise-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une opération menée dans le cadre de « Kingia »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette intervention s’appuie sur un travail préparatoire mené en amont, avec l’identification des parcelles et des propriétaires. « <em>Ce sont des opérations qui ont été planifiées et préparées depuis de longues semaines dans le cadre de Kingia et aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est l&rsquo;aboutissement de cette préparation</em> », ajoute-t-il encore. Selon les autorités, cette première phase vise à constater les infractions. Une seconde étape, judiciaire cette fois, doit permettre de réunir les preuves nécessaires en vue d’éventuelles poursuites.</p>
<figure id="attachment_49860" aria-describedby="caption-attachment-49860" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49860 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49860" class="wp-caption-text">Lors de ces opérations les agents anti fraudes contrôlent également l&rsquo;identité des habitants pour vérifier que tout est en règle. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la question du logement, ce volet de l’opération vise aussi l’économie informelle, avec des infractions possibles liées au travail dissimulé, au blanchiment d’argent ou encore à la fraude fiscale. Des pratiques qui, d&rsquo;après le préfet, créent une concurrence déloyale pour ceux qui respectent les règles. « <em>Ce que je fais là, c&rsquo;est protéger l&rsquo;économie formelle. C&rsquo;est la raison pour laquelle on a multiplié les opérations CODAF pour protéger les personnes qui jouent le jeu de la loi et du respect de la loi dans le domaine social, environnemental et économique</em> », indique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, la présence de plus d&rsquo;une vingtaine de forces de l’ordre n’est pas passée inaperçue, surprenant les habitants, qui sont sortis progressivement de leurs logements au fil de l’opération. Certains inquiets, d’autres agacés, face à une situation qu’ils ne semblaient pas anticipée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une action qui s’inscrit </strong><strong data-start="686" data-end="728">dans la durée</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">À l’issue de cette première phase, des enquêtes sociales seront réalisées pour mieux comprendre la situation des occupants et envisager, si besoin des solutions de relogement. Des mesures d’éloignement pourront aussi être envisagées pour les personnes en situation irrégulière et des démolitions pourraient suivre dans la continuité de la procédure.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne les sanctions, elles seront déterminées par la justice. Pour l&rsquo;heure, les autorités se concentrent sur la constitution des dossiers et la qualification des infractions. L’objectif affiché étant de cibler en priorité les propriétaires, considérés comme responsables de ces pratiques, plutôt que les occupants, décrits par le préfet comme des victimes.</p>
<figure id="attachment_49859" aria-describedby="caption-attachment-49859" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49859 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49859" class="wp-caption-text">François-Xavier Bieuville, préfet de Mayotte, présent lors de l&rsquo;opération de comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF) du 14 avril 2026. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">D’après des éléments transmis par la préfecture à la presse à l’issue de l’opération, 145 opérations du CODAF ont été menées depuis le début de l’année sur l&rsquo;île, précisant qu’il s’agit ici de <em>« la cinquième opération de lutte contre les marchands de sommeil »</em>. Elle a mobilisé de nombreux services de l’État et réuni <em>« plus de 840 agents ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Toujours selon la préfecture, cette année se caractérise par « <em>une intensification des contrôles et un élargissement des champs d’intervention</em> », avec des actions qui s’étendent désormais à de nouveaux secteurs jugés « sensibles », comme les auto-écoles, les taxis clandestins ou encore les établissements de transfert d’argent.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI. et Léo VIGNAL.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/les-marchands-de-sommeil-dans-le-viseur-des-autorites-lors-dune-operation-de-controle/">Les marchands de sommeil dans le viseur des autorités lors d’une opération de contrôle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Vahibé, un choc d&#8217;insécurité provoqué par les heurts entre forces de l&#8217;ordre et délinquants</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 02:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Affrontements, caillassages et barrages : depuis le lancement de l’opération Kingia, les tensions se multiplient dans plusieurs villages de Mayotte, dont Vahibé. Si l’État assume une stratégie de « choc de sécurité » avec des moyens renforcés, à Vahibé, de nombreux habitants dénoncent des interventions ponctuelles aux effets limités, voire contre-productifs, et disent ne constater, pour le moment, aucune amélioration durable de leur quotidien.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">À Vahibé, un choc d&rsquo;insécurité provoqué par les heurts entre forces de l&rsquo;ordre et délinquants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La semaine dernière, le jeudi 9 avril, le village de Vahibé a été le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes de délinquants. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent notamment des militaires à bord de fourgons pris pour cible par des jets de pierres. D’autres images les présentent dans la rue, accroupis ou positionnés sur les toits des habitations, procédant à des tirs de gaz lacrymogènes.</p>
<figure id="attachment_49875" aria-describedby="caption-attachment-49875" style="width: 169px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49875" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-169x300.png" alt="" width="169" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-169x300.png 169w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-150x267.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-300x533.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence.png 463w" sizes="auto, (max-width: 169px) 100vw, 169px" /><figcaption id="caption-attachment-49875" class="wp-caption-text">Capture d’écran d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux le 9 avril montrant deux membres des forces de l’ordre sur le toit d’une habitation à Vahibé (Mc Oiz/Facebook).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon l’horodatage de la vidéo, ces scènes se déroulent aux alentours de 15 h 45. En marge des affrontements, certains habitants apparaissent dans les rues : on distingue notamment un homme tenant la main de sa fille, portant un sac d’école, ainsi que des véhicules circulant encore sur l’axe principal qui traverse le village.</p>
<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto [content-visibility:auto] supports-[content-visibility:auto]:[contain-intrinsic-size:auto_100lvh] R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom,0px)+var(--thread-response-height))] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-WEB:c9c946e2-f9c3-4d64-aa8b-dbfca5e3ae49-1" data-testid="conversation-turn-4" data-scroll-anchor="false" data-turn="assistant">
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<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling" style="text-align: justify;">Quelques heures plus tard, à la tombée de la nuit, de nouvelles publications font état de caillassages, de barrages et d’une circulation interrompue. Mais cette fois-ci ce sont aussi les habitants qui sont ciblés. Les images diffusées en ligne montrent des automobilistes confrontés à des groupes de délinquants, contraints de rebrousser chemin. Au sein du village, des messages ont été adressés aux parents d’élèves, les invitant à venir récupérer rapidement leurs enfants avant de se mettre à l’abri chez eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, ce mardi 14 avril 2026, la préfecture a transmis un communiqué de presse pour alerter sur <em>« une vidéo générée à l&rsquo;aide de technologies d&rsquo;intelligence artificielle, représentant de manière trompeuse une scène dans laquelle des forces de l&rsquo;ordre tireraient sur des habitations »</em>, publiée sur le réseau social Facebook. À ce sujet, la préfecture déclare condamner <em>« avec la plus grande fermeté la diffusion de ce type de contenus totalement faux, visant à discréditer l&rsquo;action des forces de sécurité et à porter atteinte à la confiance envers les institutions républicaines ». </em>Pour autant rien n’indique pour le moment qu’il s’agisse de la vidéo mentionnée ci-dessus, dont est tirée la capture d’écran.</p>
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<h2 style="text-align: center;"><strong style="color: #111111; font-family: Roboto, sans-serif; font-size: 27px; text-align: center;">Quand les forces de l&rsquo;ordre s&rsquo;en vont, les délinquants <em>« bloquent et caillassent »</em></strong></h2>
<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling" style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">Dans le même temps, des scènes d&rsquo;affrontements et de violences, ont pu se voir également à Dzoumogné, Bouyouni ou encore à Dembéni, après l&rsquo;annonce du lancement de l&rsquo;opération « Kingia », par la préfecture, le 7 avril. </span></p>
<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling" style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">À Vahibé, la réaction des délinquants face aux forces de l’ordre est bien connue des habitants. Selon l’un d’eux, rencontré ce 14 avril, <em>« </em></span><em>à chaque fois qu’une voiture de police arrive dans le village, ça caillasse »<span style="text-align: justify;">.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le gros problème, c’est que dès que les forces de l’ordre quittent Vahibé, les délinquants bloquent les routes et caillassent les voitures »</em>, ajoute-t-il, sans en connaître précisément les raisons. <em>« La seule chose que je sais, c’est que c’est nous, les habitants, qui subissons tout ça. Sans la police ici, c’est plutôt calme, mais quand ils viennent, on se cache à la maison. Parfois le gaz lacrymogène entre par les fenêtres. La police ne se dit pas qu’il y a des enfants, des bébés, des personnes âgées dans ces maisons »</em>, témoigne-t-il encore.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces violences soudaines, directement liées aux affrontements entre forces de l’ordre et groupes de délinquants, exposent les habitants à des conséquences dont ils ne sont pas acteurs. Une situation qui s’apparente, de fait, à une forme de choc d’insécurité, en contraste avec l’objectif affiché de l’opération Kingia.</p>
<figure id="attachment_47212" aria-describedby="caption-attachment-47212" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47212" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-300x204.jpg" alt="" width="300" height="204" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-300x204.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-768x523.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-150x102.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-696x474.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47212" class="wp-caption-text">Concentrée sur une période de 2 mois, l’opération Kingia prévoit des décasages, des actions antifraude et des interpellations ciblées pour des « résultats rapides et le rétablissement de l’ordre public », avance la préfecture. © Gendarmerie de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Celle-ci s’inscrit en effet dans une stratégie visant à produire un <em><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/">« choc »</a> </em>de sécurité par un renforcement temporaire mais massif des moyens déployés sur le territoire. L’objectif est d’intensifier rapidement la lutte contre la délinquance, l’économie informelle et l’habitat insalubre, grâce à l’arrivée de renforts venus de l’Hexagone, dont un escadron de gendarmerie et 60 policiers, ainsi qu’à une mobilisation accrue des services judiciaires. Concentrée sur une période d’environ deux mois, l’opération prévoit notamment des décasages, des actions antifraude et des interpellations ciblées, afin de produire des résultats rapides et de rétablir l’ordre public.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« C&rsquo;est toujours le même refrain »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Mais pour certains habitants du village, réunis dans l’enceinte de l’école élémentaire Vahibé 2, ces interventions ponctuelles des forces de l’ordre ne permettront pas de résoudre durablement la situation. Le village étant <em>« inaccessible pour les forces de l&rsquo;ordre, même pour le Groupe d&rsquo;appui opérationnel (GAO) », </em>des opérations sporadiques, sans présence continue ne peuvent fonctionner. À leurs yeux, cette nouvelle opération — après « Wuambushu » en 2023 et « Place nette Mayotte » en 2024 — <em>« ne sert pas à grand-chose »</em>.</p>
<figure id="attachment_49888" aria-describedby="caption-attachment-49888" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49888" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49888" class="wp-caption-text">Des enfants jouent au football à Vahibé, où le calme est revenu après les affrontements entre les forces de l&rsquo;ordre et des délinquants la semaine dernière. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« C’est toujours le même refrain. Et quand la police intervient, ça augmente même les violences »</em>, déplorent-ils. Pour autant ils reconnaissent l&rsquo;existence d&rsquo;un problème d&rsquo;insécurité au sein du village, notamment aux abords de l&rsquo;école, mais ne cautionnent pas la méthode pour y répondre. « <em>Certains délinquants vont être arrêtés mais ils vont finir par être relâchés et revenir ici pour recommencer leurs actes »</em>, confie une parent d’élève.</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté judiciaire, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/a-mayotte-la-justice-tente-denrayer-lengrenage-des-bandes-des-le-premier-faux-pas/">comme l’indiquait le 11 février dernier dans nos colonnes</a> le procureur de la République Guillaume Dupont, une réponse est en cours de structuration pour renforcer la lutte contre la délinquance. Début 2026, le parquet indiquait que 72 mineurs ont déjà été concernés par des mesures comme l’avertissement pénal probatoire ou le couvre-feu individualisé, sans récidive constatée à ce stade. Depuis le mois de février, ces dispositifs sont désormais systématiquement combinés. Une stratégie renforcée, dont les effets restent encore peu visibles pour la population.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une interview accordée à Mayotte La 1ère le 13 avril, Safina Soula, présidente de l’association Collectif des citoyens de Mayotte 2018, déplorait que les habitants, confrontés à l’insécurité depuis plusieurs années, n’aient pas été associés en amont à la mise en place de l’opération. Une décision assumée par le préfet, qui rappelle que le maintien de l’ordre public relève des prérogatives de l’État, tout en assurant travailler en lien avec les maires et les élus.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais en attendant, à l&rsquo;image des habitants de Vahibé, c&rsquo;est la population, tenue à l&rsquo;écart de la stratégie de sécurité, qui est plongée dans la confusion, qui en subit les conséquences et qui ne voit pas d&rsquo;amélioration de la situation à long terme.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">À Vahibé, un choc d&rsquo;insécurité provoqué par les heurts entre forces de l&rsquo;ordre et délinquants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le « choc » Kingia : l’État relance une opération de sécurité d’ampleur à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 02:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence de sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[démantèlement]]></category>
		<category><![CDATA[forces de l’ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Place Nette]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[préfet de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Wuambushu]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49714</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec "Kingia", les autorités déploient un nouveau dispositif renforcé pour lutter contre la délinquance. Une stratégie qui s’inscrit dans la continuité des opérations précédentes, sans ouvrir le débat sur leur réelle efficacité sur le long terme. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/">Le « choc » Kingia : l’État relance une opération de sécurité d’ampleur à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis quelques jours, à Mayotte l’État a lancé, une opération de sécurité baptisée <em>« Kingia ».</em> Pendant deux mois, forces de l’ordre et services de l’État seront mobilisés pour <em>« renforcer durablement la sécurité des Mahorais et préserver l’ordre public sur l’ensemble du territoire »</em>, a annoncé le préfet du département, François-Xavier Bieuville. Présentée comme une action coordonnée et ciblée, cette initiative prolonge des dispositifs déjà expérimentés ces dernières années.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une nouvelle opération dans une longue série déjà engagée</b></h2>
<figure id="attachment_26150" aria-describedby="caption-attachment-26150" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26150" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-300x169.jpg" alt="Mayotte, décasage, bidonville, Dzoumogné," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26150" class="wp-caption-text">Une opération de décasage à Dzoumogné le 7 avril 2025, dans le cadre de l’opération Wuambushu, visant à une forme d’externalisation de la gestion des flux migratoires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après<em> « Wuambushu »</em> en 2023 et <em>« Place nette Mayotte »</em> en 2024, l’opération <em>« Kingia »</em> s’inscrit dans une continuité assumée. Lors d&rsquo;une « conférence de sécurité », à destination des élus, organisée le 10 avril pour présenter l&rsquo;opération, le préfet François Xavier-Bieuville a rappelé cette filiation : <em>« L’opération Kingia est une opération qui est dans la droite ligne des opérations que Mayotte a déjà connues ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif repose sur un renforcement temporaire des moyens, avec l’arrivée de renforts venus de métropole et la mobilisation accrue des services judiciaires. Des effectifs supplémentaires ont été déployés dans les zones de police comme de gendarmerie, tandis que des magistrats sont spécifiquement affectés au suivi des procédures liées à l’opération. L’objectif est de concentrer les moyens sur une période courte afin de produire des résultats rapides.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« L’objectif est d’avoir un choc de sécurité pendant deux mois »</em>, a précisé le préfet, en assumant une logique d’intervention brève et intensive qui, au fil des opérations, tend à s’imposer comme la principale réponse publique à une situation pourtant ancienne et profondément enracinée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une mécanique sécuritaire assumée, face à des réalités plus complexes</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’opération s’appuie sur une organisation centralisée et quotidienne, pilotée par un poste de commandement interservices chargé de coordonner l’ensemble des actions. <em>« Concrètement, il y a un poste de commandement inter-service (PCIS) qui coordonne l’ensemble des opérations (&#8230;) avec des programmations quotidiennes »</em>, a détaillé le préfet.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, les interventions visent à la fois les réseaux de délinquance structurée, les situations d’habitat informel et les activités relevant de l’économie illégale. Le préfet évoque un objectif fixé par le ministère de l’intérieur de <em>« 70 interpellations de chefs de bande »</em>, tout en soulignant que <em>« 23 personnes » </em>considérées comme impliquées dans des exactions en groupe ont déjà été arrêtées.</p>
<p style="text-align: justify;">La dimension partenariale est également mise en avant. Les maires, nombreux lors de la conférence, sont appelés à jouer un rôle central dans ce dispositif. <em>« Le maire est un acteur de sécurité (…) c’est un continuum avec le travail de la police et de la gendarmerie »</em>, a rappelé le préfet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des<em> « chocs »</em> répétés et leurs effets durables : une promesse discutée</b></h2>
<figure id="attachment_49722" aria-describedby="caption-attachment-49722" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49722" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--300x225.jpg" alt="Mayotte, délinquance, violences, Mamoudzou " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR-.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49722" class="wp-caption-text">Dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 juin 2024, en pleine opération « Place nette Mayotte », le village de Kawéni a été le théâtre de violences et de dégradations importantes conduisant les élus, dont le maire de Mamoudzou, à se rendre sur place pour constater les dégâts et réaffirmer la poursuite des travaux malgré les incidents (photographie/Ville de Mamoudzou)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’État justifie cette nouvelle mobilisation sécuritaire par les résultats des opérations précédentes.<em> « Les résultats sont très probants »</em>, a affirmé le préfet François Xavier-Bieuville, évoquant notamment une <em>« baisse substantielle de 6 % de la délinquance »</em> à l’issue de l’opération <i>Place nette</i>, déployée entre le 16 avril et le 3 juillet 2024. Ce chiffre, toutefois, ne précise pas la nature de l’indicateur retenu (plaintes enregistrées, faits constatés ou données judiciaires consolidées&#8230;) ni ses variations selon les types d’infractions.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est également la conception même du temps sécuritaire qui interroge.<em> « Il faut que nous ayons des chocs de sécurité réguliers. Avoir ou donner le sentiment d’une sécurité permanente est excessif (…) ce que nos compatriotes mahorais attendent ce sont des chocs de sécurité »</em>, a déclaré le préfet. Une approche par séquences, qui repose sur l’idée d’effets différés après des interventions concentrées. <em>« Il y a un effet extrêmement durable après l’opération »</em>, a-t-il ajouté.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un territoire marqué ces dernières années par des épisodes récurrents de violences, y compris pendant et après des dispositifs similaires, cette lecture continue de susciter des interrogations. Le préfet en décrit lui-même la dynamique initiale : <em>« Nous l’avions vu pendant Place Nette, il y a, au démarrage, des troubles à l’ordre public mais très rapidement ces troubles sont maîtrisés », </em>estimant que ces phases de tension s’inscrivent dans un processus pérenne de retour à l’ordre.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, le bilan officiel de l’opération <i>Place nette Mayotte</i> (avril–juillet 2024), transmis par la préfecture après la conférence, fait état de 938 interpellations, 270 armes saisies, 4 190 reconduites à la frontière et 650 habitats déconstruits. Ces données traduisent une intensification nette des moyens mobilisés. Elles coexistent cependant avec une succession d’épisodes de violences signalés sur la même période, y compris dans les mois suivants, notamment à Mamoudzou (Kawéni, Cavani, Tsoundzou), à Koungou, à Vahibé en avril et mai 2024, à Passamaïnty et Ironi entre juin, juillet et août, ainsi que des caillassages de bus du CHM à Majicavo à la rentrée scolaire, ou encore des faits rapportés à Kahani et dans plusieurs établissements scolaires au mois de novembre 2024.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ensemble dessine un décalage entre des indicateurs globaux issus des bilans d’opération et une série d’événements de terrain qui, dans leur répétition, nuancent l’idée d’une amélioration linéaire et stabilisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard avec Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/">Le « choc » Kingia : l’État relance une opération de sécurité d’ampleur à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« On est tous en panique », les habitants des bidonvilles de Chirongui attendent sans solution les décasages</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/on-est-tous-en-panique-les-habitants-des-bidonvilles-de-chirongui-attendent-sans-solution-les-decasages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 01:45:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[démantèlement]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Place Nette Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Wuambushu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la commune de Chirongui, la préfecture a prévu la destruction de deux quartiers informels au niveau de l’ancien stade et derrière le centre de tri La Poste. A quelques jours de l’opération, les habitants sont inquiets, la grande majorité n’a pas reçu de proposition de relogement.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entre les cases en tôle, mercredi 8 avril, les enfants jouent, les poules caquettent, des femmes préparent des brèdes et d’autres se tressent. Des scènes de vie quotidienne dans le bidonville de l’ancien stade de Chirongui. Pourtant, bientôt elles ne pourront plus avoir lieu. Le quartier est concerné par une opération de démolition des <em>« constructions bâties illicitement » </em>selon les termes de la préfecture.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un arrêté préfectoral publié le 26 mars, il a été notifié aux habitants d’évacuer les lieux dans un délai maximum de 23 jours. D’ici quelques jours donc les bulldozers et tractopelles vont entrer en action pour détruire ces cases en tôle construites au fond d’un terrain vague à la lisière de la forêt. Les services de l’État justifient ces démolitions par <em>« les risques graves pour la salubrité et la sécurité et la tranquillité publique en l’absence d’alimentation en eau potable, de collecte des eaux usées et des eaux pluviales ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Comment je vais faire seule avec mes cinq enfants? » </strong></em></h2>
<figure id="attachment_49741" aria-describedby="caption-attachment-49741" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49741" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-300x200.jpg" alt="Mayotte, démantèlement, Chirongui, Kingia, Préfecture," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1920x1281.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49741" class="wp-caption-text">Le quartier de l’ancien stade qui sera décasé dans les prochaines semaines.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur place, les habitants dont de nombreux enfants en bas âge se retrouvent pris au dépourvu. Vêtue d’un boubou rouge, Amilati Hamidou ignore où elle va vivre. <em>« Je ne sais pas comment je vais faire seule avec mes cinq enfants »</em>, exprime-t-elle pendant qu’elle se fait coiffer par une de ses proches. Depuis 2012, cette trentenaire comorienne régularisée est installée ici. Dans le quartier, seul un ménage a reçu une proposition d’hébergement dans un logement situé à Labattoir. Depuis l’annonce de la démolition, <em>« dans le quartier, on est tous en panique »</em>, confie un jeune de 16 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre quartier de Chirongui, le lieu-dit Mangrove-La Poste est aussi ciblé par une opération similaire. Un arrêté de démolition a été publié le même jour, ce qui laisse penser que le décasage pourrait intervenir au même moment. Selon la police municipale, des individus vivant dans le secteur c’est-à-dire derrière le centre de tri de la Poste sont à l’origine de caillassages, c’est l’une des raisons qui a amené la municipalité à demander la mise en oeuvre d’une telle opération.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L’Etat n’a plus l’obligation de proposer une solution de relogement</strong></h2>
<figure id="attachment_49742" aria-describedby="caption-attachment-49742" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49742" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-300x200.jpg" alt="Mayotte, démantèlement, Chirongui, Kingia, Préfecture," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49742" class="wp-caption-text">La maison de Asmahani et de son mari a été numérotée, elle sera détruite lors<br />de l’opération.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Asmahani, originaire de Grande Comore, habite dans l’une de ces parcelles avec son mari<br />
mahorais et leurs trois enfants. Il y a quelques semaines, sa maison en tôle a été numérotée à la bombe orange, il est prévu qu’elle soit détruite. La mère de famille est angoissée. <em>« Pour l’instant, on a pas de nouvelles, on a peur, on ne sait pas où on va aller, on a des enfants c’est ça le souci. On nous a dit qu’on va nous proposer des maisons, jusqu’à maintenant on en sait rien »</em>, redoute-t-elle. Selon l’arrêté préfectoral, là aussi dans cette zone un seul ménage s’est vu proposé un hébergement, il se trouve également dans la commune de Labattoir.</p>
<p style="text-align: justify;">La loi pour la refondation de Mayotte adoptée en août 2025 a fait évoluer la législation sur la question du relogement lors d’action de destruction de l’habitat illicite. Désormais, à Mayotte l&rsquo;État peut <em>« déroger à l&rsquo;obligation d&rsquo;annexer une proposition de relogement ou d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence »</em> lors des décasages. Selon la préfecture, 161 personnes vivent sur ces deux zones Mangrove-La Poste et quartier de l’ancien stade, ce qui représente 31 ménages. Selon la préfecture, 161 personnes vivent sur ces deux zones Mangrove-La Poste et quartier de l’ancien stade, ce qui représente 31 ménages.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les décasages s’accélèrent</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La commune de Chirongui n’est pas la seule à connaître un décasage imminent. La trêve du<br />
Ramadan étant passé, plusieurs arrêtés ont été publiés en ce sens. C’est le cas à Combani, Mangajou et Sada. A Sada, il a déjà eu lieu ce mardi 7 avril, 18 logements ont été mis à terre. Dans le même temps, l’État lance <em>« Kingia »</em>, un dispositif d’ampleur dans la lignée de <em>« Wambushu »</em> et<em> « Place nette Mayotte »</em> pour “intensifier la lutte contre la délinquance, l’économie informelle et l’habitat insalubre&amp;quot;, annoncent les services de l’État. Nul doute donc que d’autres bidonvilles seront détruits au cours des prochaines semaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Lisa Morisseau</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/on-est-tous-en-panique-les-habitants-des-bidonvilles-de-chirongui-attendent-sans-solution-les-decasages/">« On est tous en panique », les habitants des bidonvilles de Chirongui attendent sans solution les décasages</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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