Dans un courrier adressé aux élus de Mayotte, au préfet, à la rectrice, ainsi qu’à la ministre de l’Éducation nationale, la FCPE Mayotte à travers son président Haïdar ATTOUMANI SAID, s’alarme de la situation sociale particulièrement préoccupante qui prévaut au sein de la société MATIS.
En effet, depuis bientôt une semaine (mercredi 14 janvier 2026), les salariés de cette entreprise ont cessé le travail après le dépôt d’un préavis de grève portant préjudice au transport scolaire dans l’île.
« Le conflit social, loin de s’apaiser, s’installe durablement et tend vers un blocage total, avec des conséquences directes et graves sur la scolarité de milliers d’élèves, en particulier ceux du second degré, pour lesquels le transport scolaire constitue une condition essentielle d’accès à l’éducation. Au-delà du conflit social lui-même, c’est l’intérêt supérieur des enfants de Mayotte qui est aujourd’hui menacé. Les familles, déjà confrontées à de multiples difficultés sociales et économiques, ne peuvent durablement pallier l’absence de transport scolaire. Faire peser cette responsabilité sur elles serait non seulement injuste, mais profondément irresponsable », écrit le président de la FCPE Mayotte.
Aussi, il appelle à « une responsabilité politique, morale et institutionnelle » afin de favoriser le dialogue social et contribuer ainsi à un déblocage rapide et durable de cette crise.
« L’urgence n’est plus à la constatation, mais à l’action. Ne pas intervenir aujourd’hui, c’est accepter que la crise sociale se transforme en crise éducative, avec des conséquences durables pour toute une génération », conclut-il.



