Bandrélé signe un Contrat Local de Santé, pour rendre l’usager acteur de sa santé

Collant à l'esprit de la santé communautaire, le Contrat Local de Santé a vocation a se généraliser sur le territoire. Il permet à chaque commune d'orienter les actions à mener en fonction de ses problématiques de santé de sa population, en coordination avec l'ARS et le CD.

Parce que selon l’adage, « il vaut mieux prévenir que guérir », les Contrats locaux de santé sont pensés pour promouvoir les bons réflexes en matière d’hygiène de vie au plus prés de la population. En passant par les communes, les politiques locales de soins peuvent être mises en place, tout comme un accompagnement médico-social.

C’est l’engagement que vient de prendre la commune de Bandrélé, dont le maire Ali Moussa Moussa Ben, vient de signer un CLS, et annonce sa « volonté ferme d’engager des actions au plus près de sa population et d’ancrer une culture santé sur le territoire communal ». Il sera accompagné par l’Etat et le conseil départemental, chacun dans ses prérogatives propres.

Le contrat local de santé (CLS) est un outil porté conjointement par l’Agence Régionale de Santé (ARS) et une collectivité territoriale pour réduire les inégalités territoriales et sociales de santé.

Commune de 10.000 habitants, Bandrélé ne compte qu’un dispensaire, deux PMI, un médecin et deux infirmiers. Exercent aussi un cabinet dentaire, un cabinet de sage-femme et un cabinet de kinésithérapeute. « Les structures médico-sociales étant principalement implantées dans le secteur de Mamoudzou », complète le maire.

En matière de prévention de santé, œuvrent la maison des adolescents, la Croix-Rouge française et l’association Fahamou Maecha, ainsi que les infirmiers de la cité scolaire de Bandrélé.

Préfecture, ARS, conseil départemental et mairie… tous les acteurs étaient présent

« Manger Bouger » pour ne pas tomber dans le surpoids et le diabète

Et les actions sont déjà légion en la matière dans la commune : l’éducation à la santé sexuelle et la lutte contre les conduites addictives (tabac, alcool, etc.), la marche des Bouéni pour la promotion de la pratique d’une activité physique, les actions de sensibilisation aux maladies vectorielles liées entre autre à l’insalubrité et l’absence d’assainissement (paludisme, dengue, etc.), et, initiées par le CCAS, des actions liées à la pratique d’une activité physique et l’équilibre alimentaire pour les personnes âgées avec le concours financier du Conseil départemental, de l’ARS et de la préfecture dans le cadre de l’appel à projet conjoint « Manger Bouger », ainsi que des sessions de dépistage du diabète dans ses locaux à destination des personnes âgées ou ayant une maladie chronique, en partenariat avec l’association REDYAB YLANG.

Il y a aussi les tournées de l’association REDECA Mayotte qui a pour objectif d’assurer la promotion, l’organisation et la gestion de dépistage des cancers sur l’ensemble du territoire de Mayotte, les ateliers de prévention des addictions avec la commune de Bandrélé, la Maison des adolescents, la ligue de l’enseignement au profit de la jeunesse, les ateliers parentalités pour les parents ayant des enfants entre 0 et 6 ans, avec les services du Département (PMI).

On est donc déjà dans l’objectif que suit le CLS, de développer et rendre plus efficace les actions de promotion et de prévention en matière de santé, de rendre les usagers acteurs de la préservation et la protection de leur santé, et de créer des passerelles entre les professionnels de l’insertion sociale et les professionnels de la santé.

Par la signature du Contrat Local de Santé sur 5 ans, la commune de Bandrélé va mettre en cohérence la politique locale de santé avec le Schéma Régional de Santé de Mayotte et tenir compte des spécificités du territoire et les besoins de la population au travers d’un diagnostic local.

A.P-L.

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